‹ Lexique des termes d'art (volume 2)Chapitre 4 sur 263 · ACA · texte numérisé non relu

ACA

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Académiste. — Se dit des élèves, des artistes qui suivent les cours d’une académie. Se disait autrefois des directeurs d’une école académique,

Acanthe. — (Arch.) — L’acanthe est une plante à feuillage caractéristique qui entre dans la composition de nombreux motifs de décoration architecturale. On l’emploie surtout dans les chapiteaux; elle sert encore à caractériser l’ordre corinthien, à l’origine duquel se rattache une légende rapportée par Vitruve. Suivant cet auteur, Callimaque, qui vivait plus de 400 ans avant Jésus-Christ, se serait inspiré, pour exécuter ce chapiteau, de feuilles d’acanthe se recourbant contre un tuileau qui couvrait une corbeille placée sur le tombeau d’une jeune fille. Il est probable que cette invention fut plutôt une adaptation de motifs déjà connus en Égypte. Des artistes modernes ont cherché à composer des ornements dans lesquels l’acanthe a été représentée sous tous ses aspects, les feuilles étant vues tantôt en dessus et tantôt en dessous, enroulées, puis retournées. L’acanthe est le feuillage classique de la sculpture d’ornementation.

Accessoires. — (Peint.) — Les accessoires, dans un portrait, par exemple, sont les vêtements, les meubles, le fond de l’appartement où le modèle est placé. En principe, les accessoires sont tous les détails nécessaires à l’intelligence d’une scène, mais dont le rôle n’est que secondaire; par cela même ils doivent être traités plus sobrement que la partie principale, celle-ci restant le centre d’attraction du tableau. Le peintre qui, dans un portrait de femme, traite les volants d’une robe, les dentelles, avec plus de soin que le visage, ■donne ainsi trop d’importance aux accessoires.

Au théâtre, on désigne sous ce nom les objets nécessaires à la mise en scène.

Accidents de lumière.— (Peint.)

— Combinaisons réelles ou fictives de lumière et d’ombre. Lorsque dans une scène un rayon de lumière met bien en évidence la partie principale du tableau, il est nécessaire de relier cette portion lumineuse aux autres parties du tableau à l’aide de touches plus ou moins vives, effleurant divers objets. Les rayons lumineux, en effleurant ces saillies, produisent des taches plus ou moins brillantes^ qui accidentent, c’est-à-dire accusent le pittoresque des silhouettes des objets représentés. De même dans un paysage, les rayons lumineux, accrochant des masses d’arbres ou accentuant le relief du terrain, forment de véritables accidents de lumière.

Accolé. — (Blason.) — Se dit de deux écus joints ensemble par les côtés dextre et sénestre. On accole ainsi les écus pour indiquer l’alliance de deux familles, de deux nations. Accompagné. — (Blas.) — Se dit lorsqu’autour d’une pièce principale, comme la croix, la bande, le sautoir, ou de toute autre figure comme un croissant, etc., etc., il y a plusieurs autres pièces dans les cantons.

Accosté. — (Blas.) — Se dit de pièces posées à côté d’autres pièces.

Accotoir. — (Arch.) — Dans l’art de construire, ce mot signifie toute saillie de parement ou de moulure ne se profilant pas en retour d’équerre.

Mais il sert aussi à désigner dans les stalles des églises les bras sur lesquels s’appuient les personnes assises soit sur la sellette , soit sur la miséricorde. O11 nomme même

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