‹ Lexique des termes d'art (volume 3)Chapitre 63 sur 218 · CRA · texte numérisé non relu

CRA

CRÂ

Oaquelage. — (Céram.) — Procédé 3e glaçure qai laisse voir dans l'émail des fendillements se croisant dans tqtkS les sens.

Craquelé. — (Céram.) — Fen dillements irréguliers couvrant la surface émaillée de certaines pièces et recherchés dans la fabrication comme moyen décoratif. Les craquelés du Japon sont fort estimés. Le craquelé truite ou tressaille porte le nom de tsouiyeou, et dans certaines pièces de fabrication chinoise on trouve des craquelés remplis de différentes couleurs. •

Craqueler. — (Céram.) — Fendiller irrégulièrement la couverte émaillée de certaines pièces.

Cratère. — Vase antique en forme de cône tronqué à fond hémisphérique et à deux anses. On appelait aussi cratères les coupes à boire. Il y avait dans l'antiquité des cratères en métal , argent ou bronz&, de vastes dimensions.

Crayon. — Les crayons ordinaires sont formés d'une baguette de minerai tendre dit : mine de plomb, enfermé dans un petit bâton de bois. On taille le bois du crayon avec le canif et on aiguise la mine de plomb en la frottant obliquement sur une feuille de papier émeri n° oo. Maintenant, on se sert presque exclusivement de porte-mines qui évitent la première opération et ne laissent dépasser la mine qu'au fur et à mesure qu'elle est usée. Les crayons de graphite de Sibérie sont d'une grande finesse de grain et comportent plusieurs marques ou numéros suivant leur degré de dureté. Les crayons noirs ou cr^/ons Conté sont formés d'argile et de plombagine; les crayons sanguineSy d'argile ocreuse; les crayons blancs sont de

simples bâtonnets de craie. Enfin, il existe aussi des crayons de différentes couleurs nommés pastels durs.

Crayon. — (Dess.) — On dit parfois en parlant d'un dessin exécuté au crayon Conté : c'est un beau, un mauvais crayon ; de même en parlant d'un dessin à la mine de plomb : c'est une joli^, une médiocre mine de plomb. — On désigne aussi certains dessins d'artistes sous le simple nom de crayons; par exemple, des beaux portraits de la Renaissance que nous a laissés Dumonstier : « les crayons de Dumonstief ».

— aurore. — Crayon formé d'un petit cylindre d*oxyde rouge de plomb.

— Conté. — Crayon d'un très beau noir mat formé d'un mélange d'argile pure et de plombagine dont le secret est inconnu et n'a pu encore être imité.

— de bistre. — Crayon formé d'un mélange de terre d'ombre calcinée et d'argile.

— de OOUleur. — Crayon formé d'argile diversement colorée.

— de pastel. — Crayon à base de terre de pipe ou de gomme arabique, suivant que les couleurs à mélanger sont tendres ou sèches. Une boîte de pastels comprend ordinairement une trentaine de crayons durs, demi-durs et tendres donnant pour chaque couleur la dégradation des teintes depuis le blanc jusqu'au ton naturel.

— lithographique. — Crayon gras formé d'un mélange de savon, de cire, de suif et de noir de fumée ; il ept peu résistant et très difficile à tailler.

— noirs. — Crayons faits avec du schiste ou des pierres tendres.

— rouges. — Crayons formés d'argile ocreuse contenant du fer oxydd rouge. On donne le nom de crayon sanguine au crayon d'un rouge brique ui\ peu sombre.

Crayonner. — Tracer une ébauche au crayon, dessiner à grands traits, esquisser.

Crayonneur, • Se dit d'un mau-

LBXiqjJB/

:lui qui desiine

éation, •

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BuperpoRé». Sur

âge, parfois de forme circulaire,

Taseï nécessaire»

lux cérémonies religicueei. Plus lard, à l'époque

lo garnisaiiit de piècea de t Créneau. — (Arch.) —

pratiquées au couronnemei:

! vides, par lesquelles l d'une place précipitaien les projectiles de toute n ■.t époques et les styles,

;, fchancré», en degri ne les créneaux arabe yrauiidea, de profila

au moyen âge que

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lurds, formant galeri iSt leur point d'appui. A i' siècle, les créneaux entourés de hourds de p

t employés.

Créuelage. — (Numism.) — se

dit des crans régaliers pratiqués snr la tranche des pièces de monnaie.

Crénelé. ^ Muni de créneaui. — Se dit aussi des découpures rectangulaires et régulièrement espacées prali-

Crépi. — (Arch.) — Enduit de mortier, de chaui et de plâtre dont on revit

plâtre jetée irrégulièrement de façon i présenter une surface rugueuse.

Crépin. — Enduit de crépi.

Crèpina. — (Art déc. } — Bandes à jour en passementerie de soie, d'or ou d'argent, et bordées par une frange.

Crépissage. — Premier enduit appliqué sur les murailles destinées i

Crépon. — Étoffe de laine non croisée tissée en blanc pour *tre te

— Images japon papier grenu se

impri

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' du

endance à s'étendre sous un léger effort.

CrépaBOUle. — Moment de la

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journée qui précède ou suit immédiatement le lever ou le coucher du soleil.

Oéquier. — (Blas.) — Se dit d'un arbre imaginaire usité comme pièce de blason et dont la forme rappelle cslie d'un chandelier à plusieurs branches. Un créquier de sinople à sept branches, un créquier de gueules à cinq branches.

Crête. — (Arch. ) — Ornement en plomb découpé, posé verticalement sur un faîte. Certaines églises, certains monuments civils du moyen âge et de la

Renaissance offrent des combles décorés de crêtes d'une grande richesse d'ornementation et que rehaussaient parfois encore des touches de dorure. — Ensemble des tuiles ou des ardoises /âltières d'un toit.

Creuser. — (Grav.) — Dans la gravure au burin , creuser une taille, c'est en augmenter la profondeur à l'aide d'un outil plus acéré. Dans la gravure sur bois, c'est défoncer les blancs, c'est-à-dire augmenter la profondeur des creux déjà indiqués.

Creux. — (Peint.) — Se dit d'un modelé insuffisant donnant l'aspect d'une surface mince, sans consistance, sous laquelle il n'y a rien.

— (Sculpt.) — Moule de l'objet que l'on veut reproduire en plâtre. — (Voy.

Bon creux et Creux perdu.)

~^ perdu. — (Sculpt.) — Moule en plâtre d'un objet dont on ne peut tirer qu'une seule épreuve, parce que, pour la dégager, il en faut briser le moule en creux.

Crevé. — ( Grav. ) — Accident qui résulte de hachures tracées trop près l«s unes des autres sur le vernis, et qui.

sous l'influence du bouillonnement de l'acide, ne résistent pas à la morsure.

Le vernis se détâchant, tout l'espace compris entre les hachures extrêmes « crève », et l'acide mord une surface plus ou moins large, au lieu de mordre seulement les traits séparés tracés par l'artiste. On peut encore tirer quelque parti du « crevé » dans les eaux-fortes traitées d'une manière pittoresque ; mais dans les planches d'un travail régulier, le « crevé » est un accident .auquel on ne peut remédier qu'en faisant replaner le cuivre et en recommençant le travail.

Criard. — Se dit de tons qui, par une mauvaise entente de leur distribution, paraissent trop vifs, trop crus.

Critique. — Écrivain qui examine, discute, juge les œuvres d'art et en raisonne. — Articles de journaux ou travaux publiés par ces écrivains.

Croohet. — (Arch.) — Ornement saillant, fréquemment usité dans l'art gothique, et dont l'extrémité se recourbe ou s'enroule en forme de feuillage ou de bourgeon. Les crochets du xiii^ siècle

offrent des tiges assez longues et portent parfois le nom de crosses végétales.

Us décorent non seulement les rampants

des pignons et des gables, mais encore les ÇQrq^çhçs^ et portent alorç le noip

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-dt feuilles entablées. Au xiv* siècle, les

crochets se redressent et prennent des formes plus variées, plus touffues. Au XV*, ils deviennent encore plus riches, plus exubérants , et ne sont employés alors que pour décoj(^> rer les nervures des gables ou ^es clochetons, jamais les corniches ou moulures horizontales.

CSroisèe. — (Arch.) —Ouverture donnant du jour dans un édifice. Partie d'ufie église gothique en avant du chœur, où la nef principale et le transept se croisent à angle droit.

— d'ogive. — (Arch.) — Croisement des nervures d'une voûte d'arête.

Croiser des tailles.— (Grav.) —

Couper une suite de tailles par des contre-tailles. — (Voy. ce mot.)

Groisettes. — (Blas.) — Se dit de petites croix placées en grand nombre sur uii écu.

Croisillon. — (Arch.) — Bras horizontal d'une croix, ordinairement plus court que le bras vertical. — S'emploie aussi comme synonyme de croisée et de transept.

Croissant. — (Blas.) — Le croissant est montanty lorsque ses pointes sont tournées vers le haut ou chef de l'écu. 11 est renversé^ ou V^ couché^ lorsque les cornes regardent la pointe de l'écu ; tourné^ lorsqu'elles regardent le flanc dexlre; contourné, lorsqu'elles regardent le flanc sénestre. Enfin les croissants plus ou moins nombreux sur le champ de l'écu ' sont tournés en bande, adossés, appointés, affrontés ou mal ordonnés.

Croix. — (Arch.) — Se dit de l'ensemble de la grande nef, du chœur, du sanctuaire et du transept formant une croix dans' les édifices religieux de style gothique.

-^ Figure de blason. — La réunion du

ur

Croix dont

pal et de \2ifasce. C'est une des-douze pièces dis division appelées honorables ordinaires et qui, étant seule, doit remplir de chacune de ses branches le tiers de la surface de l'écu. Lorsque la croix est cantonnée, elle doit être représentée plus étroite.

Croix anorée. — (Blas.) — Croix

dont les extrémités se recourbent en crochets, en ancres de navire. Les croix ancrées sont fréquemment usitées dans les armoiries, un certain nombre de chevaliers à leur retour de Terre-Sainte ayant changé leurs armes et ayant remplacé les figures d'animaux par une croix.

— anillée. — (Blas.)

les extrémités se terminent en aile de moulin. On dit aussi croix ne liée, ou même nelle, nille ou nigle.

Cette croix est une sorte de croix ancrée, mais fort déliée et parfois les branches et leurs extrémités sont ajourées.

— ansée. — (Blas.) — Croix à branches en forme de T. On lui donne aussi le nom de croix potencée et de croix de Saint-Antoine. D'argent à la croix potencée de sable.

Certaines armoiries sont

chargées de croix potencées en nombre.

— bastonnée. — (Blas.) — Croix

formée de bâtons entre-croisés , — parfoi' de métal ou d'émail différent, — et laissant entrevoir par leurs vides le champ de Vécu.

On la nomme également croix clavelée

— bourdonnèe.— (Blas.)— Croix dont les extrémités sont terminées en bourdon de pèlerin. Le bourdon de pèlerin consistait' en un long bâton, à Tei-

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trémité duquel était une 'gourde, ou dont la partie supérieure s^arrondissàit en forme de pomme.

CSroix oâblée. — (Blas.) — Croix faite de cordes ou de gros câbles tortillés.

— olavelée. — (Blas.) — (Voy.

Croix bastonnée.)

— Oêroelée. — (Blas.) — Croix dont les extrémités , divisées par leur milieu, se recourbent en crosse des deux côtés. Dans certaines armoiries , on trouve des croix cercelées

et de plus nellées. — (Voy, Anillée.)

— oléohée. — (Blas.) — Croix ajourée dont les extrémités, légèrement évasées, sont garnies de trois perles. On dit en blason qu'une pièce est cléchée lorsqu'elle laisse voir le fond de l'écu par certaines découpures. Il n'y a d'exception que pour les macles, que Ton dit percées.

— de chemin. — (Arch.) — Calvaires édifiés sur les routes, à certains carrefours, à l'entrée des villes, des villages, et dont les plus beaux spécimens datent du xrv« et du xv* siècle.

— de oonséoration. — (Arch.)

— Croix peintes sur les murailles des églises au moment de la consécration et dont il existe des types très variés du XII* au XV® siècle.

— de Lorraine. — Croix à double croisillon horizontal. Le croisillon supérieur est plus petit que l'autre. On lui donne aussi le nom de croix patriarcale, de croix double ou de croix recroisée. Dans

les armoiries françaises, on désigne cette croix sous le nom de croix de Lorraine ; dans les armoiries flamandes, allemandes, suédoises, polonaises, on la désigne sous le nom de croix patriarcale.

— de Malte. — Croix à branches égales, très évasées au sommet, limitées

par des lignes droites et pouvant s'inscrire dans un carré. Les chevaliers de Malte, héritiers des hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, portaient cette croix comme décoration distinct! ve de leur ordre.

Croix de Saint-André. — Croix dont les branches sont pré* sentées en ferme d'X. La croix de Saint-André^ usitée comme figure de blason, est d'une application très fréquente dans la construction en charpente.

On fait |urtout usage de pièces de bois ou de fer disposées en croix de Saint-André pour maintenir l'écartement et les mouvements d'oscillation des pans de bois ou de pièces assemblées suivant une forme rectangulaire.

— éootée. — (Blas.) — Croix formée de branches d'arbre dont les rameaux sont coupés.

— en tau. — (Voy. Croix ansée.)

— fichée. — (Blas.) — Croix dont le bras vertical, plus allongé que le bras horizpntâl, est affilé à son extrémité inférieure comme pour être « fiché » dans le sol. On dit aussi croix av.

pied fiché. La partie supérieure peut affecter différentes formes, croix recroisettée, en tau, etc., etc. Elles sont employées, dans les armoiries, seules ou en nombre.

— fLorenoée. — (Blas.) — Croix dont les bras se terminent par des fleurs de lis.

On lui donne aussi le nom de croix fleurdelisée^ parce que ses branches se terminent comme le bâton ou sceptre de l'es-*

carboucle de Clèves. Les croix florencées se rencontrent fréquemment dans les armoiries espagnoles. On réserve l'expression de croix fleuron née pour les croix dont les branches se terminent en trèfle.

— fourohetée. — (Blas.) — Se dit de croix dont les extrémités sont

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découpées comme les fourchettes à l'aide desquelles on soutenait autrefois les mousquets.

CSroix frettée. — (Blas.)— Croix renforcée à l'aide de frettes.

— funéraires. — (Arch.) — Croix édifiées sur des sépultures.

— gp:'eoque. — Croix à quatre branches égales. On représente parfois

P^ c^te croix {inscrite dans un I f cercle. Les vêtements de plu-

^^ 13 ®*®"r8 saints personnages I 1"' sont fréquemment ornés de *" bordures formées de croix

grecques disposées ainsi. Le plan de la

plupart des églises orientales a la forme

d'une croix grecque.

— gring^Olée. — (Blas.) — Croix dont les extrémités se terminent par des têtes de serpent. On emploie aussi cette expression pour désigner les sautoirs et autres pièces se terminant de même. On dit aussi croix givrée.

— latine. — Croix dont la branche

inférieure est plus grande que l I les trois autres. Presque toutes les églises romanes et gothiques sont construites en forme de croix latine. Le pied de la croix forme la nef longitudinale, le chœur occupe le sommet et les croisillons constituent le transept ou nef transversale.

— nellée. — (Blas.) — (Voy. Croix anillée.)

-— ondée. — (Blas.) — Croix chargée d'ondes, et dont les branches se contournent en ondes.

— pattée. — (Blas.)— Croix donf les extrémités sont évasées. Dans certaines armoiries, on trouve des croix pattées dont les branches sont trois fois plus larges à leur extrémité qu'à leur racine, et qui sont évidées en ovale sur les flancs.

CSroix prooessionnelle.— Croix avec ou sans figure de Christ, généralement en métal et placée à l'extrémité d'une hampe. La croix processionnelle, comme son nom l'indique, est usitée dans les cérémonies du culte catholique.

Certaines croix processionnelles sont exécutées en métal précieux et parfois rehaussées de pierreries. Il existe encore à Pabbaye de Saint-Denis une croix processionnelle du XII* siècle, en bois de chêne recouvert de plaques d'argent ou de cuivre doré. Aux premiers temps de TÉglise, les croix processionnelles, gemmées et ornées de fleurs, étaient garnies de flam»

beaux à l'extrémité de leurs traversas et portaient, suspendus par des chaînettes, l'A et l'û.

— reoeroelée. — (Blas.) — Se dit de croix bordées d'un filet d'un émail ou d'une couleur difliérant de celui ou de celle de la croix, ce filet contournant la croix dans toutes ses parties, mais étant placé à une petite distance du bord extérieur.

— recroisettée. — (Blas.) — Croix p-^ dont chaque bras est lui-

r J même traversé par un

j-^"^ ^^^ croisillon. On lui donne

]J^ ^rUr aussi le nom de croix

L J 10 croisée, parce qu'elle a la

^" forme de quatre croix

grecques réunies entre elles par un<

cairé.

— tréflée. — (Blas.) — Croix dont les extrémités sont ornées de trèfles. (Voy.

Croix florencée.) On dit aussi croix fleuronnée.

On trouve dans certaines armoiries des exemples de cette croix fleuronnée et même couverte d'un semis d'hermine.

Gromleoh. — Monument celtique formé de menhirs rangés en cercle, au

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