‹ Lia, ou, Une nuit d'absenceChapitre 33 sur 44 · CÉLINE, THÉODORE · texte numérisé non relu

CÉLINE, THÉODORE

THÉODORE

Lia vous quitte, Madame...

CÉLIJVE.

Oui , Monsieur-, et dans un instant le plus cher de vos vœux sera comblé.

THÉODORE

Le plus cher... oui , Madame 5 car Lia est bien digne

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de toute ma tendresse... De loin comme de près, son cœur fut toujours le même ; et toi^.s les cœurs ne sont pas à l'épreuve de l'absence... J'en sais même qu'une séparation de peu de jours a suffi pour rendre parjures...

CÉLINE

De grâce, Monsieur..., si près d'être heureux..., cessez d'accuser celle qui conserve au moins des droits à votre pitié.

THÉODORE

De la pitié!... En eûtes-vous pour moi?... Nous allions être imis...-, un devoir impérieux m'éloigne de vous pour quelque temps, et alors..., un autre..., plus digne, plus riche que moi, sans doute...

CÉLINE

Quoi... Monsieur!

THÉODORE

Oui , Madame.

Air : Ce que j'éprouve en vous rayant.

J'avais quitté ce que j'aimais ,

Rie reposant sur sa constance ;

3'étais tranquille, et de l'absence

Je redoutais peu les effets...

Mais, quand la constance importune,

Peut-on hésiter un seul jour! (bis.)

Entre l'amour et la fortune

IjC choix est fait , adieu l'amour, {bis.)

cÉLiJNE (avec douleur).

Ah! Des li val.

Même air.

De vous devais-jc recevoir Aujourd'hui cette injure amèrc; Le malheur accablait mon pire , Le sauver était mon devoir. [his.)

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