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dans les travaux de broyage des couleurs à rhuile. D'autres molettes, très petites, sont, au contraire, destinées aux peintres sur émail, sur faïence ; elles sont parfois emmanchées et servent à broyer dans de petits godets de marbre ou d'agate.
On donne aussi ce nom aux petites roues cl'acier servant à graver les cylindres pour l'impression des toiles peintes et à tailler les corps durs, — et à un outil de forme spéciale avec lequel on trace les ornements sur une poterie encore molle.
Molette d'éperon. — (Blas.) — Figure représentant la pièce principale de l'éperon, garnie de rayons au nombre de cinq, six ou huit, en forme d'étoile , mais différant de cette dernière figure en ce qu'elle est toujours percée d'une ouverture au centre.
Mollesse. — Défaut de fermeté, de solidité. Se dit de contours, de touches veules et manquant de résistance.
Momie. — (Voy. Mummie.)
Monde. — (Blas.) — Figure représentant une boule surmontée d'une croix. Un monde d'or, un monde de sable croisé de gueules. Dans leurs effigies, les souverains, les empereurs sont souvent représentés tenant ce globe d'une main, et de l'autre le sceptre ou la main de justice.
Monnaie. — Se dit de pièces de métal de diverses valeurs, frappées à l'effigie de l'autorité souveraine, représentée quelquefois par une figure ou un groupe de figures allégoriques. Se dit aussi de l'établissement où s'exécute cette fabrication. La Monnaie de Paris.
Une des plus belles médailles qui soient sorties de la Monnaie.
Monnayage. — Fabrication des monnaies. Parmi les nombreuses opératîofis du monnayage, il p'y a que la gra-
vure des* poinçons, l'exécution des matrices et des coins qui soient réellement du domaine de l'art.
Monoohromatique. — Se dit d'une peinture d'une seule couleur; plus simplement monochrome,
Monoohrome. — D'une seule couleur.
Monoohromie. — Art de peindre en n'employant qu'une seule couleur.
Monogramme. — Signature d'une oeuvre d'art au moyen d'un chiffre composé de lettres initiales agencées, combinées, entrelacées ou juxtaposées, et parfois d'un emblème ou d'un signe quelconque qui
©sert à désigner l'artiste, tel le mattre à l'œillet, le maître à l'oiseau. Un grand nombre d'artistes n'ont signé leurs œuvres que de monogrammes.
Monographie. — Étude biographique, documents publiés sur la vie et les œuvres d'un seul artiste. — Se dit aussi d'une étude dont le sujet est borné à un seul genre d'objets d'art. Une monographie traitant des émaux, des faïences, des bronzes. La monographie d'un édifice, c'est-à-dire la description détaillée de cet édifice, avec plans et vues à l'appui.
Monopédioiilé. — (Arch.) ^ Se dit parfois des cuves baptismales du moyen fige ayant un seul support.
Monoptère. — (Arch.) — Se dit d'un temple antique de forme circulaire n'ayant qu'une seule rangée de colonnes. Le monument choragique de Lysicrate, à Athènes, était un spé- ig^
cimen fort élégant d'édifice monoptère d'ordre corinthien.
Monopyle. — (Arch.) — Édifice n'ayant qu'une seule porte.
Un temple monopyle, une enceinte monopyle. On donnait aussi parfois le nom de péribole aux enceintes A por- ^i^x çnc|o8 <ie i^iurs établis ai|
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pourtoar des temples et n'offrant qu'une seule entrée.
MonOBtyle. — (Arch.) — Se dit d'un édifice formé d'une seule colonne.
La colonne Trajane est un édifice monostj^le.
Monotriglyphe. — (Arch.) — Se
dit d'un mode d'entre-colonnement ne permettant de placer dans la frise qu'un seul triglyphe.
Monotypopolyohromie. — Impression en chromotypographie (voy. ce mot) obtenue à l'aide d'un seul tirage.
Monstranoe. — (Voy. Ostensoir.)
Monstrueux. — (Blas.) — Se dit de figures d'animaux dont les parties sont empruntées à des êtres différents.
Un coq à tête de chèvre, etc. Les animaux monstrueux sont fréquemment enàployés dans les armoiries allemandes.
Montag'e. — Opération qui a pour but d'ajouter à des pièces de céramique des ornements en bronze ou en métal, anses, piédouches ou rebords ornementés.
Montant. — (Arch. ) — Pièce de bois ou de fer placée verticalement, concourant à l'encadrement d'une baie.
Monté de ton. — (Peint.) — Ensemble de tons vigoureux. Se dit aussi d'une épreuve de gravure dont les noirs sont intenses et font ressortir énergiquement les parties en lumière.
Montée. — (Arch.) — Se dit de la hauteur d'une voûte mesurée perpendicul^rement sous la clef ; — et aussi de la pente du pavage d'un pont, de la différence de niveau qui existe entre l'axe d'une voûte et l'axe d'une culée; — pente douce au-devant d'un édifice.
Monter une oouleur. — (Peint.)
— Augmenter l'intensité d'une couleur.
Montres.— (Céram.)— Petits fragments de poteries de même pâte que la fournée, et que l'on retire de temps à autre pour constater les progrès de la cuisson.
Monument. — Ensemble de vastes
constructions architecturales; — statues érigées sur piédestal et destinées à perpétuer soit le souvenir d'hommes célèbres, soit la mémoire de grands événements, par une figure ou un groupe symbolique, comme le monument de la place de Clichy, à Paris^ le Lion de Belfort, etc.
Monument ohoragique. — (Antiq.) — Trépied d'airain, avec inscriptions commémoratives, dédié aux vainqueurs des concours de musique et de théâtre fondés à Athènes; petits temples d'une architecture élégante érigés dans la même intention.
— oeltiC[ue. — (Arch.) — Se dît des monuments, parfois monolithes, toujours formés de pierres brutes, édifiés dans les régions de la Gaule et de la Grande-Bretagne, habitées par les tribus celtiques ou galliques. — (Voy.
Menhir, Peulvan, Cromlech, etc.)
— expiatoire. — (Arch.) — Monument érigé en expiation d'un crime.
— funèbre. — (Arch.) — Monuments, chapelles, stèles, tombeaux érigés sur une sépulture, ou à la mémoire d'un mort.
— historique. — Se dit de tous les édifices anciens qui, à raison de leur valeur artistique, de leur importance historique, ou des souvenirs qui s'y rattachent, sont classés par la Commission des monuments historiques. Les monuments historiques ne peuvent pas être détruits ; ils ne peuvent même être restaurés ou réparés qu'après avis conforme des inspecteurs oflSciels et décision de la commission.
— publio. — (Arch.) — Édifice érigé dans un but d'utilité ou de décoration publique.
Monumental. — Se dit, en architecture, des édifices grandioses; en peinture, des fresques ou tableaux destinés à orner l'intérieur d'édifices et A occuper de vastes surfaces; en sculpture, des figures de grandes dimensions concourant à un ensemble décoratif, ayant leur emplacement réservé dans des
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niches, des tympans, sur des piédestaux, et exécutées en vue de remplacement qu'elles doivent occuper.
Morbidesse. — Se dit pour caractériser la façon délicate, souple et vivante dont les chairs sont interprétées en peinture, en sculpture ou en gravure.
Morceau. — Fragment d'œuvre considéré au point de vue de l'exécution seule. Bien exécuter le morceau^ c'est-à- ^ ^ dire traiter avec une excellente technique, dans une facture souple, chaude, grasse et d'une belle pâte les parties d'une œuvre qui, considérées d'ensemble, peuvent laisser à désirer au point de vue de la composition. Il y a de merveilleux peintres de morceau qui ne sont que de très médiocres artistes.
— de réoeption. — Se disait autrefois des tableaux ou statues présentés par les artistes lors de leur admission à l'Académie Royale, et qui restaient la propriété commune de la compagnie.
Morceler. — Diviser, partager, morceler l'intérêt dans un tableau; ne pas concentrer suffisamment les effets de lumière, attirer l'attention, solliciter le ' regard sur plusieurs parties à la fois.
Mordant. — (Dor.) — Mélange de bitume de Judée, d'huile grasse et de mine de plomb, additionné de quelques gouttes d'essence, et usité dans la dorure à l'or mat.
Mordre. — (Grav.) — (Voy. Faire mordre, Morsure.)
— (faire). — (Grav.) — Verser l'acide nitrique sur une planche de cuivre pour creuser les traits dessinés.
Mordu. — (Grav.) — Se dit d'un cuivre dont la morsure à l'eau-forte est achevée. ' Moresque. — (Voy. Mauresque.) Morfîl. — (Grav.) — Le burin en coupant le cuivre laisse des deux côtés de la taille des aspérités nommées barbes (dans la gravure à la pointe sèche) ou morjil, et qu'on fait disparaître à l'aide du grattoir ou de Vébarboir, Toutefois, l'ébarboir usant un peu le métal, il ne faut pas enlever le morfil après chaque
taille, mais de préférence après une série de travaux.
Morrailles. — (Blas.) — Figure représentant une sorte particulière de tenailles ou fermoirs longs et dentelés que les maréchaux emploient pour comprimer le nez des chevaux. On doit en blasonnant indiquer comment elles sont liées^. Des morrailles d'or liées de gueules.
Morsure. — (Grav.) — Opération qui a pour but d'attaquer à l'acide nitrique étendu d'eau les planches en cuivre rouge, dans les parties mises à nu par une pointe qui en a enlevé le vernis.
Avant de commencer la morsure, si la planche est de petite dimension, on en recouvre de vernis toutes les faces et on la plonge dans une cuvette. Si elle est de grande taille, on la borde de cire, de façon à la transformer en cuvette. Dans tous les cas, on se sert des barbes d'une plume pour faire disparaître les bulles qui se produisent dès que le métal est
attaqué. Les morsures se pratiquent d'ordinaire au moyen de l'acide nitrique do commerce à 40**, mélangé avec moitié d'eau. Ces morsures sont plus ou moins répétées, selon que l'artiste veut créer plus ou moins de différence entre les profondeurs des tailles des divers planp. Elles sont d'autant plus rapides que la température de l'atelier est plue élevée. Enfin certains artistes terminent la morsure de leurs planches en attaquant le cuivre par le perchlorure de fer. Ce dernier procédé permet d'obtenir des tailles profondes qui se traduisent à l'impression par de beaux noirs veloutés.
— à plat. — (Grav.) — Procédé de morsure qui consiste à dessiner sur le cuivre avec des pointes de différentes grosseurs, et à faire mordre tous les
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plans pendant nne égale durée ^ les différentes valeurs de ton étant obtenues par les hachures plus ou moins larges et plus ou moins serrées.
Morsure par oonvertures. —
(Grav.) — Procédé de morsure qui consiste à recouvrir de vernis les différentes parties d'une eau-forte au fur et à mesure que la profondeur voulue des tailles a été obtenue.
Mortaise. — (Arch.) — Entaille
pratiquée dans une pièce de bois, de façon à recevoir une partie saillante ou tenon. Il y a différentes manières de pratiquer cet assemblage, qui peut être droit ou oblique, et comporter un ou plusieurs tenons.
Mortier. — (Ârch.) — Mélange de sable, de ciment et de chaux délayé dans l'eau et destiné à relier les matériaux d'une construction.
• — Vase dans lequel on réduit en poudre certaines substances, dans lequel on broie, ou pulvérise certaines couleurs.
— (Blas.) — Figure représentant la coiffure des chanceliers de France et des présidents du parlement, dits présidents à mortier. Pour le chancelier, le mortier était de toile d'or, brodé et rebrassé, d'hermine; pour les présidents, il était de velours ou panne noir, enrichi de deux larges galons d'or.
Mosaïque. — Ouvrage fait de pièces rapportées, combinées de manière à reproduire des dessins. — La mosaïque
de pierres dures, dite de Florence, est un assemblage de marbres polis et de pierres précieuses, s'appliquant surtout aux objets mobiliers et aux bioux. Les parements et revêtements for-
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mes de plaques de marbre de couleur constituent également une espèce de mosaïque, la plus ancienne de toutes. (Voy.
Pavimentum,) — On donne aussi le nom de mosaïque aux carrelages de terre, quelquefois même aux dessins en creux des anciennes pierres tombales. (Voy.
Graffite.) — Il y a encore la mosaïque d'émail, spéciale à Torfèvrerie et à la bijouterie romaines; enfin, la mosaïque décorative, faite au moyen de petits cubes qui sont généralement en émail coloré dans la pâte, et qu'on applique, au moyen d'un ciment, contre une surface solide. Cette dernière occupe une place importante dans l'histoire des arts décoratifs, depuis Sainte-Sophie de Constantinople et Saint-Marc de Venise jusqu'au grand Opéra de Paris.
Mosaïste. — Artiste en mosaïque.
Motif. — Se dit du sujet d'un tableau, d'une figure, d'un groupe, d'un ensemble décoratif.
Mouche tte.— (Arch.) — Saillie des larmiers destinés à interrompre l'écoulement de l'eau. Le bord d'un larmier refouillé prend le nom de mouckette pendante, et une plinthe placée au-dessus d'un quart de rond forme une mouchette saillante,
Mouoharabi. — (Arch.) — Balcons en saillie à l'extérieur et recouverts de grillage en bois, d'un usage fréquent dans les constructions de style oriental.
Ces grillages, en bois découpé à jour, sont presque toujours d'un très joli dessin.
Moufle. — Demi-cylindre creux, en terre réfractaire, fermé à l'une de ses extrémités, ouvert à l'autre, et dont se servent les pein- ""^ 0^^ très sur émail et les peintres sur porcelaine pour exposer au feu et vitrifier leurs couleurs.
Moulage. — (Sculpt.) — Opération qui a pour but de reproduire des sculptures à l'aide d'empreintes. On se sert ordinairement de plâtre pour le moulage. Cependant on emploie quelquefois
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la gélatine, qai, par ton élasticité, permet de diminuer le nombre des pièces de dépouille. — (Voy. ce mot.)
Moulage. -- (Céram.) — Procédé de façonnage qui consiste à mouler les pièces dans les moules en pl&tre obtenus à l'aide des contre-épreuves nommées mères»
— à la balle. -^ (Céram.) — Procédé de moulage qui consiste à placer à la main dans les creux des moules de petites boules de pâte homogène.
— à la oroûte. — (Céram.) — Procédé de moulage qui consiste à étaler sur une toile ou une peau une couche de pâte que l'on applique à la surface du moule.
— à la housse. — (Céram.) — Procédé de façonnage qui consiste à appliquer à l'aide de l'éponge une pièce déjà tournée et encore molle dans les concavités d'un moule en plâtre.
— à la presse. — (Céram.) — Procédé de façonnage qui consiste à comprimer la pâte dans le moule à l'aide de machines.
Moule. — (Sculpt.) — Le moule est une empreinte d'objets en relief à l'aide de laquelle on peut obtenir des reproductions de cet objet. Le moule à creux perdu est celui qui ne peut fournir qu'une épreuve et doit être brisé pour détacher cette épreuve; le moule à bon creux est celui qui, composé de pièces mobiles, peut fournir un nombre indéfini d'épreuves.
— (Grav,) — Planche de bois sur laquelle sont gravés les modèles de cartes à jouer.
— à bon oreuz. — (Sculpt.) —
{Voy, Moule.)
— à oreux perdu. — (Sculpt.) — (Voy. Moule.)
— de potée. — Moule des objets destinés à la fonte et composé d'un mélange spécial. (Voy. Potée.) Lorsque la statue en cire a été repérée (voy. Repérage des cires), on la recouvre d'un moule de potée, et lorsque ce moule est sec {\oj. Enterrage)^ on chauffe de façon à faire écouler la cire et à recuire et |
augmenter la résistance du moule. Il reste alors un espace vide entre le moule de potée et le noyau^ et c'est ce vide que doit remplir le métal en fusion.
Mouler. — Reproduire des statues, des bas-reliefs, tout objet en relief à l'aide du moulage.
Mouleur. — Celui qui moule des ouvrages de sculpture. Les mouleurs ne peuvent être rigoureusement classés parmi les artistes, cependant leur profession exige une habileté et des tours de main spéciaux qui ne sont pas à la portée du premier venu.
Moulu. — Se dit de métaux réduits en poudre fine et qui, employés ainsi, prennent un ton particulier : de l'or moulu, de l'argent moulu.
Moulure. — (Arch.) — Saillie, à profil droit, concave ou convexe, et constituant un ornement placé sur le nu d'un mur. Les- moulures plates sont le filet, le listel, le larmier, la fasce, la plate-bande et la plinthe; — les moulures à profil convexe sont le quart de rond, la baguette, le tore et le boudin; — les moulures à profil concave sont la scotie, la gorge, le cavet et le congé. Certaines moulures, comme le talon et la doucine, sont mi-parties convexes et concaves. Les moulures sont unies ou décorées de feuillages. Non seulement elles sont usitées en architecture, mais elles servent à décorer un certain nombre de surfaces sur lesquelles elles produisent par leurs saillies et leurs ombres portées des effets de lumière. Dans les ordres grecs et romains, on emploie les moulures dont il vient d'être question. Dans le style roman, ces mêmes moulures sont conservées ; mais leur profilest plus lourd, et parfois les plates-bandes décorées d'ornements portent aussi le nom de moulures. Des moulures décorées de frettes,
de chevrons, etc. A l'époque gothique, on introduit dans les moulures le chanfrein, le biseau et
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