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sa boutique. Dans ce fouillis sans nom l’amateur croit parfois trouver des perles fines qu’il paye bravement et qui, chez lui, ne lui font plus l’effet que de vulgaire stras. Le bric-à-brac d’autrefois est l’aïeul du bibelot d’aujourd’hui. — Beaucoup d’ateliers d’artistes sont encombrés de bric-à-brac..
Brins de fougère. — (Arch.) — Décoration de maison gothique formée
de petites poutrelles, de petites lamelles, de briques ou de petits pavés de terre cuite posés obliquement et symétriquement par rapport à des axes horizontaux ou verticaux.
Brio. — (Peint.) — Un tableau a du brio, lorsqu’il paraît avoir été exécuté sans fatigue, avec entrain et comme du premier jet.
Briques. — (Arch.) — Morceaux d’argile séchés et cuits au four, offrant la forme de petits parallélipipèdes rectangulaires. La brique est usitée surtout dans les constructions industrielles, rurales, faites économiquement. Dans les constructions artistiques, le mélange de briques et de pierre a donné cependant d’excellents résultats. Sur les façades des châteaux du temps de Louis XII I, la brique forme des panneaux qui s’encadrent à merveille dans les pilastres de pierre. — La brique estampée d’ornements a récemment fourni d’ingénieux motifs de décoration dans la construction d’annexes au South Kensington Muséum de Londres.
— commune. — (Constr.) — Brique formée d’argile sablonneuse mélangée de marne argileuse, calcaire ou limoneuse.
Brique creuse.— Brique percée de trous cylindriques, destinés à alléger la construction des cloisons.
— flottante. — (Constr.) — Brique fabriquée avec de la magnésie poreuse ou avec des tufs siliceux, ayant la propriété de flotter sur l’eau et que l’on emploie, à cause de leur infusibililé, dans la construction des fourneaux à réverbère.
— hollandaises. — Briques à demi vitrifiées par une cuisson prolongée.
— réfractaire. — Brique infusible ne contenant pas de fer ni d’oxyde de chaux et destinée à la construction des fours pour la fabrication de la porcelaine, de la faïence, des émaux, etc., etc.
Briquetage. — Construction ou revêtement en maçonnerie de briques.
Brise-glace. — Angle saillant placé en amont des piles d’un pont pour rompre les glaçons au moment de la débâcle. — (Voy. Avant-bec .)
Briser un écu. — (Blas.) — Le couvrir de brisures. — (Voy. Armes brisées et Brisure.)
Brisis. — Angles formés dans un comble orné de mansardes par l’intersection des faux combles et du vrai comble.
Brisure. — (Blas.) — Changement que l’on fait subir aux armoiries pour distinguer les branches d’une même famille. On brise un blason soit en changeant les pièces, soit en changeant les émaux et conservant les pièces, soit en modifiant le nombre de ses pièces, soit en ajoutant des pièces nouvelles : le Jambel, la bordure, etc., etc., soit enfin en éckrtelant les armes d’une maison avec celles d’une autre maison.
Brocart. — Étoffe de soie brochée d’or ou d’argent avec motifs d’ornementation composés de rinceaux, d’enroulements et de semis, de feuillages, de fleurs, d’animaux, de figures, etc., etc.
Brocatelle. — Étoffe imitant le brocart, mais beaucoup plus légère et beaucoup moins riche que ce dernier ; l’or et l’argent en sont exclus et la soie n’y entre que pour une partie, dans le broché seulement.
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Brocatelle. — Marbre du genre des brèches ; il y en a de différentes couleurs. La brocatelle de Boulogne est sombre, celle d’Espagne est lie de vin, celle de Moulins gris bleuâtre, celle de Sienne jaune. Mais le ton de ces marbres est loin d’être uni ; ils sont au contraire parsemés de taches de nuances très diverses, autrement dit jaspés; la brocatelle d’Andalousie, par exemple, est de couleur rougeâtre, jaspée de jaune, de gris et de blanc.
Brochant. — (Blas.) — Se dit des pièces passant les unes sur les autres.
Broche. — (Art déc.) — Bijou dont la forme varie à l’infini, mais toujours muni d’une longue épingle et qui, dans la toilette de la femme, tient lieu d’agrafe pour attacher un châle, un fichu, fermer un col de corsage, etc.
Broché. — Étoffe avec ornementation façonnée en relief à l’aide d’un procédé spécial de tissage.
Broderie. — (Art déc. ) — Ornementation en relief et parfois ajourée, exécutée à la main, après coup, sur une étoffe déjà tissée. Il y a des broderies de soie, d’or, de pierres précieuses, des broderies de toutes sortes de fils, au passé, au plumetis, etc., des broderies blanches, des broderies de couleurs.
Tous les peuples de l’antiquité ont pratiqué l’art de la broderie. Aujourd’hui les fragments de broderies anciennes sont classés parmi les objets de haute curiosité. Si depuis les perfectionnements mécaniques la broderie n’intéresse que rarement au point de vue de l’art, elle est devenue une branche d’art industriel d’une grande importance.
— (Arch.) — Expression fort impropre, mais très employée par certains écrivains, pour désigner les découpures des balustrades ou des fenestrages des monuments de l’art gothique.
Bronzage. — (Art déc.) — Opération dont le but est de donner aux objets l’aspect du bronze. Il y a différents procédés de bronzage. Les uns
(voy. Bronze) se bornent à l’application d’une couche de certains enduits chimiques. Les autres et notamment en ce qui concerne les objets de métal consistent en un dépôt galvanoplastique de véritable bronze qu’on peut renouveler aussi souvent que cela est nécessaire.
Ce procédé assure aux objets ainsi revêtus une durée illimitée. On donne au bronzage une patine verte ou colorée suivant le ton du bronze que l’on veut imiter.
Bronze. — (Art déc.) — Alliage de cuivre, d’étain et de zinc, différemment combinés selon la destination de l’objet, et aussi ouvrage d’art coulé en bronze. Le bronze des monnaies ou des médailles porte le nom de billon et il entre parfois du plomb dans les bronzes destinés à la reproduction des œuvres d’art. On dit fréquemment de beaux bronzes, des bronzes antiques pour désigner des statues, des statuettes coulées en bronze. Les bronzes antiques sont des œuvres d’art de la plus haute valeur; quelles que soient leur forme et leurs dimensions, ils témoignent d’une science merveilleuse et de connaissances pratiques fort étendues. Après eux il faut citer les bronzes du xne et du xme siècle; les bronzes des Florentins, les bronzes de Donatello, de Ghiberti, qui sont de véritables chefs-d’œuvre ; à l’époque de Louis XIV, les grands vases et les . sujets du parc de Versailles ; enfin au xvme et au xixc siècle nombre de statues équestres et aussi les bronzes chinois et japonais, dans lesquels les arts de la fonte et delà ciselure ont été portés à leur dernière limite. Aujourd’hui l’industrie des bronzes d’art est une des branches les plus florissantes de l’art décoratif.
— d’art. — Statuette ou médaillon, bas-relief, vase en bronze d’une exécution soignée et reproduisant le modèle conçu et exécuté par un artiste. MaL heureusement le commerce est infesté de prétendus bronzas d’art qui ne méritent guère cette dénomination.
Bronzer. — (Voy. Bronzage.)
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