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Estampeur. — Artisan qui exécute des estampages.

Estampille. — Se dit d'un sceau, d'une marque appliquée sur une œuvre d'art. Se dit aussi de détails caractéristiques dans une œuvre : « tel dessin porte l'estampille du mattre », c'est-àdire qu'il est, seulement à le voir, d'une authenticité indiscutable.

Estampiller. — Marquer d'une estampille.

Esthétique. — Philosophie de l'art. Les traités d'esthétique sont très nombreux; ils peuvent cependant se diviser en deux catégories bien distinctes. L'une, essentiellement spéculative, appuie ses théories sur des systèmes métaphysiques; l'autre, expérimentale et pratique, étudie les chefs-d'œuvre de l'art, afin d'en tirer des enseignements et d'en conclure des lois.

£sthétiC[Uement. — D'une manière esthétique, qui a rapport à l'esthétique.

Estimation. — Se dit du prix, de la valeur qu'un expert assigne à une œuvre d'art, avant une vente aux enchères, par exemple.

Estompe. — (Dessin.) — Morceau de peau ou de papier roulé en cylindre lié avec du fil et taillé en pointe émoussée aux extrémités. On emploie l'estompe pour fondre ensemble des hachures de crayon, et même pour poser

directement sur le papier des tons noirs ou gris obtenus à l'aide d'un crayon mou et très pulvérulent nommé sauce.

L'inconvénient de l'estompe est de donner au dessin un aspect coK>nneux et mou.

Estompé. — Se dit de dessins ombrés à l'aide de Vestompe , et aussi d'effets d'un beau noir velouté rappelant celui du crayon sauce. Certaines planches gravées à l'eau-forte donnent des épreuves dont quelques parties sont fortement çstompées. — Se dit aussi des

ombres dégradées et d'un ton moelleux enveloppant un lointain, une silhouette d'édifice. Des clochers estompés par la brume.

Estomper. — Modeler, poser des ombres à l'aide de l'estompe.

Estomper (s'). — Se dit d'un dessin estompé, recouvert d'une ombre douce et moelleuse, de tons qui semblent adoucir, qui gazent, voilent certaines parties d'une œuvre , certains plans d'un lointain. Ces montagnes s'estompent bien dans les vapeurs du soir.

Etag^e. — (Arch.) — Divisions horizontales pratiquées à l'aide de planchers dans une construction.

— oarré. — (Arch.) — Étage dont le plafond est horizontal. — (Voy.

Etage en galetas,)

— en galetas. — (Arch.) — Étage

dont le 'plafond est incliné ou à pans suivant la forme des combles.

— souterrain. — (Arch.) — Se

dit de pièces, de salles situées au-dessous di> niveau du sol.

Etage. — Disposé par rangs superposés.

Etai. — (Arch.) — Pièce de* charpente servant de soutien.

Etalon. — (Arch.) — Tracé du plan d'un bâtiment sur le sol même où il doit être construit et de grandeur d'exécution, et aussi dimension fixe indiquée comme point de comparaison.

Etampage. — Procédé par lequel on imprime des ornements en relief sur une feuille de métal en la comprimant entre deux moules où ces ornements ont été préalablement gravés. L'un des moules est gravé en creux, l'autre en relief, de manière qu'ils puissent s'emboîter l'un dans l'autre.

Etampe. — Poinçon gravé à l'aide duquel on obtient des empreintes sur les métaux.

Étamper. — Travailler avec l'étampe.

Étançon. — (Arch,) — Étai de forte dimension.

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État. — (Grav.) — Condition d'une planche avant son entier achèvement.

(Vçy. Premier état.) Il y a des épreuves de premier état, de second, de troisième état suivant le degré d'achèvement de la planche. — (Voy. État définitif.)

— d'eau-forte pure. — (Grav.) — Épreuves de gravures au burin qui ne donnent que les travaux préparés à l'eau-forte par le graveur pour se guider dans son travail. — Se dit aussi des épreuves de certaines eaux-fortes avant qu'elles aient été retouchées à la pointe sèche.

— définitif. — (Grav.) — État d'une planche complètement achevée et propre au tirage ; on dit aussi parfois dans les catalogues de gravures État de tirage.

— de tirage. — (Voy. État définitif.)

Étau à manche. — (Gfav.) —

Petit étau à manche de bois dont les graveur! à l'eau-forte se servent pour tenir leurs planches lorsqu'ils les font chauffer pour les recouvrir de vernis.

Étèté. — (Blas.) — Se dit des animaux représentés sans tête. Un aigle étêté de sable. Un poisson étêté.

On trouve de fréquents exemples d'animaux ététés dans les armoiries polonaises et silésiennes.

Étayer. — - (Arch.) — Placer des étais.

éteindre. ^-^ En peinture, adoucir, atténuer l'éclat trop vif d'un ton, d'une lum^ière.

Éteint. — Se dit de nuances adoucies, affaiblies, de tons dont l'éclat a été atténué.

Étendard. — Enseigne de guerre, drapeau de riche étoffe, servant de motif de décoration.

Etendue. — Dimension, superficie, grandeur.

Ethnographe. — Peintre ou statuaire de sujets ethnographiques. — (Voy. ce mol.)

Ethnographique. — Se dit de

tout ce qui a rapport à la science des peuples, an point de vue de leurs caractères distinctifs; — se dit aussi de certaines œuvres d'artiste qui reproduisent exactement des types de races et de peuples étrangers. Les scènes d'Orient et d'Algérie de Decamps, ainsi que celles de Fromentin et de Gérôme sont des peintures ethnographiques.

Etinoelant.— Vif, brillant, qui a de l'éclat. .

Etoffé. — Se dit de draperies tombant en plis abondants.

Étoffes. — Draperies des figures peintes ou sculptées. Dans un portrait, le visage, les mains peuvent être bien modelés et les étoffes laisser à désirer, et réciproquement.

Étoile. — Figure de blason. — L'étoile compte ordinairement cinq rayons ou raies. Si les pointes sont au-dessus de ce nombre, elles doivent être spécifiées en blasonnant l'écu.

— (Arch.) — Se dit d'ornements peints, sculptés ou gravés offrant des rayons pointus en nombre variable ; se dit aussi, dans l'architecture romane, de sortes de fleurons se rapprochant de l'étoile à quatre branches, et disposés sur des sur- "

faces taillées en pointe de diamant, juxtaposés de façon à former des motifs continus de décoration.

Étonnement. — (Arch.) — Ébranlement. -» Se dit aussi des lézardes existant dans une maçonnerie et résultant soit d'un choc, soit d'un ébranlement.

Étonner. — (Céram.) — Faire chauffer au rouge les pâtes destinées à la fabrication des poteries et les plonger brusquement dans l'eau froide.

Étranglé.— (Arch.) — Rétréci. Se dit aussi vie moulures dont le profil est diminué.

Etrésillon.— (Arch.) — Étai trans-

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