APP
ment des corniches et à dissimuler les toiles demi-cylindriques ou les recouvrements saillants des toitures.
Antiplastique. — Dénomination qu'on applique à certaines substances que l'on mélange à la pâte plastique. Ces substances sont le quartz^ le sable, le silex, etc., et elles ont pour but de diminuer l'excès de plasticité des silicates à base d'alumine qui composent la pâte à l'aide de laquelle on fabrique les pièces de céramique.
Antiquaille. — Terme de mépris employé pour désigner les antiquités de peu de valeur, ou les objets antiques dépourvus d'intérêt.
Antiquaire. — L'antiquaire était autrefois un érudit et un collectionneur d'objets anciens; ce n'est plus maintenant qu'un marchand de curiosités.
L'antiquaire, comme savant, a été remplacé par l'archéologue.
Antiquariat. — Dénomination que des auteurs du xvii* siècle appliquent indifféremment aux musées, aux collections et à la science des antiquités.
Antiques. — On désigne sous le nom d'antiques les statues, les bas-reliefs, les pierres gravées, etc., et autres ouvrages de sculpture grecs ou romains.
L'étude de .l'antique est l'étude de la beauté de la forme et de la pureté des lignes d'après les œuvres de l'antiquité.
Antiquités. — On classe sous ce nom les ruines 'd'édifices, les monuments, les armes, meubles^ bijoux, etc., et tous les vestiges de l'art ancien. Cependant on applique plus spécialement cette dénomination d^antiquités aux objets d'art des époques byzantine , romaine, gothique et de la Renaissance, et on réserve la dénomination d'antiques pour les œuvres d'art des Grecs et des Romains.
Aplanir. — Transformer une surface rugueuse en surface plane.
Aplomb. — La direction de l'aplomb est celle que donne la pesanteur. On dit qu'une figure est hors de son aplomb lorsque la verticale indiquant le centre de
gravité tombe en dehors du milieu de la base de cette figure. Tel est le cas, par exemple, de certaines statues antiques — comme la Vénus de Milo. — ^ On dit enfin qu'un monument n'est pas d'aplomb lorsque les lignes verticales ne coïncident pas avec celle que donne le fil aplomb.
Exemple célèbre : la Tour de Pise.
Aplomb d'une figure. — L'aplomb d'une figure humaine est donné par une ligne verticale passant par le milieu du bassin, et divisant en deux parties égales l'horizontale tracée sur le plan où repose la plante des deux pieds.
Apophyge ou apophyse. —
(Arch.) — Congé, ou profil concave, servant à relier le fût d'une colonne aux moulures saillantes de la base ou du chapiteau.
Apode. — Sans pied. Un vase apode.
Apothéose. — II existe des séries de médailles, peintures ou sculptures antiques destinées à perpétuer le souvenir des cérémonies plaçant les héros au rang des dieux. Les peintres des temps modernes, eux aussi, ont représenté des apothéoses : on cite l'apothéose dé Charles- Quint par le Titien, et celui d'Henri IV par Rubens. Parmi les apothéoses dues à des artistes contemporains, il faut placer les apothéoses d'Homère et de Napoléon par Ingres.
On désigne aussi sous le nom d'apothéoses certaines décorations théâtrales, fort compliquées.
Appareil. — On désigne sous ce nom tous les travaux d'étude, de préparation et d'assemblage que nécessite la construction en pierre. On dit que l'appareil d'un édifice est défectueux pour indiquer que la combinaison ou la superposition des joints n'offre point de garantie de durée suffisante. Le contremaître des chantiers chargé des épures ou tracés géométriques suivant lesquels les pierres doivent être taillées, et qui, de plus, doit en surveiller la pose, prend le titre d'appjreilleur.
Appareil (grand). — (Aieh.) —
AppardI daai lequel on n'emploie exclu.
— OjrOlOpëen. — (Arch.) — Con
ilruclionadesépoqueagrecqueeUlruaque formjet de bloca polygonaux Irr^guliera, poitt 1«> ma «ur lea autrei. On dit «uaai appareil pélaaglque.
— do briques. — (Arch.) — L'appareil de briquea en mage dam tet conalrucliona romainea étail formé de briques triangulaire* dont la pointe «tait placée à l'intirieui dea mura.
— moyeD. — (Arch.) — Appareil
eieluaivemenl compoii de pierrea de dimeniioDi moyennes.
— petit. — (Arch.) — Appareil
dm lequel on n'emploie que dea pierrea aymétriquea de petite dimension. On diiigat aona le nom de petit appa.
reil celui dont let pierre» ont une ai face horizontale plua grande que li torface verticale. Les constructions i mainea exécutées en petit appareil a<
- JIPP
Appareil en boaaage. — (Arch.)
— Appareil dana lequel, les arêiM de chaque pierre aont abaltuea auivani un prohi oblique. Les pierres ainsi préparées aoiit posées les unes à c6té des
qni font paraître leur surface saillante ou en boatage. — (Voy. Bossage.) — en diamant. — (Arch.) — Usi-
Etait taillée en pointe de diaman - en feniUea de fougère. -
(Arch.) — Appareil formé de liia < briquea ou de pierrea alternalivemei inclinées de droite à gauche. Cet app reil, asité aurlout pendant l'époque rr
— obliqué. — (Arch.) — Appareil
Appareil rélionXé. - (Arch.)
conque, muraille, panneau, toile ou pa-
. ^ r. — Appareil form* de
pier, pour obtenir un fond propre i
'flU d P'"res lailli» carré-
Appui. ~ Portion de mur comprise
fli ^^" m^ disposées àe fa^on que
"^■^ ^^ les johK» donnent à la
d'une fenStre. Les murs "jiljj^li.,.
miiraiile nn ospïcl de damier.
— romain. — Les appareill en
dans le style gothique, ^^^^^ft
Dsage dan> Itt conslructions romaine»
itaieni : Vopas incertum (dans lequel on
d'aUèffs, sont parfois '! *" -
employait" let pierrei lana îire taillées].
décorés i l'extérieur de baluslres, de
Vopui relicutatum (pierres posées en
meneaux ou de motifs de sculpture. Se
damier) et Vopas spicalam (pierres ou
dit aussi d'une tablette servant de rebord
briqaes posées de fa;an k former un
à un* feniire.
angle entre elles).
— de stalle. — Petit pupitre placé
— roman. — En outre des ap-
sur les c6lés des stalles et destiné à
pareils mojrens (voy. ce mot), ce sont
poser le livre d'olBtes.
les appareils obliques, réiicQlés et en
— «n bahut. — (Comtr.) — Mur
feuille» de fougère que Ton trouve le
d'appui ayant pour profil une portion
plus fréquemment employés dans les
de cercle.
construclions de Jlyle roman.
— main. — (Peint.) — Baguette en
Apparallleur. — (Voy. Appanii.)
bois léger, ordinairement d'un mitre
Appentia. — Se dit des combles k
de longueur environ, se terminant par
une petite sphère de boit que l'on en-
toure parfoii d'an chiffon ou d'une
peau. Le peintre tient de la main gsu-
che, avec sa palette el ses pinceaux.
l'appui-main, qu'il post légèremtnt sur
le bord du tableau ou sur U surface de
la toile, si celle-ci est de grande dimen-
lion. Cette baguette, passant oblique.
un seul versant, et aussi des biliments
ment devant le tableau, sert de point
pourvus d'une toiture ainsi disposée.
d'appui au poignet de la main droite.
AppUque. - Se dit en généial des
Aptère, — Se dit des temples
antiques, dépourvus de colonne» sur
lion rapportés et fixés
leurs faces latérales.
àla surface d'un objeti
un panneau en bois '
veur à leau-fone.
décor* d'appliques en ,,
Aquarelle. — L'aquarelle, ou cou-
leur à l'eau, serait, s'il follajl en croire
particulier, de branches
quelques écrivains spéciaux, d'inven-
de lumières, de candé-
tion moderne. On peut constater en ef-
labres dont la lige
fet que les artistes du ivii.' siècle n'em-
horizontale se termine par un motif
ployaient l'aquarelle qu'à l'état de Uvis,
de (eintes plates, servant ï masser des
fixés SUT des surfaces verticales, au mi-
ombres ou des plans déjà indiqué» par
lieu de panneaux, de lambris, de pilas-
des hachures qui ne disparaissaient pas
Apprèt. — (Peinl.) — Préparation
traire étaient renforcées par les teintes
que l'on fait subir à une surface quel-
qu'on leur superposait. La gouache,
— qui Cl) principe ett une couleur à
lements régulier» en usage à celte époque.
l'eau opaque, tandis que raquaretli pro-
Araser. — Conairuire ou détruire
une muraille, de façon que la partie
transparenle, laissant travailler le fond
conservés se trouve de niveau.
du papier, — la gouaciie Était emplojie
Arbalétrier. — Pièce de boii ou de
au contraire au xviii' siicle, et le« mi-
fer entrant dan» la com-
niïtures des riclies manuscrits des siè-
position d'une ferme de X^V
cle* précédents sont toutes de véritables