MAI
Maçonnerie. — (Arch.) — Se dit des travaux construits en moellons, en briques ou en pierre et reliés à l'aide de plâtre, de mortier, de ciment, etc.
Madone. — Représentation peinte ou sculptée de la Vierge. — Statuette de la Vierge généralement placée dans une niche, sur la voie publique, souvent à l'angle d'une construction.
Madré. < — Se disait au moyen âge des cœurs de bois avec lesquels on fabriquait des hanaps et des vases à boire.
Madré. — Tacheté de diverses couleurs par analogie aux taches du bois de hêtre. Porcelaine madrée.
Madrier. — (Arch.) — Pièce de bois de longueur variable, sur 8 à i6 centimètres d'épaisseur et 27 à 43 centimètres de largeur environ.
Magot. — Figures grotesques de la Chine ou du Japon, peintes, dessinées, sculptées et parfois enluminées et dans lesquelles les dimensions de la tête sont considérablement exagérées.
Il y a des magots en porcelaine^ en faïence, en bronze, en bois, en ivoire, qui sont de petites merveilles d'exécution.
Maigre. — Se dit d'un contour de proportion trop étriquée, d'une exécution trop sèche, trop superficielle, qui manque d'ampleur.
Maillet. — Se dit parfois poétiquement pour désigner la masse du statuaire, du sculpteur.
Mailloche.— (Blas.) — Maillet de petite taille. Se dit aussi d'une masse de sculpteur, d'un gros maillet formé d'un bloc de bois cylindrique et de forme légèrement cintrée. Sj dit aussi du gros marteau de fer à l'aide duquel les
ouvriers carriers détachent les blocs de pierre.
Main. — Réunion de vingt ou vingt- cinq feuilles de papier de même
format. Une main de papier grand aigle.
Main oourante. —(Arch.)— Partie supérieure d'une balustrade ou d'une rampé d'escalier à hauteur d'appui sur laquelle on pose la main. Lorsque les rampes sont en fer, les mains courantes sont ordinairement en bois. On pose aussi sur des balustrades en pierre des mains courantes en marbre o« en bois recouvert d'étoffes. On dit aussi portemain.
Main de justice. — insigne du
pouvoir royal se composant d'une tige
de métal plus ou moins ornementée et
surmontée d'une main d'ivoire ou de métal.
Maison. - (Arch.) - Constructions destinées à l'habitation. Les maisons grecques et romaines se composaient en général de plusieurs corps de bâtiments entourant une cour. Les maisons gothiques et de la Renaissance étaient élevées suivant des plans de formes variables et leurs façades étaient parfois somptueusement décorées de sculptures en pierre ou en bois.
— carrée. — (Arch.) — Se dit communément d'un temple romain qui existe encore à Nîmes et dont l'église de la Madeleine, à Paris, n'est qu'une reproduction considérablement amplifiée.
Maître. — (Blas.) — Se dit de la plus grande partie de l'écu quand le bas n'est garni que d'une pointe et le plus souvent en chape à contour curviligne. Le maître se rencontre fréquemment dans les armoiries allemandes et se blasonne ainsi :
d'argent, le maître ployé ou arrondi d'azur, de gueules, etc.
— Si dit en art des peintres, sculpteurs, graveurs et architectes qui font ou ont fait école, et dont les œuvres sont universellement admirées. — (Voy.
Petits maîtres,)
haï
Maltr« Â danser, -
tout au aièclc dernier, braDchea inégalca et cor
jci
culptcu
Maltr«saa arche. — {Voy, Arc.
MajoUque. — (C4r»m.) — Se c de cerlainti faïence* ilalitnnei d« ReDïtoBancs cl ausii de UÏ«Dce« de i bricalion moderne fabriquée» dans goût de eu poteries in p»t dei Arabe» ou d tieg Balfacei
3 (i*»S-i*8o) qu'i
gfneralen
:■ maioiiqi
EapagnoJa dea aenza et à Gub- I ité fabriquée!
r décadence <e manli
Malléoles. — (Anal.)— Chevilles 1 protubérances des os de la jambe.
ei Tnalléo)e> engorgées, qui ne sont is d'ua rendu aas;z lin, assez délicat, ml la linesie d'attacbe n'est pas bien
de composer et
Manière. — Fi
procédés d'eiécntioi manière u de Corot,
'il a changé plut Il rare qu'un mal
Mannequin.
dont l'armatui
d'èpanouiMcment et - Figure arlificielle
prîDcipalemcnt de cl mi deccifiguniTirii rnUur6Uejii.qu'idc 30». Quelque» minncq :i poupjee articulée!,
garder de cofncr •erTllemenl lei alilindes d'un mannequin, car lu ligDci qu'il offre toni loujouD bien plu* dures el plus Taiii» que cellei du modile vi-
llaim0<|aia.
(Arch.) — Se iDOlif de décolie de fruils ou de
Manneçpiinagre- — (Scnlpt.) —
Procède de décoralion eipéditif et tommaire qui coniîile  modeler à l'aide de plllre et d'itoff^i à grain rugueux maintenues sur une armature aptciale. Certaine* d&orationi éphémères et en baul relief d'une grande tournure sculpturale loni obtenue* par des procédés de mannequinage. Le projet de groupe colottal destiné à lurmonler la plate-forme de l'Arc de Triomphe de Paris, exécuté en 18B9 et iGSj, d'après les maquettes du statuaire Falguiére, était une sorte de rasnnequinage gigantesque exécuté sur
eillis
e *olid<
grossièrement exécutées peintres pour le guidi compositions et formées
: fer que
it d'une pièce de blaan repré*entant l'or-
Hanoir. — (Arch.) — Résidence oble non fortifiée, ChSleau d'un proiriét«ire de fief au moyen ige ; par exlen-
Mansarde. — (Arch.) — Fenêtre* pratiquées dans !» pente d'un comble.
Mansard re-
a>ai[ bien antérieurement employé au palais du Louvre. Les appartements mansardés, souvent bas de plafond, ne rcfoivenl en général qu'une lumière insuffisante; mais au point de vue de l'art décoratif, les mansardes sont d'un grand effet à l'extérieur et contribuent puissamment à atténuer la sécheresse des
Manteau. -
(Blas.) -
Ornen
I qui enveloppe en-
m moiries. Suivant le ^ rang et les digni-
H aone^uiné. — Se dit, 1
Haateau d'arlaqnin. -
tWitr.) — DrapericB pcinlt», 2 placée)
(Arch.
Manufaotures Dationales. —
1res en France par l'Ëlal et qui lont h Manufacture de porcelaine de S^vrei (Seinï<e[-Oise), la Manufacture de lapia terie dei Gobelini (Farit) et celle di Beauvai* (Oiae).
Hanusorit. — Livre écrit à h
(iècle, on exécutait encore dee
Julie, par Jarry (iiiao-iû/^), et le Missel de Daniel d'Eaubonne (Biblio- IhÈque de Rouen), moine de Saint-Oaen, qui aont de viriTables merveillet de des-
Maquette. — Se dit, en sculpture, de l'esquiise d'une «tatue, esquisse dont
peinture décorative, et en art théâtral, du modèle en carton découpé ou simplement peint, rsprése
■a plan
plis des draperies. Il eilate dai merce six tailles principales d quelles représenUDl des types i
ou des types de femmes; leur dimension varie de Irente cenlirailres k quatrevingt* cenlimjtret. Elles sont eiécuttei °°y*r et par-
toutes les positions posaibles. Il y a aussi dans le commerce dea maquelles de cheval, avec oa tans cavalier, et qui sont articulées de fafon i reproduire les allures de l'animal.
Marabout. -
mosquées, — de tentes de fori
qae; — et de certaines plnmei d'oiseau
utlllBées dans la parare de la femme.
Marbre. — Roche de chaax carbonates d'ane grande dorelé, de colora-
oir après la taille il ux injures du temps, n grand usage des n
I poli qui résiste
irbrei
de façades. Lea statuaires er néralement le marbre blanc lea plu a belles œuvres de 1 ont été sculptées dans des m.
Carrare ou de Paros,
— artificiel. — Imltatior bre exécutée en stuc.
— feint. — Se dit dea pe
ipPoi.
Jifférenis marbres. Oi expressions dtjeléoi
e chig
reproduire des porphyres ou des granits.
— pentéliqae. — Marbre du mont Pentélique employé parles artistes greis
leurs édifices,
— statuaire. — Marbre blanc non veiné. — (Voy. Martre.)
Marbré. — Se dit de papiers de
T les taches et Ici veinet
MAR
MAR
Marbrière. — Lieu d'extraction des marbres.
Marbrure. — Se dit des peintures imitant le marbre; — et aussi des bariolages imitant les taches, les veines du marbre, et dont on couvre parfois les tranches des volumes reliés, ainsi que certains papiers de gardes ou de brochure de livre.
Marohage. — (Céram.) ■— Pétrissage obtenu en faisant piétiner la pâte.
Marohe. — (Arch.) — Degré d'un escalier. Partie horizontale sur laquelle
on pose le pied; la partie verticale portant le nom de contre-marche.
Les marches des escaliers d'intérieur, soit en pierre, soit en bois, sont ordinairement astragalécs, c'est-à-dire bor- gji^
dées d'une moulure W^ saillante, ayant pour profil un quart de rond, un réglet et un congé.
— oarrée. — (Arch.) — Marche qui offre partout la même largeur. On dit
aussi marche droite.
Les marches ou degrés donnant accès aux temples de Tantiquité étaient presque
toujours des marches carrées et souvent
dépourvues d'astragale.
— cintrée.— (Voy. Marches courbes.)
— OOUrbes. — (Arch.) — Marches dont les bords décrivent une courbe. On 4ït aussi marches cintrées.
— d'ang^le. — (Arch.) — Les marches d'angle sont des marches tournantes et de plus grande largeur que les marches supérieures ; les marches de demiangle sont les marches placées immédiatement au-dessus ou au-dessous de ces marches d'angle.
— dansante. — (Arch.) — Marche qui n'offre pas la même largeur aux deux extrémités.
Marche droite. — (Voy. Marche
carrée,)
— gironnée.— (Arch.)— Marches placées suivant les rayons d'un cercle.
On dit aussi marches tournantes. La plupart des escaliers modernes, établis soit dans des cages circulaires, soit dans des cages rectangulaires à coins arrondis, offrent de nombreux exemples de marches gironnées.
— mculée. — (Arch.) — ■ Marche bordée d'une moulure.
— palière. — (Arch.) — Marche formant le rebord d'an palier de repos.
— rampantes.— (Arch.) — Marche dont la surface supérieure est inclinée au lieu d'être horizontale.
— tournantes. — (Arch.) — (Voy.
Marche gironnée.)
Marchepied. — (Arch.) — Base des stalles gothiques affectant la forme d'une marche très élevée au niveau du sol.
Marger. — Se dit, dans l'imprimerie, de la façon dont une planche doit être placée sur la presse, de façon que les marges du papier soient régulières.
A cet effet, la planche est posée sur une feuille de zinc de même grandeur que la feuille de papier et sur laquelle sont tracés des points de repère.
Marier. -^ Se dit, en imprimerie, de la façon dont on combine, pour l'exécution d'un ouvrage, deux procédés d'impression différents. Marier la lithographie avec la typographie, c'est tirer dans un texte imprimé des vignettes en lithographie ; marier la taille-douce avec la typographie, c'est orner un volume d'en-têtes, de culs-de-lampe tirés en tailledouce.
Marine. — Tableaux, dessins représentant des scènes maritimes, des vues de mer. Une marine de Turner, de Claude Lorrain, de Joseph Vernet.
Mariniste. — Peintre qui s'est fait une spécialité de sujets maritimes, de vues des bords de la mer, d'effets de
MAR
MAR
pleine mer par divers temps, d'études de vagues déferlant sur la plage.
Marli. — (Céram.) — Bord intérieur d'un plat, d'une assiette. On désigne sous le nom de filets au marli es filets d'or et de couleur tracés circulai rement sur ces bords. Les plats en faïence de Rouen offrent souvent des marlis décorés de riches motifs de ferronnerie, de délicates arabesques, de dentelles, etc., etc. — On désignait autrefois sous ce nom une étoffe de gaze fabriquée avec de la soie pure ou mélangée de fil.
Max^oquin. — Peau de chèvre tannée, mise en couleur du côté de la fleur et usitée pour la reliure des volumes.
Marouflage. — Le marouflage est l'opération qui a pour but de coller à une surface murale une peinture sur toile. — (Voy. Maroufle et Maroufler.) Maroufle.— ColIe très forte et très tenace, composée d*or-couleur rendu épais et gluant par une cuisson prolongée.
Maroufler. — Appliquer une peinture sur toile contre une surface murale au moyen de maroufle (voy. ce mot). Les toiles ainsi appliquées doivent être maintenues sur les bords par des clous.
Marmouset.— (Arch.) — Petites figures — principalement dans le style gothique — accroupies ou dans une attitude bizarre, placées sur le profil d'une moulure et espacées régulièrement de distance en distance.
Souvent ces petites figures tiennent devant elles un phylactère qui dissimule la moitié de leur corps.
Marque. — Vignettes, fleurons avec armes parlantes, figures ou attribtits placés sojt sur le titre, soit à la fin d'un volume, et particuliers à un imprimeur ou à un éditeur.
— (Céram.) — Se dit de signes conventionnels, de monogrammes appliqués au verso des pièces de céramique, auxquels on reconnaît la fabrique d'origine.
3se
Parfois même, comme dans le Sèvres, l'époque de la fabrication est facile à reconnaître par la différence des marques.
Marqueté. — Décoré de marque^ terie; — bariolé de couleurs diverses.
Marqueterie. — Décoration par incrustation et juxtaposition de bois ou de métaux, de marbres ou d'autres matières diversement colorées. Le goût de la marqueterie fut introduit en France au xvi^ siècle, et les meubles de Boule (16^2- 173^) sont décorés de dessins en marqueterie d'une grande richesse de composition et d'une admirable perfection de travail.
Marqueteur. — Artiste ou artisan qui exécute des marqueteries.
Marquette. — Pain de cire vierge. Marquise. — (Arch.) — Toiture lé- ..-j^ gère, formant abri au pourtour d'un édifice, au sommet d'un perron. La ' plupart des théâtres !%^ possèdent sur leurs façades des marquises d'une assez grande longueur.
Généralement les toitures des marquises sont vitrées.
Marteau. — (Arch.) — Batlant de .1 filé au vantail .d'une porlc. On
cIkIiI, déplacé chaque foia, que l'on exécute ces mnltilodea de méplat) qui accen-
let graveur! optrenl.
Hartelag^. — Mode de fabrication, au marteau el à froid, de csrlaïaa ornementi en métal, découpéa luivant des profils donnés dans des plaquet de métal planea el aunquélles, à l'aide d'us marteau, on donne du relief et du modelé.
Martelé. — Travaillé au marteau. S:
dit particulier G ment d'objets d'argenterie modeléi, repoussét au marteau et dont la tailace est couverte d'une multitude de fatale, une pièce martelée. En nnmiamati-