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aussi de la double cuisson donnée à certaines pièces.
Biscuiter. — (Céram.) — Faire cuire des pièces sans glaçure.
Biseau. — Angle formé par deux surfaces à angle droit dont la vive arête a été abattue suivant un angle de 45°, ou suivant toute autre oblique.
Bistre. — (Peint.) — Couleur brune d’un ton légèrement jaunâtre. Les dessinateurs du siècle dernier, qui fabriquaient le bistre d’une façon fort simple, en faisant bouillir de la suie dans de l’eau, nous ont laissé des lavis au bistre dont quelques-uns se sont admirablement conservés.
Bitume. — Les bitumes sont, scientifiquement parlant, des hydrocarbures très riches en hydrogène, tantôt liquides, tantôt mous comme de la poix, tantôt solides. Le bitume employé dans la peinture à l’huile donne une couleur analogue à celle de la sépia ou du bistre. C’est une couleur d’un ton séduisant, mais qui offre l’inconvénient de ne jamais sécher. La plupart des tableaux de l’école contemporaine, ceux surtout de la première moitié de ce siècle, ont déjà eu à souffrir de l’emploi du bitume. Tel est le Naufrage de la Méduse de Géricault, par exemple, dont les détériorations vont chaque année en augmentant.
— de Judée. — Le bitume de Judée, qui est le véritable asphalte, entre dans la composition des vernis noirs usités en photographie; il est la base impressionnable à la lumière des procédés de gravure héliographique.
Bitumineux. — On dit qu’un tableau est peint avec des tons bitumineux pour indiquer qu’il offre un aspect brun rougeâtre.
Blaireau. — (Peint.) — Pinceau de poils doux, large, plat, cylindrique ou
de forme spéciale, à l’aide duquel on fond
l’une dans l’autre deux couleurs fraîchement posées.
Blaireau. — (Grav.) — Large pinceau à poils très doux à l’aide duquel le graveur nettoie sa planche et enlève soit les grains de poussière, soit les particules de vernis ou de cuivre provenant des tailles.
Blaireauter. — Un tableau blaireauté, c’est, en argot artistique, un tableau d’un faire précis et minutieux, et surtout exécuté avec la préoccupation de faire disparaître l’accent des touches fraîchement posées, et qu’on a pris à tâche de frotter à l’aide du blaireau. Le terme ne s’emploie donc pas en bonne part. Un tableau blaireauté peut néanmoins séduire le vulgaire par son fini apparent.
Blanc. — (Peint.) — Dans la peinture à la détrempe on emploie le blanc d’Espagne, dans la peinture à fresque on se sert des blancs de craie, de chaux, de marbre et de coquille d’œuf, et dans la peinture à l’huile on emploie le blanc de plomb et le blanc d’argent. On donnait autrefois la préférence au blanc de plomb de Venise.
— de plomb. — (Peint.) — On emploie en aquarelle le blanc de plomb en poudre fine mélangée de bleu de cobalt et additionnée d’essence de térébenthine grasse , c’est-à-dire ayant été exposée quelques jours à l’air, pour faire des réserves en clair sur des tons plus foncés couvrant déjà le papier. Dans la peinture à l’huile le blanc de plomb, qui n’est autre chose que le carbonate de plomb, offre l’inconvénient de noircir sous l'influence des vapeurs sulfureuses ; aussi le remplace-t-on fréquemment par le blanc de zinc. (Voy. ce mot.)
— de zinc. — Oxyde de zinc.
— jaune citron. — Mélange de blanc de plomb et de chromate de zinc.
— jaune orange. — Blanc de plomb (voy. ce mot) additionné d’huile et de sulfure d’antimoine.
— verdâtre. — Mélange de blanc de plomb et d’oxyde de cobalt.