‹ L’Extraction Par Solvants En Phases Liquides (Contribution À L’Étude De La Démixion)Chapitre 61 sur 107 · C) METHODE PAR DOUBLE SOUTIRAGE · texte numérisé non relu

C) METHODE PAR DOUBLE SOUTIRAGE

Le schéma de l'opération est représenté fig.

68 pour une immobilisation de 4 tubes au maximum. Les valeurs de . sont indiquées, ce qui permet un calcul rapide des concentrations des extraits, des raffinés et des tubes restant dans l'appareil. Les trois séries ainsi réalisées peuvent être représentées sur le même graphique.

La méthode permet de réaliser un très grand nombre de transferts, donc une séparation très efficace, ce qui est particulièrement précieux dans le cas de substances de natures voisines. Le problème a été étudié récemment par COMPERE et RYLAND (3). Ces auteurs ont indiqué les formules permettant de calculer les concentrations obtenues au bout d'un grand nom-

bre d'étages.

D) METHOLE CONTINUE (KEPES) (5).

Cet appareil est représenté schématiquement fig.69. Dans un ballon est enfermé le mélange à analyser, en solution dans l'un des solvants À, l'autre solvant étant également présent, de façon que l'équilibre soit réalisé dans le ballon. Par le moyen d'air comprimé, on oblige la solution à circuler vers une colonne composée de cylindres superposés, chaque cylindre communique avec le cylindre supérieur par une petite ouverture (0,24 mn de diamètre); le débit est donc faible, et chaque étage comprend : une zone de transfert (inférieure), une zone de coalescence (moyenne), et une zone de clarification (supérieure). De Ja zone supérieure, s'échappe le liquide sous forme de fines gouttelettes qui pénètrent dans la zone de dispersion de l'étage suivant et ainsi de suite.

La partie supérieure de la colonne débouche dans des tubes collecteurs de fractionnement.

Au début, la colonne est remplie avec le 2ème solvant B, la séparation se produit peu à peu, et le cons-

tituant plus soluble dans À, sortira le premier au sommet.

Les auteurs ont séparé en particulier les mélanges

leucine, valine et alanine, le solvant mobile À étant le butanol normal, et le solvant fixe B un tampon phosphaté à PH 6,8 .

En définitive, cette méthode constitue un exemple très intéressant de technique continue avec régime non station-

naire.

69— CONCLUSION

Il est assez suggestif de comparer le fractionnement par Solvants avec la chromatographie. La première méthode est en général plus rapide et permet de séparer des quantités plus importantes, mais le nombre d'étages théoriques réalisables est, en général, moins grand. On peut estimer à 1000 étages les "performances'" d'une chromatographie, alors que dans une extraction, par les techniques du type CRAIG, on réalise une centaine d'étages. Les deux méthodes ont donc chacune leurs avantages et leurs inconvénients, et elles se complètent plutôt qu'elles ne se concurrencent.

Signalons enfin l'intérêt qu'il x a à adopter pour les schémas d'extraction celui que j'ai indiqué ici, et qui conduit à considérer les nombres i et j. Les calculs sont grandement

facilités par l'emploi de ces coordonnées.

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