‹ Lexique des termes d'art (volume 2)Chapitre 83 sur 263 · DIA · texte numérisé non relu

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et d’une limpidité parfaite, elle acquiert par la taille la propriété de jeter des feux de toutes couleurs et du plus vif éclat.

— Se dit aussi d’un outil formé d’une pointe de diamant adaptée à l’extrémité d’une sorte de manche et qui sert à couper les feuilles de verre. On sépare un cliché photographique réunissant plusieurs sujets à l’aide du diamant.

Diamant (pointe de). — (Arch.) — Pierres taillées à facettes, comme le diamant, servant à décorer certains parements à bossages. — (Voir Bossage .)

Diamétral. — Qui a rapport au diamètre.

Diamètre. — Ligne droite passant par le centre d’une circonférence , par l’axe d’une sphère.

Diaphane. — Transparent qui laisse passer des rayons lumineux. Se dit aussi pour vaporeux, un ciel diaphane; des ombres diaphanes.

Diaphanéité. — Transparence. La diaphanéité des chairs.

Diaphanographe. — Appareil servant à dessiner une image à travers une vitre.

Diaphano graphie. — Se dit de

photographies sur verre montées dans des bordures spéciales permettant de les suspendre contre les vitres d’une fenêtre et qui, vues par transparence, produisent l’effet de vitraux monochromes. La plupart de ces diaphanographies sont reproduites par l’impression photoglyptique.

(Voy. ce mot.)

Diaphragme. — (Phot.) — Petite plaque de tôle mince percée d’une ouverture circulaire et que l’on introduit dans un objectif pour donner plus de netteté à l’image produite dans la chambre noire. Plus l’ouverture du diaphragme est petite, plus l’image est nette, mais plus aussi le temps de pose doit être prolongé.

Diapré. — Se dit d’un objet décoré, orné de vives couleurs.

— (Blas.) — On dit qu’une pièce de blason est diaprée de telle ou telle cou-

leur lorsqu’elle est couverte d’ornements ou d’arabesques.

Le diapré affecte parfois la forme de guirlandes de fleurs, de broderies d’un même émail. On en trouve de fréquents exemples dans les armoiries allemandes, sur le champ ou les pièces.

Diastyle. — (Arch.) — Édifice dont les colonnes sont distantes de six modules d’axe en axe.

Didactique. — Se dit des écrits, des ouvrages traitant de l’art et ayant pour but l’enseignement.

Diglyphe. — (Arch.) — Ornement composé de deux cannelures creuses, comme le triglyphe l’est de trois. On rencontre souvent le diglyphe sur le profil des consoles.

Diminution des colonnes. —

(Arch.) — Forme conique que prennent les fûts de colonnes dont le diamètre, à la hauteur du chapiteau, est moindre que le diamètre de la base.

Diorama. — Le diorama inventé en 1822 par Daguerre et Bouton consistait en tableaux peints sur des toiles de coton et des deux côtés. Les tableaux étaient placés à une certaine distance du spectateur qui restait dans l’obscurité.

On projetait sur la peinture un rayon de lumière que l’on pouvait tamiser, colorer, varier de façon à obtenir successivement des effets de soleil, de crépuscule, de clairs de lune, etc. Enfin on ajoutait encore à l’illusion en éclairant soit tour à tour, soit en même temps, les deux côtés de la toile suivant qu’ils avaient été peints pour représenter des sujets différents ou pour ajouter des figures, par exemple, à une vue peinte du côté opposé.

Dioramique. — Qui a rapport au diorama.

Diota. — Vase antique, à deux anses, sorte d’amphore de petite taille.

Diptère. — (Arch.) — Se dit d’un édifice, d’un temple entouré d’un double rang de colonnes.

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