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donne le nom de verre mousseline, de verres gravés aux feuilles de vitrage décorées de dessins, de rinceaux, de fleurons formant des motifs dépolis, opaques sur fond transparent ou réciproquement, et rappelant dans leur ensemble la décoration des tentures des étoffes d’ameublement.
Vitrail. — Grands vitrages d’église, formés de panneaux de verre peint, montés dans des lamelles de plomb et soutenus par des armatures et des barres de fer fixées aux meneaux des croisées de style gothique. Les vitraux du xne siècle étaient formés de verre incolore pour le fond du tableau et de verres coloriés au pinceau pour les bordures. Au xiue siècle, les vitraux étaient d’un éclat de ^coloration véritablement éblouissant. Au xive siècle, le dessin devint plus correct, et on chercha à introduire dans les vitraux des effets de tableau, de clair-obscur. Enfin au xve et au xvic siècle, la tendance à traiter les vitraux en tableaux ne fit que s’accentuer. Au xvne et au xvme siècle, on exécuta encore de jolies reproductions destinées à servir de vitraux dans les églises, les châteaux, les demeures princières. Au xixe siècle, enfin, on pastiche fort ingénieusement les œuvres de toutes les époques antérieures.
Vitre. — (Arch.) — Feuilles de verre usitées pour le vitrage des ouvertures.
Vitreux. — Terne, sans éclat.
Vitrière. — (Arch.) — Se dit des verges de fer carrées servant à maintenir une verrière. On dit aussi, dans ce sens, armature.
Vitrifiable. — Se dit des matières que la fusion peut transformer en verre.
Vitrification. — Matières vitrifiées ; — et aussi manière dont ces matières ont été transformées en verre.
Vitrine. — Petite armoire vitrée où sont placés les objets d’art , soit
chez les collectionneurs, soit dans les expositions, les musées, etc. Il y a des vitrines verticales, d’une plus ou moins grande hauteur, dont les tablettes superposées permettent de placer plusieurs objets les uns au-dessus des autres, et des vitrines horizontales, c’està-dire en forme de tables, recouvertes d’une glace et à hauteur d’appui.
Vive arête. — (Arch.) — Arête ou intersection de surface à angle droit ou à angle aigu, dont la ligne est franche, nette et sans avaries.
Vivré. — (Blas.) — On désigne ainsi les pièces dont les découpures se composent de larges dents à angle droit, formant, si la pièce est oblique, une sorte d’emmarchement régulier plutôt qu’une dentelure.
Voie. — (Arch.) — Rue, place, chemin public, route d’un lieu à un autre. — Des constructions élevées en bordure de la voie publique.
Voilé. — Se dit, en photographie, d’épreuves manquant de netteté, qui semblent recouvertes d’une sorte de voile, qui absorbe, dissimule les détails. Les clichés qui ont subi un temps de pose trop prolongé, les glaces qui n’ont pas été conservées dans une obscurité complète, donnent des épreuves voilées.
Voirie. — (Arch.) — Travaux d’exécution, entretien et administration des voies de communication d’une grande ville.
Vol. — (Blas.) — Se dit de deux ailes d’oiseau posées dos à dos. On dit demi-vol, quel que soit le nombre d’ailes dans un écu, lorsque ces ailes sont représentées le dos du même côté.
Volet. — (Arch.) — Assemblage de lames pleines en bois ou en fer ser-
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vant à la fermeture d’une baie. Il y a des volets à un seul battant, à brisures, c’est-à-dire formés de deux feuilles maintenues par des ferrures, et aussi des volets mobiles
se composant de
planches qui glissent dans des rainures. Les fermetures
des anciennes boutiques se composaient
d’un certain nombre de volets mobiles.
De nos jours, on donne le nom de volets mécaniques à des systèmes de fermeture formés de lamelles de bois ou de tôle s’enroulant sur un cylindre horizontal
placé à la partie supérieure de la baie et mis en mouvement à l’aide d’engrenages.
Volet. — (Blas.) — ■ Longue bande d’étoffe volante que les chevaliers fixaient à la torque de leurs casques dans les tournois.
Volute. — (Arch.) — En général, motif d’ornementation formé d’un enroulement en spirale, et en particulier or-
nement caractéristique des chapiteaux ioniques et corinthiens. Le tracé des volutes s’exécute à l’aide du compas; la volute laplus8imple est formée au moins de quatre quarts de circonférence se
raccordant à l’une de leurs extrémités, et décrits à l’ aide de rayonsdeplus en plus petits.
Ordinairement les centres de ces portions de cercle sont placés aux quatre angles d’un carré, inscrit lui-même dans un cercle qui porte le nom d’œil de la volute.
Volute angulaire. — (Arch.) — Volutes dont l’axe d’épaisseur correspond à la diagonale d’un chapiteau ionique, corinthien ou composite qui, dans ce cas, est décoré d’enroulements en volutes sur ces quatre face$.
— arasée. — (Arch.) — Volute dont les rebords ou listels ne forment pas saillie.
— à tige droite. — (Arch.) — Volute prenant naissance derrière l’abaque
— de console. — (Arch.) — Enroulements décorant les consoles vues de profil. Les volutes de consoles sont en général fort saillantes, et parfois des feuilles d’acanthe ou tout autre motif d’ornementation sont appliqués sur la face des consoles et servent de profil, à racheter la saillie des enroulements; souvent aussi, ces volutes offrent un enroulement supérieur d’un grand développement et un enroulement inférieur d’un développement beaucoup moindre.
— de modillon. — (Arch.) — Volute à enroulements inégaux décorant le profil des modillons ou petites consoles soutenant la corniche des entablements corinthiens.
— fleuronnée, — (Arch.) — Vo-