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per des morceaux de cartes de façon que, vivement éclairés, ils projettent sur une surface blanche des ombres reproduisant des figures, des objets de toute nature.

Coq. — (Arch.) — Girouette en plomb ayant la forme d’un coq et placée au sommet des édifices religieux.'

— (Art déc.) — Sorte de platine découpée à jour, en général très richement ornée, servant à couvrir et à protéger le balancier des anciennes montres.

Coquerelles. — (Blas.) — Noisettes dans leurs fourreaux, jointes ensemble au nombre de trois. Les coquerelles se rencontrent presque toujours en nombre dans les armoiries. Trois coquerelles de gueules.

Coquet. — Se dit de scènes élégantes, de figures gracieuses, d’un ensemble exécuté dans une tonalité fraîche et gaie.

Coquille. — (Peint.) — On donne ce nom aux moules servant ordinairement de réceptacle aux poudres d’or, d’argent, de bronze, employées dans la peinture à la gouache.

— (Arch.) — Voûte en quart de sphère, parfois décorée de cannelures et for-

mant la partie supérieure d’une niche en plein cintre.

— (Sculpt.) — Ornement que l’on place aux angles de moulures ayant un quart de rond pour profil.

— (Blas.) — Figure usitée dans les armoiries. Les coquilles sont en général représentées arrondies par le bas, retroussées par le haut, quelquefois avec deux petites pointes en forme d’oreilles, et rayées sur le dessus. Les petites coquilles portent aussi le nom de coquilles de Saint-Michel, et les plus grandes, toujours pourvues d’oreilles,

portent le nom de coquilles de Saint- Jacques.

Coquille d’escalier. — (Arch.) —

Intrados de la voûte rampante formée par les marches d’un escalier.

Cor. — Figure de blason.

Corail. — Production marine calcaire d’un beau rouge usitée dans la bijouterie. — Couleur d’un beau rouge clair, éclatant et vif.

Corbeau. — (Arch.) — Pierre sailante destinéé a supporter une corniche, la retombée d’un arc, la saillie d’une galerie. Les corbeaux des xe, xie et xue siècles sont décorés de figures d’hommes et d’animaux, de représentations de sujets symboliques. Au xme siècle, les corbeaux disparaissent des corniches et sont employés seulement comme supports de balustrades, de mâchicoulis, de retombées d’arcsdoubleaux, ou pour servir de point d’appui à des pièces de charpente. Il y a de nombreux exemples de corbeaux en bois dans les constructions civiles du moyen âge, et le plus souvent ces corbeaux, placés à la partie supérieure de l’édifice, servent à soutenir la saillie de la corniche. — (Voy. Encorbellement .)

Corbeille. — (Arch.) — Masse de chapiteau corinthien sur laquelle sont appliquées les feuilles d’acanthe. — Motif d’ornementation .placé au-dessus de certaines cariatides dites canèphores.

Corde. — Ligne droite qui joint les extrémités d’un arc de cercle.

Cordelière. — (Arch.) — Moulure ronde, convexe, en forme de petit câble.

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Gordon. — (Arch.) — Moulure peu saillante, régnant au pourtour d’une façade ou d’un appartement. — Ban-

deau horizontal accusant à l 'extérieur une division d’étage.

— (Blas.) — Se dit de la marque distinctive des arrrtoiries ecclésiastiques consistant, soit en un cordon avec houppes attaché au chapeau placé en cimier, soit en un câble à nœuds ou cordelière entourant l’écu.

L’usage de ces cordons d’argent, façonnés comme les ceintures des religieux de l’ordre de Saint-François, remonte à Anne de Bretagne.

Cordonné. — (Arch.) — Se dit de surfaces murales ou de parties d’édifice reliées par un cordon.

Corindon. — Alumine chimiquement pure. Pierre précieuse, dure et transparente.

Corinthien. — (Arch.) — Ordre antique d’une grande richesse, dont le caractère est surtout déterminé par un chapiteau décoré de deux rangées de feuilles d’acanthe, entre lesquelles s’insèrent de petites volutes. — (Voy. Chapiteau .)

Corne. ■ — (Blas.) — Toque ducale avec rang de perles surmontant les armes des doges de Venise.

— d’abaqne. — (Arch.) — Angle saillant du tailloir dans les chapiteaux d’ordre corinthien et dans certains chapiteaux ioniques de la Renaissance, du xvneet du xvxii0 siècle, dont les quatre faces sont symétriques. — (Voy. Chapiteau dorique .)

Corne d’abondance. — Motif

d’ornementation formé d’une corne d’où sortent des fleurs, des fruits et parfois des objets de toute nature.

— de bélier. — (Arch.) — Volute ornementée de certains chapiteaux ioniques.

— ■ de vache. — (Arch.) — Évidements sur les vives arêtes d’une voûte.

— de volute. — (Arch.) — Motif d’ornementation usité dans certains chapiteaux corinthiens et qui , semblant prendre naissance dans les enroulements des volutes, se projette brusquement en dehors du plan de cet enroulement à la hauteur de l’œil de la volute.

Cornet. — Vase d’ornement en forme de petite corne tronquée.

Corniche. — (Arch.) — Partie supérieure d’un entablement formant sail-

lie sur la frise. Large moulure formant couronnement d’une façade, d’une portion de façade, régnant autour d’un appartement, au-dessous du plafond, dominant une porte, une fenêtre, une armoire, etc. Se dit aussi, dans l’architecture gothique, de hautes moulures

décorées ou non de feuilles entablées et régnant au pourtour d’une façade, à la

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