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ROS

Roc. — (Blas.) — Pièce d’écu ayant l’aspect d’un fer de lance de tournoi ou rappelant, suivant certains auteurs, la forme du roc de la Tour ou roc de l’Échiquier.

Rocaille. — Se dit en art du style du règne de Louis XV, et dont les enroulements, rappelant des feuillages, des coquilles, sont d’un contour et d’une forme très caractéristique.

— (Arch.) — Décoration de style rustique avec imitation ou adjonctions de rochers, de plantes, etc., etc.

Rocher. — (Arch.) — Masses de rocaille artificielle ou naturelle servant d’ornementation à certaines fontaines décoratives.

Rochoir. — Instrument à l’usage des ouvriers qui travaillent le métal et destiné à le saupoudrer de borax pulvérisé.

ROCOCO. — Style décoratif qui n’est que l’exagération du genre Rocaille (voy. ce mot). — Se dit aussi, par dérision, d’un objet laid, vieux et démodé.

ROCOU. — Pâte rouge, sèche et d’une odeur désagréable, obtenue par la macération des grains de rocou et usitée en dorure, pour faire les vermeils.

Roman. — (Arch.) — Style des monuments construits du ve au xne siècle, dont le caractère essentiel est la voûte à plein cintre.

— • fleuri. — Architecture des dernières années du style roman caractérisé par la surcharge de riches ornements sculptés.

Romantisme. — Mouvement d’art qui s’est produit vers 1830, parallèlement au mouvement littéraire que caractérisait l’affranchissement de la convention et des traditions dites classiques. L’école romantique a laissé des œuvres remarquables par la couleur, le mouvement, l’expression des passions, l’interprétation des grandes œuvres poétiques, et engendré l’un des plus grands peintres et des plus merveilleux décorateurs de

l’école française : Eugène Delacroix.

Rompre une couleur. —(Peint.)

— Adoucir l’éclat d’une couleur vive en y ajoutant une autre nuance ou un ton sombre. On dit aussi qu’un ton est rompu lorsqu’il se dégrade de l’ombre à la lumière ; et qu’une couleur est rompue, quand elle offre des reflets d’une couleur ou d’une nuance différente.

Rond. — Se dit dans un tableau, un dessin, de figures dont les lignes sont molles, sans énergie, dont le modelé n’est pas suffisamment accentué. C’est trop rond, cette figure est bien peinte, mais certains morceaux sont un peu ronds.

Rondeau. — (Arch.) — Se dit parfois de Y Astragale. — (Voy. ce mot.)

Ronde bosse (statue en). — Ouvrage exécuté en plein relief, c’està-dire autour duquel on peut tourner.

— (Voy. Bas-relief , Haut relief.)

Rondelle. — Petits disques de bois

ou de métal percés d’une ouverture circulaire. On donne aussi ce nom à un outil des marbriers servant à fouiller et à unir les parties creuses et à un autre outil à l’aide duquel on arrondit les moulures.

Rond-point. — (Arch.) — Se dit parfois de l’hémicycle ou abside terminant une église. Se dit surtout d’un emplacement circulaire *} réservé à l’extrémité, .y*’” à l’intersection d’avenues, etc., au centre duquel on élève parfois des monuments, des statues, des fontaines, etc.

Rosaoe. — (Arch.) — Motif d’ornementation peint ou sculpté, de forme circulaire. Les plafonds, les caissons sont parfois décorés de rosaces formées de fleurs, à un ou plusieurs rangs de feuilles disposés circulairement autour

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