EXP
EXV
Exposition nationale des
beailX-ax*ts. — Nom donné à une exposition organisée par TÉtat. L'exposition nationale, qui a porté aussi le nom de « Salon triennal », a eu lieu pour la première fois en i88j. Elle était ouverte aux œuvres les plus remarquables des artistes français et étrangers exécutées depuis le i^' mai 1878.
— triennale. — (Voy. Exposition nationale.)
— universelle. — Exposition où sont admis tous les produits du génie humain. Les expositions universelles ne sont pas nécessairement internationales.
Expression. — Se dit de l'interprétation d'une figure exprimant bien le caractère du sujet. On dit aussi figure d'expression, en style d'école, pour désigner une tête d'un caractère accentué, exprimant un sentiment donné.
Extérieur. — (Arch.) — Façade d'un monument. L'extérieur d'un château, d'une cathédrale.
Extrados. — (Arch.) — Surface convexe extérieure d'une voûte, d'un arc ; ligne courbe supérieure formée par le dessus des voussoirs.
— de niveau. — (Arch.) — (Voy.
Extrados horizontal.)
— en chape. — (Arch.) — Extrados formé de plusieurs surfaces inclinées.
— horizontal. — (Arch.) — Extra-
dos terminant une voûte par une surface horizontale. On dit aussi extrados de niveau.
Extrados parallèle. — (Arch.) — Extrados dont la courbe est parallèle à celle de l'intrados.
Extradossé. — Se dit des voûtes dont l'extrados offre une surface régulièrement taillée et non une surface brute.
Extrémités. — Se dit des bras, des jambes et surtout des mains et des pieds de la figure humaine, u Des extrémités mal dessinées, des extrémités d'un beau dessin, des extrémités peintes avec une science et une habileté consommées. »
Ex-voto. — (Arch.) — Tablette de marbre portant une inscription, ou seulement inscription sur les murailles d'un édifice religieux relatant l'accomplissement d'un vœu, ou destinée à conserver le souvenir d'une grâce obtenue. Dans les chapelles voisines de la mer on rencontre beaucoup de tableaux qui représentent des navires en détresse avec des apparitions de la Vierge dans les nuages. Mais ces peintures n'ayant, même d'intention, aucun rapport avec l'art, nous n'avons pas à not^s y arrêter.
Ce sont cependant des ex-voto, — Le mot s'emploie, par suite, en mauvaise part, pour désigner des tableaux sans aucun mérite, absolument nuls.
Fabrique. — (Peint.) — Constructions, édifices représentés dans un paysage. Un paysage avec fabriques. Ne s'emploie maintenant que bien rarement.
Le mot a disparu à peu près avec le paysage historique.
Façade. — (Arch.) — Face antérieure d'un édifice. Se dit surtout de la face principale, de celle qui est le plus en vue/ la plus richement ornementée, où se trouve la principale entrée.
— oomposite.— (Arch:) — Façade décorée d'entablements de divers ordres.
Faoe. — (Peint.) — Partie antérieure de la tête, depuis le menton jusqu'au front ; le reste de la tête prend le nom de crâne.
— (Arch.) — Moulure plate, surface large et unie : les faces d'une architrave.
— (Numism.) — Côté d'une monnaie ou médaille portant une figure. On dit aussi avers. (Voy. ce mot.)
Faoette. — Petite surface plane.
Façonnage. -— (Céram.) — n y a différents procédés de façonnages : i^ celui dans lequel on opère sur les pâtes molles placées sur le tour; 2° celui qui consiste à couler la pâte dans des moules en terre poreuse; 3" enfin celui par lequel on travaille la pâte durcie au moyen du tour à guillocher et de la molette.
Fao-similé. — Reproduction exacte obtenue quelquefois par l'intermédiaire d'un artiste, mais le plus souvent par des procédés mécaniques, photographie, héliogravure, etc. Au siècle dernier on gravait en taille-douce des fac-similés de dessins de maîtres, et on imitait les rehauts, et jusqu'aux taches et au ton
des papiers à l'aide de tons superposés. Aujourd'hui les procédés de gravures en relief et en taille-douce, dérivés de la photographie, permettent d'obtenir des fac-similés d'une rigoureuse exactitude. On donne aussi le nom de facsimilé aux reproductions d'écritures, d'autographes, de signatures, de marques et de monogrammes jointes à certaines publications.
Fao-BÛniler. — Reproduire en facsimilé.
Faotioe. — (Arch.) — Se dit des imitations en corps solides de pierre, de bois, de marbre, obtenues par des procédés spéciaux.
Facture. — Exécution d'une œuvre d'art. Manière dont un tableau est peint, dont une statue est modelée. La facture de ce dessin est habile, cet artiste a des qualités de facture remarquables.
Faiotier. — Se disait autrefois des tapisseries de dais.
Faïence. — Poterie de terre vernissée ou émaillée. La faïence était dès la plus haute antiquité connue des Chinois, des Assyriens, des Arabes, des Perses.
Il existe de superbes faïences mauresques à l'Alhambra de Grenade (xiii* et XIV • siècles), et le musée de Sèvres renferme des pièces plus anciennes encore, qui dateraient, dit-on, du ix« siècle. En Allemagne, dans un couvent de Leipzig construit en 1207, on a retrouvé des briques ômaillées, et le tombeau d'un duc de Silésie à Breslau est tout entier en terre cuite émaillée (1290). Les poteries de Nuremberg sont célèbres. Au xv« siècle, les potiers allemands importent la faïence à Delft; en i6$o, près