CÉLINE, THÉODORE
THÉODORE
Lia vous quitte, Madame...
CÉLIJVE.
Oui , Monsieur-, et dans un instant le plus cher de vos vœux sera comblé.
THÉODORE
Le plus cher... oui , Madame 5 car Lia est bien digne
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de toute ma tendresse... De loin comme de près, son cœur fut toujours le même ; et toi^.s les cœurs ne sont pas à l'épreuve de l'absence... J'en sais même qu'une séparation de peu de jours a suffi pour rendre parjures...
CÉLINE
De grâce, Monsieur..., si près d'être heureux..., cessez d'accuser celle qui conserve au moins des droits à votre pitié.
THÉODORE
De la pitié!... En eûtes-vous pour moi?... Nous allions être imis...-, un devoir impérieux m'éloigne de vous pour quelque temps, et alors..., un autre..., plus digne, plus riche que moi, sans doute...
CÉLINE
Quoi... Monsieur!
THÉODORE
Oui , Madame.
Air : Ce que j'éprouve en vous rayant.
J'avais quitté ce que j'aimais ,
Rie reposant sur sa constance ;
3'étais tranquille, et de l'absence
Je redoutais peu les effets...
Mais, quand la constance importune,
Peut-on hésiter un seul jour! (bis.)
Entre l'amour et la fortune
IjC choix est fait , adieu l'amour, {bis.)
cÉLiJNE (avec douleur).
Ah! Des li val.
Même air.
De vous devais-jc recevoir Aujourd'hui cette injure amèrc; Le malheur accablait mon pire , Le sauver était mon devoir. [his.)