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burins en losanges. Les burins carrés donnent une taille large et peu profonde qui se traduit à l’impression par des teintes grises, parce qu’elles reçoi-
vent peu de noir. La pointe du burin est la partie aiguisée, les ventres sont les deux côtés inférieurs. Les burins sont montés dans un manche garni d’une virole, dont on coupe un côté pour pouvoir tenir l’instrument bien à plat sur le cuivre. Pour creuser une taille on fait glisser le burin horizontalement; pour rentrer une taille, on la prend du côté opposé à celui dont elle a été creusée. Enfin, pour exécuter des tailles courbes, on fait tourner de la main gauche la planche posée sur un coussinet en même temps que la main droite, décrit un mouvement semblable.
— (Grav.) — On appelle Gravure au burin celle qui s’exécute avec cet outil sur une planche de cuivre ou d’acier.
Par extension, on dit aussi de la planche terminée et des épreuves qui en ont été tirées : « Un burin, un beau burin. »
Buste. — Partie supérieure du corps humain et aussi représentation peinte, dessinée, gravée ou modelée de la tête, des épaules, de la naissance des bras et d’une partie de la poitrine. Un portrait en buste représente la tête et le haut du corps du modèle sans les mains. Un buste en sculpture est dit « coupé à l’antique », lorsque, le cou étant nu ainsi que la naissance de la poitrine, celle-ci est coupée verticalement. Dans les bustes modernes on montre une partie des bras et le modèle
est costumé, parfois drapé dans un manteau qui cache la partie inférieure de la poitrine. On dit aussi que dans un tableau telle ou telle figure a un buste mal proportionné ; que, dans une sculpture, on ne sent pas le buste sous les vêtements, pour désigner le défaut de proportion ou d’exécution correspondant à cette partie du corps.
Buste à l’antique. — (Voy. Buste.)
— géminé. — (Sculpt.) — Buste à deux faces, représentant deux personnages de visage différent et comme placés dos à dos, mais souvent confondus à la jonction des parties supérieures de la fête et de la coiffure.
Butée. — (Arch.) — Massif de maçonnerie servant à contre-balancer la poussée au vide d’une voûte. On dit aussi boutée.
Byzantin (art). — Art qui prit sa source à Byzance et ajouta un sentiment chrétien aux réminiscences de l’art grec et de l’art romain. La voûte romaine est restée le principe de l’architecture byzantine, qui supprima les entablements, éleva des coupoles cintrées et décora les chapiteaux d’arabesques. Le style byzantin eut une grande influence sur l’art du moyen âge. Les mosaïqués et les peintures sur fond d’or, les ivoires d’origine byzantine parvenus jusqu’à nous donnent une haute idée de cet art exceptionnellement riche et brillant qui, pendant de nombreuses années, imposa une forme très caractéristique aux œuvres de l’époque (328-1204).
Byzantines. — (Num.) — Monnaies frappées depuis Constantin jusqu’à la chute de l’empire d’Orient.
Cabane. — (Art des jardins.) — Maisonnette servant d’abri, couverte en chaume, d’un aspect rustique et champêtre, et qu’on élève parfois comme décoration pittoresque sur les pelouses des parcs ou des jardins de style anglais.
Cabaret. — Petit meuble ou plateau destiné à recevoir un service à café, à thé ou à liqueurs, et dont la forme, variable à l’infini, se prête à tous les genres de décoration.
Cabinet. — Sorte de bahut ou de meuble à tiroirs dont on se servait surtout du xvie au xvme siècle pour serrer les bijoux et classer des médailles et des objets de curiosité. ~~
— Ensemble de collections privées ou publiques d’objets d’art et de curiosités, de tableaux, de peintures, de gravures, de médailles. On dit encore le- Cabinet des médailles, le Cabinet des estampes.
Autrefois, ce mot était synonyme de collection. Les légendes gravées de certaines ' planches du siècle dernier mentionnent que tel ou tel sujet fait partie du cabinet de M. X., pour indiquer que l’original était dans la collection de M. X.
— de verdure. — (Art des jardins.) — Petit lieu couvert ou entouré de charmilles dans un jardin. 11 y a un cabinet de verdure dans le parc de Versailles.
— secret. — (Arch.) —Salle voûtée donnant lieu à un écho qui permet de percevoir des sons même très faibles, d’une extrémité de la salle à l’autre, sans que ces sons puissent frapper l’oreille des auditeurs placés au milieu.
Câble — (Arch.) — Moulure ronde,
saillante ou incrustée, ornée de stries en spires parallèles, produisant l’aspect d’un fort cordage. Cette moulure était fréquemment employée pour la décoration
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des chapiteaux byzantins; les corniches des monuments du même style en offrent aussi de nombreux exemples.
Cabochon. — (Orf.) — Pierre précieuse conservée dans sa forme primitive, polie et non taillée. On nomme cabochons chevés
les cabochons qui sont transparents et cela parce que la partie intérieure, rendue invisible par le montage, a été évidée.
Cabochons. — (Grav.) — Très petites vignettes gravées sur bois ou reproduites par des procédés de gravure en relief, destinées à servir d’en-tête et de culs-de-lampe aux articles de journaux ou à séparer les alinéas.
Cachet. — Plaque de métal ou pierre
fine assez épaisse, de forme circulaire,
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carrée ou ovale, gravée en creux, et permettant d’obtenir des empreintes en relief à l’aide de cire fondue. Ces empreintes portent aussi le nom de cachet, et on désigne par le même mot
iles manches auxquels sont adaptées ces plaques gravées. Un cachet en bois sculpté, une réduction de statuette servant de cachet. Ce mot s’emploie enfin dans un sens figuré pour désigner le caractère distingué des personnes ou des objets.
Ainsi on dit qu’une figure a du cachet, qu’elle manque de cachet, etc. Mais l’expression est plus que familière et rarement usitée.
Cadenas. — (Art déc.) — Riche coffret dans lequel on enfermait les couverts des princes et du roi.
Cadran. — (Arch.) — Disque plus ou moins ornementé, suivant le style de chaque époque et sur lequel les heures sont tracées. Les cadrans donnent lieu à d’ingénieux motifs de décoration circulaire. Parmi les cadrans monumentaux, ceux du palais de Justice de Paris, attribué à Germain Pilon, et du Gros-Horloge de Rouen, qui date de la Renaissance, sont à citer comme des modèles du genre.
Cadre. — (Arch.) — Bordure sail-
lante entourant carrément ou circulairement un motif d’ornementation peint ou sculpté, ou même un panneau uni.
Se dit aussi de la surface plane, verticale, ménagée au pourtour d’un basrelief : un motif de sculpture dont les saillies excèdent celles du cadre.
— (Art déc.) — Moulures de bois peintes ou dorées formant entourage — en carré ou en ovale — et qui sont
destinées à isoler les peintures, dessins ou gravures. Les cadres des tableaux ont varié suivant les époques. Autrefois, ils étaient pris dans la masse du bois et sculptés plus ou moins richement. Il existe de merveilleux encadrements de styles Louis XlV, Louis XV et Louis XVI que les amateurs ont remis en honneur et qui, redorés à neuf, ou mieux, nettoyés avec soin, — ce qui laisse au vieil or terni
toute sa finesse de ton, — sont mis au premier rang dans les galeries. De nos jours, les cadres, fabriqués à l’aide de moyens mécaniques, se composent de moulures en bois à profil uni sur lequel on applique des cannelures, des feuillages, des guirlandes et autres motifs
d’ornementation en pâte. Le tout est doré par les procédés ordinaires. Mais depuis quelques années, on a vu paraître aux Salons de Paris non seulement des cadres avec divers tons d’or, or jaune, or rouge, or vert, — plus ou moins habilement combinés, — mais aussi des encadrements où l’or s’alliait au bronze, au vieil argent. Puis sont venus les cadres en velours et en peluche aux tons pâlis et avivés par des baguettes d’or; les cadres en cuir décorés de fines arabesques dorées — semblables à des reliures — et enfin les cadres en étoffes japonaises, ou en cuir, décorés d’appliques en bronze niellé d’or ou de platine. Tout récemment enfin, des fabricants ont essayé de mettre à la mode des bordures formées d’une large moulure sur laquelle, disposés d’une façon ou régulière ou fantaisiste, s’étendaient des bouquets de feuilles et de fleurs naturelles, métallisées et dorées directement sur nature. Les cadres des dessins, gravures, etc., mis sous verre, comportent en plus de la moulure une surface unie ou marge destinée à rehausser la valeur des tons. Pour les
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aquarelles on choisit de préférence des marges blanches ; les dessins monochromes sont ordinairement réenmargés de papier bleuté. L’art de l’encadreur consiste à fixer les dimensions d’une bordure, d’une marge, de façon à faire valoir une œuvre d’art le plus possible.
Caducée. — Attribut de Mercure, se composant d’une verge autour de laquelle s'enlacent deux serpents et qui se termine par deux ailes. — Symbole de paix. - — Bâton couvert de velours et fleurdelisé que portaient dans les grandes cérémonies le roi d'armes ou le héraut d’armes. Se dit aussi des baguettes de héraut, formées d’un bâton d’olivier orné de guirlandes.
Gadus. — Se dit des grandes jarres en terre cuite en usage dans l’antiquité. On a trouvé aussi des jarres de poterie portant ce nom, d’une forme plus effilée. Ce vase (« cadus » « xàôo; ») était destiné à garder le vin, et celui désigné par le mot « capis )» servait à puiser le vin dans un récipient de plus grande dimension.
Cage d’escalier. — (Arch.) — Espace vide compris entre les murailles d'un édifice et réservé pour la construction d’un escalier.
— de clocher. — (Arch.) — Ensemble de la charpente d’un clocher, et aussi vide intérieur formé par les quatre murailles verticales servant de base à ce clocher.
— d’un édifice. — (Arch.) — Ensemble des murs extérieurs déterminant la forme d’une construction.
Cailloutage. — (Arch.) — Agglomération ou juxtaposition de caillopx ronds ou irréguliers, mais toujours d’un égal et très petit volume, employés en pavage dans le revêtement de surfaces verticales, dans l’assise d’une construction.
Cailloutage. — (Céram.) — Variété de faïence fine qui tire son nom du caillou entrant dans sa composition. Pendant longtemps, on l’a désignée sous le nom impropre de porcelaine opaque.
Cailloux. — Pierres qui ont l’apparence du cristal comme les cailloux du Rhin et dont l’emploi est fréquent dans la bijouterie.
Caisse. — (Arch.) — Compartiment creux placé entre les modifions de l’entablement corinthien et souvent décoré de rosaces.
Caissons. — (Arch.) — Comparti-
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ments ornés de moulures à leur pourtour et d’un motifde sculptureàleur partie centrale, employés dans la décoration des plafonds et des voûtes. Les caissons ont eu comme point de départ les vides qui existent entre
les solives entrecroisées des plafonds; ils devinrent bientôt des motifs de décoration pour des surfaces dont la nudité ne pourrait s’harmoniser avec certains ensembles d’architecture. Un grand nombre de voûtes sont décorées de caissons et, à l’époque de la Renaissance, on exécuta des plafonds en bois, formés
de caissons octogonaux ou hexagonaux, décorés de rinceaux et d’arabesques au centre desquels on adaptait des étaient parfois
pendentifs sculptés qui d’une extrême richesse.
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Calamistré. — Se dit de teintes léchées, de tons polis, de touches lustrées à l'excès. Cette expression, peu usitée, a pour étymologie le calamistrum , ustensile de toilette des anciens, fer creux destiné à friser et à boucler les cheveux, à soigner la chevelure.
Calcédoine. — (Art déc.) — Agate d'un blanc laiteux, mélangée ou veinée de diverses couleurs. Usitée par les graveurs en pierres fines.
Galcographe. — Instrument servant à faciliter le tracé des images fournies par la chambre claire et celui des dessins représentant des objets vus en perspective.
Cale. — Petit fragment de bois plat qui sert à redresser l’aplomb de certains objets, à remuer et à poser les pierres de façon à protéger leurs arêtes et que l’on introduit aussi sous la plinthe des statues pour en faciliter le déplacement.
L Calibre. — (Arch.) — Découpure
de tôle reproduisant le profil d’une moulure en sens inverse et que l’on « traîne » sur le plâtre humide pour obtenir les moulures en relief. On donne aussi le nom de calibre aux profils en tôle ou en bois à l'aide desquels on trace sur la pierre les parties à évider pour réserver la saillie des moulures.
Galice. — Vase sacré qui sert à la messe pour la consécration du vin. Le calice, en forme de coupe profonde montée sur un pied, est une des pièces d’orfèvrerie religieuse qui ont le plus vivement sollicité l’imagination décorative des artistes. Certains calices sont ornés de pierres précieuses et d’émaux.
Calix. — Se dit de vases à boire en forme de coupe en usage chez les Grecs, montés sur un pied et pourvus le plus souvent d'anses ou d’oreillons.
Calfeutrer. — (Arch.) — Boucher les fentes d’une muraille ou d’un panneau de menuiserie.
Calligraphie. — Art de l’écriture.
C’est dans les manuscrits du moyen âge et de la Renaissance, et aussi dans quelques précieux recueils du xviic et du xviiic siècle, qu’il faut chercher les chefs-d’œuvre de la calligraphie française. Les peuples de l’extrême Orient ont également produit de véritables merveilles calligraphiques.
Gallipyge. — Surnom d’une statue de Vénus conservée au palais Farnèse; signifie littéralement aux belles fesses.
Calotte. — (Arch.) - — (Voy. Voûte en calotte et Calotte sphérique .)
— sphérique. — Se dit d’une portion de sphère limitée par un plan qui coupe celle-ci, et dont le volume ne peut excéder la demi-sphère. Se dit aussi des voûtes offrant cette forme : une voûte en calotte.
Calque. — Il y a différents procédés usités pour obtenir des calques. Les calques sont indispensables au graveur lorsque celui-ci veut donner une reproduction exacte de l’œuvre qu’il se propose d’interpréter. Il est nécessaire aussi parfois que l’artiste calque un premier croquis dans lequel il trouve certaines qualités et qu’il ne pourrait identiquement reproduire s’il n’avait recours à cet artifice. Dans l’œuvre des maîtres, on trouve de nombreux calques et décalques, d’idées premières, reprises et modifiées sans cesse par leurs auteurs.
On peut calquer de plusieurs manières : soit en plaçant l’original sur une vitre en lui superposant une feuille de papier peu épais si cet original est lui-même sur papier et en suivant les contours
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