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Réduction d'un frontispice composé en vignettes mobiles.
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Il existe cependant des camaïeux anciens imprimés en deux tons, et l'on semble vouloir y revenir.
Gravure chimique (phototypogravure).
— Ce procédé a vu le jour en 1830; l'invention en est due à Firmin Gillot, de Paris, qui lui donna le nom de panironographie. Ses contemporains dirent gillotage et zincogravure. Actuellement, on dit phototypogravure au trait.
Le procède' consiste a mettre en relief, au moyen d'une morsure a l'acide nitrique ou azotique, la reproduction faite sur une plaque de zinc ou de cuivre,
d'un dessin ou d'une gravure au trait, c'est-à-dire exempts de teintes au lavis ou d'ombres plates.
Vers 1882, la photographie est venue jouer un rôle des plus importants dans la production des planches gravées chimiquement, en ce sens que tout sujet put être reproduit à partir de cette époque, dessins au crayon, au lavis, aquarelles et tableaux.
Au début, le procédé fut dénommé Autotypie. Actuellement on le désigne sous le nom de similigravure ou phototypogravure à demi-teintes.
Ce genre de clichés est caractérise par les petits points, plus ou moins espacés, que l'on voit à la surface de l'image, et qui sont produits par les trames que le photograveur interpose entre le modèle à reproduire et la plaque sensible île l'appareil photographique.
On en est arrivé à reproduire des tableaux au moyen de trois — et parfois quatre — clichés a demi-teintes, et des trois couleurs primaires (rouge, bleu et jaune), et éventuellement d'une couleur complémentaire. Par la superposition de i es couleurs on obtient des résultats surprenants. On a donné à ce procédé le nom de Chromotypogravure.
Gravure à Veau-forte. — Une plaque de cuivre ou d'acier ayant été recouverte île vernis, l'artiste y dessine son sujet avec une pointe d'acier qui entame le vernis el laisse apparaître le métal. Alors intervient l'eau-forte.
La plaque esl bordée d'un petit quai
de cire, et l'acide versé, sans action sur le vernis, s'insinue dans les tailles, et les creuse plus ou moins profondes.
On enlève le vernis avec un linge imbibé de térébenthine, et une épreuve d'essai est tirée. Des retouches sont souvent nécessaires.
Le tirage des eaux-fortes s'effectue sur une forte presse à bras lithographique.
On dit : une eau-forte, pour désigner l'estampe gravée a l'eau-forle.
Gravure à la pointe sèche. — Est à considérer plutôt comme procédé de retouche, certains artistes se servant de la pointe sèche pour ajouter directement sur le cuivre les tons de grande finesse qu'ils ne peuvent obtenir au moyen de l'eau-forte.
D'autres cependant ont exécuté entièrement à la pointe sèche des portraits d'une très grande finesse. Dans ce cas, la morsure à l'acide n'intervient pas.
(La pointe sèche est tout simplement une pointe en acier.)
Gravure au lavis ou à l'aquatinte. — Procédé de gravure chimique imitant les dessins au lavis.
Le dessin est d'abord établi sur cuivre et gravé par les procédés habituels de l'eau-forte. On lave ensuite la plaque avec une eau spéciale, puis on enduit de vernis de Venise les parties planes, que l'on fait mordre ensuite après y avoir semé une poudre qui forme un grain destiné à retenir l'encre.
Puis, au moyen de couvertures partielles et successives au vernis, suivies de nouvelles morsures, on accentue les teintes de lavis suivant l'effet que l'on veut produire.
Gravure au grain de résine. — Ce procédé offre de multiples avantages pour l'impression des couleurs en typographie. Sur une plaque dont le sujet a été esquissé à l'eau-forte, on répand une Couche très égale de poussière de résine; celte plaque est ensuite portée sur une chaufferette, où s'opère la cuisson de la résine.
Puis se fait la morsure : l'acide versé
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sur la surface s'insinue dans les intervalles imperceptibles qui séparent les grains de résine et attaque là le métal, y produisant unegrainure 1res uniforme et très agréable à l'œil.
Le premier cliché établi sert de guide pour l'établissement des différentes couleurs : après avoir levé des chines, on l'ait autant de reports qu'il y a de couleurs à établir.
Gravure au pointillé. — Ce procédé consiste à tracer, sur une plaque de cuivre, à l'aide du burin, de la pointe sèche, et même d'un ciselet, un ensemble de pointillés pour établir une transition insensible entre les parties en lumière et les parties colorées du sujet. Les contours sont tracés au burin.
Une couche de vernis appliquée sur la surface de la plaque avant la morsure, est destinée à protéger les parties non pointillées ou burinées.
Gravure ni taille-douce. — Ce genre de gravure se fait au burin, sur cuivre, et exige des connaissances toutes spéciales de l'artiste qui le pratique.
On calque d'abord le dessin original au moyen d'une feuille transparente de papier-glace, dans laquelle, au moyen d'une pointe d'acier, on trace les lignes essentielles du dessin. On obtient ainsi une esquisse de la gravure.
En étendant avec le doigt de la poudre de sanguine sur celte esquisse, on en remplit tous les creux. On retourne le papier-glace sur la plaque de cuivre et on fait passer sous la presse en tailledouce pour obtenir un bon décalque.
Les traits du dessin sont ensuite incises en creux par l'artiste.
L'impression se fait sur une presse spéciale et sur du papier très résistant.
Une presse mécanique spéciale a été construite en 1894.
On grave aussi en taille-douce des entêtes de lettres et de factures, ainsi que des cartes de visite.
L'invention de la similigravure a l'ait disparaître — ou à peu près — la gravure en taille-douce pour l'illustration, ce qui est fort regrettable, étant donné
le caractère artistique de ce procédé.
Mais qui pourrait dire qu'elle ne retrouvera pas un joui- son ancienne vogue.
On donne le nom de taille-doucier aux imprimeurs de gravures en taille-douce.
Gravure au vernis mou. — Apres avoir procède au vernissage de la plaque de cuivre avec du vernis « mou », c'esta dire amolli par une addition de suif nu d'axonge, on recouvre la plaque d'une feuille de papier très mince, sur laquelle mi trace le dessin au crayon. Le crayon l'ait adhérer le vernis à l'envers du papier, et après avoir enlevé celui-ci on a un dessin parlait, que l'on fait mordre par l'acide, qui s'attaque aux sillons tracés par le crayon dans le vernis, el le grain du crayon, les aspérités du papier, se reproduisent avec une fidélité étonnante.
Ce procédé est aussi dénommé Gravure à la manière du crayon, mais il y a des artistes qui procèden) autrement pour obtenir une estampe ressemblant à un dessin au crayon. Ils se servent de pointes, divisées en parties inégales, el de roulettes, présentant à leur circonférence des aspérités inégales.
Par des mouvements de va-et-vient avec ces outils sur le cuivre nu, on produit une sorte de pointillé qui imite forl bien l'aspect du crayon. La plaque esl ensuite vernie au tampon et soumise à la morsure de l'acide, laquelle n'attaque ainsi que les parties pointillées.
Gravure en manière noire. — Ce procède est l'opposé de ceux qui viennent d'être décrits, en ce sens qu'au lieu de distribuer du noir sur une surface blanche, il distribue des blancs sur une surface noire, la lumière y jaillit de l'ombre.
On graine une plaque de cuivre avec un instrument appelé berceau, lequel ouvre dans la planche une infinité de saillies qui retiendront l'encre sur toute sa surface. Le graveur intervient ensuite : à l'aide de grattoirs, de râcloirs, il use plus ou moins les saillies, selon qu'il veut avoir des demi-teintes ou des clairs; il les aplalit tout a fait quand il désire obtenir des lumières vives.
Sauf en Angleterre, où il jouit encore
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de quelque laveur, le procédé esl de plus en plus abandonné. Les Italiens lui ont donné le nom de mezzo-tinto.
Héliogravure. — Après avoir photographié le sujel à reproduire, on l'ait un a positif i d'après le premier négatif; on transfère ce positif sur cuivre, au moyen du papier-charbon. On saupoudre par-dessus, dans une caisse à grainer, une poussière 1res fine de résine ou de lut unit' de Judée.
On chauffe la planche pour faire adhérer le grain ainsi obtenu. Fuis on creuse au perchlorure.
Au lieu d'un réseau régulier, on obtient un grain très fin, niais irrégulier. On retouche ensuite très longuement la plaque au brunissoir et à la roulette.
C'est ce dernier travail, très artistique qui lait la valeur de la planche.
L'impression se fait de la même manière que pour l'eau-forte.
El enfin, la gravure sur pierre, qui est exclusivement du domaine lithographique. On étend sur la pierre une couche de sanguine, et on grave le sujet à l'aide d'une pointe. Puis on remplit les tailles d'huile de lin. en attendant l'impression. Les résultats sont très artistiques et peuvent rivaliser avec la tailledouce.
Mais ce sont principalement des travaux industriels et commerciaux que l'on exécute ainsi. Pour l'image, on mcontente de dessiner sur la pierre, soil au crayon, soit à la plume avec une encre grasse. Le dessin terminé, pour bien If fixer sur la pierre, on lave celle-ci avec une eau de gomme, additionnée d'un peu d'acide nitrique ou chlorhydrique.
Pendant le milieu du XIXe siècle, la lithographie eut une vogue extraordinaire. Des artistes-peintres, de grand talent, reproduisirent eux-mêmes leurs œuvres sur la pierre, et les éditeurs confièrent à la lithographie l'illustration de plusieurs de leurs éditions.
La nécessité d'un tirage spécial lut la cause primordiale de l'abandon du procédé lithographique pour l'illustration.
Gravures - caméléons. — Genre de gravures fort a la mode sous le règne de Louis XIII el pendant la Fronde. Elles étaient dessinées de telle sorte que. regardées a droite, elles représentaient une figure, tandis que, regardées à gauche, elles en représentaient une autre.
Grec. — Le caractère grec comporte 27 lettres minuscules simples, 117 minuscules accentuées, 27 majuscule'-, y compris '■> lettres souscrites, et 4 ponctuations. Il n'y a pas de chiffres.
Griffes. — Pièces en cuivre ou en fer, servant a maintenir une plaque clichée ou une similigravure sur des blocs d'assise.
Grippage. — Échauffement produit par l'adhérence de deux surfaces métalliques qui frottent l'une contre l'autre, et dû au manque de graissage. Tout fonctionnement de la machine devient, par le fait, impossible, et il faut procéder au démontage.
Gl'OS points. — Points fondus sur demi-cadratins. Très utiles pour la composition des travaux qui nécessitent des points de conduite.
Guide. — Titre donné aux publications destinées aux voyageurs et aux touristes.
Guillemet. — Petit signe (») servant
à distinguer une citation dans un texte courant. Est aussi employé comme signe de nullité.
Pans la composition de l'anglais, on remplace le guillemet par deux virgules tournées au commencement de la citalion (••), et deux apostrophes à la fin ("). Lorsqu'il y a une citation dans une citation, on ne met qu'une virgule tournée au commencement (') et une apostrophe a la tin (').
Gutta-percha. — Substance gommeuse extraite d'un grand arbre de l'île de Sumatra et des îles de l'Archipel oriental. La gutta-percha, qui a beaucoup d'analogie avec le caoutchouc, est employée par le- galvanoplasles.