‹ Lexique des termes d'art (volume 2)Chapitre 69 sur 263 · CRE · texte numérisé non relu

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journée qui précède ou suit immédiatement le lever ou le coucher du soleil.

Gréquier. — (Blas.) — Se dit d’un arbre imaginaire usitc

t comme pièce de blason et dont la forme rappelle celle d’un chandelier à plusieurs branches. Un cré- ' quier de sinople à sept branches, un créquier de gueules à cinq branches.

Crête. — (Arch*. ) — Ornement en plomb découpé, posé verticalement sur un faîte. Certaines églises, certains mo nu ment s civils du moyen âge et de la

Renaissance offrent des combles décores de crêtes d’une grande richesse d’ornementation et que rehaussaient parfois encore des touches de dorure. — Ensemble des tuiles ou des ardoises faîtières d’un toit.

Creuser. — (Grav.) — Dans la gravure au burin , creuser une taille-, c’est en augmenter la profondeur à l’aide d’un outil plus acéré. Dans la gravure sur bois, c’est défoncer les blancs, c’est-à-dire augmenter la profondeur des creux déjà indiqués.

Creux. — (Peint.) — Se dit d’un modelé insuffisant donnant l’aspect d’une surface mince, sans consistance, sous laquelle il n’y a rien.

— (Sculpt.) — Moule de l’objet que l’on veut reproduire en plâtre. — (Voy.

Bon creux et Creux perdu.)

— perdu. — (Sculpt.) — Mouleen plâtre d’un objet dont on ne peut tirer qu’une seule épreuve, parce que, pour la dégager, il en faut briser le moule en creux.

Crevé. — (Grav.) — Accident qui résulte de hachures tracées trop près les unes des autres sur le vernis, et qui,

sous l’influence du bouillonnement de l’acide, ne résistent pas à la morsure.

Le vernis se détachant, tout l’espace compris entre les hachures extrêmes « crève », et l’acide mord une surface plus ou- moins large, au lieu de mordre seulement les traits séparés tracés par l’artiste. On peut encore tirer quelque parti du « crevé » dans les eaux-fortes traitées d’une manière pittoresque; mais dans les planches d’un travail régulier, le « crevé » est un accident auquel on ne peut remédier qu’en faisant replaner le cuivre et en recommençant le travail.

Criard. — Se dit de tons qui, par une mauvaise entente de leur distribution, paraissent trop vifs, trop crus.

Critique. — Écrivain qui examine, discute, juge les œuvres d’art et en raisonne. — Articles de journaux ou travaux publiés par ces écrivains.

Crochet. — (Arch.) — Ornement saillant, fréquemment usité dans l’art gothique, et dont l’extrémité se recourbe ou s’enroule en forme de feuillage ou de bourgeon. Les crochets du xnie siècle

offrent des tiges assez longues et portent parfois le nom de crosses végétales. Ils décorent non seulement les remparts

des pignons et des gables, mais encore les corniches, et portent alors le nom

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de feuilles entablées. Au xive siècle, les crochets se redressent et prennent des formes plus variées, plus touffues. Au xve? ils deviennent encore pins riches, plus exubérants , et ne sont employés alors que pour décorer les nervures des gables ou des clochetons, jamais les corniches ou moulures horizontales.

Croisée. — (Arch. ) — Ouverture donnant du jour dans un édifice. — Partie d’une église gothique en avant du chœur, où la nef principale et le transept se croisent à angle droit.

— d’ogive. — (Arch.) — Croisement des nervures d’une voûte d’arête.

Croiser des tailles. — (Grav.) — Couper une suite de tailles par des contre-tailles. — (V oy. ce mot.)

Groisettes. — (Blas.) — Se dit de petites croix figurant en grand nombre sur un écu.

Croisillon. — - (Arch.) — Bras horizontal d’une croix ordinairement plus court que le bras vertical. — S’emploie aussi comme synonyme de croisée et de transept .

Croissant. — (Blas.) — Le croissant est montant , lorsque ses pointes sont tournées vers le haut ou chef de Pécu. 11 est renversé , ou couché , lorsque les cornes regardent la pointe de l’écu ; tourné, lorsqu’elles regardent le flanc dextre; contourné , lorsqu’elles regardent le flanc sénestre. Enfin les croissants plus ou moins nombreux sur ie champ de l’écu sont tournés en bande, adossés , appointés, affrontés ou mal ordonnés .

Croix. — (Arch.) — Se dit de l’ensemble de la grande nef, du chœur, du sanctuaire et du transept formant une croix dans les édifices religieux de style gothique.

— Figure de blason. — La réunion du

pal et de la fasce. C’est une des douze pièces de division appelées honorables ordinaires et qui, étant seule, doit remplir de chacune de ses branches le tiers de la surface de l’écu. Lorsque la croix est cantonnée, elle doit être représentée plus étroite. Croix ancrée. — (Blas.) — Croix dont les extrémités se recourbent en crochets, en ancres de navire. Les croix ancrées sont fréquemment usitées dans les armoiries, un certain nombre de chevaliers à leur retour de Terre-Sainte ayant changé leurs armes et ayant remplacé les figures d’animaux par une croix.

— anillée. — (Blas.) — Croix dont les extrémités se terminent en aile de moulin. On dit aussi croix nellée , ou même nelle , nille ou nigle.

Cette croix est une sorte de croix ancrée, mais fort déliée et parfois les branches et leurs extrémités sont ajourées.

— ansée. — (Blas.) — Croix à branches en forme de T. On lui donne aussi le nom de croix potencée et de croix de Saint-Antoine. D’argent à la croix potencée de sable.

Certaines armoiries sont

chargées de croix potencées en nombre.

— bastonnée. — (Blas.) — Croix formée de bâtons entre-croisés , - — parfois de métal ou d’émail El différent, — et laissant jjg entrevoir par leurs vides le champ de l’écu.

On la nomme également croix clavelée.

— bourdonnée. — (Blas.) — Croix dont les extrémités sont terminées en bourdon de pèlerin. Le bourdon de pèlerin consistait en un long bâton, à l’ex-

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trémité duquel était une gourde, ou dont la partie supérieure s’arrondissait en forme de pomme.

Croix câblée. — (Blas.) — Croix faite de cordes ou de gros câbles tortillés.

— clavelée. — (Blas.) — (Voy.

Croix bastonnée.)

— cercelée. — (Blas.) — Croix dont les extrémités , divisées par leur milieu, se recourbent en crosse des deux côtés. Dans certaines armoiries, on trouve des croix cercelées

et de plus nellées. — (Voy. Anillée.)

— cléchée. — (Blas.) — Croix ajourée dont les extrémités, légèrement évasées, sont garnies de trois perles. On dit en blason qu’une pièce est cléchée lorsqu’elle laisse voir le fond de l’écu par certaines découpures. Il n’y a d’exception que pour les macles, que l'on dit percées.

— de chemin. — (Arch.) — Calvaires édifiés sur les routes, à certains carrefours, à l’entrée des villes, des villages, et dont les plus beaux spécimens datent du xive et du xve siècle.

— de consécration. — (Arch.) — Croix peintes sur les murailles des églises au moment de la consécration et dont il existe des types très variés du xue au xvc siècle.

— de Lorraine. — Croix à double croisillon horizontal. Le croisillon supérieur est plus petit que l'autre. On lui donne aussi le nom de croix patriarcale, de croix double ou de croix recroisée. Dans

les armoiries françaises, on désigne cette croix sous le nom de croix de Lorraine; dans les armoiries flamandes, allemandes, suédoises, polonaises, on la désigne sous le nom de croix patriarcale.

— de Malte. — Croix à branches égales, très évasées au sommet, limitées

par des lignes droites et pouvant s’inscrire dans un carré. Les chevaliers de Malte, héritiers des hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, portaient cette croix comme décoration distinctive de leur ordre.

Croix de Saint-André. — Croix dont les branches sont présentées en forme d’X. La croix de Saint-André, usitée comme figure de blason, est d’une application très fréquente dans la construction en charpente. On fait surtout usage de pièces de bois ou de fer disposées en croix de Saint-André pour maintenir l’écartement et les mouvements d’oscillation des pans de bois ou de pièces assemblées suivant une forme rectangulaire.

— écotée. — (Blas.) — Croix formée de branches d’arbre dont les rameaux sont coupés.

— en tau. — (Voy. Croix ansée ,)

— fichée. — (Blas.) — Croix dont le bras vertical, plus allongé que le bras horizontal, est affilé à son extrémité inférieure comme pour être « fiché » dans le sol. On dit aussi croix au pied fiché. La partie supérieure peut affecter différentes formes, croix recroisettée, en tau, etc., etc. Elles sont employées, dans les armoiries, seules ou en nombre.

— florencée. — (Blas.) — Croix dont les bras se terminent par des fleurs de lis.

On lui donne aussi le nom de croix fleurdelisée, parce que ses branches se terminent comme le bâton ou sceptre de l’es-

carboucle de Clèves. Les croix florencées se rencontrent fréquemment dans les armoiries espagnoles. On réserve l’expression de croix fleuronnée pour les croix dont les branches se terminent en trèfle.

— fourchetée. — (Blas.) — Se dit de croix dont les extrémités sont

GRO

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découpées comme les fourchettes à l’aide desquelles on soutenait autrefois les mousquets.

Croix frettée. — (Blas.) — Croix renforcée à l’aide de frettes.

— funéraires. — (Arch.) — Croix édifiées sur des sépultures.

— grecque. — Croix à quatre branches égales. On représente parfois

cette croix inscrite dans un cercle. Les vêtements de plusieurs saints personnages sont fréquemment ornés de bordures formées de croix grecques disposées ainsi. Le plan de la plupart des églises orientales a la forme d’une croix grecque.

— gringolée. — (Blas.) — Croix dont les extrémités se terminent par des têtes de serpent. On emploie aussi cette expression pour désigner les sautoirs et autres pièces se terminant de même. On dit aussi croix givrée.

— latine. — Croix dont la branche inférieure est plus grande que les trois autres. Presque toutes les églises romanes et gothiques sont construites en forme

U de croix latine. Le pied de la croix forme la nef longitudinale, le chœur occupe le somles croisillons constituent le transept ou nef transversale.

— nellée. — (Blas.) — (Voy. Croix anillée.)

— ondée. — (Blas.) — Croix chargée d’ondes, et dont les branches se contournent en ondes.

pattée. — (Blas.) les extrémités sont évasées. Dans certaines armoiries, on trouve des croix pattées dont les branches sont trois fois plus larges à leur extrémité qu'à leur racine, et qui sont évidées en ova'e sur les flancs.

met et

Croix dont

Croix processionnelle.— Croix

avec ou sans figure de Christ, généralement en métal et placée à l’extrémité d’une hampe. La croix processionnelle, comme son nom .l’indique, est usitée dans les cérémonies du culte catholique.

Certaines croix processionnelles sont exécutées en métal précieux et parfois rehaussées de pierreries. Il existe encore à l’abbaye de Saint-Denis une croix processionnelle du xne siècle, en bois de chêne recouvert de plaques d’argent ou de cuivre doré. Aux premiers temps de l’Église, les croix processionnelles, gemmées et ornées de fleurs, étaient garnies de flambeaux à l’extrémité de leurs traverses et sortaient, suspendus par des chaînettes, i’A et l’Û.

— recercelée. — (Blas.) — Se dit de croix bordées d’un filet d’un émail ou d’une couleur différant de celui ou de celle de la croix, ce filet contournant la croix dans toutes ses parties, mais étant placé à une petite distance du bord extérieur.

— rscroisettée. — (Blas.) — Croix dont chaque bras est luimême traversé par un croisillon. On lui donne aussi le nom de croix croisée, parce qu’elle a la forme de quatre croix grecques réunies entre elles par un carré.

— tréflée. — (Blas.) — Croix dont les extrémités sont ornées de trèfles. (Voy.

Croix florencée.) On dit aussi croix fieuronnée.

On trouve dans certaines armoiries des exemples de cette croix fieuronnée

et même cou-

verte d’un semis d’hermine.

Cromlech. — Monument celtique formé de menhirs rangés en cercle, au

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