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dans un sens absolu, pour caractériser par leurs instruments la peinture et la sculpture.
Giseau-ébauchoir. — (Sculpt.) — Ciseau à manche dont les sculpteurs en stuc se servent pour ébaucher leurs ouvrages.
Ciseler. — (Sculpt.) — Travailler, à l’aide du ciselet, sur un objet de métal, préciser et accentuer le modelé, en réparant les imperfections résultant de la fonte.
Ciselet. — Ciseau d’acier carré, non tranchant, assez long, dont l’artiste se sert à l’aide d’un léger marteau. Par une série de petits coups précipités, il marque la surface du métal d’une quantité de très petits méplats qui accentuent le modelé et donnent de l’accent aux détails.
Ciseleur. — Artiste qui cisèle les métaux.
— répareur. — Artisan qui achève une pièce dont les dessins ne sont pas sortis du moule avec la netteté voulue.
Ciselure. — Art de modeler le métal à l’aide du ciselet et du marteau. Le graveur décore, en la creusant, la surface d’un métal; le ciseleur le sculpte, le repousse, modèle une forme.
— prise sur pièce. — Travail d’art qui consiste à tailler le métal en bloc comme on taille la pierre et à en tirer une forme quelconque. On ne prend sur pièce que les métaux durs, le fer, l’acier.
- — repoussée. — A pour objet de tirer d’un métal en feuille un sujet, ronde bosse ou bas-relief.
— sur fondu. — La pièce sortant de la fonte est toujours imparfaite.
Outre qu’il faut rabattre les coutures produites par la jonction des diverses parties du moule, il faut aussi faire disparaître les grains du métal, accuser les détails, adoucir les contours, donner le charme, la souplesse, la vie aux for-
mes. Tel est l’objet de la ciselure sur fondu.
Citadelle. — (Arch.) — Château fort élevé à proximité d’une ville pour la défendre.
Cité. — Ville et aussi enceinte spéciale et quartier d’ancienne origine où se trouve la cathédrale, etc., etc.
— lacustre. — Se dit en archéologie des villages de l’époque antéhistorique, placés sur des îles de construction artificielle.
Citerne. — (Arch.) — Réservoir d’eau souterrain.
Citerneau. — (Arch.) — Petit réservoir communiquant avec une citerne et où les eaux pluviales s’épurent et se filtrent.
Clair -étage. — (Voy. Claire-
voie.)
Glaire-voie. — (Arch.) — Rangées de fenêtres placées aux étages supérieurs de la nef des édifices gothiques (on dit aussi clair-étage dans ce sens). Clôture formée de barreaux espacés les uns des autres, et, enfin, vides ménagés dans des cloisons ou des planchers.
Clair-obscur. — Art de distribuer la lumière et l’ombre dans un tableau et surtout d’envelopper les figures ou certaines parties de la scène représentée de demi-teintes transparentes ou d’ombres d’un ton très fin. Rembrandt surtout a excellé dans le rendu des effets de clair-obscur. Cette dénomination s’applique aussi, mais fort rarement , à des dessins en camaïeu.
On disait autrefois un dessin au clair-obscur, un tableau au clair-obscur, pour désigner un dessin , un tableau exécuté par teintes monochromes et sans autre effet que l’opposition des teintes claires et des teintes foncées.
Clairs. — (Peint.) — Dans un tableau, les clairs sont les endroits où la lumière frappe vivement. On dit aussi qu’une peinture est dans une
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gamme claire, qu’un morceau est peint de tons clairs pour indiquer que cette peinture ou ces morceaux sont exécutés d’une façon brillante et lumineuse.
Glair-voir. — (Arch.) — Motifs de sculpture découpés à jour et placés dans les panneaux d’un buffet d’orgue.
Glariné. — (Blas.) — Se dit des figures d’animaux représentées avec une clochette ou campane au cou. Une vache de gueules clarinée d’azur.
D’après certains auteurs, ce
terme de blason serait une sorte d’onomatopée rappelant le son clair et argentin des clochettes.
Clarté. — Transparence, limpidité, éclat lumineux. Se dit d’un ciel, d’un lointain baignés de lumière.
Classé. — Se dit des monuments classés, figurant sur la liste officielle des monuments historiques, j — (Voy. Monument historique.)
Classicisme. — Se dit de tendances artistiques vers le style classique et aussi de l’ensemble des œuvres des artistes classiques.
Glassico-romantique. — Se dit des œuvres mitigées tenant à la fois du classique et du romantique.
Classique. — Au sens absolu du mot, on donne le nom de classique à la plus belle époque de l’antiquité grecque, où des maîtres tels que Phidias et Polyclète en sculpture, Ictinus en architecture, surent allier dans leurs œuvres le respect de la vérité, l’observation de la nature et le. culte de la beauté. Si la littérature classique comprend aussi les lettres latines du siècle d’Auguste, dans les arts du dessin, au contraire, l’art romain est considéré comme un art de décadence. Par analogie, on désigne sous le même nom les écoles qui prennent pour modèles les monuments de l’art grec, en observent la règle, s’en inspirent, et même parfois se bornent à les copier servilement, sans se pénétrer des principes qui les ont engendrés. — Cet abus de l’imitation, à diverses
époques, a donné lieu à de violentes réactions et provoqué des discussions esthétiques retentissantes : telles sont les querelles des anciens et des modernes sous Louis XIV, des classiques et des romantiques (voy. ce mot ) sous la Restauration. — - On donne enfin le nom de classique à des maîtres tels que Raphaël, par exemple, dont le talent, sans être le résultat de l’imitation de l’art grec, en évoque le souvenir par l’extrême pureté et l’exquise perfection du dessin.
Clausoir. — (Arch.) — Se dit d’une clef de voûte.
Claustral. — (Arch.) — Se dit des édifices dépendant d’un cloître.
Claveau. — (Arch.) — Pierre taillée en forme de coin dont la juxtaposition sert à former des voûtes ou des platesbandes. Les claveaux ont six faces ; les faces supérieures et inférieures se nomment extrados et intrados, les deux faces verticales se nomment têtes et les deux faces latérales que des joints de mortier réunissent aux autres claveaux se nomment lits. Les claveaux sont toujours en nombre impair, et le claveau du milieu, de dimension plus considérable parfois, porte le nom de clef.
— à crossettes. — Se dit des claveaux dont la partie supérieure se
prolonge suivant une assise horizontale à laquelle ils se relient.
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Claveau à joint perdu. — Claveau dont le joint vertical à l’extérieur prend une autre direction à l’intérieur de la maçonnerie.
— engrené. — Claveaux placés sur deux rangs et s’emboîtant les uns dans les autres.
Clavette. — (Arch.) — Tige de métal servant à maintenir un boulon, à fixer des panneaux de vitrail, etc. Les clavettes passant à travers les pitons servent à serrer les bords des panneaux contre les traverses sans fêler les verres. Leur extrémité supérieure se termine parfois en crosse afin de les enlever plus aisément.
Clef. — Petites lamelles de bois taillées en coin et qui, introduites dans les mortaises des châssis, les empêchent de s’écarter et contribuent à maintenir les toiles à peindre parfaitement tendues.
— à crossette. — (Arch.) — Clef offrant deux saillies sur ses lits (voy. Claveau ) et au-dessus de l’extrados des autres claveaux.
— de voûte. — (Arch.) — Cla-
veau placé dans l’axe d’une voûte. On dit aussi clef . (Voy. Claveau .) On désigne aussi sous ce nom, dans les édi-
fices de style gothique, les rosaces placées aux clefs de voûte. C ®s clefs,
formées de feuillages inscrits dans un cercle au xme siècle, et qui, au xive, devinrent assez volumineuses, furent remplacées au xve et au xvie siècle par des rosaces plates, ajourées et bordées de redents.
Clef passante. — (Arch.) — Clef plus haute que les claveaux et faisant partie de l’assise horizontale supérieure avec laquelle elle se relie.
— pendante. — (Arch.) — Les clefs pendantes sont des claveaux dont la saillie inférieure dépasse la courbure de la voûte, et qui sont destinées à recevoir un motif d’ornementation en forme d’agrafe. Tout spécialement dans les édifices de style gothique, on désigne sous ce nom de véritables pendentifs placés aux clefs de voûte, décorés de rosaces, de rinceaux et dont quelques-unes sont parfois de dimensions considérables.
Clichage. — (Grav.) — Opération qui consiste à reproduire, à l’aide d’un métal fusible, sur lequel s’exécutent ensuite les tirages, des bois gravés ou des dessins photographiés.
Cliché. — Relief en métal obtenu
par le clichage, sur lequel s’exécute le tirage d’une gravure. On donne aussi le nom de clichés aux épreuves photographiques sur verre en les désignant sous les noms de négatifs ou de positifs , selon qu’ils reproduisent un objet en transposant ou non les blancs et les noirs.
Glicher. — Obtenir un cliché par
l’opération du clichage.
Glicheur. — Ouvrier qui exécute les clichés. Industriel qui dirige un atelier de clichage.
Cligner. — Fermer les yeux à