DUR
Dressoir. — Meuble avec tablettes superposées en étagères et sans portes.
Les dressoirs du moyen âge servaient
à exposer les belles pièces de vaisselle d'or *et d’argent. Les buffets n’ont remplacé les dressoirs qu’à dater du xvie siècle.
— (Grav.) — Instrument des graveurs en pierres fines, formé d’une plaque de fer poli sur laquelle on adoucit la pierre à l’aide de l’émeri.
Drille. — (Sculpt.) — Instrument auquel, à l’aide d’un arrêt et d’un archet, on communique un vif mouvement de rotation alternative qui fait avancer un trépan, et qui sert à perforer le marbre.
Droit. — Qui va d’un point à un autre sans dévier d’aucun côté.
— au droit. — (Arch.) — Se dit de l’espace déterminé par des perpendiculaires élevées aux deux extrémités d’une même ligne droite.
— de reproduction. — Droit de reproduire par la gravure ou la photographie, dans une intention commerciale, une œuvre d’art peinte, dessinée ou sculptée ; droit d’éditer des épreuves en plâtre, en marbre, en terre cuite ou en bronze reproduisant un modèle de statuaire. L’acquisition d’une œuvre ori-
ginale n’implique le droit de reproduction que. dans les cas où l’œuvre est un portrait ou lorsque l’artiste n’a pas fait des restrictions en ce sens au moment de l’acquisition. En dehors de ces deux circonstances, l’auteur peut céder le droit de reproduction d’une de ses œuvres à une personne et vendre l’œuvre à une autre. Le droit de reproduction et les avantages pécuniaires qui peuvent en résulter font partie de la propriété artistique.
Drolatique. — Se dit de figures, de scènes amusantes, originales, plai « santés, drôles.
Druidique. — (Arch. ) — Se dit des monuments élevés à l’époque des druides, ou anciens prêtres gaulois et bretons.
Dryade. — Figure mythologique.
Nymphe des bois et des arbres.
Dur. — Se dit d’un contour sec, d’un modelé brutal, d’un effet trop heurté. — En parlant d’un dessin, on dira qu’un artiste a le coup de crayon, le pinceau trop dur, pour indiquer que les traits sont trop fortement marqués, que le modelé n’est pas moelleux.
Durable. — Se dit des œuvres d’art auxquelles leur mérite assigne une durée illimitée, qui resteront dans l’avenir, transmettront à la postérité le nom de leur auteur et seront classées parmi les documents importants de l’histoire de l’art.
Dureté. — Se dit d’oppositions de couleurs trop vives, d’un manque d’harmonie et de moelleux dans le modelé, dans les contours.
Eau. — (Blas.) — Figure naturelle.
L'élément aquatique est représenté en blason par des Ondes , des Sources } des Rivières , etc.
Eau-forte. — (Grav.) — Acide nitrique mélangé d’eau dont les graveurs se servent pour faire mordre leurs planches. — On dit aussi une eau-forte pour désigner l’épreuve même d’une planche gravée à l’eau-forte.
— à couler. — (Grav.) — L’eauforte à couler était fabriquée au siècle dernier par les graveurs eux-mêmes, et se composait de vinaigre distillé, de sel ordinaire, de sel ammoniac et de vert-de-gris. — On faisait bouillir ce mélange et on l’employait lorsqu’il était refroidi. Mais pour que l’eau-forte à couler attaque le cuivre, il faut remuer constamment la planche et que le liquide soit toujours en mouvement, de façon qu’il pénètre dans les plus petites tailles. Cette eau-forte donne des tons gris très fins. Elle était surtout employée pour faire mordre les planches couvertes de vernis dur. — (Voir ce mot.)
— de départ. — Cette eau-forte, employée surtout par les orfèvres, se compose d’un mélange de vitriol, de salpêtre et d’alun calciné.
Eaux. — Les eaux sont un des moyens décoratifs les plus magnifiques de l’art des parcs et des jardins. On les distribue en pièces d’eau, bassins, cascades, chutes, jets isolés, jets en colonnade, jets obliques, etc. Le parc de Versailles est un modèle inépuisable des ressources décoratives que l’on peut trouver dans une savante entente de la distribution des eaux. — On dit d’une
façon absolue « les eaux », les eaux de Saint-Cloud, les grandes eaux, les petites eaux de Versailles.
Eaux. — (Peint.) — Un des éléments les plus importants de la peinture de paysage.
Ébarber. — (Grav.) — Enlever à l’aide d’un grattoir spécial, nommé aussi ébarboir , les barbes ou saillies irrégulières de métal bordant les tailles faites au burin ou les traits obtenus avec la pointe sèche.
Ébarboir. — (Grav.) — Sorte de grattoir à lame quadrangulaire très affilée et surtout sans morfil, c’est-à-dire sans parties ténues restées adhérentes au tranchant après le repassage et qui empêcheraient d’enlever les barbes de métal résistantes. L’ébarboir est employé pour enlever les aspérités produites sur le papier glace en exécutant un calque, et surtout pour faire disparaître les barbes résultant sur une planche du travail à la pointe sèche. Dans ce dernier cas, le maniement de l’ébarboir est assez délicat. De plus, en ébarbant plus ou moins complètement certaines hachures, on peut obtenir à l’encrage, à l’essuyage et au tirage, des effets de modelé très variables et des tons plus ou moins énergiques.
Ébauchage. — (Céram.) — Première forme donnée manuellement à la masse d’argile que l’on veut transformer en pièce de poterie.
Ébauche. — Travail préparatoire.
On ébauche une peinture en traçant les contours au crayon et en couvrant la
EBA