fils de N.-G.-J.-A. Ânsiaux (v
ct-dessns), né à Liège le 9 mars 4802, commença ses études moyennes au Lycée impérial de cette ville et les acheva sous la direction de H. Firmin Rogier, professeur particulier. Inscrit au rôle des étudiants de TUniversité de Liège dès 1817-18, Tannée même de rinstailation, il fui reçu docteur en médecine, en chirurgie et en accouchements en 1823; sa dissertation est intitulée :
De fUtulà lacrymali (Leod. 1825). Il partit pour Paris au mois d'octobre de la même année, s*y attacha au docteur Roux, qui Tadmit comme aide dans la pratique civile, et fut en même temps prévôt au cours de bandages et appareils du professeur Amussat. En 182i, une place de répétiteur au cours d'accouchements de Maygricr lui fut offerte ; forcé de retourner à Liège, il ne put Faccepter. Au mois d'avril suivant, il entra comme adjoint à l'hôpital de ikivière, et aux Hospices desfllles orphelines et des hommes Incurables , en qualité de chef du service chirurgical.
Il ouvrit en octobre un cours de ban-
dages et appareils et des maladies des os, et le continua chaque année Jusqu'à sa nomination à l'Université ; il donna également, aux élèves de dernière année, des répétitions de pathologie chirurgicale et d'accouchements. Ses services universitaires datent du mois de mai 1828. Nommé lecteur à la Fa^ culte de médecine, il figura an programme pour le cours de maladies des os, bandages et appareils, pour le cours d'accouchements et pour la clinique obstétricale. En 1834-1855, il dirigea en outre la clinique chirurgicale en rem« placement de son père, décédé le 26 décembre 1834. En 1858, il obtint le titre de professeur extraordinaire , chargé des cours de médecine opératoire, bandages et appareils— et d'opthalmologie — théorie et clinique. En 1843, la pathologie chirurgicale fut ajoutée à ses attributions. Cinq ans après sa promotionà rordinariat(1844), celles-ci furentencoreune fois changées.
Il conserva jusqu'en 1860 la clinique des maladies des yeux ; depuis 1849, il est resté définitivement chargé des cours de clinique chirurgicale, de ban-
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dages et appareils, et de palhologie chirurgicale (matières générales). — M.
Aosiaux est chirurgien en chef de l*hôpital civil de Bavière depuis 1854, membre de la Commission médicale provinciale de Liège et membre du Comité provincial de surveillance pour les aliénés. Lors de la première apparition du choléra, il fil partie du Comité de Salubrité institué pour le quartier du Sud ; le Conseil de Salubrité publique de Liège le compte au nombre de ses fondateurs. Il est membre honoraire de l'Académie royale de médecine de Belgique, membre des Sociétés de médecine de Louvain, de Gand et de Toulouse, de la Société d'Emulation de Liège et de la Société des Sciences naturelles de Bruxelles. Indépendamment d'un grand nombre d'articles de fond ou de comptes rendus d'ouvrages scientifiques, disséminés dans les Journaux de médecine de France et de Belgique,
on lui doit les publications suivantes : I* Traité des bandages et appareils (première édition. Liège, i827, un vol.
in-8»;2« édition, 1839).
2® Description des appareils amovoinamovibles (i842).
5" Notice sur les maladies observées à la Clinique opbthalmologique de rUniversilé de Liège (i8i8).
4* De rinfluenre de la position dans les maladies chirurgicales (1852).
5® Mémoire sur le seigle ergoté (On trouve une analyse de ce travail dans les Annales de la Société de médecine de Toulouse).
6*^ Clinique chirurgicale de Thôpital civil de Liège, année l854-i835 (Id.),
La promotion de M. Ansiaux au grade d'officier de Lèopold a eu lieu le 3 novembre i8G7, à l'occasion des fêtes du 50* anniversaire de l'Université (M.
( * ) Le nom d'Aosiaux, comme celai de Sauveur, est cher à rUoiversité de Liège et parait appelé k figurer pendant de longues années encore sur ses programmes. Par décision ministérielle dn 3 juillet 1867, M. le docteur Oscar Ansiaux, fils du professeur actuel de pathologie chirurgicale, a été autorisé à remplacer son père, pour la partie de ce coura qui comprend les maladies des os et des articulations, et pour le coura entier de bandages et appareils. •— M. Oscar-Nicolas- Ambroise Ansiaux (on pourrait dira Ansiaux IV) est né à Liège le S8 janvier 4834. U a fait ses études au Collège communal et k rUniversitë de cette ville. Chef de clinique chirurgicale (nommé au concoure) dès le S4 octobre 4857, il a été raçu le 9 août de l'année suivante, avec la plut grande dittinction^ docteur en médecine, en chirurgie et en accouchements. En 4888 et 4869, il a visité les grandes écoles de Paris et de Londras, ainsi que les Universités belges. A Paris notamment, il s'est livré d'une manière toute spéciale à l'étude de la médecine opératoira. Installé ensuite comme médecin à Liège, il n*a pas tardé à suivra les traditions de sa fomille. Visant à l'enseignement, il s'est mis en mesura de subir, le 3 mai 4864, l'éprauve définitive du doctorat êpécial en sciences chirurgicales; il est le pramier qui, dans cette branche, ait obtenu ce diplôme à l'Uni • versité de Liège. Un arrêté ministériel du 48 août 4865 l'a autorisé à faire, dans la Faculté de médecine de yié$e, un court librç
sur l'étude générale et approfondie du fnuument dtt fracturen. Ce coora ne pouvait s'étendre au-deli de douze leçons ; il a été repris l'année suivante (4866-4867), et le nomhra des leçons a été porté à 48 : la réussite de ce double essai a décidé le gouvernement à prandre l'arrêté du 3 juillet 4867. — M. Oscar Ansiaux a contribué, avec quelques confrères de la ville,à fonder 32 juillet 4864) la Société médico-chirurgicale de Liège ; il en a été secrélaira-ad|joint de 4864 à 4863 ; depuis lora il en est secrétaira, et depuis la fondation de la Société, il fait partie du Comité de rédaction. — Le 28 octobra 4863, il a été nommé conseiller communal de la ville de Liège; son installation en celte qualité date du 8 janvier 4864. Le 4 août 4866, il a été appelé à faire partie du Comité de salubrité du Centre ; des Comités semblables, comme on sait, ont été institués dans chaque quartier de Liége,en 4 866,pour combattre l'épidémie régnante et pour surveiller les maisons ouvrièras : ils fonctionnent encore aujourd'hui. M. 0. Ansiaux préside celui do Centra depuis le 7 août 4866. — Par arrêté royal du 35 septembre 4867, il a reçu la décoration civique de 2« classe. — Il a publié:
4* De la résection des articulations dn ■Mmbra inférieur. Liège, 4864, in-8* (Thèse pour l'obtention dn doctorat spécial).
f^ De l'emploi de la sutura métalliqae en chirurgie, et principalement de son application à l'opération du bec-de-lièvre {AnnaUs
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(Chables - Jos. - Adolphe), 0. ^, né à Namur le 9germinal an XH (28 mars i804). Il aborda les études latines au Lycée de Reims, les poursuivit à TÂthénée de Namur, et, au sortir de la rhétorique, se vit sous le coup d*un Connlium abeundi, qui faillit lui fermer les portes de Y Aima mater de Louvain. Cette mesure de rigueur avait été provoquée par un péché de Jeunesse Intitulé la Dewezade, poème tragi-comique , tiré à 52 exemplaires seulement ('), mais d'une audace à provoquer de violents orages, le héros choisi par Fauteur n^étant pas un moindre personnage que llnspecteur-général des Collèges. L^année scolaire venait de s'achever ; le jeune satirique avait mérité, comme les années précé(lentes,plu8ieurs prix d'excellence ; on jugea à propos de les lui retirer , lors de la distribution solennelle des récompenses Une véritable émeute éclata dans le public : on alla jusqu'à prétendre que la sévérité de la condamnation avait pour cause principale le désir de certain père de famille influent, qui ambitionnait pour son fils un accessit. Pour faire admettre le coupable à l'Université de Louvain (1822), Tintervention du professeur Dumbcek vint très ii propos.
M. Borgnet quitta Louvain en 1826, avec le titre de docteur en droit. A Namur , il retrouva d'anciens amis , enpgés dans la politique de l'opposition.; il se joignit à eux et prit part en i829, pendant quelques mois, k la rédaction du Courrier de la Samhre, avec MM.
Brabant et Wautiet. Le 30 août 1850, il fut nommé membre de la Commission centrale de la garde bourgeoise de Namur. Dans cette ville, comme ailleurs, il avait fallu recourir à cette mesure pourveniren aide à l'administration communale, impuissante à maintenir l'ord re .
de ia Soeiiié médico-chirurgicale de Liège, «▼ril 4863).
3« Tameur adënotdê de la voûte palatine (/6itf., mai 1862).
4» Hémalocèle delà luniqae vagiotle fibid , jaillet 1862).
A^ Kyste coogënitil do plancher de la bouche (/M., joillet 1862).
6» De l'acupressare , d'après Simpson [iàid., mars et avril 1864).
Le 5 octobre suivant, M. Borgnet fit encore partie d'une Commission de secours chargée de provoquer des souicriptions pour procurer des secours aux habilants de Namur qui ont été victimes des événements mémorables du !' ' de ce mois. Ce furent là les seuls épisodes politiques de la carrière du jeune avocat : rappelons seulement qu'en 1834, il prit part à la rédaction du Journal de Namur, avec ses collaborateurs de 1829. 11 était entré dans la magistrature l'année même de la révolution; sept ansaprès, iléchan • gea son mandat de juge d'instruction près le tribunal de première instance de Namur, pour le titre de professeur extraordinaire à l'Université de Liège.
Il fut chargé d'enseigner l'histoire nationale et l'histoire politique du moyenâge. Rien n'a été changé depuis lors dans ses attributions; il est à remarquer seulement que ses cours, de même que la littérature française, la logique et la morale, ont disparu, conformément à la loi qui régit actuellement l'enseignement supérieur, du programme des examens principaux de la candidature en philosophie etlettres, pour figurer parmi les matières dites â certificats. M. Borgnet, promu à l'ordinariat le 20 septembre 1841, a été élevé à la dignité rectorale, pour 1848-49, pararrêté royal du 51 août 1848, et prorogé pour trois ans dans les mêmes fonctions, par un second arrêté du 10 octobre 1849. Cette dernière date marque le point de départ du système en vigueur; en d'autres termes , c'est depuis lors que le rectorat triennal a été substitué au rectorat annuel. — Indépendamment de ses cours universitaires, M. Borgnet a mission d'enseigner à l'Ecole normale (depuis la création de cet établissement) la méthodologie spéciale de l'histoire et de la géographie. Il fait en outre partie dtt
70 De l'anesthësie locale, d'après le procédé de B. Richardson {tbid,, mai 1866).
%o Divers articles de bibliographie, des revues critiques et un grand nombre de traductions de travaux anglais, dans le recueil prémeniionnë.
i') La Ùewfzade a été réimprimée plus tard k Mons, dans un volume intitulé -. Poésies de Coliége,
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iary d'admission aux Ecoles spéciales.
Pour compléter la liste de ses services académiques , nous ajouterons quMI a été nommé, Ie29décembre 1844, membre du Conseil d'administration de la caisse des pensions des Universités, et que, le 7 décembre i848,il a été adjoint à M.Paul DevauxetDerote, dans une Commission chargée de présenter un projet de loi sur renseignement supérieur.
Membre correspondant de l'Académie royale de Belgique depuis le 4 5 décembre 4836, il a été élevé au rang de titulaire le 40 janvier 4846. Un arrêté du 23 octobre 4850 l'a fait entrer dans la Commission royale d'histoire, où il a fait preuve d'une rare activité. L'Institut archéologique liégeois (4 avril 1850), l'Académie royale de Sévîlle (5 mai 4851), la Société littéraire de Leyde (47 juin 4852), la Société histonque d'Utrecht (45 janvier 4855), la Société libre d'Emulation de Liège (49 février 1854), la Société provinciale des Arts et des Sciences d'Utrechl (28 mars 1856) et l'Institut genevois (24 mars 4858) le comptent parmi leurs associés.
Le 34 juillet 4 «49, le Cercle artistique et littéraire de Bruxelles lui a décerné un diplôme d'honneur.— 11 a été, deux fois, nommé membre du jury institué à l'occasion d'un concours ouvert par le Gouvernemenl , pour un livre de Lectures historiques belges; le 26 décembre 1850, il a été appelé à concourir aux travaux de la Commission chargée de présenter un projet dedécorailon symbolique pour le palais de Liéjçe ; en vertu d'un arrêté du 28 février 4856, il a siégé au Concours quinquennal d'histoire nationale ; il s'est acquitté enfin, la même année, d'une mission littéraire en Italie, conformément à un autre arrêté du 3 février. Chevalier de l'Ordre de Léopold depuis le 40 juin 4849, il a été nommé officier le 21 novembre
Les titres littéraires de M. Borgnet sont considérables. Nous mentionnerons d'abord les ouvrages qu'il a publiés en dehors de l'Académie ; ensuite, les communications qu'il a faites à cette Compagnie savante; enfin, les travaux qu'il a entrepris pour la Commission royale d'histoire^