‹ Lexique des termes d'art (volume 3)Chapitre 2 sur 218 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

Il n'est pas de science, pas d'industrie, pas de profession, qui n'aieni leur langue spéciafe, langue technique et forcément ignorée des profanes. De même pour les arts, qui ont également leur langue, ou tout au moins leur vocabulaire à eux, à cette différence près, cependant, que tout le monde aujourd\hui s'intéresse aux choses de l'art et en disserte volontiers : qu'il s'agisse des œuvres de l'architecture, de la peinture et de la sculpture, ou des manifestations plus familières et en quelque sorte plus intimes de l'art décoratif, il n'est personne, artistes, amateurs ou ignorants, qui ne s'empresse d'émettre un avis ou de chercher à se faire une opinion ; par suite, il n'y a pas de jour où nous n'éprouvions un embarras en présence d'une expression technique dont nous devinons bien le sens, mais dont nous hésitons à préciser exactement la portée. N'est-il pas, jusque dans la langue usuelle, nombre de mots qui prennent, suivant leur emploi, une signification toute particulière, sur laquelle il importe de ne pas se méprendre ?

Présenter une définition concise du plus grand nombre possible de termes d'art, tel est le but du présent Lexique.

Bien entendu, Tauteur n'a pas la prétention que son travail puisse dispenser de recourir aux grands dictionnaires et aux ouvrages spéciaux; mais, n'omettant rien de ce qui se rapporte aux différents arts, le Lexique pourra suffire, dans la plupart des cas, aux exigences d'une bonne éducation générale : à ceux qui savent il pourra même rendre Je service de venir au secours des hésitations de leur mémoire. L'illustration, d'ailleurs, complète, chaque fois qu'il est nécessaire, les définitions écrites de près de cinq mille cinq cents mots. Plus de quatorze cents figures, ajoutant l'image même des choses aux explications du texte, suppléent ainsi à ce qu'il pourrait y avoir de trop rigoureux dans la concision même qui nous est imposée par les limites de notre cadre.

LEXIQUE

Abaissé.- Terme de blaion. - Se

Dans le sl^le gothique l'abaque eit

dil lorsqu'une pi^ce honorable de pre-

de forme bien caractéristique.

mier ordre, nn chef par exemple, esl

A l'époque romane, au x..' el au

ÊurmontÈe d'un antre chefdtméul dif-

xm" siècle, l'abnque est carré et déborde

férent.

les feuillages des cha-

^ KM. 1"' 'couronne le chapi.

«^-jjjp tea« d'une coloine, en jfnHT augmente la saillie et

/'fil P" '"'" '^ renforce

ù.-,^ pour supporter l'archi- \ ji-l tiive ou les corps de

vent lel feuillages '

débordent la saillie du tailloir. 11

moulure placiîa ou-dessus de cetle co-

existe aussi, principalement en Nor-

lonne. On le nomme aussi Tailloir.

mandie, quelques aba-

1 ques de cette époque de

on tioUTe des chapiteaux qui se rédui-

[^ forme entièrement cir-

sent à un simple abaque. D'autres mo-

^ culaire.

numents, au contraire, offrent au-des-

. Au .lY- siècle, ils

sous de l'abaqne un chapiteau composé

' sont moins saillant s et,

de fleurs de lotus ou de calices êpi-

AIÎA

Page 1