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pour les encres commanes. >— L'encre de Chine est la couleur la plus solide que Ton connaisse. C'est la seule et véritable encre indélébile, puisqu'elle est à base de charbon. Elle était autrefois utilisée exclusivement dans les lavis d'architecture qui, de nos jours, sont traités en aquarelle. Les contrefaçons de la véritable encre de Chine sont nombreuses. Les dragons et les chimères, les caractères dorés et les inscriptions sur fond d'azur, des bâtonnets que le commerce met en vente, ne sont point de sûrs garants, bien au contraire, de l'authenticité de la fabrication. Certaines encres de Chine offrent des tons roux et prennent un aspect brillant lorsqu'on les emploie à l'état d*encre pochée, c'est-àdire aussi noire que possible. D'autres, au contraire, sont d'un aspect grisâtre, tirant sur le bleu légèrement violacé et donnent des tons d'une grande finesse.
Ces dernières teintes restent mates sur le papier, quel que soit leur degré d'intensité, et ces encres sont de beaucoup préférables aux encres donnant des tons roux. Elles se rapprochent d'ailleurs des encres de Chine véritables, ainsi qu'il est facile de s'en convaincre en comparant les teintes qu'elles fournissent avec celles des peintures chinoises ou japonaises.
Enore de oouleiir. — Mélanges de poudres colorées et de vernis de natures diverses, employées pour les impressions typographiques et lithographiques, ainsi que dans l'impression en taiIle*douce.
— de report.' — Encre composée d'un mélange de suif, de savon sec, de cire jaune et de noir servant, à -l'aide de papier de Chine collé, à tirer des épreuves d'une lithographie, d'une gravure sur bois ou même d'une tailledouce que l'on décalque par la pression sur une pierre lithographique. Par ce moyen, on peut obtenir une nouvelle pierre après les préparations semblables à celles des pierres originales et tirer de nouvelles épreuves. Les reports de lithographie sont, en général, inférieurs aux pierres originales; quant aux reports
de gravure sur bois, ou à ceux de gravures en taille>douce, ce ne sont que de très lointaines reproductions des originaux, et la grande économie de tirage peut seule faire excuser, pour ces dernières surtout, l'insuffisance du procédé.
Enore lithographique.— Encre composée d'un mélange de savon, de suif et de noir de fumée qui se délaye dans l'eau pure et doit être- employée immédiatement, car elle dépose, épaissit et se décompose rapidement.
— pour la taille-douoe. — Mélange de noir de fumée et de vernis à l'huile de lin. Cette encre, qui s'emploie à chaud, est d'un ton très intense.
Enorer. — (Grav.) — Étaler l'encre à l'aide du tampon sur une planche en taille-douce; passer un rouleau imprégné d'encre à la surface d'une gravure en relief, d'une pierre lithographique sur laquelle on a exécuté un dessin à la plume ou au crayon lithographique.
Endenohées. — (Blas.) — (Voyez Denchées.)
Endiablé. — Se dit de la verve d'un artiste qui a le diable au corps, qui ne recule devant aucune hardiesse.
— Exécution énergique, audacieuse à l'extrême.
Endroit. — Désigne le côté d'une feuille de papier vergé où la marque et le nom du fabricant se présentent de façon à pouvoir être lus dans le sens ordinaire par transparence. Les imprimeurs en typographie n'attachent aucune importance à l'endroit et à l'envers du papier. Il n'en est pas de même des imprimeurs en taille-douce, qui choisissent de préférence l'endroit du papier pour exécuter leur tirage.
Enduit. — (Arch.) — Couche de mortier, de ciment, de plâtre, etc., que l'on applique sur les murs, les cloisons, les voûtes et les plafonds.
— (Peint.) — Préparation dont on
revêt les murailles sur lesquelles on veut
peindre à fresque. Cet enduit se com-
I pose d'un mélange de chaux et de sable
BNE
I de POiuioUds. On
re enduire chique malin e propoie de cou-
le falle ou la ligne de jonclion dei deux pentei d'un loil. — (Voy. Faltiére.) lïafaîtement. - (Arch.) — Pla-
(Cénm.) — te> foun de poteriea.
ëchappadei ■ con à placer le> piicei de) pUquea de
fournement • en cazettea, qui eitr^ervt aux piècea de prix, celle*-ci aonl dipiMéea iaolÉmenl dant dea botlel de terre enite qu'on place en pilea verticales el don) lei dimensiona varienl auivant celleadet
EnAunage. — (Gra
lemia colora ni
it tea c
rées el d'*pi». Il eiiate an aommet de
^^:rr:r^9^^«>beau ri-
eertnina idiflcea gothiques de tria beaux
spiclmena d'enfallemenl, dont let bords
inférieurs sont découpas en flammes.
Certains pavillona du Louvre aont aussi décorés d'enftîlemenls couverlsde riches
motift d'ornementation. Les combles
des édifices de la Renaissance otTrenl
presque tous de magnifiques exemplea de
ce mode de décoration.
EnftJtw. — (Arch.) — Couvrir,
*» ■ froidie, une
décorer le ialte d'une conilruction.
teinte d'un beau noir. Pour que l'enfu-
Enfllade. — (Arch.) - Se dll de
mage aoil réusai, il faut que la couche
bâlimenis, d'appartements eonligua, ae
de noir soit trèa légfre, sans trace
prolongeanl en ligne droite, à la file lea
de passage de la flamme; il faut de
ans des autre! ; ae dit d'une perspective
plu», que l'opération aoit faite rapi-
de portiques, de colonnades qui se suc-
dement, sans quoi le vernis aérait
cèdent suivant une li^ne droite se dirl-
Enfonoement. — Creux, éloigne-
Enftimé. — Se dit de vieil lea épreu-
ra en t. profondeur, perapective lointaine.
ve» de gravure d'un ton jaune aale,
Enforoir. ~ (Arch.) — Conaoli-
preaque noir, formé de poueaière et de
der Feu usité.
fumée: et de tableaux qui on: été expo-
sés à la fumée, de façon k leur donner
Angle formé par la rencontre dea doueU
lea, c'est-à-dire dea surfaces inférieures
vernis ont noirci et se aont chargés d*
d'une voaie.
poussière.
KNG Engaiaé. — (Sculpi.) — Se dit dea
Englanté. — (Blas'.) — Se dii, i blotonnanl ud âcu, d'un ra- ^.
meau de chêne charge glanda. On- emploie isrme lorsque le gland n
m.) — Engobe
pour la dfcoralion des poienet colortea.
Engobe artifloi«l.— (Céram.) —
— naturoL— (Ce
naturellement avec les oiydet coloranM.
Engober.~(C«ram.)— Recouvrir d'cnicobes uns pièce de poterie.
SagomiUage.— (Cérani.) — Opéralion qui a pour but de revStir d'une couche dégomme lei poterie» ddlîcaiei avant licuiuan,de(£fonqj'eIle>n'alentAucuae adhérence avec leur euppart.
Engoûlé. — (Blas.) — Se dit le mBlnM| qu'une pièce ou ggur<
Engrainer. — (Dor.) a prêle le mordant qui a lir. — (Voy. Prèle et Mon
Engraisser.— Tracer
ENJ
fa(OD à augmenter le volun
ne fleure.
- (Cêram.) — Ajouli
poteriei de> Bailllee destiné» à
Engru-vure. — (Voy. Grayure sur
Engrdlé. — (Bla»,) — On dÉsignc
piice découpée
aigtiei e
e plus
ea de Vengréli
Engrener. — (Voy. Engrainer.
~ - (Arch.) — £
balètderdans lesquelles place l'acîte du poinçon, — (Voy. A
ialéli
de lioni. Celle pièce est fr<4ueni ployée dans les arnioiriei alleinan
Enguiohé. — (Blac.) — Se dit dei instrumenta, trompe, cor, dont l'cm bouchnre est d'un autre émail que l'in-
Enguirlander. — Entourer di guirlanJesi orner, décorer de riches el gracieux motif» d'ornementation.
Enhaohement. — (Arch.) — Por.
ODS et souvent par Bui
e d'acqu
Bit ion
ucccMiïes, on trouve de
corpad
elog
rmant enhacheraent. N
'est plus
Eajolivement. —
Ornemen
Igra
eux -et élésanl.
Enjoliver, — Déçor
r d'orne
em«
ENJ
ENR
Rendre un sujet d'une façon séduisante, y introduire de gracieuses inventions.
Elnjolivure. — Petit enjolivement.
Enlevage. — opération qui a pour but de détacher et de fixer sur une toile neuve la peinture d'un tableau qu'on veut rentoiler et qui avait été momentanément fixée par un cartonnage. — (Voy. ce mot.)
Enlevé. — Se dit d'un tableau dont l'exécution est franche, primesautière, libre, vive; d'un dessin largement fait, d'un croquis hardi, prestement et facilement exécuté. Se dit aussi dans une aquarelle des blancs qui n'ont pas été épargnés (voy. ce mot) et sont au contraire obtenus par grattage. Des lumières bien enlevées. Des enlevés qui dénotent une grande habileté de main.
Enlever (s'). — Se détacher. Un ton s'enlève sur un autre, c'est-à-dire s'en détache, tranche, est visiblement distinct et différent de tout autre ton.
Enlevure. — (Peint.) — Se dit des parties d'un tableau qui se gonflent et se détachent d'une toile ou d'un panneau.
— (Sculpt.) — Se dit d'une saillie, d'un relief.
Enluminé. — Orné, décoré d'enluminures. Vivement coloré, revêtu d'un ton vif et éclatant.
Enluminement. — Résultat de la décoration au moyen d'enluminures; un.
très bel enluminement de livres d'Heures.
Enluminer. — Colorier et exécuter des enluminures.
Enlumineur. — Artiste qui exécute des enluminures. Les plus belles œuvres des enlumineurs ont été produites au XV* et au xvii" siècle. Chez les Grecs et les Romains, il y avait aussi des enlumineurs. On conservé au Vatican un Virgile du iv" siècle ; les manuscrits exécutés par les enlumineurs byzantins étaient, dit-on, de véritables merveilles. L'évangéliaire de Charlemagne (viii^ siècle) est conservé au Louvre.
L'art de l'enlumineur, qui n'avait fait que décroître au x* siècl?, prit au yini* siècle
plus de variété et de richesse. Parmi les enlumineurs les plus célèbres, il faut placer au premier rang Jehan Foucquet (i4i($-i48$), auteur des Heures d'Anne de Bretagne, et plus tard, au xvii*' siècle, Robert, qui exécuta en 16^1 les guirlandes de fleurs formant l'entourage d'un texte écrit par Jarry, merveilleux manuscrit intitulé la Guirlande de Julie et offert par le duc de Moniausier à Julie de Rambouillet.
Enluminure. — Art d'enluminer.
Se prend aussi en mauvaise part et sert à désigner une œuvre d'un coloris brutal.
Elnnéapyle. — Enceinte fortifiée de l'Acropole d'Athènes. Ainsi nommée parce qu'elle avait neuf portes.
énonoer un blason. — C'est décrire le blason en énonçant d'abord le champ, puis les figures principales et celles qui les accompagnent ou ne sont que secondaires, ensuite leur nombre, leur position et leurs émaux. Le chef et la bordure se désignent en dernier lieu, ainsi que leurs figures.
Enq[uérir. — (Blas.) — Se dit
d'armes blasonnées contrairement aux règles de l'art héraldique et qui forcent à s'enquérir de leur origine.
Enrayure. — (Arch.) — Assemblage de pièces de charpente suivant les rayons d'un cercle ou d'un polygone.
Enrichir. — Décorer, garnir de riches ornements, de motifs de décoration somptueux et variés. Enrichir de figures un ouvrage de librairie, c'est l'illustrer de vignettes ; c'est aussi ajouter à des exemplaires des épreuves de gravures, de dessins, de façon à rendre le volume plus riche et plus somptueux.
• Enrochement. — (Arch.) — Soubassement formé de quartiers de rochers ou d'énormes pierres noyées au fond de l'eau et servant d'assises à une jetée, aux piles d'un pont.
Enroulement. — (Arch.) — Motif
d'ornementation formé de volutes enroulées en spirales, 4e cartouches dont le»
ENR — 1
diconporei ■'enroalent nir cllei'inïiiici
foule
> t dea inailr» ds l'ar(, tue Chasle Sujaane, de , qui esisuit, dit-on, s il Paris, l'cnieigne du tableaui GerBainl, par Walteau, un Cheval Manc, de Gêri-
EDBolelllé. — Se dit d'un payuge
nictae. L'cDlablen
quel il appartient.
Lorsque plusîenra
ordre, aniiqua <
m superposés, les
ordre, iniermédiair
tat<le<nedl> sini c
rniche: celle-ci est
réservée pour le d»n
ier étage de l'édifice.
Daai le* moirn-
pla
«pccte
l'har
ble
de façon ■ealement e des proponion».
On
slmu
de
s entablements an
met d
es façades
bien qu'il n'y ait
auc
npila
s jusIiËer. Ces en-
table ment
, que
nenl des corniche)
for
saillantes, so
simples partis pris
de
éCOCB
on et
nt parfois 1 mas-
Entabler. — (Arch.) — Ajuster :emi-épaissaur.
Entaille. — (Grav. ) — Inaii
flcile.
Entailler
la maSES.
— Commencer un ti
Ente. — Manche de pinceau. On dit nssi unie.
— (Arch,) — PilaMrc saillant.
ENT Enté. — (Bl«.) -
roe
I en onde. Dans enlé-oitdé.
[npoaition. —
s groupe»
Un
peiEtr.
m position.
Enterrage du moule. — Dana
l'op«raiioa de la foale, 1« moule de polée, aprè» le recuil, esl d'abord revjtu d'une chemise d« plaire, puis enterra de fa;oa qu'il ne soit pas ébranlé par la pression du métal ea fusion.
Entoilage. — Action de mellre sur toile, de tendre une toile sur un châssia.
Entoilé. — Se dit d'une estampe, d'un dessin, d'un plan collé sur une toile.
Entoiler. — Monter, coller sur lolle.
E!ntonraga. — Cadre d'un tableau, bordure, marge d'un dessin. Se dit aussi d'accessoires, de figures secondaires dans
geestdéfeci
- de page.
lesquels un espace vide ou blanc, 1 par un contour régulier ou irrégulie
Entrain. — Se dit de cen
qualités de vivacité, de rapidité à ginalion et d'exécution qu'un artiste
DU taie. Dans
écorés, aux exirétaltéi ;s murs, de motifs de stanc le plus souvent en
s (voy. MaJulet) e module ou parties; it de 7 modul
l'enireKTOlonnement vaHe entre C, 9 et jusqu'i la modules, suivant qu'il s'agit de portiques avec ou sans piédealaui.
— médian. — fVoy. Co!tm«e mé-
Entreooape. — (Arch.) — Espace vide eiislant entre deui voûtes superposées s'appuyant sur le mime mur.
Entrecoupé. — Interrompu.
Eutre-oroisé. — Croisé en sens divers.
Entre-deux. — Meuble, plus ou moins ricbement orné, en forme de console ou de petite armoire, destiné à pren-
nom auï 3 planchettes ]'!,
Intercale entre c quels d'épreuve:
la presse.
- (Arch.) — EMcoralion
d'une porle d'enlrte
j tur une façade. Une
ÊntrelaoeitiAiit. — Moiift d
nemenlatioa dont \a lignes te crois ('cRtreUccnt.
Entrélaos. — (Arch.) — o meuit formel de feuillet, de rin- S
dtcriiant dee \i' g gncB conrbs» qui |
cheveirent. Mo- {
urerie. Cependant on
haque 1 :hi,e=. ,^ > tou- ^
1 Renaiiiance, l'ai
Entre-BOl. — (Arch.) — Etage ii lermidiaite, peu élevé de plafond et titu enire le rei-de-chauwie et ua premii ilage, ou parfbi» entre deui granc
ani avec l'outil, en élargissant un< lachure tris mince dé^à gravée.
Entretoise. — (Arch.) — Piice d'
le fer di
à reliei
le fer.
Entrevous. — (Arch.) — Espace enire deux solives de plancher,
Entr«TOatttr. — (Arch.) — Garnir de plltre des enlrevou}.— (Voy. ce mol.)
Envelopper. —
e ligure demanderait
être noyés dam l'enienible, paraître en-
Envlronné. — (Blas.) — Synonyme d'accompagné. — (Voy. ce mot.)
Épaisseur.— (Peinl.}—Sedit dune surabondance dans lapâle. Desépaii^un inniilet, nuisibles à la Eneue du modelé,
Épannelage. — (Arch.) — Taille préparatoire des moulure*, de façon à en indiquer la formegénémleil'aidede plans
EPA