‹ Lexique des termes d'art (volume 3)Chapitre 78 sur 218 · DOS · texte numérisé non relu

DOS

DRÂ

blés, soit en poids, soit en volume, les matériaux qui entrent dans la fabrica* tion de la faïence, d'un mortier, etc.

Dosseret. — (Arch.) — Pilastre saillant servant de support à la naissance d'un arc-doubleau.

DoBSerets. — Se dit de deux par-

ties verticales formant avec la partie horizontale, ou linteau, l'encadrement d'une

baie. Les dosserets peuvent n'offrir que des surfaces planes, ou " bien, au contraire, se profiler avec des contours variables, suivant le style de chaque époque, le caractère de la construction, etc.

Dossier. — Partie verticale ou légèrement oblique d'un siège sur lequel on appuie le dos. Le dossier d'une chaise, un fauteuil à dossier renversé. Se dit des tapisseries ou panneaux ornés décorant le chevet d'un lit.

DOTlbleau. — (Arch.) — Solive ou arc destiné à renforcer, à doubler la résistance d'un plafond ou d'une voûte.

Cette sorte d'arc ou saillie a engendré les arcS'doubleaux. — (Voy. ce mol.)

Double déoimètre. — Règle

plate divisée en centimètres (de i à 20) et en millimètres, taillée en biseau et munie d'un petit bouton saillant qui la rend plus maniable.

Doubler. — (Arch.) — Se dit d'un édifice, d'une construction que l'on répète symétriquement.

Douoine. — (Arch.) — Moulure ormée de deux portions de cercle, la portion concave occupant la partie supérieure de la moulure et la partie convexe la partie inférieure. La doucine, qui porte aussi le nom de petite

onde, à cause de sa torme onduleuse, est une moulure fréquemment employée dans les entablements et couronnements en saillie.

Douoine renversée.— (Arch.)— Doucine où la portion de cercle convexe occupe la partie supérieure (voy. Doucine) et que l'on emploie comme moulure de piédestal ou de soubassement.

Douelle. — (Arch.) — Surface intérieure d'une voûte , portion cintrée (f'un ^ voussoir. Les tailleurs \ de pierre donnent le nom de douelle plate ou de douelle courbe aux panneaux à l'aide desquels ils exécutent, suivant un profil donné, la partie plate ou la partie concave, cintrée, d'un voussoir.

Douille. — Partie d'un jalon en bois ou en fer se terminant en pointe, pour être plus aisément enfoncée dans le soL Drageoir. — Coupe dans laquelle on servait des dragées, des bonbons, des sucreries. Le drageoir pouvait, être en verre, en cristal, en porcelaine, en métal précieux, et plus ou moins dé« coré. Il y avait des drageoirs du moyen âge qui étaient de véritables merveilles d'orfèvrerie d'art; l'usage des drageoirs s'est conservé jusqu'au xvii" siècle.

Dragon. — Animal fabuleux ayant des griffes de lion, des ailes d'aigle et une queue de reptile.

Les dragons représentés dans les sculptures des monuments byzantins symbolisaient ordinairement les calamités publiques, peste, famine, etc. De toutes les figures fabuleuses, le dragon est une de celles dont les artistes se sont le plus fréquemment servis. L'animal se prête en effet à des fantaisies d'imagination sans bornes. L'art chinois et l'art

japoaaii ont erié dci dragons qui (ont de vtriublo meryeillet, au double poinl de vue de la composition et de Vciécuiion. — Figure de blason.

DramatigUtt. — Se dil, en peinture principalemenl, de certaines compoiilion», de certainei icènea moave-

tion' chez le apeclateur e( le paasion-

Drantatiser. — Rendre une acéne conçue dans une intention dramatique.

Acceniuer le caractère dramatique d'un «DJel. — Ne le prend paa loujoura en

ciei.

Draper. — Agencer det draperiet aur le iDoJile vivant ou >ur le mannequin. — Reproduire, peindre, deaiiner ou modeler ce> draperiea.

Draperie. — Se dit en général des ftoffea ou des vilemenls de coupe très ample et formant de» piig. Dan» la plupart dea antiques, les draperies, laissant une partie du corps et certains membres nus, offrent l'aspect de draperies d'étoffe

rani au corps et ne produisant que de petits plia. Au xii° siècle, les imagiers adoptèrent un parti pria de draperies à

plus franchement li marquable;

Il un râle important dans ive des figures peintes ou sculptées. Les draperies se chïffonneDt, s'envolent, portent des ombres énergiques qui accentuent le modelé des figures. An iin* siècle , pour étoffer un peu le coslnme moderne, les sculp-

luasi draperie mouillée.

mal jetée. — Draperies mal cées, trop lourdes, tombant en plis

né rai de préférence, pour draper les modèles , des étoffes laineuses un peu épaisses, mais

aussi, on employait pour des étoffes fines qui forellement une multitude de

Dresser. — (Arch.) — Elever une latue sur son piédestal. Combiner les 'Uns destinés à la consirueiion d'un

DDR

n'implique le droit de reprodac- \t dans lei cm oà l'ceuvre Mt un t on lorsque l'arliile n'a p» fait

quisilîoD. En dchori de ca deux liancei, l'auleurpeut eider kdroit

^ reproduction st le* ire» qui peuvent en rtd« la propriété artiï-

— [Graï.l — Initrument de> graveun

Druidique. — (Arch.) — Se dit de»

en pierre» fine», formé d'une plaque de

fer poli »tir laquelle on adoucit la pierre

il l'aide de l'fmeri.

Nymphe. de» Ijois et des arbre».

auquel, à l'aide d'un acrit et d'un archet,

Dur. — Se dit d'un contour sec, d'un

modelé bruUl, d'un effet trop heurté. —

rotaliou allernative qui fait ayaneer un

En parlant d'un dessin, on dira qu'un

trtpan, et qui lerl à perforer le marbre.

artiste a le coup de crayon, le pinceau

Droit. — Qui va d'un poiat i un

trop dur, pour indiquer que les trait»

autre »aii» itiiei d'incun cdté.

sont trop fortement marqué», que le

— au droit. — (Arch.) — Se dit

modelé n'est pa» moelleux.

de l'espace déterminé par des perpen-

DuTEQjle. — Se dit des «uvre» d'art

diculaire» éleréei aux deux extrémité»

auiquelle» leur mérite aiiigne une durée

d'une même ligne droite.

illimitée, qui resleronl dans l'avenir.

transmettront à la postérité le nom de

reproduire par la gravure ou la photo-

leur auteur et seront classées parmi let

graphie, dan» une intention commer-

ciale, une Œuvre d'art peinie, dessinée ou

icalplée ; droit d'éditer de» épreuves en

couleur» trop vives, d'un manque d'har-

brome reproduisant un modèle de >»■

monie et de moelleux dan» le modelé,

tuaire. L'acquisition d'une œuvre ori-

dan» le» conlour».

Eau. — (Blas.) — Figure naturelle.

L'élément aquatique est représenté en blason par des Ondes, des Sources, des Rivières, etc.

Eau-forte. — (Grav.) — Acide nitrique mélangé d'eau dont lés graveurs se servent pour faire mordre leurs planches. — On dit aussi une eau-forte pour désigner l'épreuve même d'une planche gravée à l'eau-forte.

— à OOUler. — (Grav.) — L'eauforte à couler était fabriquée au siècle dernier par les graveurs eux-mêmes, et se composait de vinaigre distillé, de sel ordinaire, de sel ammoniac et de vert-de-gris. — On faisait bouillir ce mélange et on l'employait lorsqu'il était refroidi. Mais pour que l'eaa-forte à couler attaque le cuivre, il faut remuer constamment la planche et que le liquide soit toujours en mouvement, de façon qu'il pénètre dans les plus petites tailles. Cette eau-forte donne des tons gris très fins. Elle était surtout employée pour faire mordre les planches couvertes de vernis dur. — (Voir ce mot.)

— de départ. — Cette eau-forte, employée surtout par les orfèvres, se compose d'un mélange de vitriol, de salpêtre et d'alun calciné.

Eaux. — Les eaux sont un des moyens décoratifs les plus magnifiques de Tart des parcs et des jardins. On les distribue en pièces d'eau, bassins, cascades, chutes, jets isolés, jets en colonnade, jets obliques, etc. Le parc de Versailles est un modèle inépuisable des ressources décoratives que l'on peut trouver dans une savante entente de la distribution des eaux. — On dit d'une |

façon absolue « les eaux », les eaux de Saint-Cloud, les grandes eaux, les petites eaux de Versailles.

Eaux.— (Peint.)— Un des éléments les plus importants de la peinture de paysage.

Ébarber. — (Grav.) — Enlever à l'aide d'un grattoir spécial, nommé aussi ébarboir, les barbes ou saillies irrégulières de métal, bordant les tailles faites au burin ou les traits obtenus avec la pointe sèche.

Ébarboir. — (Grav.) — Sorte de grattoir à lame quadrangulaire très affilée et surtout sans morfil, c'est-à-dire sans parties ténues restées adhérentes au tranchant après le repassage et qui empêcheraient d'enlever les barbes de métal résistantes. L'ébarboir est employé pour enlever les aspérités produites sur le papier glace en exécutant un calque, et surtout pour faire disparaître les barbes résultant sur une planche du travail à la pointe sèche. Dans ce dernier cas, le maniement de l'ébarboir est assez délicat. De plus, en ébarbant plus ou moins complètement certaines hachures, on peut obtenir à l'encrage, à l'essuyage et au tirage, des effets de modelé très variables et des tons plus ou moins énergiques.

Ébauohage. — (Céram.) — Première forme donnée manuellement à la masse d'argile que l'on veut transformer en pièce de poterie.

Ébauche. — Travail préparatoire.

On ébauche une peinture en traçant les contours au crayon et en couvrant la

e baguette de fer, Tondie et ligirc- BCt extrémît^B et

. On fabrique

lief.

- h'ibiac e idée d'u

rement les allilades et lei lignes ei loppantes dei figures. Parfois le laaire reprend celle ibauche et po davantage l'eiicution en précisant détail!. Parfois auiti il laisse sa miire ébauche telle quelle et rec<

■iotu. On dit aussi : c'est nneibauche lableau est traité comme une tbaui pour indiquer que l'œuvre n'est

Ébéniste. —

meubles. Dans s de luxe, cet

>. — Art de fi les meubles de luxe.

Ébrasement. — {Arch.) -

tre droit ou oblique.

£oaoh«r- — {Grav.) —Ancien mol mployâ par les graveurs pour désigner opération qui consiste à affaiblir i aide du brunissoir des tailles trop profondes et à elTacer, à tasser en quelque one le métal, de façon à rétrécir les arliea déjà creusées.

Éoailiaga. — (Peint.) — Se dit des I panneaux — dont

iche. L'écaillage ,

nelles el

BCA

::<rim.)— Ssditd'D accidem qai le produil à la cuiuan quand la couleur de porcdaiDca on d falencca décorées de peinturea le >ou lève, entrains l'émail et a« détache e lamellet. L'écaillage tienl aoil à l'eicè

' de lamellea à paas linairemeat à dt-

de muralllei încliDéea, à aii loilure. — { Voy. Ardoises e Lea écailles apparaia-

de Hlletlet, ea plein ci

monuments de la Renaiae trouve de iolii ipécimens | ioura dfcoupëa en demi-cert

Ecailler (a'}.— Se dit c

ultc — Couleur rouge ïil et tanl que donoe la cochenille r le chlorure d'élain et U crème

luiton dn Tranchi et du Taillé {n>y.

cet mou) donne l'écartelé en taatoîr.

Échafaudage. — (Peint.) — Lea

échafaudagea s'emploient pour lea pelnlurca muralea et coDaistenl en planchera auperpoaèt, relièa entre eui par des etcaliert. On donne auaai parfoia ce nom aux grandes échelles sur leaquellea on

Éohafauder. — (Arch.) ~ Elever e> échafaudages néceaaairei à k cooitruclion d'un édifice. On dit qu'un étage l'échafaud

- (Peint.) — Imiter le relief en fafon de trompe- l'œil. Lea peintures décoratives de la Bourse de Paria, par Abel de Pujol, aont échaoïplea.

— Fréquemment on échunpil les lettres des enaeigoea.

— Terminer les contours, le* détacher du fond.

Éohanorè. — Evidé, uailé en pointe.

Eohanti||:noll6. — (Arch.) —

main du ,

Echappée. —

l'une perspective -

luaai cHantignoU. —

- (Grav.) — Trait eux tracé par le burin décontour et s'échappani d« la

(Peinl.) -

— (Areh.) — Espace verdcil compris entre le dessus d'une marche et le dessous de la marche exactement correspondante placée à l'étage «apérieur ou îi la résolution suivante.

Éoharpe. — Se dit d'une bois placée diagonaicment duni

bifea carrément. - (Voy.

Châssis.) — S« dit auiii de larges bandes d'éloKéa à l}oats Hoitanit et des par- C taill£e«

u drap

:s iiiéea

Éolumgn«tta.

principe des édiauguetlei b été eo jusqu'au xvii' «iècle.

Eohelle. — Proponioa a< pour eïÉcuter nne réduction o grandissement. L'échelle c«l une graduée conlenant 1«s multiples

jUti^Dn! l —

zn

: longueur,

l'on choisit plus petite ndc que l'unité métrique, suivant que veut reproduire le» objets en réduc-

- oampanaire. — Ensemble de

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