‹ Lexique des termes d'art (volume 3)Chapitre 198 sur 218 · STR · texte numérisé non relu

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intérieurs sont indispensables pour atténuer le trop vif éclat de la lumière. On fabrique aussi, pour Textérieur, des stores en bambou très mince et comme on en trouve dans la plupart des maisons chinoises et japonaises.

Strapassé. — Se dit des figures peintes ou sculptées d'une attitude et d'un mouvement tourmentés, exagérés.

Stras. — Sorte de cristal artificiel imitant l'éclat du diamant et des pierres précieuses.

Stries. — Se dit de filets étroits décorant le fût des colonnes et que l'on intercale entre les cannelures»; — et aussi de toute surface présentant une certaine étendue de filets parallèles.

Les stries d'une tapisserie. Une tête de profil s'enlevant sur un fond strié d'or.

Strigiles. — (Arch.) — Cannelures creuses qui, au lieu d'être verticales, décrivent des courbes en forme d'S. — Racloir en bronze dont les anciens se servaient dans un but de propreté au bain et les lutteurs pour enlever l'huile dont leurs membres avaient été oints. '

Striures. — (Arch.) — Se dit parfois des cannelures de colonnes.

Struoture. — Se dit de la manière dont un édifice est construit^ de son parti pris décoratif. La structure antique. — Se dit aussi de la manière dont une figure humaine, peinte ou sculptée, est rendue au point de vue de l'anatomie ; la structure de cette figure est parfaite.

Stuo. — Enduit dont on revêt les murailles et qui prend le poli du marbre. Le stuc se compose d'un mélange de chaux éteinte et de poudre de marbre, et parfois d'albfltre ou de plâtre. Toutefois, les stucs formés de ce dernier mélange résistent moins bien à l'humidité. Les stucs destinés à des revêtements extérieurs sont faits de pouzzolane ou de fragments de tuiles réduits en poudre.

Stuoateur. — Ouvrier qui fait les revêtements en stuc, applique le stuc

sur les murailles à l'état pâteux, profile les moulures à l'aide de calibres en fer, polit et colore l'enduit suivant le ton que l'on veut obtenir.

Style. — Se dit, en art, de la manière particulière à un artiste, à une époque.

Le style de Raphaël, le style gothique, le style italien. (Voy. les mots spé- •tiaux : Byzantin, Corinthien, Gothique, Ogival, Roman, etc.) Se dit aussi des œuvres d*art de grand caractère, dans lesquelles les figures sont exécutées dans un sentiment élevé.^ Une œuvre d'un style noble. Des figures qui manquent de style.

— Sorte de poinçon à l'aide duquel les anciens traçaient des caractères sur des tablettes recouvertes de cire. — Et aussi tige de cadran solaire dont l'ombre portée sert à indiquer l'heure.

Stylobate. — (Arch.) — Piédestal avec moulure, base et corniche régnant au pourtour d'un édifice;. — et aussi soubassement décoré de moulures formant avantcorps, suivant les ressauts d'une façade. Le mot est parfois synonyme de plinthe, surtout lorsque la plinthe est décorée de moulures. Les soubassements unis sont désignés sous le nom de stéréobates,

Suoé. — (Céram.) — Se dit des glaçures que la pâte a absorbées plus qu'il ne convient pendant la cuisson.

Suite. — Se dit d'une collection de tableaux dont les sujets sont pris dans un même ordre d'idées ou de faits. La suite des tableaux de Rubens pour la galerie de Médicis. — Se dit aussi d'une collection complète de gravures exécutées pour illustrer un ouvrage, une suite sur chine, une suite des vignettes de Gravelot.

Sujet. — Se dit du motif historique, conventionnel, réel ou idéal, que l'ar-

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tiste a choisi pour Pinterpréter dans son 'oeuvre. Un sujet heureux, un sujet mal choisi. Il y a des sujets qui ne gagnent pas à être traités en art ; d'autres, au contraire, semblent être une mine inépuisable pour les artistes.

Sujet orné. -— (Arch.) — On désigne ainsi les motifs de composition qui sont brillamment traités, avec abondance plutôt qu'avec sobriété de détails.

Saperficie. — Étendue d'une surface plane, convexe ou concave.

Support. — (Blas.) — Arbre verdoyant, ou naturel, ou tronçonné, auquel est suspendu un écu. On désigne aussi sous le nom de supports les figures

â/^ «4?!. A placées en dehors

A^sTp^ ^IM *^ ^^ chaque côté

klJt^ ra^ ï"OÎ"es ayant pour \rW''V#l?Nf support des grif- IjSB, jt. *^ fons d'or, des lévriers d'argent. Les armes du royaume de France avaient autrefois pour support des anges vêtus de cottes de mailles ou de dalmatiques et représentés les ailes étendues.

. Supports. — (Peint.) — Ce mot sert également à désigner d'une façon générale la qualité ou matière de la surface sur laquelle un tableau est peint : toile, panneau, carton, papier, etc.

Surbaissement^ — (Arch.) — Se

dit des arcs, des voûtes dont la hauteur est inférieure à la moitié de la largeur prise à la naissance de l'arc ou de la voûte.

Surdorer. — Dorer solidement, revêtir d'une double couche d'or.

Surhaussement. — (Arch.) —

Se dit des arcs, des voûtes dont la hauteur est supérieure à la moitié de la largeur prise à la ôaissanct de Parc où de la voûte.

Surmoulage. — Moulage pris sur un moulage. Le commerce des plfttres moulés est infesté de surmoulages.

Surplomb. — (Arch.) — Saillie dans le vide. Des balcons, des corniches en surplomb. — Se dit aussi de tout ce qui dépasse le nu d'une muraille dont les parements sont verticaux.

Surtout. — ^Grande pièce d'orfèvrerie destinée à servir de milieu de table. Il y a des surtouts décorés de statuettes et de groupes exécutés d'après les modèles des statuaires les plus célèbres.

Symbole. — Représentation conventionnelle de figures ou d'objets qui sont le signe d'une idée. — On dit aussi une figure symbolique, des attributs symboliques, pour désigner une figure qui personnifie des attributs qui caractérisent une idée abstraite : • une figure symbolique de la Victoire, de l'Ame, de la Pensée. Les attributs de la musique, de la peinture, de la pêche, etc., ont une valeur symbolique.

Symbolisme. — Se dit, principalement dans le style gothique, de la façon dont on peut interpréter les peintures ou sculptures dans lesquelles les vices et les vertus sont représentés sous forme de personnages ou d'animaux fantastiques. — On désigne aussi par « symbolisme de l'art » les différents partis pris ou conceptions particulières à chaque époque, à chaque style architectural, et dans lesquels s'affirment les croyances des peuples.

Symétrie. — Système de décoration ou d'ornementation dans lequel les motifs se reproduisent exac- •'j*

tement de chaque côté d'une ligne d'axe fictive ou réelle passant' par le centre de la composition. Un plan d'une symétrie parfaite.

Dans le style gothique, la symétrie absolue n'existe presque jamais. A l'extré»

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mité d'une façade on élevait parfois un

beffroi, tandis qu'à l'autre extrémité on con-

struisait un

simple pignon«

ju Bien des por-

Y/Z'^yw/^/Avar^ taijg d'église

y^ sont flanqués à

leurs extrémités de tours ou de clochers de style divers, d'époques et de proportions différentes. Pendant la Renaissance et jusqu'à nos jours, les principes de la , symétrie sont toujours appliqués aux façades des. édifices.

Syxnétriser. — Disposer d'une façon symétrique.

Synohromie. — Procédé d'impression typographique en couleurs obtenue avec un teul tirage, grâce à une méthode d'encrage analogue à celle dite à la poupée^ usitée pour les planches en taille-douce et qui consiste à encrer les différentes parties d'une composition à l'aide d'un tampon spér cialement imprégné d'encre diversement colorée.

Systyle. — (Arch.) — Se dit d'un mode d'entre-colonnement dans lequel les colonnes sont espacées de quatre modulesy d'axe en axe. — (Voy. Module.)

T (règle en forme de). — Le T

«e compose d'une règle plate fixée perpendiculairement à une pièce de bois qu'une rainure permet d'appliquer sur le bord d'une planchette. En faisant glisser de la main gauche

cette partie du T, la lame ou règle plate sert à tracer des lignes horizontales d'un parallélisme absolu, — pourvu que le bord de la planchette soit bien dressé. Il y a aussi des T dont les branches sont mobiles et qui permettent de tracer de même des obliques parallèles.

Les perpendiculaires s'obtiennent, en général, en plaçant sur la lame horizontale une équerre à fronton. Lorsque le maniement du T est familier, il facilite singulièrement la rapidité d'exécution des dessins d'architecture, des dessins géométriques, etc.

Taî)emaole. — (Arch.) — Sorte d'édicule occupant le milieu de l'autel et offrant l'aspect d'un diminutif de chapelle ou de temple, où se place le calice avec les hosties consacrées, et que termine une petite plate-forme sur laquelle on place une croix, un ostensoir, etc.

Table. — (Arch.) — Nom donné parfois à des surfaces unies, qui portent aussi celui dt panneaux.

— à modèle. — Sorte d'estrade, support soutenu par des pieds courts et trapus offrant une large surface horizontale élevée au-dessus du sol et sur la-

quelle on fait poser le modèle TiTant dont on exécute le portrait on d'après lequel on fait des études.

Table d'attente. — Pannean resté momentanément sans inscription.

— (Blas.) — Écu dont le contour, dont la forme seule existe. Dans certains arbres généalogiques, on trouve des tables d'attente sur lesquelles on dessine des armoiries. Se dit aussi des écus d'un seul émail, soit couleur, soit métal, et n'étant chargés d'aucune ^xr

figure. Bien que ce soit assez rare, il existe cependant un certain nombre d'armoiries de ce genre. Dans ce cas, on énonce : *** porte d'or, de gueules, etc.

— d'autel. — Partie horizontale de l'autel où sont posés les vases et les livres sacrés avec lesquels le prêtre officie.

'~~ du diable. — (Arch.) — Nom populaire des dolmens.

— iliacpie. — Bas-relief en stuc qui était conservé au Capitole et représentait les principaux épisodes de la guerre de Troie ou d'Ilion, accompagnés de légendes.

— taillée. — (Grav.) — Les anciens graveurs et de nos jours encore les graveurs sur bois travaillent sur une

table échancrée en fer à cheval, de façon que le corps se place dans *"'' l'échancrure et que les coudes trouvent un point d'appui sur les parties avancées. Cette table était parfois garnie d*un rebord très peu sail-

— Terme depecipective. — (Voy. Vertical.)

— de baie. — (Arch.) — Se dil de l'épaisseur d'un mur au pourtour d'un*

— de chevalet. — Tableau de petite dimeoiton. S'applique aussi aux peintures d'une eiéculion dtiicali e1 qui

(peclateurt.

— de mai. — Se disait au ivn' siècle du tableau offert chaque Bonûe à celte époque à Notre-Dame de Paris psr la corporatioû des orfèvres. L'on dit par abréviation les mais. Un de> mais de Notre-

ualion plui simple encore, une perspective, la décoration peinte lur une muraille et qui a pour but de créer one sorte de trompe-] 'œil, soit en simulant

nant une avenue ou un Long couloir par une répétition d'arbres peints ou d'aria profondeur réelle.

— vivants. — Se dit de groupes formé» par des personnages vivants, posés dans le but de représenter dei ( historiques oh de reprodi '

cée à hauteur d'appui dans l'ouverture

Ici pierres formant longue et plate, de

Keur d'appui, ir les deuil chambranles ou montants ^rlicaux d'une chemines moderne.

— de oire. — Lamelles d'épaisseur jriable — suivant l'épaisseur que l'on eut donner au métal — que l'on Kmolljl 1 le» plongeant dans l'eau chaude et ne l'on applique dan» les creux d'un louie en vue de la fonte eu les pécriie façon qu'elle* e déjà appliquée

sont décorées de tablettes couvertes d'in.

bres.

script ions.

Tableautin — Petit tableau.

Tablier. — (Arch.) — Ensemble

Tablette. — Se dit des couleuts

des pouires en bois ou en fonte recou-

pour l'aquarelle en forme de petit rec-

vertes de planches, de dalles, de terre

tangle allongé et d'épaisseur variable.

même, qui rejoint les travées d'un pont

— (Voy. Pastille.) On en indiqua les di-

fije ou suspendu et sur lequel passe la

voie nécessaire à la circulation.

marchands de couleurs par les mots M-

Tabouret. — siège pliant ou non.

bltuezi detni-lablelle. — Se disait dans

l'antiquité des petites planchettes en-

Taohe. — Se dit, en art, de la façon

duite» de cire lur lesquelles on écrivait

i l'^de d'un Mjlet.

exécutent leurs lableaui à l'aide de

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