‹ Lexique des termes d'art (volume 3)Chapitre 53 sur 218 · On plac · texte numérisé non relu

On plac

motif religieux de décorât

de ligures peintes ou sculptées représentant de sainli personnages; il symbolise

flammé est également dans la symbolique de l'art chrétien inspiré par la Société de Jésus, l'image du sacré Cttur de Jéiui.

Christ «cariant w

Coffret. — Petit coffre exécuté o déeorf à l'aide de matlirea précieuses boi* odoriféraDti, ni£tani ciicléi, oi

casactte de Catherine de Médicîi, qui

du Louvre. Au moyen âge el à l'époque d« U Renalaiance, on fabriquai! auiai de petlla coffret» en fer dont les panneaux diapoiéa i jour Uiaialint enlreroir des cuira ou desétoflsadc couleun

Coiffe. — (Arch.) — Voûte dee abaides construitea duiïi' au xuii* siècle.

Goilaaaglypha. — Ce mot barbar» el peu harmonicui aert quelquefois à désigner les ouvrages de sculpture laillâs dans une matière pleine, que l'on èTÎde' de lella aorte qae le relief dea peine le niveau des .utiguéa. C'est le cas

i saillie dépasse celle ceau d'acier gravé eu r le frappage pour

figures affleure : surbces planes c d'un grand nomi dans l'épaiaseur <

des figures lél p]

Coin. — Me

s inédail

impreir

- de pile. — Coin destiné à fntple côté oppoaé à la face d'une mile ou d'une monnaie.

- (Arch.) — Listel

Col. — (Arch.) — (Voy. Baluslre.) Colarin. — (Arch.) — Filet saillant

ColiBohet. — Ornement ou molif le décoration sans Imporiance, futile, le dimensions mesquines, d'un goût mé-

Colisée.— (Arch.) — Amphilhéfilre

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œuvre d'art. La collaboration est fréquente entre architectes, entre architectes et sculpteurs, notamment pour le piédestal d'une statue, d'une fontaine, etc. Elle est fréquente aussi entre artistes d'industries différentes concourant à Texécution d'un même objet, d*un meuble, par exemple, qui exige l'intervention et l'entente du sculpteur, de l'ébéniste, du peintre sur émail, du ciseleur, du tapissier, etc. Mais, dans ce dernier cas ou dans les cas analogues, la conception de l'œuvre appartenant en général à un seul artiste ou chef d'industrie, les collaborateurs reçoivent plutôt le nom de coopérateurs. C'est sous ce titre que, sur la désignation de l'exposant principal,, ils sont récompensés dans les expositions spéciales et dans les expositions universelles.

Collage. — Le collage — on dit mieux encollage — a pour but de rendre le papier propre à recevoir un lavis de couleur quelconque. Pour coller ou encoller le papier, on l'imbibe^ à l'aide d'une éponge, d'un mélange de savon blanc et de colle de Flandre, additionné d'alun en poudre et de quelques gouttes d'alcool.

Gollatôraux. — (Arch.) — (Voy.

Bas côté.)

Colle à bouohe. — Colle gélatineuse, dure et soluble, que l'on humecte de salive et dont on enduit lès bords des feuilles de papier que l'on tend sur une planchette, ou les extrémités de deux feuilles de papier que l'on veut réunir ou superposer.

— de gants. — (Peint.) — Colle dont on se sert dans la peinture en détrempe et dans la peinture à l'huile pour préparer les toiles. On l'obtient en faisant dissoudre dans l'eau chaude des rognures de peau et elle prend la consistance d'une gelée par le refroidissement. La colle de parchemin et la colle de Flandre sont obtenues de la même façon, mais la première est plus fine et la seconde plus ■ grossière ; celle-ci ne s'emploie que pour les travaux peu soignés.

Colle de pâte. — Colle faite de farine délayée dans de l'eau et qui sert à coller en plein, c'est-à-dire entièrement et non sur les bords seulement, des dessins sur un carton ou un châssis tendu de toile,

— de peau. — (Voy. Colle de gants.)

— de poisson. — Gélatine extraite de l'esturgeon, employée pour l'encollage des toiles peintes, stores, etc., et dans certains genres d^e peinture à la colle.

— forte. — Gélatine fondue au bain-marie, dont on se sert pour le collage de panneaux de menuiserie, des cuirs ou étoffes employés pour la reliure.

Collection. — Se dit d'un ensemble de tableaux, de dessins, de gravures ou d'objets d'art et de curiosité appartenant à la même personne et le plus souvent réunis par elle.

Collectionner. — Former une collection, rechercher les œuvres d'art ou les objets de curiosité.

Collectionneur. — Celui qui collectionne.

Collégial. — (Voy. Église collégiale,)

Coller. — Fixer à l'aide de colle des gravures ou des dessins sur des marges blanches ou teintées destinées à en faire valoir l'effet.

Collier. — (Arch.) — Astragale orné de perles- enfilées. Moulure de chapiteau ornée de perles ou d'oves.

GoUodion. — (Photographie.) — Solution de coton-poudre dans de l'éther dont on formait la pellicule sensibilisée des glaces photographiques avant l'invention des glaces préparées au gélatino-bromure d'argent.

CoUodionner. — (Photogr.) —

Couvrir une plaque de verre d'une couche mince de coUodion. Les plaques collodionnées ont été remplacées par les glaces préparées au gélatino-bromure^ et l'on ne collodionne plus maintenant que certaines épreuves photographi-

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ques sur papier afin de leur donner du

brillant.

Gollotypie. — Se dit dès épreuves et des procédés de Phototypie. — (Voy.

ce mot.)

Colombage. — (Arch.) — Disposition en enfilade de solives dont les vides sont remplis de briques, de carreaux de terre cuite et de plâtre, suivant l'épaisseur voulue de la muraille ou de la cloison ainsi formée.

On donne aussi aux murailles en colombage le nom de murailles fourrées.

Colombier. -— (Arch,) — Bâtiment cylindrique ou prismatique en forme de tour ou de tourelle, recouvert d'une toiture généralement conique. Certains colombiers de la Renaissance construits en brique et pierre sont "décorés de carreaux et de panneaux en faïence.

Colomiade. — ( Arch. ) — Ensemble de colonnes placées en file sur une ou plusieurs rangées.

Les colonnes sont surmontées d'entablements ou d'arcades suivant le style de l'édifice. On donne aussi le nom "de colonnades à certains portiques ; cette sorte de décoration était d'un usage fréquent dans l'architecture antique.

un fût ou partie cylindrique et un c/wpiteau,

Colomies aooouplées ou couplées. — (Arch.) — Colonnes placées

deux par deux, l'une à côté de l'autre, sans tenir compte des règles qui fixent la dimension des entre-colonnements.

Cette disposition a pour but, non seulement d'augmenter en certains endroits la résistance réelle des supports, mais de rendre encore cette résistance plus apparente. Parfois le tailloir (voy. ce mot) se prolonge sans solution de continuité au-dessus des deux chapiteaux.

— adossée. — Colonne en partie noyée dans la muraille verticale contre laquelle elle est placée. — On dit aussi Colonne

engagée ou Colonne liée, et spécialement Demi-colonne f lorsque la colonne est engagée jusqu'au centre et que la saillie se mesure par une demicirconférence.

— annelée. — Colonne décorée d'anneaux en relief. On dit aussi Colonne bandée,

— à pans. — (Voy. Colonne polygonale.)

Dans les temps modernes, à Rome, — astronomique. — Colonne terla colonnade de Saint - Pierre , œuvre 1 minée en plate-forme servant d'obserde Bernin, double portique entourant •"•♦-î—

la place qui précède l'église, et, à Paris, la colonnade du Louvre, œuvre de Perrault, simple décor appliqué devant une façade, sont à citer comme modèles de colonnades.

Colonne. — (Arch.) — Support circulaire , posé verticalement , formé généralement de trois parties: une base,

vatoire.

— attiq[ue. — Colonne décorant un étage placé en attique au-dessus d'un grand entablement.

— bandée. — (Voy. Colonne annelée.)

— bellique. — Colonne du temple de Janus à Rome, devant laquelle on proclamait la déclaration de guerre.

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Colonne oannelée. — Colonne dont le fut est creusé ou orné de cannelures, — (Voy. ce mot.)

— cantonnée. — Colonne engagée dans un angle pour renforcer un pilier et soutenir une voûte à sa retombée.

. — OOOhlide. — Colonne creuse dans laquelle on a pratiqué un escalier à vis. La colonne Trajane, la colonne Vendôme, celle de Juillet sont des colonnes cochlides. Du latin cochlea, limaçon.

— oomposite. — Colonne surmontée d'un chapiteau composite. — (Voy. Composite.)

— corinthienne. — Colonne élevée suivant les proportions de l'ordre corinthien. — (Voy. Corinthien,)

—- oorollitique. — Colonne dont le fût est décoré de guirlandes qui l'entourent en spirale.

— couplées. — (Voy. Colonnes accouplées,)

— cylindrique. — Colonne dont le diamètre est cylindrique et le profil limité par deux lignes droites parallèles.

— d'assemblage. — Support en forme de colonne, formé de pièces de bois rapportées ou de pièces de fer autour desquelles sont posés des manchons de plâtre ou de stuc simulant une colonne de pierre ou de marbre.

— diminuée. — Colonne dont le diamètre à la base est plus grand que le diamètre au chapiteau. Les colonnes des temples doriques grecs offrent de très remarquables exemples de colonnes diminuées.

Lacolonnediminuéeou en tronc de cône a été abandonnée surtout auxvii" et au xviii^ siècle et remplacée par la colonne renflée.

— dorique. — Colonne élevée suivant les proportions de l'ordre dorique.

— (Voy. Dorique.)

— doublées. — Colonnes voisines placées l'une devant l'autre, c'est-à-dire dans le même plan perpendiculaire à une façade.

Colonnes en faisceau. — Co-

lonnettes réunies, juxtaposées ou soudées les unes aux autres et formant pilier dans le style gothique.

Il y a des colonnes V^^^B^/A^

en faisceau dont -

le plan offre des combinaisons très compliquées de portions de cercle et de parties carrées servant à mieux détacher les colonnettes les unes des autres.

— engagée. — (Voy. Colonne adossée.)

— par tambours. — Colonne

formée d'une superposition de disques dont la hauteur est inférieure au diamètre. — (Voy. Colonne en tronçons.)

— en tronçons. — Colonne formée d'une superposition de disques dont la hauteur est supérieure au diamètre.

—- feuillée.— Colonne dont le fût est recouvert d'imbrications.

— flanquée. — Colonne entourée de pilastres.

— fuselée. — Colonne dont le profil est renflé en forme de fuseau allongé. On dit aussi renflée. Le profil de la colonne renflée est celui qui est le plus fréquemment adopté, et le profil fuselé n'est que l'exagérais tion de ce tracé. Il y a aussi '

( I ' des colonnes qui ne sont

renflées que sur le tiers de leur hauteur.

— gemellée. — Support formé de deux colonnes de même diamètre, juxtaposées ou soudées dans toute leur hauteur.

— gothique. — Se dit parfois du faisceau de colonnettes formant pilier, usité dans les édifices gothiques.

— gnomonique. — Colonne dont le fût à sa section horizontale supporte le style ou gnomon d'un cadran solaire, ou remplit lui-même cet office.

— groupées. — Groupe d'au moins trois colonnes posée* sur un socle commun.

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Colonne hermétique. — Colonne couverte d'hiéroglyphes et placée dans l'endroit le plus mystérieux des temples égyptiens. — On donne aussi ce nom aux colonnes surmontées d'une tête d'homme en guise de chapiteau. — (Voy. Hermès.)

' — historique. — Colonne édifiée en mémoire d'un grand fait historique.

— hydraulique. — Effet d'eau rappelant la forme d'un fût de colonne cylindrique.

— ionique. — Colonne élevée suivant les proportions de l'ordre ionique.

— (Voy. Ionique.)

— liée. — (Voy. Colonne adossée.)

— manubiaire. — Colonne dont

le fut est décoré de trophées.

— médiane. — Colonnes placées au milieu d'un portique au droit d'une porte, et séparées par un entre-colonnement plus considérable que les autres entre-colonnements de la même rangée.

— méniane. — Colonne dont le chapiteau est surmonté d'une galerie ou balcon.

— milliaire. — Colonne placée sur le bord des routes romaines indiquant une distance de mille pas.

— moulée. — Colonne coulée en plâtre, ciment, etc., dans un moule pratiqué à cet effet.

— niohée. — n Colonne engagée en partie dans une muraille, mais de façon qu'un vide soit ménagé dans toute la hauteur entre le fond de la niche et le fut de la colonne.

— ovale. — Colonne aplatie dont le fût a pour section une ellipse.

— pastorale. — Colonne dont le fût imite un tronc d'arbre.

— pœstumnienne. — Colonne élevée dans les proportions des colonnes doriques du temple de Pœstum.

— polygonale. — Colonne dont le fût est prismatique. On dit aussi colonne à pans.

— renflée. — (Voy. Colonne fuselée.)

— rostraile. — Colonne dont le fût est orné de proues de galèrM.

Colonne rustique. — Colonne

dont le fût est décoré de bossages en saillie.

— sépulcrale. — Colonne commémorative édifiée sur une sépulture.

— serpentine. — Colonne formée de serpents enlacés et dont la tête forme le chapiteau.

— statuaire. — Colonne surmontée d'une statue.

— torse. — Colonne dont le fût est formé de plusieurs spirales. D'après Vignole, cette colonne ne devrait décrire dans toute sa hauteur que six spires. On rencontre cependant de très fréquents exemples de colonnes torses dont le nombre de spirales est bien supérieur à celui indiqué par Vignole. La colonne torse est surtout fréquemment appliquée à la décoration des meubles, aux ouvrages d'ébénisterie, etc. ,

— toscane. — Colonne élevée suivant les proportions de l'ordre toscan.

— (Voy. Toscan.)

— triomphale. — Colonne érigée en mémoire d'une grande victoire.

— vespasienne. — Petit édifice

en forme de colonne creuse, à l'intérieur duquel se trouve un urinoir.

— zoophorique. — Colonne dont le chapiteau est surmonté d'une statue d'animal réel ou fabuleux.

Colonnette. — (Arch.) — Colonne dont le diamètre proportionnellement à la hauteur est très petit. Les colonnettes, fréquemment employées dans les constructions de style gothique, servent à soutenir des arcatures et, par leur réunion en faisceau, forment les gros piliers des édifices.

Colorant. — Qui donne de la couleur.

Coloration. — (Peint.) — Effet d'ensemble que produit la totalité des couleurs employées dans une peinture. En disant qu'une coloration est violente, audacieuse, triste, fine, délicate, etc.,onca' ractérise la sensation qu'elle fait éprouver.

Coloré. — Se dit des œuvres peintes qui ont du brillant, de l'éclat, dont les

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tons sont vifs et chauds, — Par extension, se dit aussi d'un dessin, d'une gravure et même d'un monument d'architecture où les seuls effets de blanc et de noir, de lumière et d'ombre, habilement combinés, produisent la même sensation d'éclat chaud et harmonieux.

Colorer. — (Peint.) — C'est non seulement modeler à l'aide de couleurs différentes, mais c'est aussi obtenir un effet brillant à l'aide de savantes oppositions de noir et de blanc. Une gravure, une lithographie, sans autre ton que le blanc et le noir, peuvent être plus colorées qu'un tableau si elles produisent un effet plus brillant que ce dernier.

Coloriage. — (Voy. Colorier.) Colorier. — Colorier, c'est recouvrir de couleur des surfaces délimitées par un contour soit dessiné, soit gravé.

Fréquemment les planches gravées jointes aux ouvrages scientifiques sont coloriées à l'aquarelle et à la main, d'après des modèles. Ce mode de coloriage, trop souvent imparfait, tend à disparaître. Il est remplacé par la chromolithographie et la chromotypographie. Pour les publications à bon marché, on a trouvé un procédé de coloriage ou d'enluminage au patron qui réduit le travail à un simple tour de main, mais ne peut s'appliquer qu'à des surfaces d'une certaine étendue où il donne des résultats suffisants. Il consiste dans l'emploi de divers patrons, en basin ou en toile, découpés comme des vignettes, et aussi nombreux qu'il y a de couleurs à appliquer. L'opérateur, à l'aide de points de repère, pose son patron découpé sur la gravure à colorier, passe rapidement sur le tout une éponge imprégnée de la couleur convenable qui ne s'étend que sur l'espace vide laissé à découvert par le patron découpé. On répète cette opération autant de fois qu'il est nécessaire après ou avant séchage complet, ce qui permet parfois d'obtenir des effets de fondu.

Malgré cette manutention, le prix de revient de ce coloriage reste encore très peu élevé.

Coloris. — (Peint.) — Imitation par divers procédés de la couleur naturelle des objets qu'on veut peindre. Effet résultant de l'ensemble ou de la juxtaposition des tons employés.

Coloriste. — (Peint.) — Se dit d'un peintre qui, cherchant de préférence les grandç effets de coloris, excelle à donner à ses œuvres l'éclat en même temps que l'harmonie. Les peintres de l'École vénitienne sont de grands coloristes, il suffit de citer Titien et Vérônèse; après eux, Ribera et Velasquez, pour l'École espagnole ; Rubens et Rembrandt, pour les Écoles flamande et hollandaise ; l'École française contemporaine se glorifie d'Eugène Delacroix.

— (Art déc.) — Artisan qui enlumine, qui colorie au pinceau des épreuves de planches gravées ou lithographiées.

Colossal. — Se dit de monuments, de statues, d 'œuvres d'art de dimensions extrêmement grandes.

Colosse. — Statues de dimensions colossales, tels que certaines figures égyptiennes d'Osirisj de sphinx. La statue d'Apollon érigée à Rhodes dans l'antiquité était un colosse. Telle est encore l'énorme statue de la Liberté éclairant le monde exécutée de nos jours parle statuaire Bartholdi pour New-York.

Comble. — (Arch.) — Faîte ou partie la plus élevée d'une toiture.

— Ensemble de la charpente supportant une toiture. La hauteur des combles est très variable. Elle varie le plus souvent entre le tiers et le quart de la largeur des bâtiments, mais elle dépasse parfois dans le style gothique la hauteur des façades.

— (Blas.) — Synonyme de chef diminué. — (Voy. ce mot.)

— faux. — (Arch.) — Partie supérieure d'un comble brisé.

— à bât d'âne. — Comble compris entre deux pignons de maçonnerie

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dont la hauteur dépasse celle de la toiture.

Comble à deux égouts. — Comble à deux pentes conduisant les eaux à deux égouts différents.

— aig^. — Comble des édifices construits du xv* au xvi^ siècle, dont la hauteur est considérable et dont les pentes sont très raides.

— à la Mansard. — Comble dans

lequel sont ménagées des fenêtres ou lucarnes verticales dites mansardes.

— à la Philibert Delorme. ■—

Comble avec ferme à la Philibert-Delorme.

— brisé. — Comble à deux pentes, conduisant les eaux au même égout.

— droit. — Comble à pentes rectilignes.

— en appentis. — (Voy. Comble simple.)

— en oroupe.— Comble se terminant en Çan coupé ou suivant un demi-cône comme les combles d'abside d'églises.

— en pavillon. — Comble en pyramide.

— en terrasse. — Toiture dont la pente est très faible et qui se rapproche le plus possible du plan horizontal.

— pyramidal. — Comble en forme de pyramide.

— retroussé. — Comble à tirant relevé.

— simple. — Comble à une seule pente.

Comète. — (Blas. ) — Se dit des rayons ondoyants figurant comme pièces d'armoirie. Ces rayons, disposés en pals, sont comètes lorsqu'ils sont mouvants du chef, et flamboyants lorsqu'ils sont mouvants de la pointe de Pécu.

Commande. — Se dit des œuvres d'art dont l'exécution est demandée à des artistes par des amateurs, par des municipalitésou par l'État, et qui doivent répondre à certaines conditions déterminées à l'avance.

Commémoratif. -— Se dit des œuvres d'art destinées à rappeler un souvenir.

Commissaire-priseur. — Officier ministériel chargé de la vente aux enchères publiques de mobilier et d'objets d'art. II est généralement assisté par un expert et quelquefois par plusieurs, quand la vente comprend des séries d'ouvrages de diverses sortes. — (Voy, Expert.)

Commun. -— Se dit d'œuvres d'art ou de figures manquant de distinction tant au point de vue de la ligne que de la couleur, ou dans le choix du motif.

Compas. — Instrument servant à mesurer des dimensions, à décrire des courbes. Les compas, ordinairement en métal, sont formés de deux branches ou jambes, jointes par un rivet à leur partie supérieure et terminées en pointe à leur partie inférieure. L'une de ces pointes peut au besoin être remplacée

par un tire-ligne ou par un porte-crayon que maintient une vis de pression. Il existe des compas de grande dimension en bois pour le tracé des épures sur le tableau. Les sculpteurs font usage de compas de fer dont les deux branches se meuvent sur un arc de cercle; ils emploient parfois aussi des compas à branches recourbées qui leur permettent de relever les mesures des surfaces concaves ou convexes.

LEXIQUE

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Compas àbalustre. — Compas de

petite dimension pourvu d'une petite tige en forme de bàlustre placée au sommet pour servir à le manier plus aisément.

Dans certains compas à bàlustre, l'une des branches — à usage de tire-ligne — est montée sur un ressort et maintenue à l'ouverture voulue par une vis de pression.

— à pointes sèohes. — Compas

dont les deux branches sont aiguisées en pointe et qui ne sert qu'à porter des mesures sur un dessin.

— à repousser. — (Grav.) —

Compas dont les brandies se recourbent en crochet, l'une étant armée d'une pointe émoussée et l'autre d'une pointe coupante, destinée à marquer exactement à l'envers dir cuivre le point où il doit être repoussé.

— de oalibre. — (Voy. Compas sphérique.)

— d'ellipse. — Compas destiné à tracer les courbes elliptiques.

— d'épaisseur. — (Voy. Compas sphérique,)

— de proportion. — {Voy. Compas de réduction,)

— de réduoUon. — Compas formé de deux branches assemblées par un boulon mobile, et dont chaque branche se termine en pointe à ses deux extrémités.

On dit aussi compas de proportion parce que, suivant la position du bouton mobile, Técartement des deux pointes supérieures est une réduction, dans un rapport proportionné, de l'écart comprisentre les deux pointes inférieures.

— de triseotion. — Compas servant à diviser les angles en trois parties égales.

— sphérique. — Compas à branches courbes. On dit aussi compas d^épmsseur et compas de calibre.

Gompasser. — Mesurer ou diviser à l'aide du compas.

Compétent. — Se dit de tout homme, amateur, collectionneur, critique, expert, qu'un goiit naturel et des études spéciales ont mis en état de juger et d'apprécier sainement les œuvres d'art.

Complémentaire. — Se dit de la couleur qui, suivant les lois de l'optique, forme du blanc en se combinant avec une autre couleur. Le rouge est la couleur complémentaire du vert, le bleu a pour complémentaire l'orangé, le violet a pour complémentaire le jaune, et réciproquement.

Complet. — Se dit des œuvres d'art qui ne laissent rien à désirer, qui ont toutes les qualités possibles.

Complexe. — Se dit d'œuvres d'art comprenant différentes parties, plusieurs éléments, et dont l'exécution exige la réunion de qualités parfois très distinctes.

Compliqué. — Se dit de certaines œuvres d'art, de compositions confuses, embarrassées ou encombrées de détails et d'accessoires prétendant exprimer des intentions trop subtiles.

Componé. — (Blas.) — Se dit d'une bande composée de damiers ou carreaux alternant de couleur et de métal, ordinairement au nombre de cinq. On dit aussi qu'une bordure est componée lorsqu'elle est composée de deux émaux séparés ou divisés par petits rectangles.

Composé. — Se dit d'un motif d'œuvre d'art dont l'artiste a tiré les éléments soit de son imagination, soit de sa mémoire secondée par des études et des croquis antérieurs. On dira « un paysage composé », par opposition à un « paysage pris sur nature ». — (Voy. aussi Composer, Composition^ pour d'autres acceptions de ce mot.)

Composer. — Combiner les nombreux éléments d'une œuvre d'art de telle sorte que le sujet se présente d'une

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façon aisément intelligible ; que l'arrangement des figures, la disposition des groupes, Téquilibre des pleins et des vides, la pondération des masses d'ombre et de lumière offrent un ensemble de lignes élégantes, de colorations harmonieuses concourant à l'unité de l'œuvre.

Composite. — Ordre d'architecture antique dont le caractère est spécialement déterminé par le chapiteau à volutes et à feuilles d'acanthe que produit la combinaison des chapiteaux ionique et corinthien.

Goinposition. — La composition d'une statue, d'un tableau est bonne ou mauvaise, suivant que l'agencement des lignes, des groupes se présente d'une façon plus ou moins heureuse, que les attitudes sont plus ou moins vraisemblables, que la scène se comprend plus ou moins aisément. Une vue de ville, par exemple, se compose bien lorsque la succession des édifices présente une silhouette élégante et pittoresque; un paysage, un site est bien composé lorsque les bouquets d'arbres, les lointains, les premiers plans représentent des masses bien pondérées et agréables à l'œil.

Gonoentration d'effet. — Disposition des lumières et des ombres au moyen de laquelle l'artiste a cherché à attirer l'attention sur un point principal, de préférence à d'autres portions de l'œuvre qui sont parfois volontairement négligées ou sacrifiées.

Gonoeption. — Faculté de concevoir, de comprendre et de créer une œuvre d'art. On dit que la conception d'une œuvre est hardie, qu'elle est heureuse, qu'elle manque de développement, etc., etc.

Gonoevoir. — Se dit de la façon dont un artiste a compris un sujet, en a combiné l'exécution.

Gonoours. — Épreuve en vue d'un classement par ordre de mérite à laquelle ont été conviés par programme spécial des artistes qui auront à traiter un sujet déterminé.

Gonduit à vent. ■— (Arch.)T--

Tuyaux formant prise d'air extérieur et destinés à amener de l'air frais à l'intérieur des appartements et à activer le tirage des cheminées, etc.

Gonduite. — (Arch.) — Petit aqueduc ou tuyau servant à l'écoulement des eaux.

Gône. — Volume limité par la rotation d*un triangle rectangle tournant autour d'un de ses petits côtés comme axe. On donne aussi le nom de cône de lumière au faisceau de rayons lumineux divergents s'échappant par une ouverture de forme circulaire.

Gonfessionnal. — (Arch.) — Sorte de réduit clos servant à la confession et dont l'usage ne remonté pas au delà du xvi« siècle. Au xvii« et au xviii« siècle, l'art décoratif a tiré un grand parti des confessionnaux pour la décoration intérieure des églises. Certaines églises de Belgique possèdent des confessionnaux en bois, décorés de cariatides, couverts de dais sculptés d'une grande richesse d'ornementation.

Gongé.— (Arch.) — Raccord entre deux surfaces de saillies différentes, obtenu à l'aide d'une partie concave' ayant généralement pour profil un quart de cercle. Il y a aussi des congés formés d'une courbe très allongée, à laquelle on donne souvent le nom d'adoucissement, Gonique. — Qui a la forme d'un cône.

Gonjuguées f Têtes). — Se dit dans les médailles de deux profils superposés, le premier en retrait sur le second.

Gonnaisseur. — Se dit de tout

homme compétent (voy. ce mot) en matière d'art, capable de porter un jugement sûr et motivé.

Gonque. — (Arch.) — Voûte en cul-de-four OM en forme de demi-coupole.

— (Art déc.) — Ornement en forme de coquille marine. Très fréquente dans le style Louis XV et souvent mélangée avec des rocaiiles et des coraux.

Conseil supérienr

arta. — Conseil inititu de l'initruction publique par décret du is novcmt

forme de table étroite, pieds,' dea colonnetles, des enroulement*, suivant ]e stjie de l'époque, et deiiiné à prendre une pince fixe devant un panneau de fenêtre, devant une glace, etc. Il eiiaie de> consoles de «tyle Louis XIV el Louis XV qui sont de véritables chefs-d'œuvre de sculpture et d'art décoratif.

-(Al

Motif

formant saillie, destiné à

CON

>rtioa> de moulures plus saillautei

us souvent décoré à ciiaque eilréité de volute* te recourbani en sens

Console araaèe. — Console dotit s enroulements dans les volutes ne font pas laillie sur les ^ea latérales.

à enronlements. — Convoluies dont les enrou-

rales. C'ei

la forme de v

— en encorbellemenL -

lie formée de plusieurs assit erre* formant saillie le* une* :

- plate. -

. Cons.

onpée t<

ou m£me de forme absolument rectangulaire,

— rampante. — console placée

suivant l'inclinaison d'aue moulure.

— renversée. — console employée

fisiein»(. Le grand

cupe la partie inférieure de la console

renversée ne se rencontre jamais dans les i^difices de style classique j il date des

Consonanoe ou oonHonnanoe.

siste a rappeler dans un moKf de décoration une forme ou une couleur dominante. — (Voy. Contraste.)

CON

CON

Construction. — Art d'employer les matériaux suivant leur qualité et leur nature, de façon à réunir dans un édifice la solidité et la convenance.

Continuateur. — Se dit d'artistes qui suivent les traditions, adoptent la manière de ceux qui les ont précédés et semblent ainsi, par des productions de même genre, continuer les œuvres des devanciers quMls ont pris pour modèles.

Contourné. — (Blas.) — Figure héraldique placée en sens inverse de sa position habituelle. Figure qui est tournée à sénestre, ce qui est contre l'ordinaire, toutes les figures d'animaux devant avoir la tête et le reste du corps tourné à dextre, et les choses inanimées qui ont quelque partie plus recommandable que les autres devant être posées de même.

Contraste. — (Peint.) — Opposition voulue entre plusieurs parties d'une peinture pour les faire valoir et mettre en évidence leurs qualités différentes.

— (Ornementation.) — Système d'ornementation qui consiste à opposer dans un motif de décoration les couleurs claires aux couleurs sombres et les lignes droites aux lignes courbes.

(Voy. Consonance.)

— des couleurs. — Lorsque deux bandes de papier de même couleur, mais d'intensité différente, sont juxtaposées, le côté de la bande la moins foncée contigu à la bande qui l'est le plus paraît plus clair qu'il ne l'est réellement, et le côté de la bande la moins claire qui lui est contigu paraît plus foncé. La juxtaposition des couleurs en change donc l'apparence optique. Chaque couleur, en outre, tend à se colorer de la couleur complémentaire propre à la couleur qui lui est jcontiguë. La découverte de cette loi du contraste simultané des couleurs est due à M. Chevreul. Elle se complète par une autre remarque : si deux

corps contiennent une couleur commune, l'effet de leur juxtaposition est d'atténuer l'intensité de l'élément commun.

Contraste simultané des couleurs. — Les lois d'optique qui régissent ce contraste ont été formulées ainsi :

I** chaque couleur tend à colorer de sa couleur complémentaire les couleurs avoisinantes ; 2" si deux objets contiennent une couleur commune, l'effet de leur juxtaposition est d'en atténuer l'élément commun.

Contraster. — Mettre en contraste, faire valoir par des oppositions réciproques.

Contre- aroature. — (Arch.) —

Arcades ou festons découpés en sens opposés.

Gontre-balancer. — Disposer des

effets d'ombre et de lumière dont les masses s'équilibrent en se pondérant.

Contre-bandè. — (Blas.) — (Voy.

Contre-pallé.)

Contre -bouter ou oontre-bu-

ter. — Soutenir une partie de construction à l'aide de pièces de bois ou de massifs de maçonnerie servant de point d'appui.

Contre-bretessé. — (Blas.) — Se dit lorsque les bretesses ou créneaux sont placés cïé façon que les vides soient opposés aux pleins. Les exemples de contre-bretessé sont assez rares dans les armoiries françaises ; ils sont fréquents, au contraire, dans les armoiries allemandes.

Gontre-oalquer. — Reproduire un dessin à l'aide d'un calque, mais en sens contraire de l'original. On dit aussi décalquer.

Contre-chevronné.— (Blas.) — (Voy. Contre-pallé,)

Contre-clef. — (Arch.) — Claveaux placés de chaque côté d'une clef de voûte.

Contre-cœur. — (Arch.) —Plaque de métal posée au fond de l'âtre d'une cheminée. — Espace intérieur compris entre l'âtre et les jambages.

Coutre-oorbeau. — (Arch.) -

Modillon enut^e dans l'architecture c xiil* liècle, placé «nirc des modilloi ou corbeaux lupportanl la retombi d'une arcature, et servant de poii d'appui aux deux petitea arcadei inscrilcB dans la grande.

Contre-ootirbe. — (Arch.) — Se

(Voy. ce mol. J Les ci

primitive m en I, te compoi

masse carrée dont la aurfaci

née pour rejeter les eaax pluviales

Contre-èmail. — (Art. déc

Email appliquégurdeuurfacesconc

— extradOBsée. — (Arch.) —

Contre-épreuve. -

ginale, lorsqu'elle i

■ l'épreuve o ncore fraîche, i, par le fou-

:« pans coupés, décorés

qu'il est représenté en een

Contre-épreuver.

contre-épreuves. On dit

prendre la copie pour (Voy.

Gontre-fitiit. — (Arch.) — (Voy, Fn.il.)

Coutre-liaober. — Faire des hacliuret en sens contraire.

Contre - haoh.iire. — Hachure

Cgntre -hermine. — (Blaa.) — (Voy, Hrrmi^l.)

Contre-heurtoir. — (ArcI;.) — Plaque de métal sur laquelle frappe le

Cootr«-inibrioation. ~ (Arch.)

Contre-fasoé. — (B!a».)

Conlre-pallé.)

Contre-fleur delieé. —

Fleurs de lis opposées les

étant

! l'oi

l'opposé d'un

raçoi

que produii réfléchis par des surfaces claires, ■ !r l'inlensilé des om-

produiles par les rayons lumidireciB. — (Voy. Places à contre-

CON

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