‹ Lexique des termes d'art (volume 2)Chapitre 74 sur 263 · G YL · texte numérisé non relu

G YL

CYM

Cylindre. — Solide obtenu par la révolution d’un rectangle autour de l’un des côtés.

On donne aussi le même nom aux pierres de cette forme ayant servi d’amulettes ou de cachet. Des cylindres assyriens, babyloniens, persépolitains.

Cylindrique. — Qui a la forme d’un cylindre. On dit aussi, mais très rarement, cylindriforme.

Cymaise. — (Arch.) — Moulure de forme ondulée, placée au sommet de certaines corniches ou sur les lambris

à hauteur d’appui, et ayant généralement l’aspect d’un talon et quelquefois celui d’une doucine. On dit aussi cimaise.

Cymaise. — (Peint.) — La grande ambition de tous les peintres exposant au Salon est de voir leurs tableaux placés- sur la cymaise, c’est-à-dire à hauteur d’appui et bien en vue. On dit dit ainsi : « obtenir les honneurs de la cymaise ».

Daguerréotype. — Procédé, inventé de 1813 à 1829, par Niepce et Daguerre, à l’aide duquel on fixait les images de la chambre noire sur des plaques d’argent sensibilisées à la vapeur de l’iode. Ces images étaient développées (voy. ce mot) aux vapeurs de mercure et fixées à l’hyposulfite de soude. Par le daguerréotype on obtenait directement des épreuves positives, mais il fallait répéter l’opération sur le modèle autant de fois qu’on désirait d’épreuves. Les finesses du modelé étaient bien supérieures à celles des photographies; cependant le miroitement du métal rendait les épreuves difficiles à voir.

Pour l’aspect d’ensemble on ne peut mieux comparer les épreuves au daguerréotype qu’à l’effet produit par des images peu éclairées, reflétées dans un miroir. — Par abréviation, on disait aussi un daguerre.

Daguerréotyper. — Reproduire parle daguerréotype. — On dit parfois de peintures, ou de reproductions d’une exactitude de détails méticuleuse, qu’elles sont daguerréotypées.

Dais. — (Arch.) — Motif d'ornementation de l’époque gothique, formant voûte et placé audessus des statues adossées à un mur, ou des évidements en forme de niche pratiqués pour recevoir une statue. Au xne et au xiiic siècle, les dais reproduisent en élévation des édifices minuscules con-

formes au style de l’époque. Au xme, ils sont surmontés

,, , ..TUvT.-Ti

d arcatures a

jour, flanqués de pinacles, de clochetons et d’arcs-boutants; leurluxueuse décoration augmente au xive et au xve siècle. Dans certains édifices, au château de- Blois, par exemple, des statues équestres sont couronnées de dais formés de deux arcades ogivales se développant sur une surface relativement considérable. Enfin, au xvie, les dais sont encore très riches, mais affectent parfois la forme de lanternons avec volutes et enroulement superposés étagés et en retraite les uns sur les autres, et se terminant parfois par une élégante statuette. On décorait aussi la partie supérieure des sièges réservés aux personnages de distinction de morceaux d’étoffes drapées formant une sorte de toiture ; on donne également le nom de dais à l’abri mobile décoré de panaches et d’étoffes richement brodées sous lequel se plaçaient les rois et que portaient parfois de hauts dignitaires.

Le dais n’est plus usité de nos jours que dans les cérémonies du culte catholique.

Dallage. — Se dit d’une surface horizontale recouverte de matériaux susceptibles d’être taillés en lamelles et de résister au frottement et à l’usure.

Page 1