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Plagiat. — Action du plagiaire.
Plain-Chant. — Chant de l'Église romaine, autrement dit chant grégorien, parce qu'il fut institué au VIe siècle par le pape Grégoire Tr. dit le Grand. — La composition typographique du plainchant a été complètement modifiée par un décret de la Congrégation des rites, en date du 11 août l'JOo.
Alors que anciennement la composition du plain-chant était des plus faciles (il ne fallait que 93 pièces), elle est devenue maintenant assez compliquée : la police actuelle comporte 220 pièces.
Planche. — Surface plane de hois ou de métal, sur laquelle on a gravé un sujet quelconque. Ouvrage orné de plusieurs planches.
Plaquette. — Petite brochure de quelques feuillets.
Plat. — On dit le plat de la couverture, pour désigner le côté qui contient le titre et le distinguer de l'autre côté, que l'on appelle revers.
Plateau. — Voir le mot Ais.
Platine. — Grosse pièce de fonte, bien rabotée en dessous, qui sert à donner la pression à la presse à bras. Les presses à pédale ont également une platine, sur laquelle se place la feuille à imprimer, et qui prend ensuite contact avec le plateau portant la forme.
Plissage. — H se produit parfois un plissage dans la feuille pendant l'impression, principalement aux pages entourées de Blets. On peut l'attribuera l'une des causes suivantes :
1° tension trop forte aux extrémités des cordons;
2° blanchets trop épais ou mal tendus;
3° papier trop mince;
4° pression inégale ;
o° prise anormale des pinces.
Le cylindre de pression peut aussi ne plus être exactement cylindrique.
Plombagine. — Voir le mot Graphite.
Plombs de l'encrier. — Blocs de
plomb que l'on obtient en coulant de la matière entre le couteau et le cylindre de l'encrier, afin d'en prendre bien la forme. Ces plombs servent à rassembler
l'encre à l'endroit où elle est nécessaire pour l'impression.
Pochon. — Suite de cuiller dont se servent les clicheurs pour couler la matière. Pour les clichés des rotatives, on se sert d'un grand pochon rectangulaire à deux ou à trois manches.
Poclion ordinaire.
Pochon pour rotatives.
Poignard. — Signe dont on se sert dans les ouvrages en anglais connue appel de note. Le premier appel se marque par un astérisque (*); le second, par un poignard (f) ; le troisième, par un double poignard (J); le quatrième, par le signe parallèle ( ) ; et le cinquième, par le signe pied de mouche (1).
S'il y a plus de cinq appels sur la même page, on double les signes.
La méthode que nous observons nous paraît moins compliquée.
Poignée. — Un certain nombre de lignes de texte que le typographe tient dans la main gauche pour les distribuer. On dit aussi : une poignée d'interligne*.
Poinçon. — Tige d'acier portant à l'une de ses extrémités le relief de la lettre, du fleuron ou du signe qu'il faut reproduire. Le poinçon sert à frapper en creux la matrice nécessaire à la fonte. (Voir le mot Encoche.)
Pour certains caractères, la gravure des poinçons a été remplacée par la gravure sur matière typographique.
Point. — Signe de ponctuation (.) qui marque une grande pause et s'emploie à la fin d'une phrase. On s'en sert aussi comme signe d'abréviation.
Le deux-points (:) se place après un membre de phrase annonçant une citalion, une énumération, ou un exemple, et avant une phrase qui développe celle qui précède.
Les points de suspension (...). au nombre de trois, s'emploient pour indiquer
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une citation incomplète, ou une interruption dans un passage reproduit. Servent en outre à marquer l'abréviation d'un nom propre dans un ouvrage en prose. (Voir aussi Gros points.)
Le point-virgule (;), qui sert à séparer entre elles les propositions semblables d'une même pbrase.
Le point d'interrogation (?), qui se place après une demande, une interrogation.
Le point d'exclamation (!), qui s'emploie après les interjections et a la fin des phrases qui marquent la joie, la douleur, l'admiration.
Pointe. — Outil dont on se sert pour corriger sur le plomb.
Pointe à corriger.
Pointe à justifier les matrices. — Outil de précision tout en acier.
Pointer. — Marger la feuille en se servant de pointures.
Pointillé (Filet). — Filet dont l'œil représente une ligne ininterrompue de points pour guider récriture dans certains imprimés. On le fournit généralement en pièces systématiques.
Il se fabrique aussi des cadrats pointillés en matière ou en cuivre, sur trois et quatre longueurs, et sur diverses forces de corps. Ces cadrats sont très avantageusement employés dans certains cas.
Pointographe. — Appareil adapté au cylindre de pression, pour le fixer pendant le temps de la marge, et aider au fonctionnement de la fourche.
Points de conduite. — Voir Gros points.
Point typographique. — Unité de mesure qui détermine la force de corps des caractères.
Le mérite de l'invention du point typographique revient à P. -S. Foumier, imprimeur et fondeur français, qui en fit la première application en -1737.
Une vingtaine d'années plus tard, l'imprimeur F. -A. Didot modifia le point en l'unifiant avec la mesure légale de cette époque. Il y a une différence d'un douzième entre les deux systèmes, ainsi que le démontrent les échelles ci-dessous.
Il y a en outre le point américain ou anglais, qui se rapproche sensiblement du point Fournier. Ce dernier a 1 point en moins sur 12 picas (cicéros) anglais.
Pointure. — Petite pointe, en fer ou en acier, qui sert à divers usages :
1° la pointure fixe ou taraudée, qui se visse sur le cylindre, de la machine, et perce l'avant de la feuille au premier tirage, grâce à une pression des doigts exercée par le margeur ;
2° la pointure lisse, qui se place aussi sur le cylindre, et perce l'arrière de la feuille pendant que s'opère l'impression ;
Pointure taraudée. Vis
Pointure lisse.
Pointure à coulisse.
3° la pointure à coulisse, qui se compose d'un petit ardillon rivé sur une plaque en tôle mince et étroite, dans la-
Système Fournier. .
144 points.
Système Didot
lllllilllilllillij ! 1 1 i I I I 1 I 1 i 1 1 i I
144 points.
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