SCÈNE II
LIA, CÉLLNE, ANTOLNE.
ANTOINE
Il est parti.... Puissiez-vous , chère Lia, ne jamais vous en repentir.
LIA
Pauvre Georges! il m'en coûte beaucoup de le
refuser ainsi.
CÉLINE
Tu as bien fait , bonne Lia 5 Geoi'ges est venu avec sa famille pour demander ta main ; mais puisque ton cœur ne pouvait être à lui , il a mieux valu lui faire l'aveu de tes sentimens pour un autre.
ANTOINE
Un autre ! Ce jeune Français est loin d'ici depuis plus d'un an ^ il n'est pas resté en ces lieux assez long-temps pour bien se faire connaître — Georges, au contraire, est un bon garçon, il a un riche héritage-, — il vous
convenait en tout point , et vous le renvoyez sans
espoir
Ne gronde pas, bon Antoine! Georges fut l'ami de mon enfance, et lui seul eût obtenu mon amour; — mais, par malheur pour lui, Théodore est venu dans cette colonie.