‹ Lexique des termes d'art (volume 2)Chapitre 76 sur 263 · DAN · texte numérisé non relu

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qu’à la plus humble et misérable vieille. Les artistes allemands ont excellé dans la composition des danses macabres.

La danse macabre ou danse des morts de Bâle était célèbre et celle d’Holbein

est justement considérée comme un chefd’œuvre.

Danser. — (Arch.) — Se dit de compositions mal équilibrées, et surtout de façades dans lesquelles, par défaut de symétrie ou par suite de l’absence d’un parti pris de grandes lignes, la stabilité de l’édifice n’est pas suffisamment affirmée.

Dard. — (Arch.) — Motif d’ornementation en forme de flèche acérée, séparant deux oves consécutives. Parfois, ces dards sont légèrement fleuronnés. Toutefois, leur profil angulaire et la régularité de l’arête sont indispensables pour donner de la fermeté à la moulure.

Dauphin. — Se dit de la représentation conventionnelle d’un mammifère cétacé, à tête volumineuse. Les dauphins

sont usités surtout dans la décoration des fontaines. Ils sont usités aussi comme figures de blason et, dans ce cas, représentés le plus souvent de profil et contournés en demi-cercle.

Dé. — (Arch.) — Cube de pierre

ormant la partie principale d’un piédestal. — Pierre taillée en forme de

cube ou de tronc de pyramide placé sur le sol pour recevoir des supports verticaux en fer ou en bois.

Déambulatoire. — (Arch.) — Dénomination primitive des bas côtés des églises. — (Voy. Bas côtés.)

Débillarder. — (Arch.) — Abattre les arêtes d’une pièce de bois.

Décadence. — On dit que l’art est en décadence pour indiquer qu’il ne produit plus que des œuvres inférieures à celles d’une date encore récente. L’expression s’applique aussi — mais parfois à tort — à certaines œuvres conçues et exécutées en dehors des lois et des traditions de l’art classique.

Décalcomanie. — Art de décorer des surfaces unies au moyen de dessins imprimés avec des couleurs spéciales, qui, humidifiées, se décalquent à l’aide d’une simple pression en se détachant des feuilles de papier sur lesquelles elles étaient appliquées.

Décalque. — Décalquer, c’est reporter le calque d’un dessin sur une nouvelle surface. On peut cependant décalquer sans avoir fait le calque préalable. Tel est le cas d’une gravure, par exemple, derrière laquelle on placerait une feuille de papier noirci posée sur un feuillet de papier blanc. En suivant les contours de la gravure à l’aide d’une pointe émoussée d’acier ou d’ivoire, on obtient sur le papier blanc un tracé noir qui est un véritable décalque. On arrive au même résultat à l’aide d’un calque de la gravure, ce qui a l’inconvénient de constituer un travail de plus pour l’artiste, mais l’avantage de ne pas abîmer la gravüre. Les décalques sont obtenus ainsi dans le même sens que l’original. Dans le dernier cas cependant le décalque pourrait être en sens inverse, si on prenait soin de retourner le calque lui-même en sens inverse avant de commencer à décalquer chaque trait.

Mais lorsque le calque est fait sur papier glace ou papier gélatine, — ce qui est le procédé habituellement employé par les graveurs qui ont besoin

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de retourner leurs sujets sur leurs planches afin qu’à l’impression ils se retrouvent dans le sens de l’original, — le décalque est toujours pris en sens inverse puisqu’il faut retourner le calque pour que, sous l’effet d’une pression exercée soit avec le brunissoir, soit avec la main, les traits creusés à- la pointe déposent leur poudre de crayon. — (Voy.

Calque .)

Décaper. — Nettoyer une surface métallique au moyen d’un acide.

Décharge. — (Arch.) — Construction, refend de pièce de charpente destinée à soulager, à supporter en partie le poids d’un édifice, d’une voûte, etc.

Déchiqueté. — Tailladé, découpé en dents petites, nombreuses et irrégulières.

Décimètre. — Dixième partie du mètre. — (Voy. Double décimètre .)

Décintrage. — (Arch.) — Opération qui a pour but de décintrer, d’enlever le cintre qui a servi à édifier une voûte. — (Voy. Décintrement.)

Décintrement. — (Arch.) — Le décintrement d’une voûte se fait soit en chassant à petits coups les billes ou coins qui supportaient le cintre, soit en éventrant les sacs de sable qui remplissaient le même office et qui, en se vidant, produisent un abaissement régulier du cintre, soit enfin à l’aide de verrins ou très grosses vis munies d’écrous que l’on descend graduellement. Le décintrement des voûtes doit être régulièrement fait et facile à enrayer pour prévenir la disjonction des matériaux. S’il s’agit d’un pont, il doit avoir lieu avant la construction du parapet et des tympans que les tassements delavoûte pourraient disjoindre.

Décintrer. — (Arch.) — Oter le cintre d’une arcade.

Déclinatoire. — Boussole servant à orienter un plan.

Déclivité. — Pente, inclinaison.

Décoloration. — Absence de couleur, affaiblissement de couleur, destrucion ou perte de couleur.

Décoloré. — Se dit d’une œuvre fade, monotone, pâle, terne, ou sans éclat.

Décoloris. — Absence d’effet, disparition de la couleur. On die mieux décoloration.

Décor. — Ou désigne indistinctement sous le nom de décor : la peinture décorative, la peinture d’ornementation et la décoration de théâtre. Par le groupement de certains objets heureusement choisis et habilement agencés on peut aussi réaliser dans un coin d’atelier, dans un appartement, un décor pittoresque. — On dit encore « le décor d’un vase », pour désigner les partis pris suivant lesquels les ornements ont été disposés à la surface de ce vase; et enfin un tableau est traité de décor, pour indiquer que l’œuvre n’est point d’une exécution très finie, qu’elle est au contraire traitée largement à la façon de décorations théâtrales.

— (Arch.) — Enduit de plâtre dont on revêt les façades. — Ensemble de la décoration d’un édifice. On dit que le décor d’une maison est très riche pour indiquer que cé décor comporte un grand nombre de moulures et de motifs d’ornementation.

Décorateur. — Artiste qui s’occupe de peinture et de sculpture décoratives, c’est-à-dire d’œuvres conçues spécialement en vue de la place qu’elles doivent occuper dans un ensemble donné.

A côté de cette haute acception du mot, il faut en joindre plusieurs autres. On appelle décorateurs les peintres qui exécutent les décorations théâtrales et aussi ceux qui exécutent le décor — c’està-dire les peintures imitant le bois, le marbre, le bronze — et agrémentent les surfaces murales de filets, de rinceaux et autres motifs d’ornementation.

Décoratif. — Se dit des sujets qui concourent à la décoration d’un lieu, d’une matière, d’un objet quelconque en respectant la nature, le caractère et la destination de cet objet, de cette matière ou de ce lieu.

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— On appelle art décoratif, l’art appliqué à la décoration des objets de luxe ou des objets usuels, des habitations de la personne humaine, ayant pour but, non la création d’œuvres d’art isolées comme le tableau, la statue, mais celle d’œuvres d’art ayant une destination déterminée, des sculptures, des peintures d’ornementation, des meubles, des bijoux, des costumes, etc.

Décoration. — On entend par décoration d’une façade les principaux motifs d’ornementation qui y sont placés. L’art de la décoration consiste aussi à embellir certains locaux, au moyen de tapisseries, d’œuvres d’art, d’arbustes, de plantes exotiques, concourant à former un brillant ensemble et à leur donner un air de fête. Enfin on désigne sous le nom de décorations théâtrales tout cet ensemble de rideaux, de châssis, de toiles peintes, à l’aide desquels on décore la scène et on représente des paysages, des intérieurs, des vues de villes, des châteaux, suivant les nécessités des pièces que l’on joue.

Décoré. — Orné, couvert, enrichi de motifs d’ornementation.

Décorer. — Orner, couvrir d’ornementation, embellir de décorations peintes, sculptées ou gravées, enjoliver d’objets d’art habilement disposés et agréablement présentés.

Découpage. — (Grav.) — Se dit des épreuves des clichés en relief ou de gravures sur bois découpées et superposées sur le cliché ou le bois suivant la vigueur des noirs que l’on veut obtenir au tirage, de façon que la feuille de papier à imprimer soit plus fortement appuyée aux endroits ainsi surélevés, à l’aide de hausses, qu’aux autres endroits, où, pour ainsi dire, elle effleure à peine les tailles encrées. On donne aussi le nom de découpage à l’opération qui a pour but de séparer plusieurs clichés en relief obtenus par une même réduction (procédé Gillot) et qui doivent être évidés pour recevoir des lignes de texte ou montés séparément sur des blocs

de bois de même hauteur que les caractères d’imprimerie.

Découpage. — (Arch.) — Art de découper des planches de bois mince suivant des profils et des dessins donnés, de façon à en former des motifs de décoration de balustrades, de crêtes, de rampes, etc., destinés surtout à des constructions champêtres en style de chalets. — Depuis quelques années le découpage des métaux joue également un certain rôle dans la décoration.

Découpé. — Dessiné, profilé. — Se dit aussi de figures peintes dont le contour est trop sec, et de motifs de sculpture et d’ornementation percés à jour, divisés, offrant des contours tailladés.

Découpure. — Objet découpé.

Découvrir. — (Grav.) — Mettre à nu une partie d’une planche gravée à l’eauforte, enlever le vernis sur un point, soit à l’aide du grattoir, soit avec une goutte d’essence de térébenthine, de façon à juger de l’état d’achèvement du travail.

Décrire. — (Dess.) — Tracer une courbe.

Décrochement. — (Arch.) — Se dit principalement dans le style gothique de la façon dont les corniches, mou-

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lures ou lignes horizontales, déterminant des hauteurs d'étages, d’ouvertures ou de combles, sont reliées suivant les nécessités ou le niveau du terrain, à d’autres horizontales à l’aide d’une partie verticale.

Décrotter. — Nettoyer les fragments de pierre, de marbre ou de verre,

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