‹ Lexique des termes d'art (volume 2)Chapitre 65 sur 263 · GOT · texte numérisé non relu

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verticalement la surface convexe ou concave d’un dôme ou d’une voûte. — Listels formant intervalles entre les cannelures des colonnes.

Gotice. — (Blas.) — La Bande diminuée porte le nom de cotice.

— alesée. — (Blas.) — Cotice ne touchant pas les bords de l’’eau. Dans ce cas elle est dite : bâton péri en bande.

Goticé. — - (Blas.) Se dit iorsque les bandes d’un écu excèdent le nombre de neuf.

Cotonneux. — (Peint.) — Se dit d’une exécution molle, sans fermeté ni consistance.

Côtoyé. — (Blas.) — Se dit parfois pour accosté, mais s’emploie surtout pour désigner la disposition de pièces nombreuses placées régulièrement de chaque côté d’un pal, d’une bande, etc. Une bande côtoyée de trèfles, de fleurs de lis.

Cou. — (Arch.) — Dégagement entre deux moulures rondes.

Couche. — (Peint.) — Couleur ou impression préparatoire d’une seule teinte passée à plat et en une fois sur une surface. On dit qu’une couche de couleur est mince lorsqu’elle laisse transparaître soit le fond, soit la couche précédente.

Coucher. — (Aquar.) — Coucher une teinte en aquarelle, c’est l’appliquer par coups de pinceau égaux posés obliquement, et en allant de gauche à droite. Chaque coup de pinceau se fond ainsi de lui-même avec le coup de pinceau précédent.

— de soleil. — (Peint.) — On désigne souvent dans le langage courant un tableau par l’effet même que le peintre a voulu reproduire. « Un coucher de soleil de Claude Lorrain, un clair de lune de John Crome, une bataille de Casanova. » 11 suffit d’indiquer ici une fois pour toutes cette façon abrégée de parler sans y revenir à tous les mots qui exigeraient pareille remarque.

— l’assiette. — (Dorure.) — Passer

une ou plusieurs couches d’une préparation spéciale composée de bol d’Arménie, de sanguine, de mine de plomb et d’huile d’olive sur l’objet à dorer.

Coulage. — (Céram.) — Procédé de façonnage qui consiste à couler de la pâte liquide dans des moules en plâtre. Une partie de la pâte adhère aux parois du moule et l’excédent de liquide s’écoule par un orifice spécial. L’opération doit être répétée un certain nombre de fois suivant l’épaisseur que l’on veut donner à la pièce.

— du noyau. — (Sculpt.) — Former le noyau (voy. ce mot) d’une statue destinée à la fonte au moyen de la cire coulée dans un moule. Lorsque l’opération est terminée et le moule démonté, la statue apparaît en cire et absolument semblable au plâtre ou modèle du statuaire.

Coulée. — Action de fondre une statue.

Couler des tailles. — (Grav.) — - Conduire des tailles suivant des lignes parallèles.

Couleur. — Dans le sens général :

impression produite sur l’œil par les substances colorées. — Dans un sens plus spécial : effet produit par l’ensemble des couleurs distribuées dans un tableau. « Les Vénitiens ont le génie de la couleur. » — (Voy. Coloriste .)

— (Grav.) — Lorsqu’une gravure produit un effet brillant, par des oppositions de noir et de blanc vives, chaudes et harmonieuses, on dit qu’elle a de la couleur.

— amies. — (Peint.) — Couleurs dont le mélange s’opère aisément et qui produisent des tons harmonieux.

— blanches. — (Peint.) — (Voy.

Couleurs légères .)

— bois. — La couleur bois est d’un ton brun plus ou moins jaunâtre. Dire qu’une figure est couleur bois, c’est indiquer qu’elle est peinte d’un ton désagréable, lourd et faux. — La couleur bois plus ou moins foncée est fréquemment usitée dans l’art industriel pour

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donner aux bois blancs et communs l’aspect de bois durs et précieux.

Couleur bronze. — Couleur d’un ton verdâtre ou roux avec des reflets verdâtres.

— cendrée. — Couleur d’un ton gris très fin et très harmonieux.

— Chair. — Couleur d’un ton rouge pâle, mélangé de rose, de blanc, de jaune et parfois légèrement gris bleuâtre dans les parties ombrées.

— changeante. — Couleur qui varie suivant l’angle sous lequel elle est regardée.

— complémentaires. — Couleurs dont la combinaison reproduit la lumière blanche. Selon les lois de la physique, la couleur complémentaire du rouge est le vert, celle de l’orangé le bleu, celle du jaune le violet et réciproquement. Il va sans dire que dans la pratique le mélange des couleurs complémentaires ne produit point dé blanc, mais un noir ou plutôt un gris normal.

— composites. — Elles sont au nombre de trois. Chacune d’elles est formée par le mélange de deux des trois couleurs primitives : l’orangé, par le rouge et le jaune; le vert, par le bleu et le jaune ; le violet, par le rouge et le bleu.

— de feu. — Nuance d’un rouge éclatant, ardent.

— dégradées. — (Voy. Couleurs

noyées.)

— de jais. — Noir intense et brillant.

— du prisme. — Se dit des sept couleurs simples, violet, indigo, bleu, vert, jaune, orangé, rouge, formées par la décomposition d’un rayon de lumière blanche à l’aide du prisme.

— en poudre. - — Couleurs préparées pour la peinture à la gouache.

— feuille morte. — Jaune brun tirant plus ou moins sur le roux.

fondues. — Effet obtenu en peinture par le passage d’une couleur ou d’un ton à un autre, au moyen de nuances ou de teintes insensiblement dégradées.

Couleur générale. — Se dit de

la tonalité d’ensemble d’un tableau.

— génératrices. — Elles sont au nombre de trois : le rouge, le jaune et le bleu. On dit aussi couleurs primitives, primaires ou mères.

— grise. — Couleur tirant sur le gris. (Voy. ce mot.)

— héraldiques. — (Blas.) — Elles portent le nom commun d’émaux. Il y a cinq émaux : l’azur ou bleu, le gueules ou rouge, le sable ou noir, le sinople ou vert et le pourpre.

— jaune serin. — Jaune pâle tirant légèrement sur le vert.

— légères. — Couleurs qui, additionnées de blanc, restent claires. On dit aussi couleurs blanches .

— lilas. — Violet pâle légèrement bleuâtre ou rosé.

— livide. — Teinte plombée, légèrement bleuâtre, violâtre ou verdâtre, tirant sur le noir.

— locale. — Couleur spéciale à chaque objet. — -Ton général, sur lequel on exécute le modelé. L’école romantique étendit le sens de cette expression jusqu’à lui faire signifier l’exactitude des sites, des costumes, des accessoires.

Lorsque Decamps montra pour la première fois devrais Turcs d’Asie Mineure au lieu de Turcs portant des vestes ornées d’un soleil dans le dos, il fit de la couleur locale.

— marron. — Brun rouge.

— matrices. — Couleurs en nombre variable qui entrent dans la composition d’une autre couleur.

- mauve. — Violet pâle légèrement bleuâtre.

— moist. — Couleur pour l’aquarelle, renfermée dans des godets ou de petits tubes et ayant la consistance d’une pâte molle.

noyées. — Couleurs juxtaposées ou non, diminuant d’intensité jusqu’au blanc. On dit aussi couleurs dégradées.

ocreuse. Jaune, d’un ton ocreux, jaunâtre ou légèrement rougeâtre.

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Couleurs pesantes. — Couleurs de teintes foncées, et, spécialement dans l’aquarelle, couleurs lourdes déposant au fond du godet dès qu’elles sont délayées.

— ponceau. ■ — Rouge vif, clair, très légèrement carminé, éclatant, rappelant le ton du coquelicot.

— pourpre. — Rouge foncé tirant légèrement sur le violet.

— primaires. — (Voy. Couleurs génératrices.)

■ — puce. — Rouge brun.

— rabattues. — (Teint.) — Couleurs mélangées avec du noir, trop fréquemment employées aux Gobelins dans la traduction en tapisserie des tableaux.

— rompues. - — Couleurs vives ou tranchantes, affaiblies ou atténuées par leur mélange avec d’autres couleurs.

— spectrales. — Couleurs obtenues par un rayon lumineux, traversant un prisme de cristal.

— tranchantes. — Couleurs vives, se détachant parfois avec dureté les unes sur les autres.

— vert de mer. — Vert, mélangé de bleu.

— vierge. — Couleur employée pure, sans mélange.

Coulisse. — (Art théâtral.) — Rainures pratiquées dans les planches d’une scène de théâtre et dans lesquelles glissent des châssis de décoration verticaux. Et aussi châssis verticaux sur lesquels sont peintes des décorations. Des coulisses représentant un palais, une chaumière, un bouquet d’arbres, etc. L’intervalle entre deux coulisses se nomme plan.

Couloir. — (Arch.) — Passage servant de dégagement pour passer d’une pièce dans une autre. — Passages circulaires régnant au pourtour des gale-

ries des différents étages d’un théâtre.

Coupage. — (Céram.) — Division de la pâte en fragments qu’on mêle et qu’on déplace pour les réunir de nouveau en les mélangeant.

Coup de jour. — (Peint.) — Touche de lumière réelle, rayon lumineux vif et éclatant, accentuant le modelé d’une figure peinte ou sculptée.

Coup de pouce. — L’habileté de main et particulièrement l’adresse de la touche, de l’accent dans le modelé, qui caractérisent l’individualité d’un peintre ou d’un statuaire. D’une œuvre d’élève, revue, terminée par un artiste, on dira que celui-ci y a mis le coup de pouce du maître.

Coupe. — (Art décor.) — Vase très peu profond et très large , avec ou sans anses, monté sur un pied. On fabrique des coupes en cristal, en porcelaine, mais surtout en métal. Les coupes données en prix dans certains concours sont parfois des œuvres d’art de grand mérite et d’une extrême richesse d’ornementation.

— (Dessin d’archit.) — Dessin représentant l’intérieur d’un édifice que l’on

suppose coupé suivant un plan vertical dans le . sens de la longueur ou de la largeur, de façon à laisser voir l’épaisseur des murs des voûtes, des combles et les aménagements intérieurs. Se dit aussi de la section faite suivant une ligne donnée, de façon à indiquer le profil d’une moulure.

— (Arch.) — Inclinaison des joints de voussoirs. — Se dit aussi, mais assez

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rarement, de la partie concave d’une voûte hémisphérique.

Coupe. — (Grav.) — La coupe est à la gravure sur bois ce que la taille est à la gravure sur métal. C’est ainsi qu’on désigne le premier travail des graveurs creusant à l’aide de l’outil les blancs qui limitent une hachure. La recoupe est la seconde opération de ce genre de gravure. Un bois est exécuté avec une grande franchise de coupe, lorsque les hachures ont été franchement attaquées.

— des pierres. — (Arch.) — Art de tailler les pierres en vue de l’emplacement qu’elles doivent occuper dans une construction. La stéréotomie, ou art du trait, enseigne les principes de la coupe des pierres.

— fausse. — (Arch.) — Joint oblique ou assemblage de pièces de charpente fait suivant un angle autre que le droit ou l’angle de 4.5°.

Coupé. — (Blas.) — Le coupé — une des quatre partitions principales de

l’écu — divise le champ en deux parties égales, soit par une ligne horizontale, soit par une ligne oblique.

Couper. - — (Grav.) — Entailler le cuivre avec le burin.

Coupole. — (Arch.) — Se dit indifféremment , mais à tort, d’un dôme et de l’intérieur d’un 1 dôme. La dénomina tion 'de coupole ne doit être appliquée qu’à la voûte intérieure , s’élevant sur un plan différent de celui du dôme qui en est l’enveloppe extérieure. Entre les deux, il existe parfois un espace vide

considérable. La coupole du Panthéon de Paris et celle de Saint-Pierre de Rome, celle de Sainte-Sophie, à Constantinople, sont des types du genre. — La coupole ne suppose pas rigoureusement le dôme et le dôme peut couronner des surfaces planes, comme au pavillon central de l’École militaire, à Paris, aux pavillons du Louvre, etc.

Cour. — (Arch.) Espace découvert dépendant d’une habitation et entouré de portiques, de murailles ou de bâtiments.

Courant de comble. — (Arch.) — Longueur d’un comble.

Courbe. — Ligne qui n’est ni droite ni composée de lignes droites.

— des pressions. — (Arch.) — Courbe réunissant les points où passent les résultantes de la pression et de la poussée horizontale des matériaux formant une voûte.

— rampante. — (Arch.) — Limon courbe d’un escalier.

Couronne. — Ornement de tête circulaire porté, soit comme parure, soit comme signe de dignité. On donne parfois ce nom à l’auréole. — (Voy. ce mot.)

— (Arch.) — Se dit quelquefois d’un larmier.

— (Blas.) — Les couronnes se placent au-dessus de l’écu.

— architecturale. — Se dit parfois des balustrades entrecoupées de pinacles terminant certaines tours de l’époque gothique, comme celles de l’église Saint-Ouen, de Rouen, par exemple.

— d’archiduc. — (Blas.) — Cercle à huit fleurons autour d’une toque et surmonté d’un demi-cercle garni de perles, supportant un globe dominé par une croisette.

— de baron. — (Blas.) — Cercle sur le plat duquel sont placés « en

Cour, de Baron. Cour, de Comte, barre » des cordons de petites perles.

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Couronne de comte. — (Blas.) — Cercle surmonté de seize perles.

— de lumière. — Cercle de métal chargé de bougies et suspendu aux voûtes comme un lustre.

— de marquis. — (Blas.) —

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