‹ Lexique des termes d'art (volume 2)Chapitre 87 sur 263 · DRA · texte numérisé non relu

DRA

blés, soit en poids, soit en volume, les matériaux qui entrent dans la fabrication de la faïence.

Dosseret. — (Arch.) — Pilastre saillant servant de support à la naissance d’un arc-doubleau.

Dosserets. — • Se dit de deux par-

ties verticales formant avec la partie horizontale, ou linteau, l’encadrement d’une baie. Les dosserets peuvent n’offrir que des surfaces planes, ou

se profiler avec des contours variables, suivant le style de chaque époque, le caractère de la construction, etc.

Dossier. — Partie verticale ou légèrement oblique d’un siège sur lequel on appuie le dos. Le dossier d’une

versé. Se dit des tapisseries ou panneaux ornés décorant le chevet d’un lit.

Doubleau. — (Arch.) — Solive ou arc destiné à renforcer, à doubler la résistance d’un plafond ou d’une voûte. Cette sorte d’arc ou saillie a engendré les arcs-doubleaux. (Voy. ce mot.)

Double décimètre. — Règle plate divisée en centimètres (de i à 20) et en millimètres, taillée en biseau et munie d’un petit bouton saillant qui la rend plus maniable.

Doubler. — (Arch.) — Se dit d’un édifice d’une construction que l’on répète symétriquement.

Doucine. — (Arch.) formée de deux portions de cercle, la portion concave occupant la partie supérieure de la moulure et la partie convexe la partie inférieure. La doucine, qui porte aussi le nom de petite

Moulure

onde , à cause de sa forme onduleuse, est une moulure fréquemment employée dans les entablements et couronnements en saillie.

Doucine renversée. — (Arch.) — Doucine où la portion de cercle convexe occupe la partie supérieure (voy. Doucine) et que l’on emploie comme moulure de piédestal ou de soubassement.

Douelle. — (Arch.) — Surface intérieure d’une voûte, portion cintrée d’un voussoir. Les tailleurs de pierre donnent le nom de douelle plate ou de douelle courbe aux panneaux à l’aide desquels ils exécutent, suivant un profil donné, la partie plate ou la partie concave, cintrée, d’un voussoir.

Douille. — Partie d’un jalon en bois ou en fer se terminant en pointe, pour être plus aisément enfoncée dans le sol.

Drageoir. — Coupe dans laquelle on servait des dragées, des bonbons, des sucreries. Le drageoir pouvait être en verre, en cristal, en porcelaine, en métal précieux, et plus ou moins décoré. Il y avait des drageoirs du moyen âge qui étaient de véritables merveilles d’orfèvrerie d’art; l’usage des drageoirs s’est conservé jusqu’au xvne siècle.

Dragon. — Animal fabuleux ayant des griffes de lion , des ailes d’aigle et une queue de reptile.

Les dragons représentés dans les sculptures des monuments byzantins symbolisaient ordinairement les calamités publiques, peste, famine, etc. De toutes les figures fabuleuses, le dragon est une de celles dont les artistes se sont le plus fréquemment servis. L’animal se prête en effet à des fantaisies d’imagination sans bornes. L’art chinois et l’art

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