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Plinthe. — (Sculpt.) — Base rectangulaire ou circulaire au-dessus de laquelle commence le sol sur lequel les figures statuaires sont posées. Les plinthes servent souvent à recevoir les inscriptions, le titre des bustes, des statues; ipais elles servent aussi à les surélever, de façon que la perspective — lorsque ces statues sont mises en place — n’en cache point les parties inférieures et que le raccourci n’en altère pas les proportions.

— (Arch.) — Partie carrée à la base des colonnes posant directement sur le

sol, et servant à dégager le profil des moulures circulaires.

Dans tous les ordres antiques, sauf dans l’ordre dorique grec du Parthénon, toutes les bases de colonnes sont pourvues de plinthes.

— (faire un lit sous). — (Sculpt.) — Passer un trait de scie sous un bloc de pierre ou de marbre, de façon à obtenir une surface horizontale qui forme l’assise du bloc et serve de base pour l’établissement de la plinthe. — (Voy. ce mot.)

Plomb (colique de). — Colique violente causée par l’oxyde de plomb contenu dans les couleurs à l’huile.

Plombé. — (Voy. Couleurs livides.)

Plomberie. — (Arch.) — Ensemble de toutes les pièces en plomb qui entrent dans la construction d’un édifice. Art de fondre et de travailler le plomb.

Plumes à dessin. — Primitivement on se servait pour dessiner de plumes de corbeau. On se sert maintenant de plumes de fer plus ou moins fines, suivant le genre de dessin que l’on se propose d’exécuter. Le dessin à la plume a pris une certaine extension depuis que les procédés de gravure en relief sont universellement adoptés.

Aussi certains artistes, pour obtenir des

vigueurs, ajoutent-ils parfois aux traits fournis par les plumes ordinaires de larges touches obtenues à l’aide de roseaux taillés en pointe, de grosses plumes d’oie, et même de pinceaux trempés dans l’encre.

Pochade. — Esquisse, croquis librement et rapidement enlevé.

Poché. — Se dit d’encre de Chine très épaisse, délayée dans l’eau et donnant un noir intense.

Pocher. — Enlever une pochade, dessiner prestement, indiquer des figures à l’aide de quelques touches énergiques et vivement jetées. Un paysage animé de figures spirituellement pochées.

Poignée. — (Grav. en pierres fines.) — Manche en bois à l’extrémité duquel on fixe, avec du mastic, la pierre que l’on grave. C’est à l’aide de cette poignée que le graveur peut aisément manier la pierre fine, qui est ordinairement de très petite dimension, et la présenter au louret portant les bouterolles, qui l’usent au moyen de la poudre de diamant ou d’émeri dont elles sont enduites.

Poinçon. — (Grav.) — Instrument acéré offrant parfois deux pointes assez grosses, émoussées, et servant, dans la

f gravure en manière de crayon, à ajouter de gros points au travail déjà préparé à l’eau - \ forte. En frappant sur ce poinx çon, tenu bien perpendiculaire- |j ’j. ment à la planche, on obtient, à ' l’aide de coups répétés et en déplaçant l’instrument à chaque fois, des creux plus ou moins | espacés, plus ou moins pro- \| fonds, qui se traduisent à l’im- ■* pression par des points d’un noir plus ou moins intense. Un grand nombre de planches, habilement exécutées ainsi au siècle dernier et imprimées en rouge, offrent l’aspect de dessins à la sanguine.

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Poinçon. — (Gravure en cachets.) — Instrument d’acier servant à obtenir des empreintes répétées qui se trou-

JB vent gravées en frappant sur le 11 côté opposé à la figure. Le con- U trepoinçon sert à obtenir des Il empreintes en sens contraire de H celles que donnent les poinçons.

|| Les graveurs possèdent souvent JP une collection de poinçons re-

«jfc. présentant les pièces qui reviennent le plus souvent dans le blason.

— Empreinte d’une initiale/ d’une devise, d’un signe ou d’un symbole quelconque placé sur les objets d’orfèvrerie, sur les bijoux d’or et d’argent. Pour les objets modernes fabriqués commercialement, on désigne vulgairement ces poinçons Sous le nom général de contrôle. On conserve au musée de Cluny une table de bronze où sont frappés les seings et contre-seings des orfèvres de Rouen au xve siècle. Les pièces d’orfèvrerie ancienne sont ordinairement revêtues du poinçon du maître, de celui de la maison commune, du poinçon de charge et du poinçon de décharge. De nos jours, l’application des poinçons est réglementée par des lois et décrets spéciaux et soumise au contrôle permanent des agents de l’État.

— (Numismat.) — Relief qu’on imprime sur une autre pièce et qu’on termine en creux.

— (Arch.) — Pièce de charpente verticale placée au milieu d’une ferme (voy. ce mot), et posant par son extrémité inférieure sur l’entrait, de façon à soutenir le faîte à l’endroit où sont assemblés les arbalétriers.

— originaux. — Poinçons destinés au frappage des monnaies et qui ne subissent aucune retouche. Ces poinçons sont toujours en acier trempé.

Point. — (Sculpt.) — Marque que l’on fait sur les saillies d’une statue que l’on veut reproduire. — (Voy. Mise au point.)

Point d’aspect. — (Arch.) — Se dit du lieu d’où un édifice doit être envisagé pour être saisi d’un seul coup d’œil par le spectateur.

— de distance. — (Perspect.) — Point de fuite des lignes qui sont perpendiculaires au plan du tableau ou forment angle droit avec la base horizontale du tableau.

— de fuite accidentel. — (Perspect.) — Point de fuite d’un ensemble de lignes droites parallèles.

— de fuite principal. — (Perspect.) — C’est en ce point que vient converger la perspective des lignes perpendiculaires au tableau, et ce point est le pied de la perpendiculaire abaissée de l’œil du spectateur sur le plan du tableau.

— de vue. — (Perspect.) — Point placé sur la ligne de terre et où convergent les rayons visuels.

— équipollés. — (Blas.) — Ces points, au nombre de neuf, sont placés en échiquier.

— perdu. — Arch. — Centre d’un arc dans une figure d’ornement placée sur une portion de cercle.

Pointai. — Pièce de fer entrant dans l’armature des modèles de statues pour la fonte.

Pointe. — (Blas.) — Pièce montant de bas en haut. Plus étroite que le chapé et occupant seulement les deux tiers de la pointe de l’écu. On trouve des pointes en bande, en barre, en fasce renversées. On dit aussi pointe en pointe lorsque la pointe a son sommet au centre de l’écu.

— à graver. — Les pointes des graveurs sont des poinçons plus ou moins

aigus. Les anciens graveurs se servaient de fortes aiguilles à coudre. On se sert fréquemment de nos jours de petites vergcttes d’acier adaptées à un manche de bois. On em-

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