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45^ Mém, sur la réfraction, Liège, Dessaîn, 1846, in-8*, avec \ pi. (Exlr. du t. 11 des Mém. de la Soc, roy. des scienceê de Liège).
46® Communications à VAcad- roy.
de Belgique sur des questions de physique, notamment sur les travaux de &1. Zenger concernant Vaction moléculaire des éléments chimiques (Bull.,, 2* série, t. VU, n"" 8), Tinfluence de celte action sur la vitesse de la lumière, etc. (Ibid., t. VIII, n»9); Rapport sur la notice de M. De1bœur(v. ce nom) intitulée : Détermination rationnelle des nombres de la gamme chromatique fibid,, t. XXI, n° 5), etc.
c. Inventions et perfectionnements.
Nous ne pouvons songer à énumérer ici les instruments et appareils de tout genre que M. Gloesener a conçus et exécutés le premier, non plus que ceux dont le perfectionnement lui est dû. La liste que nous avons sous les yeux , et qui ne comprend pas ceux qui ont figuré à TExposition universelle de Paris en 1867, ne s'étend pas à moins de lOâ numéros. A côté des instruments destinés à rendre palpable la démonstration des théories du physicien (*), nous en trouvons d*autres d'une utilité pratique immédiate : galvanoplastie, production électrique du mouvement, application de rélecthciié à la médecine, chronoscopes et horloges, télégraphes surtout (systèmes nouveaux ou perfectionnements de détail), rien n>st resté stationnaire, rien, dans ce domaine spécial, n'est resté indllTérenl à l'infatigable chercheur. Les lecteurs intéressés pourront compter ses écrits, ainsi que les descriptions qui accompagnent ses brevets (14 Janvier et 5 juillet 1851, 28 avril 1855, S9 sept. 1856, 3 juillet 1858, 28 février 1862. 8 février 1864 et 8 mars 1867). Quant aux objets exposés en 1867 (ensemble 20 appareils), ils ont été sommairement décrits dans une notice intitulée : Appareils électriques de M. Gloesener, et distribuée aux visiteurs des merveilles du Champde-Mars (V.aussi les Comptes rendus de TExposition, cl. 11 et 12).
ueiinnii (Charles- Auguste), né à Liège le 11 avril 1798, a fait ses études humanitaires au Lycée impérial de cette ville. — Sorti de rhétorique avec on prix d'honneur, i I a lia passer une année à TEcole de droit de Bruxelles, puis revînt 2^ Liège en 1817, lorsque l'Université fut instituée. Vers la Un de 1818, il prit la résolution de résider à Paris, où ses habitudes intellectuelles semblaient tout naturellement l'attirer. Les belles-lettres et la philosophie l'absorbaient alors presque tout entier; d'autre |)art, jouissant de cette aurea mediocritas si Justement vantée par le poète, il se trouvait dans la meilleure condition que puisse souhaiter un homme qui tient il mener une vie simple, mais en même temps à choisir en toute liberté les objets de ses occupations. Il se mît donc à suivre assidûment les principaux cours qui jetèrent tant d'éclat sur les dernières années de la Restauration.
Il fréquenta le Collège de France et le Conservatoire des arts et métiers ; ce fui dans ce dernier établissement qu*il prit insensiblement du goût pour une science qui comptait alors peu d'adeptes et beaucoup de détracteurs : c'est désigner assez clairement, ce semble, Téconomie politique. J.-B. Say avait été appelé par M. Decaze à la chaire d'économie industrielle, désignation alors moins mal sonnante à certaines oreilles. Les leçons de ce maître attiraient sur les bancs peu d'auditeurs (la plupart étrangers) ; M. Hennau n'en apprécia pas moins la haute valeur ; il entrevoyait l'avenir de la science économique. C'est aux conseils de J. B. Say, dont il s'est toujours déclaré publiquement le disciple, que M. Hennau n'a cessé d'attribuer l'accueil bienveillant qui a encouragé ses débuts dans la carrière universitaire.
Le IG décembre 1850, un arrêté du gouvernement provisoire l'attacha, en qualité de lecteur, à rUniversilé de Liège, et lui confia les cours d'histoire |)olitique moderne, d'économie politique et de statistique. Il ne conserva pas longtemps le premier, mais resta
( * ) Environ 70 instrumenta de physique scner pour les démonstraltoos de sas coors. ont été perfectionnés ou modifiés par M. Gloe- L'explication en sera prochainement publiée.