GALERIE NATIONALE
L'HONORABLE A.-N. MORIW.
" La meilleure leçon est celle des exemples."
La FIarpb.
Généalogie.
L'arbre généalogique d'un homme comme M. Morindoit trouver sa place ici.
Dans les manuscrits précieux que madame! Morin a bien voulu prêter à l'autour de cette biographie, on trouve, écrite do la main même de H. Morin, la généalogie incomplète de sa famille. Il y a Lion quelques détails qui ne s'accordent pas avec le Dictionnaire généalogique de M. i'abbé Tanguay ; mais ces divergenses, qui, d'ailleurs, seront indiquées, sont de peu d'importanc
La modestie excessive de M. Morin perce dés les premières lignes de cette généalogie dressée par lui. Ce travail, de inachevé, a pour
titre : " Une généalogie de paysans, par l'un d'eux." Puis, sous forme d'épigraphe, on lit : "Je -suis vilain, bien vilain, très vilain. Dl R."
Première génération,
(: La source des Morin de notre famille, disait le jeune avocat, en i . appelait Pi fem-
me Marie Martin. Il est mort vers 1690. (1)
Deuxième,
Pierre, mort en 1 7 4 1 , était marié ou à Françoise (i' «son ou à Jeanne Lavallée. (-
i sic me.
Pierre, mort subitement, en 1767, pendant le jubilé, à Saint-Pierre, était marié à Frànç B :1e t.
(1) Il e-t Lmp que l'ancêtre Boit mort i lo90, et v^ici pourquoi Ce Pierre Morin so maria deux fois. Sa première Femme fut celle qui est nommée plus haut •. Marie Martin. Le n >m de la xième épouse était Fr Chiaason, <Je laquelle il eut cinq enfants, donl le dernier, Charles, naît
en 1707.
M. Morin fait venir son ancêtre de Beau-Bassin, dans l'Acadie, et M. Tanguay dit q it de Saint-
Jean Tort Royal, en A
(2) M. Morin a pris la deuxième femme de son an* cêtre, Françoise Giasson ou Jhia.-son, pour celle du fils de cet ancêtre, Pierre, le deuxième de ce nom. Celui-ci, d'après le Dictionnaire < "/"<?> se mariait le 10 janvier, 1707, à Marie Boulé, à Saint- Thomas.
Chiasson, dont le nom se retrouve encore dans la Nouvelle-Ecosse, l'île du Prince Edouard, etc., est l'orthographe acadienne, dont nous avons fait, par euphonie, Giasson.
Quatrième, Augustiu, établi à- Saint-Michel de Bellechasse et mort vers 1802, était marié à Judith Talbot dit
Gervais.
Cinquième.
Augustin, né à Saint-Michel, eu 1753, marié à Françoise Bélanger en 1779, et mort en 1837.
Sixième.
Augustin, né en juin, 17S0, mort en avril, 1842. Il était marié à Marie-Anne Dugal. (1) Elle mourait le 16 juin 1847, l*l-^e de 65 aus-"
Ainsi, le père de M. Morin formait la sixième génération et mourait à l'âge de O2 ans. Son épouce était plus jeune que lui Je 2 ans.
Ils étaient établis comme cultivateurs sur une terre située en arrière de Saint-Michel, dans la partie qui a formé, depuis, la paroisse de Saint-Raphaël. Leur demeure, ancienne construction d'un autre siècle, existe encore ; c'est le frère du sujet de cette étude qui l'occupe avec sa famille. Il se nomme Honoré, et il est le huitième de la famille.
Mme Morin visitait la maison paternelle de son mari ea 18^3. M= Morin l'accompagnait dans cette visite au lieu de sa naissance.
A.-N. Morin appartenait à la septième génération des Morin issus de Pierre. Il était né le 13
(1) Cotin Dugal ou Tu g al.
d'octobre 1803, à l'endroit qui vient d'être indiqué ; et il mourait subitement, à Sainte-Adèle de Terrebonne, le 27 juillet I865, ayant atteint l'âge qu'avait son père en mourant: 62 ans. Il y avait 22 ans qu'il était marié, en 1S43, à Mademoiselle Adèle Raymond, femme très distinguée par son éducation, son intelligence et son affabilité. Mme Mprin est la sœur de M. Rémi Raymond, marchand de Saint-Hyacinthe, ancien député, etc., et aussi Ja sœur de Mgr Raymond, V. (
M. et Mme Mprin n'ont pas eu d'enfants,
Une personne très haut placée a bien voulu nous écrire ce qui sait au sujet de la vie intime de M, Morin :
" Vous me demandez des détails sur la vie privée de l'excellent homme dont vous faites la biographie.
" Il a été un époux parfait, plein d'estime et d'affection pour sa femme, envers qui il a toujours eu les plus bienveillants égards : il se plaisait à déférer à ses avis.
" Il s'est montré animé d'une vive amitié envers les membres de la famille de sou épouse ; et ceuxci, de leur côté, étaient remplis à son égard de la plus haute estime, et ils se trouvaient heureux des rapports qu'ils avaient avec lui. Il avait dans tous ses procédés avec eux une délicatesse et une bienveillance que l'on sentait venir du cœur."
Voici, d'après le manuscrit de M. Morin, les noms des membres de la famille à laquelle il appartenait.
•i AuacsTiN-XoRBERT3(il était l'aîné d'une famille de ii enfants).