JOD
fîgare habilement et rapidement dessinée, bien campée, bien jetée sur le papier, sur la toile.
Jets. — (Voy. Pose des jets.) — (Arch.) — »(Voy. Marbre peint.) Jeu de paume. — (Arch.) — Salle de vastes dimensions destinée au jeu de ce nom, et souvent entourée de galeries au pourtour. Les salles de jeu de paume du moyen âge et de la Renaissance servaient fréquemment de salles de théâtre.
Joaillerie. — Art du joaillier. Art de monter les pierres précieuses sur or ou sur argent.
Joaillier. — Artisan et parfois artiste qui exécute des joyaux.
Joint. — (Arch.) — Petit espace que l'on réserve entre les pierres ou les briques d^une construction et qui est destiné à être remlilliii pli de mortier
ou de ciment, de façon à les réunir et à les lier solidement. L'épaisseur des joints est déterminée, au moment de la pose, par de petites cales en bois qui permettent d'introduire le ciment ou le mortier.
— à anglet. — Joint formé par la juxtaposition de morceaux taillés sui-
vaut un certain angle .///l/j /''Jh'in'l .
et non d'équerre. On
dit aussi parfois joint en angle, joint
angulaire.
— à ong^let. — Joint formé par des surfaces se rencontrant suivant un angle de 4$*. Ce joint n'est usité que pour les incrustations de marbre ou de pierre diversement colorés; dans les travaux de construction, il n'offrirait aucune garantie de solidité; mais il est, au contraire, fréquemment employé en menuiserie. Il rentre alors dans la série des assemblages, et toutes les moulures for-
mant encadrement sont toujours assemblées ainsi ; la diagonale obtenue de la sorte porte le nom d'onglet. (Voy. ce mot.) Joint carré. — Joint formé par des matériaux dont les surfaces sont taillées à angle droit.
— de douelle. — Joint placé suivant la longueur d'une voûte.
— de faoe. — Joint placé perpendiculairement à la longueur d'une voûte et du côté de la surface extérieure.'
— de lit. — * Joint horizontal sur lequel on pose une assise.
— de recouvrement. — Joint que donne la saillie de marches posées en retraite les unes sur les autres.
— en coupe. — Joint incliné suivant la direction d'un rayon,
— feuille. — Joint formé par deux pierres entaillées et posées à recouvrement.
— gras. — Joint formé par des pierres dont les surfaces sont taillées suivant un angle inférieur à l'angle droit. Se dit aussi d'un joint trop large.
— maigre. — Joint formé par des pierres dont les surfaces sont taillées suivant un angle supérieur à l'angle droit. Se dît aussi d'un joint trop étroit.
— montant. — Joint vertical.
— ouvert. — Joint obtenu en posant les pierres de chaque assise sur des cales épaisses ; — joint agrandi par un tassement imprévu dans la maçonnerie.
— perdu. — Joint dissimulé. Dans les travaux de marbrerie, on utilise les joints perdus pour raccorder des plaques de marbre découpées suivant le contour de veines de forme irrégulière.
— recouvert. — Joint dissimulé par une moulure en saillie.
— serré. — Joint dont on a enlevé les cales pour que le tassement s'effectue par le propre poids de la pierre.
Jointoyer. — (Arch.) — Garnir les joints régulièrement à la truelle, les parer, les rendre unis et affleurant bien la surface de chaque assise.
Jouée. — (Arch.) — Se dit de l'épaisseur d'une muraille dans la partie où
: oaiartore a Hé prati-
JOO
DDE baie, i
Jouée (t'abat-joar. — (Arch.) - Caremeilla verticaux et inclinii de la mu nilie an pourtour d'une oaverlure e.
abat-jour.
- de laosme. — (Arch.) — Pài
1 lat<
ieui de feuillet di (Peint.) — Se d s. Un bon jour,
Jour. —
fafoo dont li par la Inmièi
favorable, un
— (Arch.) — Ouverture pratiquSe dant une muraille.
— d'aplomll.--- Jour donnant dea rayoni lumineux verticaux.
— d'atelier. — Se dit, dans leialeliere de peintrea, dei grandi ïitragei pratiqué» du cflté du nord. — (Voy. Alelier.)
— d'ea haut. — Jour donnant dei rayoni lumineui oblique» dirigea de haut
n bat.
— d'escalier. -
Vide qui
— droit.
— faux. — Jour prit tar un intérieur. — On dit autai d'un Ubleau mal placé pour recevoir une lumière franche
— JDR
in'il cal dana un jour fana, ou mieui |u'il e>l t faux jour, à contre-jour.
JoraUX. — Se dit de riche» objets !n matière précieuse servant de parure» lu d'omementi. — 'Sedil auisi, au figuré, J'objel» d'art d'une eiécution admirable it d'une valeur considérable.
Jubé. — (Arch.) — CIdIure séparant e chicur de la at( d'une églite ; — originairement tribune ou galerie servant de
il-Etienne-du-Moni,
à la pluralité des voii. Dant les expotiliont annuellct ou Salons, le jurj' est formé d'artiitei nommés par les eipo- »anlt. Dans le» expoiitioni nationalei, le jury ett nommé par l'Etat, et dana let expoMlions internationalet, chaque nation envoie un ou plutieun déléguât pour former le jury. Enfin, dan» let coii> court ipéclaui, le jury ett ordiDairemeot nommé, moitit par l'adminittratlon et moitié par U
KaléddOBOOpe. — Appareil inventé en 1817 et formé de miroirs disposés dans un tube de façon à obtenir des images variables. Ces images sont fournies par des fragments de verres colorés irréguliers et mobiles, dont la combinaison, due au hasard, fournit, par la répétition, des figures symétriques qui sont parfois utilisées comme modèles de dessins d'art industriel, pour les étoffes principalement.
Kaolin. — (Céram.) — Silicate d'alumine, produit de la décomposition du feldspath sous la forme d'une matière terreuse et blanche avec laquelle on fabrique la faïence fine appelée porcelaine.
Quoique la faïence d'Oiron, dite de Henri II, soit en réalité de la faïence fine, c'est aux céramistes anglais du milieu du xviii" siècle que l'on doit la découverte en Europe de cette argile plastique, connue depuis des siècles en Chine et au Japon. Ce n'est qu'en 1824 que cette fabrication fut importée en France par les longs et patients efforts de M. de Saint-Âmand, assisté de firongniart et dé Chaptal. Aujourd'hui, les faïences fines de Creil, Montereau, Choisy-le-Roi, Chantilly, Lunéville, Toulouse, etc., rivalisent avec les plus belles faïences anglaises.
Kaollnique. — (Art céramique.) — Se dit des argiles qui viennent du kaolin.
Keepaake. — Se dit, à l'imitation des albums et volumes illustrés publiés en Angleterre, de certains albums publiés en France. On dit aussi de certainesfigures, de certaines têtes de femme d'une beauté charmante et légèrement mélancolique, dans le genre de celles que contiennent fréquemment les recueils anglais, une figure de keepsake.
Kluner. — Nom donné à l'architecture de Tancien Cambodge, dont les monuments, magnifiques par la profusion des détails décoratifs, ont, dans leur originalité particulière, une parenté visible avec l'art hindou.
Kiosque. — (Arch.) — Pavillon décoré et placé dans une situation pittoresque ; et aussi petite construction circulaire ou polygonale surmontée d'un petit dôme, mais dans le genre des pavillons que Ton Turquie.
trouve souvent en
LEXiqUE.
Labarum. — (Antiquité et Blason.) — Étendard romain au chiffre du
^ Christ. Avant Constantin, le labarum était décoré d'une figure d'aigle. Le labarum, ou sorte de bannière de guerre des empereurs romains, consistait en une large banderole de pourpre brodée d'or et enrichie de franges et de pierreries.
Labyrinthe. — Palais égyptien formé d'un ensemble de bâtiments et de cours entourés de murailles, disposé de façon à le rendre impénétrable et à égarer les profanes qui s'y aventuraient seuls. — On donne aussi ce nom à une ornementation de jardin qui consiste à élever des charmilles en bordure de chemins aboutissant à un centre, mais communiquant entre eux de manière à égarer le promeneur en lui offrant pour ainsi dire à chaque pas de fausses diftctions.
— (Arch.) — Motif d'ornementation formé de lignes entre-croisées et déterminant des portions de carrés ou d'angles droits, parfois usité comme décoration de dallage.
Laoé. — Se dit des chapelets et des guirlandes de perles de verre dont on orne certains lustres.
Lâché. — Se dit d'une exécution trop sommaire, d'une œuvre d'art où les négligences sont nombreuses et dénotent une trop grande rapidité d'exécution ou un manque d'études premières.
Laorymatoire. — Nom de certains vases de forme allongée et de petite dimension dans le genre de ceux oii les
Romains plaçaient les huiles odorantes destinées à parfumer le bûcher des funérailles.
Laos d'amour. — (Blas.) — Cordon entrelacé terminé en forme de houppe aux deux bouts.
Laoustre. — (Arch.) — Anciennes villes qui ont été submergées et dont certains vestiges sont retrouvés parfois au fond des lacs. — Cités bâties sur pilotis au bord des lacs en Suisse, en Savoie, etc., antérieurement à l'époque celtique.
Ladère. — Menhir de la Beauce.
— (Voy. Menhir.)
Lait de ohaux. — Mélange de chaux et de colle délayées dans Teau, employé pour blanchir grossièrement les murailles.
Laiteux. — Se dît de certains tons blancs légèrement opaques. — Se dit aussi de pierres fines parsemées de taches ou recouvertes d'une teinte légère d'un blanc trouble.
Laiton. — Cuivre jaune formé d'un alliage très ductile de cuivre et de zinc, auquel parfois on a ajouté un peu d'étain, de plomb ou de fer.
Lagène. — Vase antique dans lequel on conservait le vin. Les vases de ce nom ont en général une forme sphérique légèrement allongée. Parfois aussi les lagènes avec panse ren- '^^||^J«' fiée et col très court sont pourvus d'un pied.
Lambel. — ( Blas. ) — Sorte de brisure formée d'un filet garni de trois pendants s'élargissant par le bas, se posant ordinairement au milieu du chef
I loncher l«a bordt de l'ico. Le p«ndanta d'ar-
mre dan» la «rme» de France adoptée»
par la maiion d'Orliane.
Lambourde. — (Arch.) — Pièce
de charpente horizonlale auppc parqiiel.
Lambrequin. — D^oap tolTes par-
groi du corpa dci lambrcquint sont de l'émail du fond on champ de Vécu,
auiqnela on donne le nom de kachime
LambrlB. — (irch.) — Sur
plane, qoelquefois courbe, unie ou d
I uqe muraille,
une cloison, cl formée Eoil de
"~ pISire appliqué
■ur des lattes clouéei b peu de distance
— à serviette repliée. — Se dit
particulièrcmentâ
l'époque gothique ■■■' ■ '
'bies de façon à rappeler hi - de marbre. — Pannea
colorés, appliqué» i
— de plafond. — Décoration i Plafond, unie ou à moulures, en bois c :n plâtre,
Laiabriasag'e. — Ouvrage en lan iris. — Décoration de lambris.
Lame de plomb. — (Arch.) -