FEU
Fie
Feuille refendue. — (Sculpt.) — Feuille dont les bords sont découpés.
On dit aussi feuille de refend.
— de ohardon. — (Sculpt.) — ■ Motif d'ornementation employé dans certains chapiteaux du xv* siècle.
— de okou. — Motif d'ornementation employé au xv" et au xvi* siècle.
Les crochets décorant les gables sur les arêtes des pignons sont formés de feuilles de chou frisé dans l'exécution desquelles les statuaires du moyen âge ont fait preuve d'une remarquable habileté de ciseau. — (Voy. Crochet.)
— de refend. — (Arch.) — Feuilles dont les bords sont découpés comme dans les feuilles d'acanthe, de persil, etc.
On dit aussi feuilles refendues.
— entablées.— (Arch.) — Se dit
particulièrement, dans l'architecture gothique, de rangées de feuilles dont les extrémités se recourbent
en crochet (voy. ce mot), et qui sont placées entre deux moulures.
— tournante. — (Sculpt.) — Feuille appliquée sur une moulure, sur une surface de forme circulaire.
— volante. — (Grav.) -- Se dit des épreuves de gravures, d'eaux-fortes montées sur une marge, sur une feuille de papier ou de carton mince. Cette feuille libre, détachée, volante, en un mot, peut être intercalée dans un volume, dans un album.
Feuille. — Se dit de la façon dont Te feuillage des arbres est interprété, représenté dans les paysages de l'ancienne école. D'après le système de cette école, chaque essence d'arbre devait se reconnaître, surtout par le feuille. Il en résultait nécessairement que l'artiste était obligé dans son tableau d'exagérer singulièrement la dimension des feuilles, afin qu'on pût les distinguer. Pour les paysagistes de l'école moderne, le rendu du feuille n'est plus si minutieux, car dans bien des cas
les arbres d'essence différente sont suffisamment caractérisés par leur port et leur silhouette générale.
Feuillure. — (Arch.)— Entaille pratiquée le long d'une planche , d'une tablette de pierre et destinée à recevoir une saillie de même dimension. On dit mieux rainure, Feyra. — (Voy. Cromlech.) Fiasc[ue. — Vase en usage en Italie.
Sorte de flacon de forme élégante, longue et étroite. Une fiasque d'un joli contour.
Fibule. — Sorte de broche, d'agrafe, etc. Les fibules antiques et celles du moyen âge étaient en or, en argent ou en ivoire, parfois ornées de pierres précieuses et ciselées avec soin. Le Louvre et un certain ^^^^f nombre de musées et de Xvw^ collections renferment des fibules antiques d'un beau travail. On donne aussi dans l'antiquité le nom de fibules aux agrafes ou fermoirs de ceinturon assez semblables, ^^ dans ce cas, aux ^ boucles encore aujourd'hui en ^ car
usa^e ,
ces
fibules étaient pourvues d'un ardillon mobile autour d'une brochette.
Fioelles. — On donne familièrement le nom de ficelles en art aux mille et un petits secrets de métier. Ce sont aussi les trouvailles heureuses, dues au hasard parfois, parfois aussi à de persévérantes recherches. Au premier abord, par exemple, un fond de tableau paraît d'une exécution impossible ; en l'étudiant de près, on voit que grâce à une « ficelle )i l'artiste l'a peint fort simplement. Ce sont des ficelles, que ces guipures collées sur des fonds bitumineux et qui, brusquement enlevées, laissent apparaître en blanc tout un réseau microscopique que le
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