‹ Lexique des termes d'art (volume 3)Chapitre 162 sur 218 · PAN · texte numérisé non relu

PAN

coratioo composé d'ane corbeille de forme haute et étroite, d'où débordent des fleurs et des fruits.

Panne. — (Arch.) — Pièce de bois horizontale faisant partie d'un comble et supportant les chevrons.

Panneau* -^ Surface plane ou convexe, unie et encadrée ou ornée de moulures.

— (Arch.) *- Surface d'une pierH taillée.

— (Peint.) — Les panneaux en acajou ou en bois blanc servant de support à la peinture se trouvent tout préparés chez les marchands de couleurs. Les panneaux de i mesurent ai centimètres i/a sur i6; leurs proportions augmentent jusqu'au panneau de 40, qui mesure i mètre sur 81 centimètres.

— à glaoe. — (Arch.) — Panneau de lambris offrant une surface plane.

«- anglais. — Panneaux usités dans la peinture à l'huile, fabriqués avec soin par des artisans anglais et que certains artistes préfèrent aux panneaux fabriqués en France, parce qu'ils sont moins sujets à se déjeter sous l'influence des variations atmosphériques.

— de doueÛe. — (Arch.) — Face courbe d'un voussoir. La face plane et visible porte le nom de panneau de tête, et la face d'un voussoir touchant l'autre voussoir porte le nom de panneau de lit.

Pannelle. — (Blas.) — Figure représentant une feuille de peuplier. Les pannelles sont »presque toujours en nombre sur l'écu. Des pannelles d'argent, de sinople, etc., etc., posées •A trois, deux et une. Des pannelles d'argent mises en bande, dix pannelles d'argent posées trois, trois, trois et une.

Pannes. — (Blas.) — On dit aussi fourrures. Les pannes sont l'hermine et le vair, la contre-hermine et le contrevair.

Panoptiqne. — On dit en architecture qu'un monument est panoptique lorsque d'un seul coup d'oeil le regard peut en saisir l'ensemble.

Panerama. — Tableau peint sur une toile sans solution de continuité et appliquée contre une muraille circulaire.

Les spectateurs sont placés au centre du panorama, en un point suflSsamment élevé et dans une demi-obscurité; la lumière, en frappant vivement les premiers plans, ou peints ou réels, du tableau, accentue la profondeur de l'ensemble et donne l'illusion de la réalité.

Le premier panorama exposé en France en 17ÇÇ représentait une vue de Paris peinte par Fontaine, Prévost et Bour* geois. Vinrent ensuite des vues des principales villes de France et de l'étranger, des batailles (principalement celles du premier Empiré) ; puis, après le DiO' rama (voy. ce mot) de Daguerre et Bouton (inventé en 182a), le colonel Langlois exécuta d'immenses toiles représentant les batailles des Pyramides, de Malakoff et de Solferino. Ces toiles 'mesuraient 120 mètres de longueur sur 14 de hauteur et étaient installées dans une rotonde construite à cet effet aux Champs-Elysées à l'occasion de l'Exposition de 185$. Depuis quelques années, le goût des panoramas s'est considérablement développé, et leur exécution semble avoir atteint les dernières limites de la perfection. Dans le panorama de la bataille de Champigny, peint par MM. Detaille et de Neuville, on ne sait ce que l'on doit le plus admirer : des figures, du paysage ou même des premiers plans, dont la construction est d'une habileté surprenante.

Panorographie. — Instrument inventé en 1827 par l'ingénieur géographe Puissant, à l'aide duquel on obtient sur une surface plane le développement d'une vue perspective circulaire.

Panse.— (Arch.)— (Voy. Balustre.)

— (Céram.) — Se dit de la partie renflée d'un vase. Un vase à large panse.

Panthéon. — (Arch.) — Temple consacré au culte de tous les dieux de l'antiquité. Nom donné à certains édifices élevés à la gloire des hommes illustres d'une nation. Rome et Athènes avaient

qnelkion p<int, c

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Pantographe, — I

l'aide duquel on grandit ou tJD desain diat de» proporti maliqutmenl eiaclea. Il y h graphes de différents lystème plug Diités est fonda lur le f triangles lemblables et permi

de* reprodnc (Kei ou de m *eIon la placi l'appareil, les

» plus grandes, plus pe-

Pantographie. — An i

de reproduire des dessins à panlographe.

Pantomètre. — instrui

de profil d'après nature.

Papelonné. — (Bla»,) — Se dit de sortes d'âcailles demirondes, potées par raugéti comme des tuiles, le plein des écailles reprédo l'écu,

. line papelonné de gueule

Papier.— Matière fabriquée à l'i

de substances végétales réduites en j

et transformées en feuilles minces sur

Papier àpeiadre. — Papier ipé-

cial sur lequel on peut peindre à l'huile.

~ autographiqua. — Papier en* duil d'une préparation spéciale sur !»• quelle on dessine et qui, légèrement hnmeclé et soumit à la pression, permet j'oblenïr un décalque sur une pierre lithographique ou tur une plaque de zinc.

— bleuté- — Papier fort ou carton Srislol d'uni teinte grit bleu, fréqnemneni employés pour servir de marg« aai dessins.

— bulle. — Papier de coaletir, d'aa I jaunâtre ou rosé, employé innotit

pou r.let dessins et lea plans d'architectnre etiinés Ji fournir aux ouvricrt de! moéle» grandeur d'eiécution.

— OOUObé. — Papier endnil d'un* paisse couche de blanc de cénise ou de ■lanc de linc, sorte de papier poreeltiut scellent pour le tirage des similîgra-

— Creawiok.— Papier anglais pour aquarelle, — (Voy. Papier Whatman.)

— de Chine. — Papier d'une teinte jaunâtre plus ou moint foncée, fabriqué

'ec l'icorce de bambou, employé pour rer dea épreuves de gravure, loit eu lief, soit en taille-douce. Il y ■ dei ipiers de Chine de teinte trè» claire, autres de teinte presque bistrée. Le ipier de Chine étant très mince, lortl'il est appliqué sur un britlol ou lor I papier pSte réaittant, il prend le nom : Chine applique. Dans le cas eoolire, il prend le nom de CMae volant.

;lte application t'obtient d'aillenn pat pression exercée pendant le tirage.

llenlea épreuves de gravures sur boia;

permettent aussi d'obtenir do belles

épreuves des gravure» en taille-douce,

- destinéa à l'inqtresBioa. ~

Les papiers de formait les plus usités dans l'impression des volumes sont — : les papiers grand monde, grand , grand soleil, grand colombier cl Jésus (ïoy. ces mots) — les papiers :

PAP

PAP

raisin (64 cent, sur 49), cavalier (60 sur 40), carré (56 sur 45), coquille ($6 sur 44), écu ($a sur 40), couronne (46 sur j6), tellière (43 sur 33) et pot (39 sur |i). Ces dénominations ont leur origine dans les marques ou signes qui existaient dans la pâte des papiers fabriqués anciennement. Le format des volumes est déterminé par des feuilles de papier de cette dimension ou à peu près, pliées en deux, en quatre, en huit, en seize, etc.

Papier (grand).— Se dit d'ouvrages tirés avec de grandes marges. Un exemplaire sur grand papier, et par abréviation un grand papier. — (Voy. Petit papier.)

— de tenture. — (Voy. Papier peint.)

— de verre. — (Grav.) — Papier, ou toile, sur lequel est collé du verre réduit en poudre plus ou moins grossière.

On s'en sert dans l'exécution des eauxfortes pittoresques pour dépolir la surface du cuivre, de façon à obtenir à l'encrage des taches irrégulières qui aident à accentuer les plans ou le rendu de certains morceaux. On se sert aussi de ce papier ou de papier d'émeri pour aiguiser les pointes à graver.

— ^ dioptriqrie. — Papier à décalquer très transparent.

— du Japon. — Le papier du Japon, fabriqué avec l'écorce du Morus papifera sativa, n'est employé que pour les tirages de luxe. Le papier du Japon blanc est le plus beau et le plus épais.

Il est soyeux, satiné, transparent, et fait admirablement ressortir les tons veloutés que donnent les morsures profondes. Mais il absorbe l'encre très jfacilement; aussi les planches doivent-elles être encrées plus fortement que pour les épreuves sur papier vergé.

— en rouleau. — Papier mécanique dioptrique, blanc ou bulle (voy.

Papier bulle)^ usité pour les dessins d'architecture ou de machines, mesurant ordinairement 10 mètres de long sur i™,io ou i",5o de large.

— glace. — (Grav.) — Feuilles de gélatine sur lesquelles on exécute le

calque des sujets qu'on veut reproduire.

— (Voy. Calque, Décalque,)

Papier grand aigle. — Format

de papier mesurant i™,o| sur o'",68.

— grand colombier. — Format de papier mesurant ©'",90 sur o™,(5o.

— grand monde. — Papier dont les feuilles mesurent i",i94 sur o"",87.

— grand soleil. — Format de papier mesurant i mètre sur o™,69.

— Jésus. — Il y a de ce nom deux formats de papier mesurant l'un o™,72 sur o™,s<5î l'autre o",70 sur o*",ss.On dit aussi grand jésus et petit jésus.

— parchemin. — Papier immergé dans une solution d'acide sulfurique qui lui donne l'aspect du parchemin.

— peint. — Papier décoré d'ornements et de motifs divers par voie d'impression en couleurs et que l'on utilise comme tenture.

— pelure. — Feuilles de papier mince que l'on superpose aux gravures.

On se sert aussi pour cet usage de papier serpente, papier sans colle destiné à empêcher les épreuves fraîches de décharger leur encre sur les feuilles qui leur font face.

— porcelaine. — Papier couvert d'une couche decéruse, offrant une surface unie et miroitante d'un très beau blanc.

— procédé. — Papier strié sur lequel on dessiné au crayon et à la plume en enlevant les blancs au grattoir. Le gillotage transforme les dessins ainsi exécutés en clichés en relief.

— pumicif. — Papier enduit de pierre ponce pulvérisée et employé pour les dessins au pastel.

— quadrillé. — Papier divisé, à l'aide de lignes horizontales et verticales, en petits carreaux de cinq à dix millimètres de côté et usités pour tracer des croquis d'architecture.

— serpente. — {y oy. Papier pelure.)

— torchon. — (Voy. Papier Whatman.)

— vélin. — On désigne sous le nom de papier vélin un papier fort et sans grain, aussi uni et satiné que possible.

Les beaux papiers vélins sont excellents

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