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intérieurs sont indispensables pour atténuer le trop vif éclat de la lumière. On fabrique aussi, pour l’extérieur, des stores en bambou très mince et comme on en trouve dans la plupart des maisons chinoises et japonaises.
Strapassé. — Se dit des figures peintes ou sculptées d’une attitude et d’un mouvement tourmentés, exagérés.
Stras. — Sorte de cristal artificiel imitant l’éclat du diamant et des pierres précieuses.
Stries. — Se dit de filets étroits décorant le fût des colonnes et que l’on intercale entre les cannelures; — et aussi de toute surface présentant une certaine étendue de filets parallèles. Les stries d’une tapisserie. Une tête de profil s’enlevant sur un fond strié d’or.
Striglles. — (Arch.) — Cannelures creuses qui, au lieu d’être verticales, décrivent des courbes en forme d’S. — Racloir en bronze dont les anciens se servaient dans un but de propreté au bain et les lutteurs pour enlever l’huile dont leurs membres avaient été oints.
Striures. — (Arch.) — Se dit parfois des cannelures de colonnes.
Structure. — Se dit de la manière dont un édifice est construit, de son parti pris décoratif. La structure antique. — Se dit aussi de la manière dont une figure humaine, peinte ou sculptée, est rendue au point de vue de l’anatomie ; la structure de cette figure est parfaite.
Stuc. — Enduit dont on revêt les murailles et qui prend le poli du marbre. Le stuc se compose d’un mélange de chaux éteinte et de poudre de marbre, et parfois d’albâtre ou de plâtre. Toutefois, les stucs formés de ce dernier mélange résistent moins bien à l’humidité. Les stucs destinés à des revêtements extérieurs sont faits de pouzzolane ou de fragments de tuiles réduit^ en poudre.
Stucateur. — Ouvrier qui fait les revêtements en stuc, applique le stuc
sur les murailles à l’état pâteux, profile les moulures à l’aide de calibres en fer, polit et colore l’enduit suivant le ton que l’on veut obtenir.
Style. — Se dit, en art, de la manière particulière à un artiste, à une époque.
Le style de Raphaël, le style gothique, le style italien. (Voy. les mots spéciaux : Byzantin, Corinthien, Gothique , Ogival, Roman, etc. ) Se dit aussi des œuvres d’art de grand caractère, dans lesquelles les figures sont exécutées dans un sentiment élevé. Une œuvre d’un style noble. Des figures qui manquent de style.
— Sorte de poinçon à l’aide duquel les anciens traçaient des caractères sur des tablettes recouvertes de cire. — Et aussi tige de cadran solaire dont l’ombre portée sert à indiquer l’heure.
stylobate. — (Arch.) — Piédestal avec moulure, base et corniche régnant au pourtour d’un édifice; — et aussi soubassement décoré de moulures formant avantcorps, suivant les ressauts d’une façade. Le mot est parfois synonyme de plinthe, surtout lorsque la plinthe est décorée de moulures. Les soubassements unis sont désignés sous le nom de stéréobates.
Sucé. — (Céram.) — Se dit des glaçures que la pâte a absorbées plus qu’il ne convient pendant la cuisson.
Suite. — • Se dit d’une collection de tableaux dont les sujets sont pris dans un même ordre d’idées ou de faits. La suite des tableaux de Rubens pour la galerie de Médicis. — Se dit aussi d’une collection complète de gravures exécutées pour illustrer un ouvrage, une suite sur chine, une suite des vignettes de Gravelot.
Sujet. — Se dit du motif historique, conventionnel, réel ou idéal, que l’ar-
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tiste a choisi pour l’interpréter dans son œuvre. Un sujet heureux, un sujet mal choisi. Il y a des sujets qui ne gagnent pas à être traités en art ; d’autres, au contraire, semblent être une mine inépuisable pour les artistes.
Sujet orné. — (Arch.) — On désigne ainsi les motifs de composition qui sont brillamment traités, avec abondance plutôt qu’avec sobriété de détails.
Superficie. — Étendue d’une surface plane, convexe ou concave.
Support. — (B las.) — Arbre verdoyant, ou naturel, ou tronçonné, auquel est suspendu un écu. On désigne aussi sous le nom de supports les figures placées en dehors et de chaque côté de l’écu. Des armoiries ayant pour support des griffons d’or, des lévriers d’argent. Les armes du royaume de France avaient autrefois pour support des anges vêtus de cottes de mailles ou de dalmatiques et représentés les ailes étendues.
Supports. — (Peint.) — Ce mot sert également à désigner d’une façon géné-
la naissance de l’arc ou
raie la qualité ou matière de la surface sur laquelle un tableau est peint : toile, panneau, carton, papier, etc.
Surbaissement. — (Arch.) — Se dit des arcs, des voûtes dont la hauteur est inférieure à la moitié de la largeur prise à de la voûte.
Surdorer. — Dorer solidement, revêtir d’une double couche d’or.
Surhaussement. — (Arch.) — Se dit des arcs, des voûtes dont la hauteur est supérieure à la moitié de la largeur prise à la naissance de l’arc ou de la voûte.
Surmoulage. — Moulage pris sur un moulage. Le commerce des plâtres moulés est infesté de surmoulages.
Surplomb. — (Arch.) — Saillie dans le vide. Des balcons, des corniches en surplomb. — Se dit aussi de tout ce qui dépasse le nu d’une muraille les parements sont verticaux.
Surtout.. — Grande pièce d’orfèvrerie destinée à servir de milieu de table. Il y a des surtouts décorés de statuettes et de groupes exécutés d’après les modèles des statuaires les plus célèbres.
Symbole. — Représentation conventionnelle de figures ou d’objets qui sont le signe d’une idée. — On dit aussi une figure symbolique, des attributs symboliques, pour désigner une figure qui personnifie des attributs qui caractérisent une idée abstraite : une figure symbolique de la Victoire, de l’Ame, de la Pensée. Les attributs de la musique, de la peinture, de la pêche, etc., ont une valeur symbolique.
Symbolisme. — Se dit, principalement dans le style gothique, de la façon dont on peut interpréter les peintures ou sculptures dans lesquelles les vices et les vertus sont représentés sous forme de personnages ou d’animaux fantastiques. — On désigne aussi par « symbolisme de l’art » les différents partis pris ou conceptions particulières à chaque époque, à chaque style architectural, et dans lesquels s’affirment les croyances des peuples.
Symétrie. — Système de décoration ou d’ornementation dans lequel les motifs se reproduisent exactement de chaque côté d’une ligne d’axe fictive ou réelle passant par le centre de la composition. Un plan d’une symétrie parfaite.
Dans le style gothique, la symétrie absolue n’existe presque jamais. A l'extré-
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mité d’une façade on élevait parfois un beffroi, tandis j qu’à l’autre ex-
trémité on con- ; t r u i s a i t un simple pignon.
Bien des pory////‘/' tails d’église sont flanqués à leurs extrémités de tours ou de clochers de style divers, d’époques et de
proportions différentes. Pendant la Renaissance 'et jusqu’à nos jours, les principes de la symétrie sont toujours appliqués aux façades des édifices.
Symétriser. — Disposer d’une façon symétrique.
Systyle. — (Arch.) — Se dit d’un mode d’entre-colonnement dans lequel les colonnes sont espacées de six modules, d’axe en axe. — ■ (Voy. Module.)
T (règle en forme de). — Le T
se compose d’une règle plate fixée perpendiculairement à une pièce de bois qu’une rainure permet d’appliquer sur le bord d’une planchette. En faisant glisser de la main gauche cette partie du T, la lame ou règle plate sert à tracer des lignes horizontales d’un parallélisme absolu, — pourvu que le bord de la planchette soit bien dressé. Il y a aussi des T dont les branches sont mobiles et qui permettent de tracer de même des obliques parallèles. Les perpendiculaires s’obtiennent, en général, en plaçant sur la lame horizontale une équerre à fronton. Lorsque le maniement du T est familier, il facilite singulièrement la rapidité d’exécution des dessins d’architecture, des dessins géométriques, etc.
Tabernacle. — (Arch.) — Sorte d’édicule occupant le milieu de l’autel et offrant l’aspect d’un diminutif de chapelle ou de temple, où se place le calice avec
les hosties consa- ^*=======^117™—
crées, et que ter- ir=^— ”1
mine une petite plate-forme sur laquelle on place une croix, un ostensoir, etc.
Table. — (Arch.) — Nom donné parfois à des surfaces unies, qui portent aussi celui de panneaux.
— à modèle. — Sorte d’estrade, support soutenu par des pieds courts et trapus offrant une large surface horizontale élevée au-dessus du sol et sur la-
quelle on fait poser le modèle vivant dont on exécute le portrait ou d’après lequel on fait des études.
Table d’attente. — Panneau resté momentanément sans inscription.
— (Blas.) — Écu dont le contour, dont la forme seule existe. Dans certains arbres généalogiques, on trouve des tables d’attente sur lesquelles on dessine des armoiries. Se dit aussi des écus d’un seul émail, soit couleur, soit métal, et n’étant chargés d’aucune figure. Bien que ce soit assez rare, il existe cependant un certain nombre d’armoiries de ce genre. Dans ce cas, on énonce:*** porte d’or, de gueules, etc.
— d’autel. — Partie horizontale de l’autel où sont posés les vases et les livres sacrés avec lesquels le prêtre officie.
— du diable. — (Arch.) — Nom populaire des dolmens.
— iliaque. — Bas-relief en stuc qui était conservé au Capitole et représentait les principaux épisodes de la guerre de Troie ou d’Ilion, accompagnés de légendes.
— taillée. — (Grav.) — Les anciens graveurs et de nos jours encore les graveurs sur bois travaillent sur une
table échancrée en fer à cheval, de façon que le corps se place dans l’échancrure et que les coudes trouvent un point d’appui sur les parties avancées. Cette table était parfois garnie d’un rebord très peu safi-