‹ L’Extraction De La Dent De SagesseChapitre 2 sur 10 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Les difficultés que rencontrent parfois les praticiens pour l'extraction des dents de sagesse, nous ont incité à rechercher des méthodes pouvant aider à les surmonter.

La dent de sagesse, soit supérieure, soit inférieure, est la dent la plus fréquente en position vicieuse.

La mauvaise visibilité, la place réduite, et ce qui est plus grave, les accidents produits par la dent de sagesse, (Ex. le Trismus) compliquent sérieusement la tâche du dentiste.

Cuar. I. — INDICATIONS DE L’EXTRACTION.

La troisième molaire est la dent la plus souvent frappée d’anomalie dans toute la série dentaire, principalement de forme, de structure, de direction. Elle est à peu près la seule de la série permanente qui donne naissance à des accidents d’éruption.

L’insuffisance du développement des maxillaires est dans la majorité des cas, la cause des accidents.

Au maxillaire inférieur, par ex. où l’évolution et l’éruption difficiles s’observent fréquemment, on constate sur nombre d’adolescents, que l’apophyse coronoïde touche presque la deuxième molaire sans qu'il y ait la place nécessaire pour la troisième.

Quoiqu'il en soit, il n’en est pas moins certain que le développement du maxillaire chez les races sauvages favorise le placement et l’évolution normale de la molaire de sagesse et que c’est surtout dans les races civilisées qu’il existe à ce sujet une pathologie spéciale.

Cependant, d'après des mensurations faites dans certaines cliniques sur les infirmiers et les étudiants, la petitesse des maxillaires était évidende chez les intellectuels. Est-ce à dire que l'intelligence est l’apanage des petites mâchoires ?

Au maxillaire supérieur, les accidents sont peu fréquents et quand ils se produisent, ils sont généralement légers, la dent ayant plus de place pour évoluer. La troisième molaire supérieure est assez souvent déviée en dehors.

À la mâchoire inférieure, les désordres sont plus fréquents et plus compliquées, plus à gauche qu’à droite. Des observations de Monsieur Reclus, faites à l'Ecole pratique, semblent montrer que généralement la moitié gauche de la parabole des maxillaires est un peu moins longue que la droite. Cela confirme le rôle pathogénique de l'insuffisance du développement de l’arcade.

Les preuves directes de l’évolution et de l’éruption vicieuses de la dent de sagesse sont parfois très difficiles à établir. Bien souvent, la conviction ne peut se former que lorsqu'on a éliminé les autres causes possibles du désordre. La contriction des mâchoires, le siège interosseux de l’altération sont autant d'obstacles à l'examen.

La conviction s’établira par l'examen buccal, l’attouchement de la gencive avec le doigt ou un instrument, le miroir pourra faire voir une portion de couronne se faisant jour, la sonde ou l’excavateur perçant la gencive permettra de sentir l'émail qui donnera au toucher la sensation du corps dur, lisse ; à la percussion, un son clair, presque métallique ; tandis que le contact de l’os serait rugueux, le son mat; enfin la radiographie complètera et confirmera notre diagnostic.

Si l’extraction est la seule ressource pour éviter des accidents graves, elle ne sera pas différée.

CHaAP. II. — CONFIGURATION DES DENTS DE SAGESSE SUP. INF.

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