‹ Lia, ou, Une nuit d'absenceChapitre 6 sur 44 · COUPLET · texte numérisé non relu

COUPLET

LIA

Bientôt il m'adressa ses vœux , Je fus dès-lors sa douce amie , Et, pour moi, des plus tendres feux

Il doit brîder toute la vie

Ah ! pourrait-il changer jamais....

ANTOINE Çmnlis^nement^.

C'est un Français, {bis.)

6 LIA

LIA

Si tu savais , Céline , quels soins , quels égards il avait pour ma bonne mère , que ses souffrances condamnaient déjà à rester à jamais dans sa demeure Il se plaisait ici.

ANTOINE

Auprès de vous ce n'était pas difficile. LIA ( à Céline ).

Quelque temps avant son arrivée , des affaires de

famille l'appelèrent en France INous nous jurâmes

qu'aussitôt après son retour je serais sa femme, et il s'éloigna.... Quand tu vins dans cette colonie, je te fis part de mes cliagrins, et tu dus y compatir, puisque, comme moi , tu connaissais la douleur d'être séparé de ce qu'on aime

CÉLINE

Ne me consolais-tu pas aussi de la perte d'un amant adoré.,... Tu le sais, il me crut infidèle, quand, pour sauver mon père du déshonneur , je fus forcée d'accepter la main de JM. Dercourt , le plus cruel de ses créanciers

LIA

Qui te conduisit en ces lieux, et que la mort t'enleva peu de jours après. Mais , console-toi , bonne Céline , tu resteras toujours près de nous ; et quand je serai l'épouse de Théodore , tu deviendras aussi son amie , sa sœur comme la mienne -, nous ne ferons qu'une famille.

CÉLINE

Aiv de Julie.

Oui, ton amitié çïcnércusc M'enchaîne pour jamais ici ; Ton époux doit te rendre heureuse, Kt;i comme à toi , mon cœur s'attache à hii.

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