‹ Lexique des termes d'art (volume 3)Chapitre 83 sur 218 · EGL · texte numérisé non relu

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dont la traverse, plus courte que les montants, a seule les bras égaux.

Égalise en rotonde. — Eglise bâtie sur plan circulaire.

— métropolitaine. — Église qui

est le siège d'un archevêque.

— simple. — Église dépourvue de bas côtés. — (Voy. ce mot.)

ÉgOUt. — (Arch.) — Pente d'un toit. Partie de toiture dépassant une façade et destinée à rejeter les eaux.

— Nom donné, dans l'opération de la fonte d'une statue, aux tuyaux de cire qui^ par leur fusion, forment dans le moule des canaux par où le métal s'écoule.

Égratigné. — (Peint.) — - Se dit des minces filets de lumière qui semblent s'accrocher aux rugosités de certains morceaux de peinture. Et aussi d'un rendu spécial de muraille dont la surface semble labourée, creusée de petits traits irréguliers.

— (Grav.) — Se dit d'une planche en taille-douce gravée peu profondément avec des pointes très fines -et ne donnant^ par suite, que des épreuves très grises. On dit aussi que certaines planches gravées au burin sont finement égratignées pour indiquer que certaines tailles sont très fines et très serrées.

Égrener. — (Dor.) — Polir une pièce passée au jaune, en faire disparaître le grain, les aspérités.

Égrisage. — Action de polir le marbre avec le grès, a6n de faire disparaître les traces des coups de ciseau, d'égriser les pierres précieuses.

Égrisée. — Poudre de diamant dont on se sert pour la taille des pierres précieuses.

Élargir. — (Grav.) — Laisser un espace assez considérable entre les ha^ chures et les tailles.

Éleotrotype. — Cliché de cuivre reproduisant une gravure en relief et obtenu par dépôt électro-métallique.

Eleotrotypie. — Art de reproduire les gravures en relief à l'aide d'une couche de cuivre obtenue par dépôt électro-métallique.

Éléphantine. — Se dit de la

sculpture en ivoire. Quand à l'ivoire s'ajoutent des parties de métal précieux, d'or notamment, on dit aussi « statuaire chryséléphantine ». Simart fit, en i8$5, pour le duc de Luynes, une restitution de la Minerve chryséléphantine du Parthénon, œuvre de Phidias.

Slève. — Celui ou celle qui suit les cours des écoles et fréquente les ateliers.

On dit quelquefois d'un artiste qui a adopté les traditions et produit des œuvres dans le style d'un de ses devanciers, qu'il est élève de tel ou tel maître. Un élève de Raphaël, de Rubens. — (Voy. Disciple,)

Élever. — Construire, bâtir.

Eîllipse. — Courbe plane dont chaque point a cette propriété que la somme des distances de ce point aux deux foyers de l'ellipse est constante, quelle que soit la position du point.

L'ellipse, qui est un cercle allongé, résulte de la section d'un cône ou d'un cylindre droit par un plan oblique par rapport à l'axe.

Ellipsog^aphe.— Instrument servant à tracer des ellipses. Il est formé de deux rainures posées en croix, dans lesquelles glisse une tige munie d'un stylet et pourvues de deux curseurs exécutant leur course chacun sur un des bras de la croix.

Ellipsoïdal. — Qui a la forme d'un ellipsoïde.

Ellipsoïde. — Solide formé par la révolution d'une demi-ellipse tournant autour de l'un de ses axes.

Elzevier. — Se dit des volumes imprimés ou publiés par les Elzevier (dynastie d'imprimeurs et de libraires, originaire de Liège, de i$40 à 171 2) et aussi des volumes et caractères imitant légenredeces volumes pris comme types.

Email. — L'émail est en général une matière vitrifiée, rendue plus ou moins opaque et diversement colorée, par l'introduction de divers oxydes métalliques.

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Émail. — (Art céramique.) — Glaçure opaque et stannifère des faïences.

— blano. — (Céram.) — L'émail de la faïence blanche est composé d'oxydes d'étain et de plomb, de sable quartzeux, de sel marin et de sel de soude.

— blano. -^ (peinture en émail.) — Les peintres travaillent sur un fond d'émail blanc qu'ils épargnent ou réservent pour obtenir des clairs.

— brun. — (Céram.) — L'émail de la faïence brune est composé de minium, de manganèse et de brique fusible réduite en poudre.

— ohamplevé. — Émail déposé dans les cavités d'un métal creusé à cet effet. (Voy. Email cloisonné,) Les émaux champlevés ont succédé, au xiii' siècle, aux émaux cloisonnés, parce qu'ils demandent moins de travail et d'adresse.

En 1346, il y avait des fabricants d'émaux communs. Dans les émaux provenant du Mans et de l'Allemagne, les couleurs vertes et jaunes dominent. La couleur bleu lapis domine, au contraire, dans les émaux limousins.

— cloisonné. -^ Émail obtenu en divisanr une surface de métal à l'aide de lamelles rapportéeSy formant des creux où l'on dépose l'émail en poudre colorée, et que l'on expose ensuite à une température suffisante pour fondre l'émail. Les émaux cloisonnés se fabriquaient dès le vi" siècle. L'autel donné par Justinien à l'église Sainte-Sophie est décoré d'émaux cloisonnés. Les émaux cloisonnés s'exécutaient en général sur plaques d'or. — L'extrême Orient, la Chine et le Japon ont produit des œuvres du plus rare mérite en cloisonné.

— de baaso-taille. — Émail sur

métal précieux obtenu en ciselant légèrement des plaques en métal, recouvertes ensuite d'émail en poudre, de nuances peu variées.

— dea orfèvres. — Émail champlevé à l'outil et généralement au burin.

— des peintres. — Peintures sur plaques de métal, généralement de petites dimensions. — (Voy. Émaux peints,)

TCmail en relief. — Émail sortant de la fusion et dont la surface irrégulière n'a pas été polie, ou usée par le frottement jusqu'à ce qu'elle soit bien dressée.

— en taille d'épargne. — Email dont on a gravé en creux les vides cooipris entre les contours du dessin.

Émaillage. — Action d'émailler et aussi ouvrage émailié.

Émaillé. — Orné d'émail et aussi décoré, parsemé de couleurs éclatantes, de tons vifs. Un bijou richement émaillé, une tapisserie, une corbeille de fleurs émaillée des plus vives nuances.

Émaillerie. — Art de l'émailleur.

Kmailleurs. — Les principaux artistes auxquels sont dus des émaux célèbres dans le monde de la curiosité sont, pour le xiii" siècle, Elbertus de Koein et Jean fiarthoius; pour le xiv% Ugolino de Sienne, Franucci et Andréa d'Ardilo; pour le xv«, Pierre Verrier; pour le xvi^, Jean et Hardan Penicand, Maso Finiguerra et Léonard Limosin; pour le XVII*, Petitot et Joseph Limo^ sin; pour le xviii^^ Dinglinger, Rode et Bouillet, et pour le xix% Augustin, de Courcy et Claudius Popelin.

Émailloïde. —Objet en métal, peint de couleurs viirifiables et passé au, feu, de façon à simuler le brillant de l'émail.

Émaillnre. — A pplication dS l'email.

Émanohe. — (Blas.) — Pièce formée de pointes triangulaires recouvertes des bords sur l<:s angles de l'écu. On dit aussi emmanche et emmanchure, — (Voy. ces mots.)

Émarger. — Enlever les marges d'un dessin, d'une estampe, ou seulement les diminuer.

Émaux. — (Blas.) — Les émaux comprennent les métaux, qui sont l'or et l'argent; les couleurs qui sont le gueules, l'azur, le sinople, le pourpre et le sable ; les pannes ou fourrures, qui sont l'hermine et la contre-hermine, le vair et le contre-vair. On ne met jamais couleur sur couleur, le pourpre excepté, ni métal sur métal.

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Émaux de Limoges.— La caractéristique des émaax de Limoges, c'est qu'ils laissent dominer le bleu lapis comme ton général avec un émail vert d'eau, et un émail rosé pour les colorations des chairs. De plus, un guillochage en creux marque toutes les tailles d'épargne; les cheveux sont rendus à l'aide de tailles au burin remplies d'émail rouge. Tels sont les caractères des émaux de Limoges antérieurs à ii$i. Au xi* et au XII* siècle, les chairs sont teintées et le métal doré. A la fin du xii* siècle, les figures sont mi-parties émaillées et épargnées et les carnations sont blanches.

Au XIII* siècle, la silhouette des figures est épargnée dans le métal, les détails sont gravés en creux, l'émail est bleu verdâtre, bleu et jaune, ou bleu d*azur. Au XIII* et au XIV*, les émaux sont uniformes dans leurs teintes. Les plaques du Reliquaire de Charlemagne (musée du Louvre) offrent tous les caractères des émaux de Limoges. Mais jusqu'au XV* siècle, il est difficile d'assigner une date précise à ces émaux à cause de la préoccupation d'archaïsme que l'on retrouve dans toutes les compositions.

— de nielllire. — Plaques de métal gravées en creux et émaillées en noir.

— de pliqiie. — Émaux cloisonnés montés comme des pierres fines sur des pièces d'orfèvrerie. Le bouclier de Charles IX (musée du Louvre) est décoré d'émaux cloisonnés de ce genre.

— durs. — Emaux employés dans la fabrication de la porcelaine pour servir de fonds.

— fusibles. — Les émaux fusibles employés pour les fonds dans la fabrication de la porcelaine contiennent de l'oxyde de plomb en forte proportion.

— gaulois. — Ces émaux datent du IV* au VIII* siècle. Ils consistent principalement en fibules émaillées dont un certain nombre d'échantillons font partie des collections du Louvre. Il existe aussi des bijoux émaillés du ix* et du x* siècle.

— peints. — Les émaux peints

datent de i $ 20 environ. On passe d'abord une couche d'émail foncé sur le métal, puis une couche d'émail blanc laissant transparaître le noir comme un gris.

Sur la pellicule blanche on trace le dessin avec une pointe, on indique les masses par des hachures et on enlève en dehors des contours l'émail blanc là où le fond doit rester foncé. En passant au feu, cette seconde couche d'émail entre en fusion et le dessin est fixé. Les émaux de ce genre de Pierre Raymond (Limousin, i$4i) ont une grande célébrité.

Émaux transluoides sur relief. — Émaux de petites dimensions sur or ou sur argent. Le tabernacle d'Orvieto est, dit-on, le plus bel émail translucide connu. A Cologne, on conserve une crosse du xiv* siècle ornée d'émaux translucides. A partir du xvi* siècle, Benvenuto Cellini applique les émaux translucides à ses pièces d'orfèvrerie.

Dans les émaux translucides on ne trouve que six couleurs, le bleu , le vert, le gris, le tanné, le pourpre et le noir. Le blanc, le jaune et le bleu n'y figurent pas, parce qu'ils ne peuvent être obtenus qu'à l'aide de l'acide stannique, qui reste opaque.

Embase. — Moulure, partie renflée saillante servant à séparer deux surfaces juxtaposées. Par exemple, l'embase d'une clef est une petite moulure placée au sommet de la tige près de l'anneau.

Embasement. — Base en saillie régnant d'une façon continue autour d'un édifice.

Embastillé. — (Arch.) — Se dit des villes fortifiées entourées de bastilles, de forteresses.

Embastioxmé. — (Arch.) — Se

dit des villes ayant une enceinte fortifiée formée de bastions.

ESmbàtomier. — (Arch.) — Remplir les cannelures d'une colonne jusqu'à une certaine hauteur avec des tiges cylindriques figurant des bâtons.

ExnbeUissemeiit. — Ornements, et aussi action d'orner, de décorer d'ornements.

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