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Chapiteau ionique. — Ce chapiteau se caractérise par les enroulements de volutes placés au-dessous du tailloir. Les profils des chapiteaux ioniques grecs sont beaucoup plus délicats que ceux de l’époque romaine.

Ces derniers sont aussi plus chargés de détails d’ornementation. La Renaissance, le xvne et le xviiic siècle ont produit aussi de très beaux chapiteaux ioniques, surtout au point de vue de la richesse des sculptures. Entre autres théories sur l’origine des volutes, il faut rapporter ici celle qui les compare aux replis d’un coussinet interposé entre le fût de la colonne et le tailloir. Théorie qui peut à la rigueur se justifier par l’aspect latéral de ces enroulements.

— latin. — Les chapiteaux des basiliques chrétiennes du vmeau xe siècle ne sont le plus souvent que de lourdes et grossières imitations des chapiteaux antiques, et sont parfois décorés de palmettes ou d’ornements d’une exécution très sommaire et d’un dessin barbare.

— mauresque. — (Arch.) — Les chapiteaux mauresques ou de style arabe offrent le plus souvent la forme de cubes se reliant par des courbes arrondies avec le fût cylindrique de la colonne. Ils sont ornés d’astragales et de tailloirs , et leurs surfaces sont décorées de rinceaux et de

motifs d’ornementation obtenus par des combinaisons géométriques.

Chapiteau néo-grec. — Chapi-

teau de colonnes ou de pilastres conçus dans un style d’architecture d’origine moderne, qui consiste principalement à couper brusquement les moulures et à décorer les surfaces planes ainsi obtenues de fleurons ou de maigres ornementations en gravure.

— Ogival. — Les chapiteaux qui terminent les piliers des édifices de style ogival sont des frises de couronnement saillantes , régnant à la naissance des arcs et suivant tous les ressauts des colonnettes , plutôt que des chapiteaux proprement dits.

Au xiic siècle, il se compose de rangées alternées de bourgeons qui se développent peu à peu en forme de crochet et sont'dans leur complet épanouissement, au xme siècle, où ils forment bouquet.

A la fin du xivc siècle, les chapiteaux prennent dans les monuments si peu d’ importance qu’on les distingue à peine :

le chapiteau disparaît complètement au milieu du xve siècle, les nervures des arcades se prolongeant sur les piliers, sans solution de continuité. Ce qui caractérise

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surtout les chapiteaux de l’époque ogivale, c’est l’exécution des feuillages qui n’est jamais conventionnelle et se rapproche au contraire le plus possible de la reproduction exacte des végétaux choisis et pris presque tous dans la flore locale.

Chapiteau persan. — La saillie des chapiteaux de style persan offre souvent comme point d’appui des têtes de chevaux, de licornes ou de taureaux se terminant en volutes, surmontant des fûts cylindriques et cannelés ou ressemblant à des panaches superposés.

— plié. — - Chapiteau placé] dans

un angle rentrant et se profilant sur deux surfaces qui se coupent à angle droit.

— renaissance. — Les chapiteaux usités à l’époque de la Renaissance sont tous empruntés aux ordres antiques, mais avec les modifications de dimension et de détails qui leur donnent un caractère tout spécial; il faut ajouter que d’ailleurs ils sont en généra! plus abondamment décorés de motifs de sculpture.

roman. — Les chapiteaux romans du xic siècle sont de forme évasée, parfois surmontés de doubles tailloirs et historiés. (Voy. ce mot.) Au xiic siècle, on commença à sculpter des chapiteaux ornés de feuillage et d’un

profil beaucoup plus élégant. Il y a

aussi des chapiteaux de cette époque

formés d’une

très sont décorés de figures grotesques et symboliques, mais le plus souvent agencées au milieu de grands feuillages contournés et agrafés en volutes.

Chapiteau toscan. — Ce chapiteau n’est qu’un chapiteau dorique avec l’élégance en moins. Il ne convient qu’à la décoration de soubassement et de genre rustique, et se compose d’un quart de rond, d’un tailloir et d’un astragale, séparant le chapiteau du fût de la colonne. Il a été fréquemment usité néanmoins par quelques architectes de la Renaissance.

Chapitre. — (Arch.) — Lieu où se réunissent les chanoines d’une église cathédrale ou collégiale.

Char. — (Art déc.) — Voiture de l’antiquité à caisse ouverte par derrière et montée sur deux roues. Le char, dans l’art allégorique de nos jours, a une signification triomphale.

— funèbre. — (Art déc.) — Se dit d’une voiture d’apparat sans forme déte,rminée, construite d’après des dessins spéciaux d’architectes ou de peintres, sur laquelle on transporte le corps dans

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une cérémonie funèbre. Tels sont : le char du retour des cendres de Napoléon Ier, qui offrait un ensemble architectural d’une grande tournure, et les chars funèbres formés de caissons d’artillerie, ornés de drapeaux et supportant un cercueil couvert de draperies.

Charbon. — (Dessin.) — (Voy. Fusain.)

— (Photog.) — Le procédé de fixage « au charbon » des épreuves photographiques, sans être absolument inaltérable, puisque le charbon en poudre est fixé à l’aide d’une substance agglutinante, donne des épreuves dont la durée

est bien supérieure à celles obtenues avec le papier aux sels d’argent. Il a l’inconvénient de donner à l’épreuve un aspect lourd et sans transparence dans les ombres.

Charbon de saule. — (Grav.) — On se sert de fragments de charbon de saule, taillés en biseau et imprégnés d’huile ou d’eau pour user légèrement la surface d’une planche aux endroits que l’on veut baisser de ton et rendre moins vigoureux.

Gharbonner. — (Dessin.) — Tracer un dessin, ébaucher une composition à grands coups de fusain.

Chardon. — (Arch.) — Fers aiguisés et recourbés surmontant des grilles ou bordant des revêtements de fossés de façon à défendre une entrée. — Ornement qui entrait dans la décoration des chapiteaux du xve siècle.

— (B!as.) — Se dit d’une représentation d’herbe épineuse, munie de piquants, usitée com me figure d’armoirie. Cette figure est en général fort peu employée. Toutefois on en trouve des exemples dans les ar-

moiries de certaines familles, telles que les Cardon, les Baillot, de Dijon.

Charge. — Composition et plus souvent portrait où on accentue, où on charge certaines particularités naturelles, de façon à arriver au grotesque :

les charges de Callot sont célèbres; on fait la charge , c’est-à-dire la caricature de quelqu’un, en exagérant outre mesure quelques-uns' de ses. traits.

— (Arch.) — Maçonnerie posée sur les solives d’un plancher pour y établir le carrelage.

Chargé. — (Blas.) — On désigne ainsi toutes les pièces sur lesquelles on en a superposé d’autres ; ainsi des fasces de gueules peuvent être chargées de sautoirs.

Charger. — (Peinture sur émail.) — Poser à l’aide de la spatule l’émail en poudre sur la plaque de métal.

Charge sur charge. — (Blas.) — ■ Se dit lorsqu’une pièce en recouvre une autre. Une croix chargée d’un écusson, par exemple.

Charnier. — (Arch.) — Galeries ou endroits couverts, annexés aux cimetières, où l’on déposait au moyen âge les ossements des morts.

Charnière. — (Arch.) — Pièces de métal ou ailettes mobiles autour d’un axe commun ou charnon, qui leur permet de décrire un mouvement de rotation.

— (Grav.) — Outil des graveurs en

pierres fines servant à faire des trous et à creuser de grandes parties.

Charnure. — (Voy. Chairs .)

Charpente. — (Arch.) — Ossature, en bois, en fer, en fonte, de toutes les constructions en général, qu’elles soient fixes ou provisoires.

— La charpente d’une figure sculptée, peinte ou dessinée est l’ossature ou le squelette de cette figure. On dit qu’une

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figure est mal charpentée lorsque le dessin en est incorrect.

Charpenté. — Se dit d’une figure construite plus ou moins solidement, d’une composition plus ou moins heureusement agencée.

Charpenterie. — (Arch.) — Art de la charpente, et aussi charpentes mises en œuvre.

Ghartrier. — (Arch.) — Construction spéciale ou salle agencée pour recevoir les chartes, titres et autres pièces manuscrites ayant un intérêt historique et une grande valeur.

Châsse. — (Art déc.) — Coffre ou

coffret de métal précieux et richement sculpté dans lequel on conserve les reliques des saints. Les châsses antérieures au xme siècle, consistant en simples coffres de bois recouverts de lamelles de métal, étaient de grande dimension et pouvaient recevoir le corps entier d’un saint. A partir du xmc siècle les châsses exécutées en or, en argent, en vermeil ou en cuivre émaillé, prirent la forme de petites églises, de chapelles en miniature. Enfin, au xvc siècle les châsses furent enrichies de statuettes et parfois surmontées de flèches à jour, et au xvnc et au xvme siècle on a exécuté des châsses avec enroulements en volutes et profils renflés. Il existe aussi des spécimens de châsses en bois sculpté et doré; ces dernières étaient fort souvent placées sous un dais et au-dessus de l’autel.

Chasser. — (Constr.) — Frapper à coups de marteau ou de maillet.

Chasse-rond. — Outil servant à creuser les moulures à profil concave.

Chasse-roue. — (Arch, ) — Borne en fonte ou pièce de fer contournée, scellée dans les murs à l’entrée des portes cochères, à la hauteur d’une marche de trottoir, et destinée à éloigner les roues de

voiture des arêtes, à protéger les embrasures des portes et les battants ouverts de ces mêmes portes.

Châssis.

( Peint. ) — Assemblage de menuiserie sur lequel on fixe, à l’aide de petits clous ou broquettes , la toile que l’ont fait déborder sur l’épaisseur du châssis. Les écharpes du châssis sont les traverses maintenant l’écartement des angles.

Les châssis ordinaires sont simplement cloués et consolidés par une ou plusieurs traverses lorsque leurs dimensions l’exigent. Les châssis à clefs sont pourvus de petits coins en bois placés dans les angles des assemblages et au bout des traverses. Ces coins permettent , suivant qu’ils sont plus ou moins enfoncés, d’obtenir une tension plus ou moins grande.

— (Dessin.) — Le châssis pour la mise au carreau se compose d’un carré de bois à jour, divisé en un certain nombre de carrés égaux, à l’aide de fils verticaux et de fils horizontaux. On place l’œuvre que l’on veut copier derrière ce châssis et l’on trace sur le papier un nombre égal de carreaux de dimension plus ou moins grande suivant que l’on veut augmenter ou diminuer la reproduction de l’original.

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Châssis. — (Grav.) — Le châssis des graveurs se compose d’un encadrement carré dont le vide est rempli soit par du papier à décalquer, soit par de la gaze, ou par un verre dépoli. Ce châssis incliné est interposé entre la lumière du jour ou la lumière artificielle et la planche à graver. Il a pour but de rendre la lumière plus diffuse et de briser les rayons lumineux qui, frappant directement le cuivre ou l’acier, feraient miroiter le métal et empêcheraient de bien juger’ de l’état du travail.

— (Arch.) — Encadrement de bois ou de fer, destiné à recevoir des panneaux fermant une baie. Cadres de bois sur lesquels on tend les dessins.

, — à fiches. — (Arch.) — Encadrement de porte ou de croisée fixé par des charnières à l’intérieur d’un châssis dormant.

— à guillotine. — (Arch.) — Châssis de fenêtre glissant de bas en haut dans des rainures verticales. Telles étaient les fenêtres des anciennes maisons d’habitation et telles sont encore les fenêtres des habitations anglaises.

— à polir. — (Photogr.) — - Cadre qui servait à maintenir les plaques de

verre pendant leur nettoyage, lorsqu’on faisait usage de glaces que l’opérateur devait collodionner et sensibiliser luimême.

— à rideau. — (Photog.) — Châssis négatif (voy. ce mot) dans lequel le volet est remplacé par une suite de lamelles de bois très étroites, collées et juxtaposées sur une toile et qui se replient

sur le châssis en pivotant autour d’un cylindre.

Châssis à tabatière. — (Arch.)

— Châssis destiné à donner du jour dans un grenier, s’adaptant à la toiture et mobile autour d’un de ses côtés comme charnière. Les châssis à tabatière portent aussi le nom de châssis de combles.

— à volet. — (Photog.) — Châssis négatif dont l’ouverture du côté de la plaque sensibilisée est fermée d’un volet à charnière qui, après avoir été tiré, soit de bas en haut, soit de côté, peut, à l’aide d’une brisure, se replier sur la chambre noire.

— de pierre. — (Arch.) — Dalle évidée en carré à sa partie centrale et bordée intérieurement d’une feuillure sur laquelle vient poser une autre dalle.

— dormant. —(Arch.) — Encadrement fixe et placé à demeure dans une ouverture.

— multiplicateur. — (Photogr.)

— Châssis qu’on substitue dans la chambre noire à la glace dépolie et qui, grâce à un système spécial de volet, permet d’obtenir plusieurs épreuves juxtaposées.

— négatif. — (Photogr.) — Étui à volet dans lequel on place les glaces sensibilisées pour les introduire dans la chambre noire.

— positif. — (Photogr.) — Cadres de bois munis d’une glace très épaisse et dans lesquels on expose à la lumière les clichés négatifs en les plaçant sur une feuille de papier sensibilisé destinée à donner une épreuve positive.

— stéréoscopique. — (Photogr.)

— C’est un châssis permettant d’obtenir simultanément deux épreuves prises

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chacune sous un point de vue différent, à l’aide de deux objectifs.

Chasuble. — (Art déc.) — Vêtement sacerdotal que le prêtre met pardessus l’aube pour dire la messe. — (Voy. Chasublerie.)

Ghasublerie. — (Art déc.) — Art de fabriquer les chasubles et vêtements sacerdotaux.

Châtain. — Couleur d’un brun roux sombre. Ce mot ne s’emploie jamais au féminin.

Château. — (Arch.) — Demeure féodale fortifiée et aussi palais et habitation seigneuriale. Les châteaux forts du xie au xne siècle comprenaient un donjon entouré de fossés. Au xme siècle les enceintes de murailles se développent et sont flanquées de tours ; les résidences seigneuriales fortifiées comprennent de luxueux bâtiments d’habitation. Au xv6 siècle, on ne construit que des demeures princières et somptueuses, mais plus de forteresses. Les châteaux de la Renaissance sont de véritables palais, parmi lesquels il faut citer les châteaux de Gaillon, de Blois, de Chenonceaux, du Louvre, de Madrid, de Fontainebleau, etc. Quant aux châteaux construits pendant le siècle de Louis XIV, ceux de Versailles, de Meudon, de Marly, etc., sont, ou étaient de merveilleux édifices.

— (Blas.) — Se dit d’une figure représentant des tours reliées par des courtines. Il y a des châteaux simples, fermés ou sans porte.

— d’eau. — (Arch.) — Fontaine avec jets et chutes d’eau. — Réservoirs destinés à alimenter plusieurs fontaines.

essoré. — (Blas.) — Château dont le toit est d’un émail différent.

maçonné. — (Blas.) — Château dont les joints de pierres sont indiqués par un émail différent de celui du champ de l’écu.

sommé. — Château garni de tourelles.

Châtelet. — Petit château fortifié.

Chatoiement. — (Peint.) — Se dit |

de la brillante tonalité et du vif éclat de certains morceaux de peinture.

Chaton. — Se dit d’un entourage en métal, ajouré ou plein, en forme de disque généralement, sur lequel on fixe les pierres précieuses que l’on veut monter sur des bagues ou anneaux.

Chatoyant. — Brillant, — qui a des reflets éclatants, variés et lumineux.

Chaud. — (Peint.) — On dit qu’une couleur est chaude, lorsque les tons rouges et jaunes dominent et donnent des effets transparents et vigoureux. Les bleus et les violets, au contraire, sont toujours très froids, bien qu’ils n’excluent ni la finesse ni la distinction dans la tonalité. Les aquarelles franchement coloriées à l’aide de la terre de Sienne, du carmin, sont d’un aspect très chaud. On dit aussi que dans un tableau tel ou tel morceau est chaud de ton, lors- .qu’il est vivement coloré et d’un aspect brillant.

Chaufferette à sécher. — (Peint, sur émail.) — Sorte de tiroir de métal rempli de charbon incandescent sous lequel on place les plaques pour les faire sécher avant de les passer au feu.

Chausse. — (Blas.) — Se dit d’un chevron renversé dont la pointe touche celle de l’écu. Le chaussé est l’inverse du chapé. La chausse est rarement employée dans les armoiries françaises. On en trouve au contraire de fréquents exemples en Autriche, en Allemagne, etc.

Ghausse-trape. — (Blas.) — Se dit d’un fer à quatre pointes aiguës usité comme figure de blason.

Chaussé. — (Blas.) — (Voy.

Chaitsse.)

— ( Blas. ) — Se dit de l’écu divisé par deux diagonales jointes au milieu de la pointe. Le chaussé est l’opposé du chapé.

Chaux. — Base de tous les mortiers que l’on obtient de qualités différentes, suivant la provenance de la pierre à chaux.

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Chef. — (Blas.) — Se dit de la partie supérieure de l’écu. Le chef peut être abaissé ou cousu , rompu, soutenu, surmonté, etc., etc. On dit aussi un chef -barre , un chefchevron, un chef -pal , lorsque ces pièces sont jointes sans division.

— diminué. — (Blas.) — Chef dont la largeur n’est pas celle du tiers de l’écu.

Chef-d’œuvre. — Œuvre d’art capitale et supérieure. Œuvre principale d’un artiste. — ■ Pièce ou objet que l’ouvrier aspirant à la maîtrise devait présenter avant d’être admis comme maître dans une corporation.

Cheminée. — (Arc-h.) — Les cheminées constituaient autrefois un important motif de décoration d’appartement.

Aujourd’hui, adossées aux murailles ou dissimulées dans leur épaisseur, elles n’offrent le plus souvent qu’un encadrement de marbre plus ou moins richement sculpté et surmonté de panneaux enrichis de glaces ou de toiles

peintes. Les cheminées du moyen âge sont, ali contraire, de véritables monu-

ments. Au-dessus des tablettes, supportées par des chambranles de dimensions parfois assez considérables pour qu’un homme pût y tenir debout aisément, les hottes ou tuyaux apparents,

de forme pyramidale étaient décorés de bas-reliefs, d’arcatures, de crêtes et de mille autres motifs délicatement sculptés, parfois peints et rehaussés de dorures. Très simples et ayant des profils robustes au xn° et au xme siècle, les cheminées, au xve et au xvie, sont d’une prodigieuse richesse. Au xvne et au xvme siècle, elles sont décorées de pilastres, d’enroulements, et les hottes ont été remplacées par des panneaux verticaux. Enfin, parmi les cheminées modernes et d’une dimension exceptionnelle, il faut citer celles du foyer du grand Opéra.

Chemise. — Enduit de plâtre dont on enveloppe le moule de potée après le recuit, dans l’opération de la fonte.

— Enveloppe en fer tourné et non trempé des matrices et des poinçons gravés.

Chéneau. — (Arcli.) — Réservoir destiné à recueillir les eaux pluviales à la base d’une toiture et à les diriger vers un tuyau de descente. On a des exemples de chéneaux de constructions antiques, creusés dans des blocs de marbre ou de pierre.

Certaines églises du moyen âge possèdent des chéneaux placés en surplomb des façades et que soutiennent des arcades saillantes. A partir du xme siècle, les chéneaux sont pourvus de gargouilles

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saillantes et quelques-uns déversent les eaux par des conduits pratiqués sur les arcs-boutants reliant les contreforts. Les chéneaux des grands édifices du xme et du xive siècle ont été

creusés dans des blocs de - -

pierre dure.

Plus tard on a exécuté des chéneaux en terre cuite, en bois recouvert de plomb, en bronze même. Les chéneaux du Louvre, ceux du grand Opéra — - ces derniers surtout — sont d’une grande richesse d’ornementation.

Chenet. — (Art déc.) — Ustensile de cheminée, en métal fondu ou forgé, et servant à soutenir les morceaux de bois dont ils activent ainsi la combustion. Il existe des chenets du xve et du xvie siècle qui sont ornés de figures et de blasons. La collection SoltykofT, le musée de Cluny, etc., renferment des spécimens de chenets qui sont de véritables œuvres d’art, où le fer, le bronze, le cuivre, l’or même sont travaillés avec une délicatesse et une richesse qui témoignent d’un sens décoratif exquis.

Cherché. — Se dit d’un contour, d’une silhouette ou d’un effet qui n’est ni banal ni vulgaire, qui résulte d’observations exactes, et, de plus, a un caractère marqué de style ou de distinction.

Chercher. — Essayer l’agencement d’une composition, exécuter divers croquis, en vue du meilleur arrangement possible.

Chercheur. — Se dit d’un artiste qui produit des œuvres témoignant de l’activité de son esprit, de ses recherches, et parfois d’une heureuse originalité.

Chérubin. — (Art déc.) — Tête d’ange émergeant de

comme motif de décoration peinte ou sculptée.

Au xvnc et au xvmc siècle surtout ces figures furent fréquemment employées et parfois on en trouve sur certains monuments dont les proportions sont colossales.

Cheval. — (Blas.) — (Voy. Figures.)

— marin. ■ — (Art déc.) — - Animal fabuleux représenté avec l’avant-train d’un cheval et une queue de poisson.

Chevalement. — (Arch.) Ensemble de pièces de charpente servant d’étais.

Chevalet. — (Peint.) — Le chevalet est le support d’un tableau en cours d’exécution.

Le chevalet le plus simple se compose de deux tringles reliées en haut et en bas par des traverses et offrant l’aspect d’un triangle de forme très allongée. Une autre traverse nommée queue et formant trépied est placée en arrière et peut, à l’aide d’un quart de cercle et d’une vis de pression, s’écarter plus ou moins pour donner plus ou moins d’inclinaison au chevalet. Autrefois, les deux montants étaient percés de trous dans lesquels on plaçait des chevilles.

Ces chevilles servaient de point d’appui au tableau. Maintenant, elles sont remplacées par une tablette mobile qu’on descend ou qu’on abaisse au moyen d’un arrêt posant sur les dents d’une crémaillère.

On se sert plus fréquemment, de nos jours, d’un autre système de chevalet qui consiste en une sorte de bâti vertical reposant solidement sur deux traverses à angle droit formant potence.

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garnies de roulettes et offrant ainsi une large assise à l’ensemble. Sur ce bâti se meut verticalement, à l’aide d’une vis sans fin et d’un écrou, une tablette sur laquelle pose le tableau et que l’on hausse ou que l’on baisse à volonté au moyen d’une simple manivelle. Enfin, on désigne sous le nom de chevalets de campagne de petits chevalets très légers, articulés et se repliant de façon à tenir le moins de place possible et à ne pas trop surcharger en voyage le bagage de l’artiste qui doit se composer en outre de la boîte, d’un parasol et d’un pliant.

Chevalet. — (Sculpt.) — Les sculpteurs se servent aussi de chevalets pour modeler des bas-reliefs. Ces chevalets sont entièrement semblables au simple chevalet des peintres et toujours pourvus de chevilles. Mais ils sont en outre beaucoup plus massifs et solides, car ils doivent supporter le poids, parfois assez considérable, de planchettes chargées de terre glaise.

— d’atelier. — (Peint.) — Se dit indifféremment soit du chevalet ayant la forme d’un trépied, soit du chevalet droit muni d’une crémaillère.

— de campagne. — (Peint.) — Chevalet léger, soit en hêtre, soit en noyer, garni de pivots, de ressorts, de broches et de coulisses, pouvant se démonter ou se replier et se transporter aisément.

— de table. — Petit chevalet, soit en bois blanc, soit en chêne, ou en bois plus riche, parfois décoré de sculptures ou drapé d’étoffes et destiné à être posé sur une table pour supporter des cadres de petite dimension, des épreuves de gravures, des photographies.

— pour la morsure. — (Grav.) — Les graveurs qui se servaient autrefois surtout d'eau-forte à couler, laquelle exige un mouvement continuel, plaçaient leur cuivre sur un petit chevalet ; un auget servait de réceptacle au liquide qui s’écoulait ensuite dans une terrine où

on le reprenait pour en arroser de nouveau le cuivre. Un dessinateur-graveur du siècle dernier avait aussi inventé une « machine à ballotter », mue par un mouvement d’horlogerie et destinée à agiter continuellement un cuivre placé dans une cuvette remplie d’eau-forte à couler.

Chevet. — (Arch.) — Fond de la grande nef d’une église qui, suivant l’époque, est construite sur un plan circulaire ou polygonal. Dans les églises latines et romanes, le chevet se présente sous l’aspect d’une demi-tour ronde ou d’un demi-polygone. Au xme siècle, les chevets sont polygonaux , mais flanqués de chapelles à leur base. Parmi les chevets célèbres, il faut citer ceux des cathédrales de Paris, de Reims, d’Amiens, etc.

Ghèveteau. — (Arch.) — Solive d’enchevêtrure.

Chevêtre. — (Arch.) — Pièce de bois dans laquelle on emboîte les solives d’un plancher. — (Voy. Enchevêtrure.)

— faux. — (Arch.) — Pièce de bois dont les dimensions sont plus faibles que celles du chevêtre.

Cheville. — (Arch.) — Tige de bois ou de fer servant à maintenir et à fixer les assemblages des pièces de charpente ou de menuiserie.

Chevillé. — (Blas.) — Se dit de la ramure d’un cerf par rapport à l’émail ou au nombre des andouillers, ou cornichons ou dagues, figurant des cornes de cerf séparées.

Cheviller. — (Constr.) — Assembler à l’aide de chevilles.

Chevron. — (Arch.) — - Pièce de

charpente soutenant les lattes ou les voliges sur lesquelles on pose les tuiles, les ardoises ou le zinc d’une toiture.

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