FEU
Fermoir. — (Sculpt.) — Ciseau à
manche de bois, s'évasant par Je bout et taillé en biseau.
Ferronnerie. — Se dit en général des objets en fer. La ferronnerie d'art a produit au moyen âge de véritables merveilles. Pendant la Renaissance, au XVII* et au XVIII* siècle, les œuvres de ferronnerie étaient aussi d'une prodigieuse richesse. Nombre de balcons et de grilles de ces différentes époques sont conservés dans les collections. Aujourd'hui, la ferronnerie d'art, bien que disposant de moyens mécaniques perfectionnés, ne fait souvent qu'imiter les belles œuvres des siècles précédents.
Ferrure. — (Arch.) — Pièce de fer. destinée à servir de charnière à une porte, et aussi à garnir, ferrer, consolider un objet en menuiserie. Les ferrures des portes des églises gothiques sont des chefs-d'œuvre d'art industriel, et parmi ces ferrures, il faut placer au premier rang celles des portes de Notre- Dame de Paris.
Fers. — Motifs d'ornementation dorés décorant les plats et le dos d'uue reliure. Des fers d'une grande délicatesse.
Feston. — (Arch.) — Dans l'architecture ogivale, les festons consistent en une suite de découpures, de lobes ou de dentelures. Dans les autres styles d'architecture, les festons forment des motifs de décoration très varjés et se composent le plus souvent de feuillages, de fleurs, de branches enlacées, enroulées et entrecroisées.
Festonné. — Orné de festons, découpé en festons.
Feu. — Figure naturelle de blason. — L'élément du feu est représenté en bla-
son par une flamme, un flambeau, de»
brandons, des charbons ardents, etc.
Feuillage. — (Sculpt.) — La reproduction et l'agencement des feuillages, soit réels, soit fantaisistes, est un des motifs d'ornementation les plus fréquemment employés en architecture.
Les feuillaijes sont, en général, dans Ie& anciens styles d'architecture, empruntés à la flore du pays. Ainsi sur les monu-
ments d'Egypte on trouve les feuillage»
de palmier et de lotus, sur les monuments grecs et romains ceux de l'acanthe, du laurier, de l'olivier. Dans lesmonuments romano-byzantins, les feuillages ne sont le plus souvent que des imitations barbares et grossières de»
feuillages antiques. Mais, à l'époque gothique, les sculpteurs prennent pour modèles les plantes des campagnes qui environnent les églises en construction.
Au XII* siècle, les feuillages sont déjà variés, mais encore un peu fantastiques, tandis qu'au xiii* les motifs de décora-
tion formés de feuillage sont étudiés sur nature avec conscience et agencés avec une élégance remarquable. Les feuillages le plus fréquemment employés à cette époque sont le lierre, la vigne, le chêne, le fraisier, le pommier, le marronnier, le figuier, le persil, la chicorée, les mauves frisées, l'hépatique, le céleri, le chou, le-
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