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Dessin ombré. — Dessin dans lequel, après avoir indiqué les contours au trait, on accuse la forme et le modelé à l’aide de hachures, de l’estompe et même de touches de lavis.
— sans maître. — Titre d’un recueil de planches d’après les viaîtres, publié par Mme E. Gavé vers 1859 et formant un cours de dessin que l’on pouvait suivre sans l’aide du professeur.
Dessinateur. — Artiste qui exécute des dessins. — Artiste qui exécute des modèles décoratifs pour divers genres d’industrie.
Dessiné. — Représenté par le dessin. — Ce mot sert aussi à indiquer une œuvre d’un contour savant : « C’est dessiné », dit-on en parlant d’un tableau, d’une figure. — - (Voy. Se dessiner .)
Dessiner une académie. — Dessiner une figure nue et entière, soit d’après un plâtre, soit d’après le modèle vivant.
Dessous. — (Peint.) — Tons préparatoires posés par le peintre de façon à faire valoir des touches ultérieures. On dit que les dessous d’un tableau sont excellents, qu’ils sont à peine recouverts, etc.
— (Arch.) — Etages placés sous la scène d’un théâtre.
Dessus. — (Arch). — Étages placés au-dessus de la scène d’un théâtre et servant à agencer la partie supérieure des décors. On dit aussi cintre.
— de glace. — (Voy. Dessus de porte.)
— de porte. — Panneaux peints ou sculptés, décorant la surface placée audessus d’une porte, entre la partie supérieure de la baie et le plafond de l’appartement.
On dit aussi des dessus de glaces pour désigner les motifs de décoration placés au-dessus des glaces dans des conditions semblables.
Destination. — Se dit de la place pour laquelle les œuvres d’art sont exécutées. Il y a des statues qui sont d’un effet médiocre aux expositions et qui, mises en leur place, sont au contraire d’un grand effet. Il en est de même de certaines peintures, des plafonds par exemple, qui ne peuvent être appréciés le plus souvent à leur juste valeur que lorsqu’ils occupent leur destination.
Détaché. — (Peint.) — Se dit défigurés peintes qui semblent se mouvoir à l’aise sur la toile et venir en avant ; des lointains ou des détails situés à des plans reculés, et dont les différentes distances sont bien marquées.
Détail. — Se dit en général des parties secondaires, vêtements, attributs, etc., des accessoires dont l’exécution en peinture et en sculpture ne doit pas primer celle des parties principales. Dans certains genres, dans les tableaux de chevalet, par exemple, les détails doivent être plus soignés, parce que l’œuvre est destinée à être vue de près ; dans les peintures murales, au contraire, le rendu méticuleux des détails nuirait à l’effet d’ensemble. — En architecture, on désigne sous le nom de détails les motifs d’ornementation exécutés d’après les dessins de l’architecte et qui donnent du caractère au monument.
Détrempe. —(Peint.) — Procédéde peinture à l’aide de couleurs détrempées dans de l’eau préparée à la colle pour les grands ouvrages, et à la gomme pour les petits. La peinture à la détrempe peut être retouchée à sec. Mais de nos jours elle est surtout usitée pour les décorations théâtrales et pour les dessins de fabrique.
— commune. — Peinture grossière dont on revêt les murailles et se composant d’un mélange de blanc d’Espagne, d’eau et de colle chaude, auquel on ajoute parfois d’autres couleurs.
— vernie. — Procédé de peinture à la détrempe assez compliqué qui comporte plusieurs couches d’encollage à titre de préparation et que l’on recou-