‹ Lexique des termes d'art (volume 3)Chapitre 89 sur 218 · EPI · texte numérisé non relu

EPI

EPR

de pin, une corbeille de fleurs, des feuillages diversement colorés, un oiseau posé sur une petite boule. Les épis en plomb étaient ou fondus ou repoussés au marteau. A partir du xv' siècle, en combinant les deux procédés, on obtint d'excellents résultats. La Renaissance a produit de très beaux épis, formés de chapiteaux décorés de feuillages et surmontés de vases d'un joli contour. On trouve encore de beaux épis du temps au château de Chenonceaux, aux cathédrales de Paris et d'Amiens. Enfin, au xvii* siècle, on donna aux épis la forme de colonnettes, de vases à balustres et de chimères. On fabrique aujourd'hui des épis en plomb d'un bon style archaïque ; mais, par économie, on les exécute plus volontiers en zinc, ce qui leur enlève toute chance de durée. ,

Épidémie. — Surface extérieure, couche superticielle des pierres, marbres, etc. Le temps ronge Tépiderme des marbres les plus durs.

Épieu. — Figure de blason. — Arme * de chasse ou de guerre formée d*un gros bâton se terminant par une pointe acérée.

Épigraphe. — inscription placée sur les édifices dans une inteqtion cornmémorative. — (Voy. Inscription.)

Épisode. — Scène, groupe de figures représentées dans quelque partie d'un tableau et dont la relation avec le sujet principal est peu importante. Se dit aussi des sujets représentant un fait particulier se rattachant à un ensemble d'événements. Un tableau qui représente un Épisode de la campagne de Russie, par, exemple.

Épisodique. — Qui a le caractère de l'épisode.

Épistyle. — (Arch.) — Architrave ou poutre horizontale posée sur des chapiteaux de colonnes, de manière à les relier entre eux et à servir de support au couronnement d'un éditice.

Épitaphe. — (Arch.) — Table de marbre, de pierre ou de métal sur la- |

quelle est gravée une inscription funéraire, et aussi inscription funéraire placée^sur un monument.

Épointé. — (Grav.) — Pointe à graver qui a besoin d'être aiguisée.

Époque. — (Numism.) — Se dit du millésime de l'année où une monnaie ou médaille a été frappée.

Épreuve. — (Grav.) — Feuille d'essai imprimée sur une planche gravée, sur une pierre lithographique, qui permet à l'artiste de juger du degré d'achè* vement de soi\ travail et des retouches qui pourraient être nécessaires, bien que, pour les épreuves lithographiques au crayon, les retouches soient très difficiles après la préparation indispensable au tirage. On désigne aussi sous le nom d'épreuve toute estampe imprimée d'une planche gravée ou d'une lithographie.

(Voy. Premières épreuves,) Se dit aussi des feuilles imprimées sur lesquelles les auteurs corrigent les fautes d'impression et modifient, retouchent leur texte avant l'impression définitive.

— à la oire. — (Grav.). — Epreuves d'essai obtenues par le graveur lui-même pour le guider dans ses travaux de retouches et obtenues en appliquant sur une planche dont les traits ont été remplis de noir de fumée une feuille de papier enduite de cire blanche sur laquelle on exerce une pression à l'aide du brunissoir,

— avant la lettre. — (Grav.) —

Épreuves de planches en taille-douce ou de lithographies tirées avant que le titre et les noms d'auteur et d'imprimeur aient été gravés ou écrits à l'encre lithographique aux emplacements réservés à cet effet. On désigne même parfois ces épreuves sous le titre « d'épreuves avant toute lettre », pour bien préciser que les épreuves ne portent aucune mention gravée, soit en caractères d'imprimerie, soit même de la main du graveur, et qu'elles ont ainsi tout le caractère d'épreuves d'artistes. — On dit aussi familièrement par abréviation une « avant-lettre ».

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EPR

Epreuve avant toute lettre.

— (Voy. Épreuve avant la lettre,)

— aveo la lettre. — (Grav.) — Épreuve de gravure en taille-doace portant gravés sur les marges et en caractères d'imprimerie ou en écriture anglaise ou gothique d'une exécution régulière, le titre du sujet et les noms des auteur, graveur^ éditeur et imprimeur de la planche.

— aveo la lettre blanohe. —

(Grav.) — Se dit d'épreuves dans lesquelles les caractères des légendes ou des inscriptions ne sont indiqués que par des contours.

— aveo la lettre grise. —

(Grav.) — Se dit d'épreuves où les ca-

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raclères de légendes sont remplis de hachures. — (Voy. Épreuves avec la lettre blanche.)

— aveo la lettre noire. — •

(Grav.) — Épreuve où les caractères d'inscription sont complètement achevés et poussés jusqu'au noir.

— biffées. — (Grav.) — Épreuves qui reproduisent les biifures destinées à annuler une planche gravée et qu'elles détériorent d'ailleurs complètement.

Mais ces épreuves biffées sont très recherchées par les amateurs, parce qu'elles sont la preuve irrécusable qu'il est impossible d'obtenir des épreuves semblables à celles de premier tirage, qui deviennent ainsi des pièces rares.

— boueuse. — (Grav.) — Epreuve dont les blancs ne sont pas suffisamment éclatants et dont les demi-teintes sont engommées de noir, de façon à ôter de a transparence à la gravure.

— d'ax*tiste. — (Grav.) — Épreuve d'une gravure en taille-douce tirée avec ou sans la signature autographe de l'artiste. (Voy. Épreuve avant la lettre.) Quelquefois les épreuves d'artiste se distinguent encore, soit par des^arges irrégulières, la gravure n'étant pas bien

placée au centre de la planche; soit par.

des traits carrés, — c'est-à-dire des traits entourant le sujet — d'un tracé irrégulier, soit enfin par des griffonnages ou des essais de pointe en marge.

— (Voy. Épreuves de remarque.)

Epreuve de remarque. —

(Grav.) — Épreuve de gravure en tailledouce donnant un état particulier de la planche. La remarque peut consister, soit en des croquis tracés par le graveur sur les marges ou sur les parties blanches de l'épreuve, soit dans l'absence de certains travaux en différentes parties de la planche. Ainsi, par exemple, des épreuves d'une planche dessinée et mordue à l'eau-forte et avant toute retouche à la pointe sèche ou toute remorsure sont des épreuves de remarque. Ces remarques précisent les états différents de la gravure jusqu'à son entier achèvement.

—des gravures en médailles.

— Ces épreuves s'obtiennent, soit en cire, — ce sont les plus agréables à voir, — soit en plâtre, soit en étain.

Ces épreuves servent à guider l'artiste dans son travail.

— grise. — (Grav.) — Épreuve trop pâle.

— naturelle. — (Grav.)— Épreuve donnant le résultat exact du travail sans aucunes ficelles, ni retroussage (voy. ce mot), et obtenue en essuyant très également Ja planche dans toute sa surface, après en avoir encré les tailles.

— négative. — (Photogr.) — Cliché obtenu en exposant dl^ glaces sensibilisées dans la chambre noire. — Dans les négatifs, les lumières et les ombres du modèle apparaissent transposées.

— neigeuse. — (Grav. sur bois.)

— Épreuve dont les tailles et les traits sont confondus de façon qu'on n'aperçoive que des traits intecrompus et en quelque sorte vermiculés.

— positive.— (Photog.) — Épreuve obtenue à l'aide d'un cliché, soit sur

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cette fente, et le fil de soie couvrant un jalon posé en un point quelconque, ces trois points servent à déterminer la position d'une ligne droite.

Équerre de tailleur de pierre.

— Equerre évidée dont les côtés intérieurs servent à vérifier la taille des pierres. On donne le nom d'équerre à chapeau aux équerres formées de deux branches d'épaisseur inégale^ mais assemblées perpendiculairement et suivant le même plan comme axe.

— double. — Équerre formée de deux règles plates placées perpendiculairement l'une sur l'autre.

— fausse. — Équerre formée de branches mobiles de façon à permettre de tracer à volonté des angles droits, des angles aigus et des angles obtus.

— (faux). — Se dit d'assemblages à angle aigu ou obtus et non à angle droit. On dit aussi un assemblage en faux-équerre.

— graphomètre. — Se dit des équerres d'arpenteur (voy, ce mot) servant à la fois d'équerre et de graphomètre, et formées d'un cylindre dont Heure est mobile d'une vis s'engrenant sur un pignon denté. Les fentes pratiquées sur le cylindre remplacent les pinnules du gra- I ■*»

phomètre et permettent de viser dans toutes les directions perpendiculaires ou obliques par rapport à une ligne donnée. — (Voy. Pinnules.)

— QOtogonale. — Équerre d'arpenteur (voy. ce mot) en forme de prisme octogonal.

— triple. — Equerre à trois faces formée de règles assemblées suivant un angle trièdre dont tous les angles sont droits.

Équerre (d'). — A angle droit. On dit aussi en équerre* — - (Blas.) — Se dit d'une pièce de

formées d'un la partie infé- R" *^ obile, à l'aide "__

armoines

l'écu en forme d'équerre. Certains auteurs disent aussi escarre.

Une escarre d'argent posée au quartier; — une équerre d'or mouvant du fianc dextre et de la pointe. — L'équerre est souvent employée dans allemandes.

Éq[Uestre. — Se dit des statues représentant un personnage monté sur un cheval. Unestatue équestre de LouisXIV.

Envoyer au Salon une figure équestre.

Equiangle. — Se dit d'une figure dont tous les angles sont égaux.

Équilibre.— Se dit de la position naturelle, stable d'une figure, et aussi de l'heureux agencement d'une composition dans laquelle les groupes, les masses, les pleins et les vides sont bien répartis et pondérés.

Équilibrer. — Combiner, pondérer les masses d'un groupe, d'une composition.

Équipollé. — (Blas.) ^ Se dit d'un

division de l'écu en neuf carreaux dis-

^...^^^«..^ posés en échiquier, sur-

I ^H I tout lorsque les quatre

Lm^^^hJ points placés aux angles

^H^^^H et le point du milieu sont

^^■^1 de même émail. Cinq

VjH^ points d'argent équipollés

rV'*'' à quatre de sable. Les

points équipollés peuvent être ou non

chargés de figures.

Éraflures. — (Peint, sur émail.) — Hachures irrégulières dont on couvre une surface champlevée, afin que les inégalités rendent Témail plus adhérent au métal.

Éreotion. — Action d'élever un édifice, de placer une statue sur son piédestal, de dresser un obélisque, une colonne.

Ériger. — (Arch.) — Fonder, bâtir, construire un édifice, élever une statue, un monument commémoratif.

Esoabeau. — Siège de bois fort

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employé ao mojen fige, ayant la forme d'an baoc sans bras ni dossier et très

court. On s'en servait parfois comme de table, et on le recouvrait d'une pièce d'étoffe que l'on nommait banquier. Se dit aussi de petits bancs.

EsoabeUe. — Petit escabeau. — (Voy. ce mot.)

Escalier. — (Arch.) — Assemblage de marches ou de degrés servant à relier des appartements ou des terre-pleins de niveau différent et permettant d'y accéder. Les escaliers par où l'on montait au sommet des édifices religieux du moyen fige étaient souvent installés dans des tourelles intérieures ou extérieures et ajourées. Ils étaient parfois pratiqués dans l'épaisseur des murailles.

Les escaliers des châteaux de la Renaissance sont de véritables merveilles au double point de vue de l'art et de la construction ; il suffit de citer le célèbre escalier de Chambord et l'escalier extérieur du palais de Fontainebleau.

Au xvii® et au xviii* siècle, on trouve aussi des escaliers d'une habileté de coupe et d'une hardiesse remarquables.

Enfin, au xix* siècle, l'escalier du grand Opéra doit être cité pour son superbe développement, la beauté et la richesse des matériaux qui y ont été employés.

— à oordons. — Escalier dont les marches, très larges, sont inclinées et bordées de sorte de bourrelets ou cordons en pierre dure peu saillants, et que l'on peut monter à cheval ou en voiture. Tels sont l'escalier de la place du Capitole à Rome et celui qui donne accès à l'un des pavillons du Louvre, dans la cour des anciennes écuries.

— à paliers de repos. •— Escalier placé dans une cage rectangulaire ou à coins arrondis et dont les révolutions sont séparées par des surfaces planes. Plus les paliers

de repos sont nombreux, moins un escalier est pénible à gravir.

EscaUer oiroulaire. — Escalier

à limon cintré, avec ou sans vide; — et aussi escalier dont les marches ne se

profilent pas suivant une ligne droite, mais suivant une courbe. Ce dernier cas se présente fréquemment dans les esca-

liers extérieurs ou perrons, donnant accès à une entrée placée à quelque hauteur au-dessus du sol.

— de dégagement. — Escalier destiné au service, aux fournisseurs, aux domestiques; — et aussi escalier de moindre importance que l'escalier principal et fait pour faciliter une circulation rapide.

— dérobé. — Escalier dissimulé.

— d^honneur. — Escalier de palais ou d'hôtel luxueusement décoré, servant aux réceptions et donnant accès aux salles de fêtes.

— en oolimaçon ou en esoar-

gOt. — (Voy. Escalier tournant,)

— en vis. — (Voy. Escalier tournant.

— héUooïdal. — (Voy. Escalier tournant,}

— rampe sur rampe. — Escalier dans lequel il n'existe pas de vide entre les limons, les limons étant placés sur un même plan perpendiculaire au sol. Un grand nombre de maisons, du xviii* siècle possédaient

de trèi b««ai ipécimen* d'eicalltn de Efloalier BUapenda. — Eacalicr

EaosLTboaole. — Pierrs précieuse.

VarWtidegrenalrouged'unéclalirêïvif.

EflOarpe. — (Arch.) — Surface

face oppotte porM le

nom de con

tre-

eicarpe.

EBoarpement. -

- Fente roide et

Espaoe. — Se dii

n général d'une

étendue, d'une luperfic

e limitée ou illi-

miiée. On dit que dan

un tableau une

figure manque d'etpac

pour indiquer

qu'elle est placée dans

un cadre de di-

mension» trop reiirein

e», dans lequel

elle «t ttoulTée ec um

le k l'étroit.

(Arch.) - Syi-

tin» de fermelure de

croliiet le compoeant

^jgO»

d'une Iringle en fer

«et exlrémitfi et que

l'on meut à l'intérieur,

au mojen d'une poi-

gnée, de façon à re-

Jr ï

tirer ou k introduire

les crochet. dan> ie>

gichei pratiquée» en

haut et en bas des

rT^

châitis, lelon que l'on

veut ouvrir ou

fermer la fendre.

Esplanade. — Emplacement vide,

vMle place de grande

dimeniion située

en avant d'un édifice. -

Espace libre et

légèrement déclive enii

aura l'intérieur

d'un châlenu fort entre

habitée, et le» mur» dal

nceinte fortifiée.

Esquisse. — Forme première

d'une idée de Ubleau,

de iialue. L'esquisse

elle doit Etre

exécutée rapidement.

fougue. - Les esquiseci

ont souvent

un

l'eupérience. Lorsqu'un

ubieau n'est

pats

ffiiammenl étudié.

l'etéculion suf-

fiiam

menl pûu»»ée, on

le caractérise

une intemioD critique en disant :

.Ce

n'est qu'une esqu

•le. > — Le»

esqui

ses se tracent soit

à la plume, loit

on tes rehausse

de to

ns d'aquarelle ou

d'indication» il

Esquisse peinte. — Se <

«squitte peime à J'huile; d'un au crayon, au fusain, auquel 1'

(•■ai >ur I art antique.

— (Numiem.) — PremUre» piici frappJt! iur dE« coin» nonvean».

Easenoe de térèbeathiDe. -

(Voy. Térfbealhine.)

~ -(Arch,) — Peiitesplai;

découpée ■ de fa;on .

permettre certaines eombinaiions g*o mdtriqaet. Il eiiite encore d'ancienne ■naiion* gothique* el de petite! maiton de campagne dont la charpente ett cou (t. On

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