‹ Liber memorialisChapitre 145 sur 336 · X. Ouvrages divers · texte numérisé non relu

X. Ouvrages divers

a. Eléments de géométrie. Paris, Bachelier, 1845; 2« édition. Liège, Carmanne, 1865, un vol. in-8®.

b. Manuel des candidats à l'Ecole polytechnique. Paris, M allet- Bachelier, 1857, in-12°.

c. Manuel du baccalauréat ès-sciences. Paris, Delalain, 5 parties in-lâ% savoir : Arithmétique, Algèbre, Géométrie, Cosmographie. Mécanique' Six éditions depuis 1852.

d. Traité élémentaire de géométrie descriptive. Paris, Dunod (quatre éditions).

e. Traité élémentaire des séries.

Paris, Leiber, 1860.

f. Théorèmes et problèmes de géométrie élémentaire. Paris, Dunod (i éditions).

g. Notions d'astronomie (dans la Bibliothèque utile), — 2 éditions.

h. Application de l'algèbre au Code civil. — L'article 757. Paris, Dentu, 1862, in-8«.

t. Histoire d*un concours. Liège, 1865, in-8^' (2« édition» 1867).

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UUre à M. Laugier, de TAcadéniie des sciences de Paris, aa sujet d'un concours, ouvert en 1861 par cette compagnie, sur la question suivante.: Perfectionner, en quelque point important, la théorie géométrique de* polyèdres. M. Catalan avait envoyé à rAcadémie un mémoire qui, plus tard, grilce à Tintervention bienveillante de MM. Morin , Elie de Beaumont et Riflf^uH , parut dans le Journal de VEeole polytechnique (y, ci-dessus, n^ 39). Ce travail fut reconnu le meilleur ; cependant la Commission conclut, à Cunanimité, qu'il y avait lieu de retirer la question, bien que son rapporteur, M. Serret,eût formellement demandé à l'auteur, quelques jours auparavant, si celui-ci se contenterait de la moitié du prix, au cas où l'on déciderait de ne pas le décerner intégralement. De là un étonnement bien naturel.

;. Enfin, M. Catalan a publié, dans VAvenir (4855;, une vive critique de rouvrage de M. l'abbé Gratry, intitulé : Logique. Dans cet ouvrage, M. Gratry avait essayé d'appliquer le calcul diférentiel à la meta physique.

Chanclelon ( JOSEPH - THÉODORE -

Pierbe), 0. ^, né à Liège le 29 mars 1814, a fait ses éludes au Collège et à rUniversité de celte ville.— 11 avait déjà pris ses grades en pharmacie lorsque, la chimie ayant toutes ses prédilections, il accepta avec empressement, le 48 janvier 1836, le titre de préparateur du cours de Delvaux de Fenffe (v. ce nom), qui avait remarqué son aptitude spéciale et tenait à n'admettre comme collaborateur qu'un jeune homme dont la vocation ne fût pas douteuse (*). Les attributions de M. Chandelon prirent graduellement de Timportance ; le 24 janvier 4857, il fui nommé, sur le désir qui en avait été exprimé par André Dumoni, conservateur et préparateur pour la minéralogie, la géologie et la chimie ; le 5 octobre 1858, répétiteur de chimie appliquée, chargé des leçons de manipulations chimiques et métallurgiques; le 15 juillet 1842, agrégé à

( * ) Le diplôme de pharmacien obtenu par M. Chandelon est daté du 31 avril 1835. Il y est déclaré que le récipiendaire a donné des preuves très-distinguées de savoir et d'aptitude : à cette époque, une telle meation équivalait au grade le plus élevé. Le professeur Delvaux ne manqua pas l'occasion

la Faculté des sciences , titulaire des mêmes cours. Le 19 décembre suivant, l'enseignement de la docimasie lui fut confié ; enfin il obtint , le 22 juillet 1844, le titre de professeur extraordinaire. Les cours de chimie générale organiqueetde chimie industrielle inorganique, dont il est encore actuellement chargé, figurent au programme sous son nom depuis 1847-48, année où il remplit en même temps les fonctions de secrétaire académique. Sa promotion à Tordinariat date du 4 octobre 1850.

Le 8 août précédent, il avait été nommé membre du Conseil de perfectionnement des Ecoles spéciales des arts, des manufactures et des mines ; depuis le l*' octobre 1858, il est en outre l'un des trois inspecteurs des éludes près des mêmes Ecoles, li a siégé au Conseil de perfectionnement de l'enseignement supérieur de 1857 à 1860. Indépendamment de s')s fonctions universitaires, il est investi de divers mandats; c'est ainsi qu'il fait partie de la Commission médicale provinciale (29 avril 1850) (*) ; de la Commission directrice des Annales des travaus publics {^^^oûi 1862); de la Commission administrative des Hospices civils de Liège (5 juillet 1863) et de la Commission administrative de l'Ecole industrielle de la même ville (11 janvier 1867). 11 est chargé, depuis le 51 mars 1865, de la haute surveillance active et permanente des fabriques de produits chimiques de tout le royaume. De 1848 (10 décembre) à 1856, il a fait partie du Conseil communal de Liège ; la multiplicité de ses occupations a fini par ne plus lui permettre de siéper à l'Hôtel-de-VIlle. — On jugera par l'énumération suivante de l'influence que M. Chandelon a eu l'occasion d'acquérir, tant sur l'industrie nationale que sur le progrès des sciences qu'il cultive et sur la direction imprimée à différentes branches de l'administration. Le 21 juin 1841, il fut aide s'attacher un de ses disciples les plus zélcS, lorsque le docteur Simon, qui avait été jusque-là préparateur du cours de chimie, eut été nommé agrégé à la Faculté de médecine.

(') Il a présidé ce corps pendant la période triennale de 1860 à 1862.

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taché comme professeur de chimie à TEcole de pyrotechnie, éiablie à Liège par arrêté royal du 24 janvier de la même année, et il y continua cet enseignement jusqu'en 4859, date de la translation de TEcoie à Anvers. L'Académie royale de médecine, dont il est membre depuis 4845, Tassocia, un an plus tard, aux travaux de la Commission instituée pour la révision de la Pharmacopée. De 4852 k 485(), il a fait partie du Comité de surveillance des établissements d'aliénés, et des asiles provisoires et de passage de Tarrondis- «ement de Liège. En 4864, il a été un des juges du Concours quinquennal des sciences médicales. En 4847, il a été nommé membre (secrétaire et rapporteur de la 3* section) du jury de FExpositioB publique des produits de Tindustrie nationale; en 4854, membre délégué du jury international de l'Exposition universelle de Londres ; en 4862, membre effectif du jury de la seconde Exposition universelle ouverte dans la même ville ; en 4867, membre effectif du jury de l'Exposition universelle de Paris et secrétaire-rapporteur de la classe XVII. — Autres missions spéciales :

adjoint à la Commission consultative chargée de l'examen international des procédés nouveaux et des matéraux indigènes (1845-45); membre de la Commission chargée d'étudier les questions se rattachant à l'existence des eaux alimentaires dans la ville de Liège (4867) ; membre du Comité consultatif, chargé d'émettre un avis sur les questions relatives à l'assainissement des rues et des habitations occupées par la classe ouvrière (4849) ; de la Commission chargée d'apprécier les qualités et les propriétés des eaux qui alimentent les bains de Spa (4850) ; de la Commission instituée en 4850 pour l'étude des améliorations à apporter au service du nettoiement public et des vidanges, tant sous le rapport de la salubrité publique qu'au point de vue de l'économie agricole et des finances de la ville de Liège ; de la Commission chargée d'examiner si la pyrite de fer et le schiste

albumineux doivent élre classés parmi les substances que la loi de 4840 considère comme mines concessibles , ou parmi les substances dont l'exploitation rentre dans la catégorie des minières (4850) ; de la Commission chargée de rechercher les moyens propres à former des établissements économiques de bains et lavoirs publics, en y uilAisant , s'il y avait lieu , les eaux chaudes provenant des établissements industriels (4854); de la Commission chargée d'examiner le travail général de M. Rémont sur les ègoûts de la ville de Liège (4855); membre et secrétaire de la Commission d'enquête instituée pour examiner les questions que soulève la fabrication des produits chimiques, par rapport à son influence sur la végétation et à l'hygiène (4854); de la Commission chargée de rechercher les moyens propres à éviter les inconvénients provenant de l'atelier d'affinage de l'hôtel des monnaies à Bruxelles (4854); membre de la Commission d'enquête instituée pour examiner la demande en permission d'usine formée par la Société anonyme de Valentin-Cocq , à HoUogneaux-Pierres ; chargé , conjointement avec M. Bidaut, inspecteur-général de l'agriculture et des chemins vicinaux, de la révision du tableau annexé à l'arrêté royal du 44 novembre 4849, concernant la police des établissements dangereux, ipsalubres ou incommodes (4856) ; membre de la Commission instituée pour déterminer les conditions essentielles auxquelles doivent être subordonnées en général les autorisations pour l'érection ou le maintien des poudrières et magasins à poudre (4856); de la Commission chargée d'apprécier l'efficacité des changements apportés dans les fabriques de produits chimiques, en exécution de l'arrêté royal du 25 février 4856 (même année) ; de la Commission instituée pour apprécier les résultats de l'essai ordonné par l'arrêté royal du 24 mars 4859 À l'usine à zinc de St-Léonard (') à Liège (4859); de la Commission

{*) Expériences décrétées à la suite de plaintes réitérées des habitants du quartier

du Nord , où est situé cet établissemenl (appartenant à la Société de la Vieitle-Moa-

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chargée d*étiMyer et de diriger les travaux à exécuter pour la oaptation des eaux minérales de la source de Pouhon k Spa, etc., elc. M. Chandelon fait en outre partie d*un grand nombre de Sociétés savantes. — Chevalier de Tordre de Léopold depuis le 50 avril 4853 ( ' ), il a, été promu au grade d'officier par arrêté royal du 3 novembre i867, à Toccasion du 50* anniversaire de TUniversité de Liège. Le 30 juin précédent, un décret impérial Tavait nommé chevalier de la Légion d'honneur, Comme secrétaire-rapporteur de la classe XVÎI à l'Exposition universelle. C'est au même titre que le roi de Prusse lui a conféré (4 nov. 4867) le rang de chevalier de ù^ classe de l'Ordre de la Couronne. Enfln, le 10 décembre suivant, il a été nommé commandeur de TOrdre espagnol d'Isabelle-la-Catbolique (comme professeur i l'Université). 11 a publié :

1*^ Notice sur la Hatchitine de Baldaz-Lalore, commune de Chokiet (Bull, de FAcad. de Bruxelles, t. V).

2^ De l'emploi des amorces fulminantes considérées sous le point de vue hygiénique (Journal militaire. Liège, 1841).

5® Résumé d'un cours de manipulations chimiques. Liège, 1841, in-8o.

4® (En collaboration avec M. de Koninck) : Examen comparatif des garances en Belgique et des garances étrangères (Mém. de la Soc- roy. des sciences de Liège, 1. 1).

5*" Analyse de la pondre à canon (Ann. des trav, publics de Belgique, t.I).

6» Essais docimastiques faits à l'Ecole spéciale des arts, des manufactures et des mines (Ib., t. Il, V, VII).

7® Note sur la réductibilité du silicate de zinc par le charbon (Bull, de VAoad.de médecine, 4846).

8^ Les chap. III et IV du Rapport de

la 3* section du jury de l'Exposition de l'industrie belge en 1847.— Bruxelles, 1848, in-8».

9^ Appareil destiné à éviter les dangers d'empoisonnement dans la fabrication du fulminate de mercure (Mém, de la Soc. des sciences^ t. IV).

10^ Note sur la préparation économique du sulfure de carbone (Bull, acad. méd., 1848).

li<* (En collaboration avec Ad. Lesoinne) Notice sur les égoûts établis dans la ville de Liège (Moniteur belge, 23 mai 1849).

12® Recherches sur la com|)osition de la pondre à tirer (Mém. se. dessctences, t. VU).

13<* Analyse des eaux d'irrigation de la Campine. — Observations sur les quantités des matières terreuses que les eaux de la Meuse tiennent en suspension (Ann. des trav. publics, t. IX).

14<» Notice sur la fabrication de la céruse en Angleterre (Ibid., t. XII).

15** Rapport de la Commission d'enquête instituée pour examiner les questions que soulève la fabrication des produits chimiques <le chap. relatif à l'apprédation du procédé de fabrication de l'acide sulfurique) (Annalesparlementaires, 1856).

16^ (En collaboration avec MM. Devaux et Maus) : Rapport à la Commission des procédés nouveaux, sur les houilles des pays propres à la fabrication du coke (Ann. des trav. publics, t. III, V, VI, VII).

iV (En collaboration avec MM. Davreux et Péters-Vaust) : Rapport à la Commission médicale de la province sur les fabriques de cuivre de Biache et de Jemeppe (Ibid., t. XVI).

18® Les analyses mentionnées aux tableaux 13, 14, 15, 16 et 17 du Rapport adressé k M. le Ministre des tra-

tagne). Ces plaintes avaient pris inseosiblemeot le caractère «f une opposition politique, de même qu'en i854 iesfumëes des fabriques de produits chimiques, dans la province de Namor , avaient donné lieu à une véritable émeute. A la suite des travaux des Commis- •iona précitées , tout rentra dans le calme.

( ' ) 11 a reçD cette décoration sur la proposition du ministre de la guerre, de concert avec le ministre de l'intérieur, en récompense des services qu'il a rendus à TËtat en sa qualité de professeur de chimie à l'École de pyrotechnie.

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vaux publics par la Commission instituée pour apprécier les résultats de Tessai ordonné, par Varrèf é royal du 21 mars 1859, à Tusine à zinc de St-LéonardàLiéger/*t(i,.t,XVni).

19*^ Atlas de chimie industrieUe , à Tusage des élèves des Ecoles spéciales des arts, des manufactures et des mines. Liège, Âvanzo, un voL in-folio.

SO^ Description d*un appareil de sûreté pour les moulins à meules en usage dans les poudrières (Ann. des trav, publics, t. XX).

21° Etude sur remploi du charbon maigre dans la fabrication de la fonte et du fer, faite à la demande de la Dé- IHitation permanente du conseil provincial de Namur (Procès-verbaux des séances du cous, prov» de iV^mur, 1856).

22° Rapport sur les substances et produits chimiques, sur les procédés et produits pharmaceutiques de TExposition universelle de Londres (1862).

— Bruxelles, 1863, in-8o,avecll pi.

23° Rapport sur les produits céramiques de l'Exposition universelle de 1862. Bruxelles, 1865, in-8^

U^ Rapport sur les causes de l'explosion survenue le 3 février 1866 à la poudrière de Clermont-sur-Heuse (Ann, des trav. publics, t. XXIII).

25° Études sur les produits réfractaires à l'Exposition de 1867 (Rapports du jury international , publiés sous la direction de M. Michel Chevalier, t.

Vin,p. 459).

26° Divers rapports sur des questions d'hygiène publique, analysés dans les Exposés annuels des travaux des Commissions médicales provinciales , publiés par le ministère de Tîntérieur.

Bruxelles, Hayez, 1860-1867.

27° Exposition universelle de Paris (1867). Rapport sur la classe XVII :

Porcelaines, faïences et autres poterie»

de luxe, Bruxelles, E. Guyot, gr. în-8°, de 74 p., avec 2 planches (1869).

28° Cours de Vécole de pyrotechnie (autographiés).

a. Cours de chimie élémentaire ,

donné aux élèves artificiers, 1851, in-4°.

b Cours de chimie appliquée aux travaux techniques de l'artillerie, donné aux officiers détachés à l'École, 1851, in-4°.

c. Résumé des leçons de chimie analytique, !n-4°.

d. Analyse quantitative des substances minérales employées dans la pyrotechnie militaire, in-4"«

' e Cours de chimie appliquée à l'art militaire. 1857-1859, 2 vol. iD-4°.

De Cuyper (ANTOnŒ-CHARLES),g(,

né à Bruxelles le 2 janvier 18 11, mérita, par ses succès à l'Athénée de ceUe ville, d'être envoyé à l'Univei-silé de Bologne, comme pensionnaire delà fondation Jacobs. Il s*y fil sucressivemenl recevoir bachelier et licencié en philosophie, et couronna ses études par un brillant examen de docteur en sciences.

Pendant son séjour en Italie, les événements politiques et des circonstances particulières dirigèrent ses aspirations vers la carrière des armes; il dut à ses connaissances mathématiques, dès son retour en Belgique, d'être immédiatement nommé aspirant de rétat-major du génie (28 janvier 1854), chargé de lever des places fortes. Le 25 février 1835, il obtint le grade de sous-lieutenant, adjudant de la 3° division des fortifications; le 2 août 1857, il se trouva lieuleDaiU, attaché au général Willmar; enfin, le l*' octobre 1842, un arrêté royal lui conféra le grade de capitaine du génie. Cependant un goût prononcé pour l'enseignement des sciences s'était développé en lui , et il avait trouvé moyen de le satisfaire, sans sortir de la voie qu'il croyait alors devoir être la sienne. En 1837 et 1838, il avait rempli, à l'Ecole centrale de Bruxelles, les fonctions d'inspecteur des études et de professeur de géométrie descriptive et de mécanique. Son aptitude fut remarquée par le gouvernement, qui résolut de l'attacher à l'enseignement supérieur, sans toutefois l'enlever provisoirement à l'armée (*). Le 12 décembre

(*) L'arrêté qu'on va citer mentionne les services rendus par M. de Coyper à l'École

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1858, un arrêté royal le nomma professeur extraordinaire à rUniversité de Gand, chargé des cours d'hydraulique, de mécanique appliquée, de technologie du constructeur, d'astronomie et d'arithmétique sociale. De si nombreuses fonctions finirent par compromettre sa santé, sur laquelle le climat de Gand exerçait d'ailleurs une influence défavorable. Il sollicita donc un changement de résidence, et Tobtint le 12 novembre 1846. Il fut chargé d'enseigner, à rUniversité de Liège, l'astronomie, la mécanique céleste et la mécanique analytique. Lors de la retraite de J.-N. Noël (1849), il pnt en outre les cours d'algèbre supérieure et de géométrie analytique des trois dimensions.

Le séjour d>ine maison de campagne agréablement située à mî-c6te, dans la vallée de la Vesdre, lui avait rendu force et confiance ; il put de nouveau donner un libre essor à son ardent besoin d'activité. Mais tout a des limites: aussi bien , des occupations nouvelles réclamèrent une partie du temps que M. De Cuyper avait consacré jusque là à l'enseignement. Il céda donc le cours d'astronomie à M. Scbaar; ce dernier ayant été remplacé par M. Catalan, une nouvelle combinaison eut lieu : l'astronomie rentra dans les attributions de H. De Cuyper, mais le professeur d'analyjse fut chargé du cours d*dlgèbre supérieure, qui se rattachait plus directement à son enseignement principal. M. De Cuyper est donc resté titulaire de la mécanique rationnelle, de la géométrie analytique des trois dimensions et de l'astronomie. Il a été promu à l'ordinariat le S6 juillet 185i et nommé secrétaire acadépiique l'année suivante.

Un arrêté royal du 28 août 1867, enfin. Ta élevé au rang de recteur, dignité qu'il a inaugurée en présidant, le 3 novembre, la séance solennelle qui a remplacé cette année la cérémonie ordinaire de rentrée , à l'occ^ision du 50* anniversaire de la fondation de rUniversité. — Nous avons touché un mot des fonctions supplémentaires qui ont été confiées à M. De Cuyper, indépendamment de ses cours académiques.

Depuis le 12 novembre 1846, il est inspecteur des études des Écoles spéciales des mines, des arts et manufactures, etc., annexées à l'Université de Liège, et membre-secrétaire du Conseil de perfectionnement des dites Écoles. La prosi)érité croissante de ces beaux établissements, qui attirent chaque année des élèves de toutes les parties du monde, a graduellement imposé à leurs inspecteurs une tâche de plus en plus laborieuse. M. De Cuyper s'y est dévoué tout entier, et c'est encore au progrès des Écoles qu'il consacre le peu de loisirs que lui laissent ses fonctions multiples : la Revue universelle^ quMI a fondée et qu'il continue de diriger, est en effet le complément presque indispensable d'une institution de ce genre.

— M. De Cuyper est chevalier de l'Ordre national de Léopold et commandeur de nombre de l'Ordre d'Isabelle-la-Catholique (3 déc. 1867). Il est affilié à plusieurs compagnies savantes : la Société royale des sciences de Liège ; la Société impériale des sciences naturelles de Cherbourg; la Société académique de la même ville; l'Académie impériale des sciences, arts et belles-lettres de Caen; la Société imp. d'agriculture, d'histoire naturelle et des arts utiles de Lyon ; l'Académie imp. des sciences et belles-lettres de Bordeaux, etc., le comptent au nombre de leurs membres.

— 11 a publié :

l*" Cours d'hydraulique {vtutogrs^pMé).

Gand, 1839, in-4^

^^ Cours d'astronomie (Id.). Gand, 1840, in-4^

5° Cours d'algèbre supérieure (Id.), Liège, 1860, in-4^

4" Mémoire sur la polygonométrie analytique. Liège, in-8".

6° Note sur le régime des fleuves et des rivières et sur les moyens employés pour prévenir les inondations, Lié^e, 1852, in-8'' (Ëxtr. des Mém. de la Société nyale des sciences de Liège).

Ces observations, bocëes dans le public à l'époque où la dérivation projetée de la Meuse était à Liège l'objet d'une préoccupalton gé-

ceotrale, en sa qnaUté d'officier du génie.

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aérale, furent très-remarquées. L'auteur s'attachait & démontrer « qu'en général les déri-

> valions sont d*une ufîiité faible et qu'elles » peuvent devenir plus funestes qu'utiles ; » que les redressements contrariant le cours » des fleuves peuvent établir un régime non- 9 veau qui, n'étant pas en harmonie avec le » régime actuel d'amont et d'aval, donnera

> lieu il de grands désastres. > M. de Cuyper insiste beaucoup sur le reboisement, et soutient la nécessité « d'attaquer les fleuves à leur berceau, > si l'on veut prévenir leurs débordements. Dans l'examen général de la question, il s'appuie surtout sur l'expérience t!e l'Italie ; appliquant sesconclasions au bassin de Liège, il propese de corriger au préalable les vices nombreux du régime de l'Ourthe, et de rendre à cette rivière l'énergie qoi lui manque, en réunissant toutes ses eaux dans un seul lit navigable.

6*^ Noticenécrohgiqttesnr leprofesseur LewuUre. Liège, 1853, in-S^" (v. Tart.

Lemaike).

7^ Revue universelle des mines, de la tnétallurgie, des travaux publics, des sciences et des arts appliqués à llndustrie, Paris et Liège, Noblel, éditeur, 1837 à 1859, 24 vol. in-S*", avec de nombreuses planches.

Recueil sérieux et utile, rédigé avec la collaboration de savants et d'ingénieurs belges et étrangers. Au directeur (H. de Cuyper) est adjoint un Comité de rédaction composé de MM. Chandelon, Trasensler, de Koninck, Delvaux, Schmit et Cilion. La Revue publie, outre des traductions des meilleurs mémoires spéciaux édités en Angleterre et en Allemagne, des articles de fond sur toutes les questions scientifiques ou industrielles qui rentrent dans son domaine, et les essais de quelque valeur dûs à des élèves des Ecoles spéciales de Liège. Sous tous ces rapports, elle rend des services réels dont l'importance a été consacrée par un succès soutenu.

8*^ Revue de VExposition universelle de 4867, rédigée en collaboration avec des ingénieurs belges et français.

C'est une annexe de la publication précédente, mais formant un ouvrage séparé. Les trois premiers volumes oat seul paru (chez £. Noblel) au moment où nous écrivons. — L'ouvrage entier se composera de 4 vol.

l>e Konlnek (LAUBBfT-GuiLLAUllE),

0. :g(, néà Louvain Ie3 mai i809,quitta rUniversité avec les titres de candidat en sciences physiques et mathématiques, de docteur en médecine, dans I*art des accouchements (') et en pharmacie. Le 6 avril i83i, il y rentra comme préparateur de chimie, k la suite d'un concours public. En 1834 et 1835, il entreprit, avec Faide du gouvernement, plusieurs voyages à fétranger« dans le but de compléter ses études. A Paris, il fut admis dans les laboratoires deGay-Lussac et du baron Thénard ; à Berlin, chez Mitscherlich ; à Giessen, chez le baron de Liebig. Il profila notamment de son tour d*Âllemagne pour visiter les professeurs les plus célèbres (*) et se mettre au courant des progrès de Tinstruction publique. Il revint eu Belgique à la veille de la réorganisation universitaire : le 10 décembre 1855, il fut nommé agrégé à rUniversité de Gand et chargé du cours de chimie industrielle. Sa translation à Liège, au mois d*octobre suivant, fut décidée sur sa demande expresse : il eut mission d'enseigner la chimie organique, science dont on s*ctait i peine, jusque Id, occupé dans nos provinces. L'Académie royale des sciences de Belgique se rattacha dès lors en qualité de correspondant (15 décembre); sa nomination comme membre effectif date de 1842. Il a été nommé, en 1862, directeur de la classe des sciences. A rUniversité, il a reçu le titre de professeur extraordinaire en 1838, et (-«lui de professeur ordinaire en 185G. Après la mise à la retraite de J.- Ch.-Ph.-Jos. Delvaux de Fenffe (v. ce nom), il a été chargé du i^urs de chimie générale , organique et inorganique.

Quelques années après, un échange d'attributions a eu lieu entre lui et M. Chandelon, qui enseignait la chimie industrielle, organique et inorganique. M.

Chandelon lui a cédé la partie organique de son cours, en remplacement

(*) De 1833 k 1834, il a exercé la médecine et pratiqué les accouchements k Louvain ; il y a rempli pendant quelques mois les fonctions de médecin des pauvres de la paroisse deN.-D. des fièvres.

( *) L. de Buch, Humboklt, H. et G. Rose, Nagnns et Poggendorf, à Berlin; à Bonn, Goldfuss et Nœggeratb ; àMarbourg, Worzer ; iiHeidelberg,Gmelin,Geiger etBraun ; àJena, Dœbereiner ; à GœiUngae, Wieaoler, etc.

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de la partfe inorganique de la diimie générale. On lui a confié, de plus, uji cours de chimie organique approfondie, ^ Taisage des élèves qui se préparent audoctorat en sciences naturelles. — Les publications de M. de Koninck lui OBt valu un grand nombre de distinctions honorifiques et de missions spéciales, k trois reprfêes différentes, rAdministratioo du Aluseiun de Paris a eu recours à ses lumières. En 1846, sur la proposition de MM. Dut renoy et Elle de Beaumont, il a été nommé chevalierdela L^ion d'honneur ;rordrede Léopold lui a été conféré en 1852 (il a été promu, en 1868, au grade d'officier; la 5* classe de l'ordre de TAigle rouge de Prusse, en 1855. Les rois de Prusse et d'Italie lui ont décerné leurs grandes médaille d'or, destinées ji récompenser les travaux scientifiques importants; il a reçu , en outre , d'honorables témoignages de feienveiltanee de la part des rois de Danemarck et des Pays-Bas ( ' ). En 1853, il a obtenu de la Société géologique de Londres le subside de ^ollaston; en 1852 et en 1857, il a partagé le prix quinquennal des sciences, institué par le gouvernement belge; la première fois, avec MM. Van Beneden et Dumont, la seconde fois, avec MM. de Selys, Kickx et Wesmael. — M. de Koninck est membre titulaire ou correspondant de l'Académie de médecine de Belgique, et de celles des sciences, de Turin et de Munich ; des Sociétés géologiques» de Londres, de Dublin et de Berlin ; de la Société philomatique de Paris, des Sociétés impériales des naturalistes de Moscou et de minéralogie de St-Pétersbourg ; de la Société hollandaise des sciences de Harlem, de la Société philosophique américaine de Philadelphie, etc., etc. — En 1859 et en 1864, il a fait partie du jury pour le prix quinquennal des sciences mathématiques et physiques, la dernière fois en qualité de membre rapporteur; il a été nommé, en 1862, membre du jury pour le prix quinquennal des sciences naturelles, et, en 1869, du jury chargé

ée décerner le prix des sHences physiques et mathématiques. L'Académie l'a délégué, en 1859, à la fête séculaire de la fondation de TAcadémie de Munich; en 1861, il a représenté la classe des sciences au congrès artistique d'Anvers. — En 1860, il a été chargé par le gouvernement : i** de recueillir les fossiles découverts à Lierre pendant le creusement du canal de dérivation de la Nèlhe ; S*» comme membre d'une commission d'enquête, d'examiner les travaux du puits artésien d'Ostende et de faire l'analyse des eaux provenant de ce puits. En 186S, il a été délégué à l'Exposition internationale de Londres, et chargé de faire un rapport sur les substances et produits chimiques; en 1865, il a été l'un des experts désignés par le tribunal de première instance de Bruxelles, dans la célèbre affaire Claes de Lembecq ; enfin il fait partie depuis l'origine, avec M. A. Borgnet (v. c^ nom), de la Commission des pensions de l'enseignement supérieur. — Voici Ténumération des principaux ouvrages de M. de Koninck :

1<» Tabieau êynoptique des principales combinaisons chimiques. Louvain 1855, deux feuilles in piano.

2° Mémoire sur une nouvelle méthode de préparer la salicine, par L de Koninck et Hensmans (Bull, de l'Acad., t. L, 1854).

5<* Note additionnelle an précédent Mémoire r/^ t. Il, 1835).

A"^ Sur S'analyse de deux calculs d'un volume considérable, /'un biliaire et l'autre rénal (Ib. t. lll, 1856).

^'^ Mémoire sur les propriétés de la phloridùne. Louvain, 1836, in-8.

6"* Note sur Vemploi de la phloridzine (Bull, de VAcad. t. IV, 1838).

Dans celte note, l'autenr rend compte des expériences qu'il a faites pour combattre la fièvre intermittente au moyen de la phloridzine, substance qu'il a découverte, coi^oiatement avec M. Stas, dans l'écorce fraîche des

("*) Le roi de DajMmark lui a expédié une riche bague en briUants ; le roi de Hollande Uii a fait don d'un exemplaire de la magni*

fique Histoire naturelle de$ Colonkê hoêlandaiies, publiée en 3 vol. in-fol.,avecun grand nombre de planches coloriées.

DEK

racines de pommier. Ces expériences ont été continuées en Hollande par M. Barning, qui en a fait le sujet d'une thèse inaugurale.

7° Deêcription des coquilles fossile^ de Cargile de Basele, Boom, Sizèlle, etc* (Mém.deVAcad., t. XI, ÎD-i*', avec l |)l. ; 4837).

8^ Eléments de chimie inorganique.

Liège. 1859, ln-8».

9^ Note sur la populine (Bullet. de rAcad,, t. Vil, première p. 1840).

iO^ Ml moire sur les crustacés fossiles de la Belgique (Mém. de fAcad., t. XVI, iD-4^ avec i pi. 1841).

!!• Notice sur le sulfocarbamylate de potasse (B. derAcad.,X.l\,^ p., 1842).

lî<» Examen comparatif des garances de Belgique et des garances étrangères, par L. de Koninck et J -J.-P. Cbandeion (Mém^ de la Soc. des Sciences de Liège, l. 1, 1842).

15° Notice sur t existence des ché- Ioniens fossiles dans Vargile de Basele (B- de VAc. t. X, prem partie, 1845).

44° Sur une coquille fossile des terrains anciens de la Belgique (Ibid.).

15° Description des animaux fossiles du terrain carbonifère de la Belgique.

Liège, 1842-1851, un vol. in-4<> avec suppiém. et 70 planches.

C'est l'ouvrage le plus complet qui ait paru en Europe sur ces animaux. Il comprend la description détaillée et les figures de 434 espèces, dont 206 nouvelles, ramenées à 85 genres, dont 7 nouveaux. M. de Koninck démontre que toutes leis espèces décrites, sauf une sur laquelle il reste des doutes, sont propres aux couches carbonifères, ne descendent pas dans des couches plus anciennes et sont éteintes dans les couches plus modernes.

16° Rapport au Conseil de salubrité publique de Li^e, Sur Vemploi de certains appareils de chauffage, dits poêles de Robert WhUe. Liège, 1844, in-8°.

17° Notice sur quelques fossiles du Spilzberg (Bull, de PAcad,, t. XIII, !'• partie, 1846).

18° Nouvelle notice sur les fossiles du

( * ) Les conclusions de AI. de Koninck on été confirmées par M. Davidson et d'autres géologues.

( * ) M. Gauthy était, k l'époque où ce tra-

Spit%berg, avec I pi (Ib.,i. XVI, 2* p., 1849).

Dans ces notices, l'auteur constate que les fossiles qu'il a observés appartiennent an terrain permien et non au carbonifère, comme on l'avait cru jusqu'alors.

19° Noticesurdeux espèces de Brachiopodes du terrain paléozoîque de la ChîMe^ avec i pL (Ib., t. XIII, 2° p., 1846).

Démonstration, par l'étude de ces fossiles (Spiri/er et AtbyrU) , de l'existence, non constatée antérieurement, du terrain dévonien en Chine (*)•

20° Notice sur la valeur du caractère paléontologique en géologie, en réponse à une notice publiée sous le même titre par A. bumonifib., t. XIV, 2°p., 1847). — V. Part. DmoNT.

M. de Koninck soutient, contrairement k Dumont, que non-seulement on peut déterminer d'une manière rigoureuse l'âge des terrains au moyen des fossiles, mais encore arriver plus promptement k cette détermination, et dans des cas où la stratigraphie, abandonnée k ses propres ressources, serait impuissante k débrouiller le chaos.

21° Discours sur les progrès de la paléontologie en Belgique (Ib., t. XVIIN 2« p., 1851).

22° Bionographie du genre ProducUis (Mém, de la Soc. royale des scdeUége, l IV, 1847, avec! pi.).

25° Recherches sur les animaux fossiles, 1'* partie. Liège, 1847, in-4°, avec 21 pi.

Monographie des genres Produetus et Choretet. Il y est démontré que chaque espèce est caractéristique pour l'étage qui la renferme. 11 y est en outre proposé une nouvelle méthode de classement pour ces deux genres. L'ouvrage est précédé d'une iisie bibliographique et chronologique de tons les livres publiés sur la matière.

24° Sur remploi des vases en zinc dans Véconomie domestique et agricole , par L. de Koninck et E. Gauthy (Ann, du Conseil de salubrité de Liège, t. III, 1851, in-8o).

Les auteurs démontrent par des expériences nombreuses que l'emploi de ces vases est dangereux pour la santé ( ' ).

vail parut, préparateur de chimie à l'Université de Liège (il avait succédé k M. Is. Knpfferschlaegcr en 1844). Depuis lors, il a enseigné la physique et la chimie k l'Athénée royal

DEK

25« Notice sur la vie et les travaux de P"L^-C.'E. Louyet, avec portrait (Annuaire de VAcad. 1851).

26* Notice sur k genre Davidsonia (Mém, de la Soc. royale des 8c>de Liéae. I- VIII, «52, avec p|.).

,r,.*r ^^/*^ *^ '* ^^^<^ Hypodema (IM,, pi.).

28* Recherches sur les crinoîdes du terrain carbonifère de la Belgique, par L. de Koninck et H. Lehon (Mém. de rAcad.y t. XXVIII, in.4«, avec 7 pi., 1855).

Dans ce travail, les autears proposeol une nou?elle oomeDcIature destinée à faire codnaître les diverses parties dont se composent les Crinoîdes. Cette nomenclatare a ëté généralement adoptée par les naturalistes.

29* Notice sur un nouveau genre de crinoîdes du terrain carbonifère de l' Angleterre, avec 1 pi. (IbJ.

30* Notice sur la distribution de quelques fossiles carbonifères (Bull, de TAeod, t. XXIII, 2*p.,1856).

3i*» Sur deux nouvelles espèces appartenant au genre Chiton, avec p|. (Id. 2*sérle,l. III, 1857).

32* Sur quelques crinoîdes paléozoîques nouveaux de fAuffleterre et de VEcosse, avec pl. (Ib., t.'lV, 1858).

52^" On two neuf gênera of British palœozaicCrinoîds, avec pl. (The Geoloffisl, in-8% 1858).

Traduction daN* précédent.

ZZf>Onanew genus of Crinoîdes, discovered in the mountain limestone of SwaUdale, by Edw, Wood , with a description of the genus by professor L. de Koninck, of Liège, avec pl. ((kologist, i 858).

34* On the genus Woodocrinus, by L.

de Koninck and Edw. Wood (Rep. of the British Association, etc., 1857).

35* Rapport sur une découverte d'ossements fossiles faiU à Si-Nicolas (Bull, de VAcad., t. VIII, 1859).

36* De fm/luence de la chimie sur les

de Liège, puis k l'Athénée de Bruxelles : il est aojonrd'bui directeur du Musée de l'industrie de cette dernière ville. M. Gautby a été un membre trèsactif du Conseil de salu'urité de

progrès de Vindustrie (Discours). ïbid.

t. XIV, 1862.

37* Rapport sur V Exposition de Londres; substances et produits chimiques.

(Documents et rapp. du jury, t. II),

38* Description ofsonce fossils oflndm, discovercd by D" Fleming of Edinburgh, avec 7 pl. (Quart, journal ofUie geol. Society for February18C3, in-8°).

59* Mém, sur les genres et les sousgenres des Brachiopodes munis d^appareils spiraux destinés au soutien des bras buccaux, et sur leurs espèces découvertes dans les lies Britanniques par Davidson ; traduit et augmenté de quelques notes par L. de Koninck. Avec 2 pi. (Mém. de la Soc- royale des sciences de Liéae. t. XVI, 1861). ^

40« Notice sur le Palœdaphusinsignis, par Van Beneden et de Koninck, avec 2 pl. (Bull, de VAcad., t. XVII, 1864).

41* Rapport sur Veau minérale du puits artésien d'Ostende et analyse de cette eau (Ibid.),

42* Rapport au nom du jury pour le prix quinquennal des sciences physiques et mathématiques (!bid.),

43* Résumé de la théorie chimique des types. Bruxelles, 1865, in-12o.

44* Rapport sur les analyses chimiques faites pendant Vautomne de Vannée 186G à la demande du ministre du commerce de PiiMse, à Voccasion des recherches de raffinage exécutées à Cologne, sur le sucre brut extrait des betteraves, par le D' Landolt, prof, de chimie à TUniv. de Bonn, irad. de Fallem. par L. de Koninck, M. D., etc. (Revue univ., 1869.)

Mémoire très-important, parce qu'il renferme les divers résultats obtenus par le travail de plus de 8000 centner ou 40,000 kil. de sucre brut, travail qui a été suivi, avec le plus grand soiri, dans tous ses détails, par l'auteur. Il est à remarquer que ces recherches ont été entreprises k la suite de l'enquête ordonnée par les gouvernements belge, français, anglais et néerlandais, pour constater le rendement qui devait servir de base

Liège ; k Bruxelles J! a collaboré assidûment à la Hei'ue populaire de» seieneex et s'est beaucoup occupé de la question des réformes k introduire dans l'enseignement moyen.

DEL

à ia oonvenlion passée entre ces gouvernements le 8 novembre 4864.

45<» Tableaitx des principales séries de composés organiques, à Tusage desélèves- Liège, 4867, în-12^

M. de Koninck a introduit le premier, en Belgique, dans l'enseignement de la chimie, la théorie unitaire, aujourd'hui assez généralement admise. C'est pour en faciliter l'étude à ses élèves qu'il a publié son Résumé et ses Tableaux,

N. B. C'est d'après des notes fournies par M. de Koninck à sir Roderick Murchison ( • ), que cet illustre géologue a décrit les terrains paléozoîques de la Belgique, dans son remarquable ouvrage intitulé : Situria, The history of the oidest fossHiferous rocks and tkeir fmtndatioM. Third édition, 4889 (V. pages 323, 347, 421-437). — « La formation car- » bonifère de la Belgique, qui a une si grande » importance industrielle, n'en a pas moins » sous le rapport scientifique. Ses caractères » avaient déjà bien été indiqués, il y a plus » d'un demi'Siècle, par M. d'OroaUus-d'Hal- » loy ; mais elle a trouvé depuis, dans A. Du- » mont, un géologue éminent qui, dès 4830, » en exposait tous les incidents stratigra- » phiques avec une rare habileté, et dans M. » de Koninck un paléontologiste non moins » distingué, qui en a fait connaître les formes » (Géologie et paléontologie, par d'Archiac, de l'Institut. Paris. 4866, p.480). Sir Ch. Lyell a, de son côté, misa profit les observations du savant belge. On lit dans son Mémoire sur les terrains tertiaires de la Belgique et de la Flandre française (Trad. par MM. Ch. Le Hardy de Beaulieu et Toilliez, Ann.destrav, publics de Belgique, t. XIV, et séparément, Brux., 4856, in-8«, p. 69): « Quand, dans » mes Principes de géologie, iû rangé le bas- » siA de Mayence dans la formation miocène, » ma classilicaiion était défectueuse sous ce » rapport, car M. de Koninck m'a indiqué, en » 4850, les raisons qu'il avait depuis plu- » sieurs années , d'admettre qu'une grande » partie des fossiles de Mayence correspon-

> dent à ceux de Rupelmonde et du Lim- » bourg. H. Bosquet m'a fait remarquer de-

> puis, que cette concordance a lieu avec » l'étage moyen et non avec l'étage inférieur » du Limbourg. » — Un grand nombre d'espèces fossiles ont été dédiées à M. de Koninck par la plupart des -paléontologistes modernes. Deux genres portent également son nom et ont été désignés, l'un par M. Davidson, sous le nom de Koninckina, l'autre

(*) Sir R. Murchison s'exprime comme suit, p. 418 de Touvrage que nous citons -. The anthùrity ofM, de Koninek will in thê

par MM. Milne-BdwardsetHaime,8ouseelai de ICoHiTtckia,

De L.aveleye(ÉMILE-LÔUlS-VlCT.),

0. 3g:, né à Bruges le 5 avril 1822, commença ses humanUéaà rAlkénée de cette ville, et passa ensuite qwilrc ans à Paris, au Collège Stanislas, d où il sortit chargé de couronnes scolaires. Il fit sa philosophie à Louvain, son droit à Gand, fut lauréat du concours universitaire en 1^44, subit son examen final en 4846 , et finit par fixer sa résidence à Gand , où il fui un peu avocat et beaucoup homme de lettres.

L'élude des anciennes civilisations, Thistoire littéraire, la politique, les questions sociales et économiques le passionnèrent tour à tour ; la direction qu'il imprima dans les derniers temps à ses études le prépara, peut-être à son insu, à renseignement universitaire.

En tous cas, le gouvernement le comprit ainsi; la chaire d'économie politique et d'économie industriene, devenue vacante à TUniversilé de Liège, en 1864, par suite de la mise à la retraite de M. Hennau, fut offerte à M. de Uvaleye, qui reçut, par arrêté royal du 28 mai, le litre de professeur extraordinaire. Sa promotion à Tordinariat date du 12 octobre de Tannée suivante; en 1866-67, il a rempli les fonctionsde secrétaire académique. Dans le cours de celte même année, TAcadémle royale de Belgique se Test attadié à titre de membre correspondant ; enfin, en 1867, il a été appelé à siéger, dans ia seclioD des beaux-arts, au jury international de l'Exposition universelle de Paris. 11 est chevalier de l'ordre de Léopold depuis le 15 février 1868, date de la remise solennelle des récompenses décernées aux jurés et aux exposants belges. Les éludes variées et les nombreux voyages de M. de Laveleye ont contribué à donner à son enseignement et à ses écrits un caractère essentiellement pratique et instructif et un intérêt d^actualHé, qui ne font que mettre en plus haut relief les idées générales donl il en-

sequel be cited in support ofviews simUarto my own.

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treprend la démonslratîon. Voici la liste aussi complète que possible de ses ouvrages ;

i" Texte (TnnAIhumcrOatfnde/invtS' tré par M. Ghéraar.

CooMdéfM «ttrtoat. illiMtros Seifcoearie»,

Combien lantonr est jenoe, et o^entuoo premier pa«.

** La langue et la littérature provençales, mémoire couronné au concours universitaire (Ann. des Universités de Belgique, i844).

3<> Histoire des rois Francs. Bruxelles, i%él,^w\.in'{^ (Bibliothèque nationale, collection Jamar).

Imitation des Réetts des temps mérovingiens d'Augustin Thierry.

4*» Larmée et renseignement. Bruxelles, Decq, 1848, brochure in-8^

L'auteur dUblit que le meilleur moyen de consolider la natiooailtd belge, c'est de répandre l'instruction dans le peuple, d'y consacrer des millions et, pour les oblenir , de réduire le budget de la guerre.

5^ Le S^Mt belge. Gand. Noste, 4849, brochure in-8».

Le Sénat peut devenir on përl{ en temps de crise, car il est constitué sur une base peu rationnelle. Dans une époque démocratique comme la nôtre, il est dangereux de donner le droit de veto à la richesse : c'est la désigner à rhoslilité des classes inférieares. En faisant élire les représentaols et les sénateurs par les mômes électeurs, on viole la notion du système représentatif. Si, en eflfet, ces deux corps viennent à différer d'opinion, l'un des deux cesse de représenter ses commettants. La combinaison adr»ptée en Amérique et en Hollande est bien mieux entendue que le système belge.

6*» Différents articles (anonymes) dans la Flandre libérale (Gand, 1848- 49) : 1» à propos des lettres de M Michel Chevalier sur VorganisatUm du travail; 2* sur le communisme (2 art.); 3* sur les expositions de tableaux de Gand et de Bruxelles ; 4« sur remploi de l'armée aux travaux publics (système du colonel Eenens) ; 5° sur la situation politique.

7« Différent» articles de critique économique, religieuse et littéraire, publiés (de 4856 à 4859) dans la Lihre recherche (revue fondée à Bruxelles par M. Pascal Duprat) et dans la Revue trimestrielle-, réunis depuis en un volume

intitulé : Questions contemporaines, BnX" xelles et Paris Jibrairie internationale. 4865, in-i2o).

Si^ets traités : i» la question religieuse dans les pays catholiques ; i« de l'avenir du catholicisme, k propos du livre de MM.

Huet et Bordas : La ré/orme catholique; 3« Le parti catholique en Belgique; 4» Ëtude critique sur le livre de Proudhon : La Justice dam ta Révolution et dans C Eglise; fi<» Le communisme ; 6» Du progrès des peuples Anglo-Saxons ; 7o Les coulisses d'un grand règne ; S» Le mouvement littéraire en France depuis 4830.

8° Débats sur Vorganisation de renseignement primaire dans les Chambres hollandaises. Gand , Vanderhaeghen .

4858, in-8«. * '

9« VEnseignement obligatoire. Bruxelles, Rosez, 1859, broch, in-8^

Exposition des arguments qui militeot en faveur de ce système.

10*» La question de Vor. Gand, Hoste, 1860, broch. in-8«,

L'auteur se prononce contre la démonétisation de l'argent et s'efforce de montrer que la Belgique, ayant le même système monétaire que la France, doit aussi avoir la môme monnaie. II réclame donc le cours légal pour l'or.

il" Étude sur le livre de MM. Fisco et Vanderstraeten : Les taxes locales en Angleterre (Revue britannique, i^QO,

là** Étude sur les banques populaires en Allemagne (ibid., 1861, 1. 1).

43«» Étude sur la formation de l'épopée germanique (Revue germtmque , 1861).

14° £exiVt>Mfm^en, traduction nouvelle, précédée d'une étude sur la formation de Fépapée. Paris, Hachette, un vol. in-i8o Jésus (Bibliothèque variée), 4~ édition, 1864; 2« édition, 4866, avec la traduction des chants héroïques de VEdda ayant rapport aux Niebelungen. (Ici Tlntroduction est intitulée : Etude sur la formation des épopées nationales).

r.elte publication, importante en ce qu'elle a pleinement révélé aux lecteurs français des Irésors littéraires dont les travaux de M. Ampère lui-même n'avaient pu leur donner qu'une Idée Inexacte et Incomplète, l'est encore au point de vue des grandes contro-

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verses fraochemént «bordées dans l'inlrodoction. M. de Laveleye discute à fond, cntr'aotres, l'opinion émise par Lachmann, sons rinfluence des systèmes de Wolf, an sujet de la formation et de la rédaction déûnitive d^ l'épopée allemande, qu'il met ensuite en parallèle avec le cycle des traditions irlandaises. La presse d'Outre-Rhin et les journaux français (enlr'autres le Journal des débats et la Revue de t instruction publique) ont accordé une attention sérieuse à son travail ; on consultera surtout avec fmit, à propos de la deuxième édition, un article étendu et consciencieux de M. Albert Réville, publié dans la Revue des Deux-Mondes du i5 décembre 1866.

\^^ Les forces productives de la Lomhardie (Revue des Deux-Mondes, i 859).

16* Économe rurale de la Belgique (ilrid. 1860 et 1861 ; 4 articles). — V. ci-après.

17® La crise religieuse au XIX' siècle

(Ibid, 1865).

Cet article a été traduit en hollandais par M. Pirson.

18® VÉconomie rurale de la Suisse (Ibid, 1863).

Les n»* 15 et 18 viennent d'être réunis en un volume in-18, publié à Bruxelles (1869) sous le titre : La Lombardie et la Suisse (Etudes d'économie agricole'.

lO"* Marina, souvenir de la vie des artistes à Rome (Ibid. 1865).

Nouvelle.

20® VÉconomie rurale dans les Pays- Bas (Ibid. 1863 et 1864).

Les articles mentionnés sous les n^* 18 et âO ont été publiés séparément en deux volumes respectivement intitulés : VEconomie rurale de la Relgique (Lacroix et Yerbockhoven, 1863 et 1864, deux éditions;, et L Economie rurale de la Nterlande, id. 1865, in-12. — Charun de ces ouvrages a été l'objet d'un rapport de H. Léonce de Lavergne à l'Institut de France. Tous deux ont été traduits en flamand pkr M. Boone et publiés k Gand. — L'auteur décrit le caractère distinctif de chaque région agricole de la Belgique et de la Mécrlandc, établit comment le travail accumulé de cinquante générations a transformé le territoire ingral des Flandres en une des contrées les plus fertiles de la terre,

(*j Cette publication, dont il existe une traduction allemande, attira dès son apparition l'attention de la Commission d'enquête sur la circulation fiduciaire, créée à Paris en

étudie avec le même soin le Brabant,la Campine, la Uesbaye , le Rainant et l'Ardenne, pénètre jusque dans les coins les plus reculés de la Néerlande , discute les procédés en usage, résume les progrès accomplis, et se livrant k des comparaisons fécondes avec l'agriculture anglaise, s'élève k des vues d'ensemble , aboutit enfin à des conctusioDs pratiques tirées des faits eux-mêmes et des enseignements de l'économie politique. (Y. le Journal des économistes de septembre 1863, etc., et le Rapport de H. de Boe sur le concours quinquennal des sciences morales et politiques, 1866).

21® Les partis en Belgique (Revae des Deux-Mondes, 18G4).

22® Les crises commerciales et monétaires (Ibid. 1865; deux articles).

25® Le marché monétaire depuis ctnquante ans. Paris, Gulllaumin, 1865,

in-8®{*).

L'auteur s'attache k rechercher les causes des crises qui se sont périodiquement produites, depuis le commencement de ce siècle, dans la circulation fiduciaire et monétaire. « Il indique les moyens qui serateat de nature, sinon k en empêcher le retour ,du moins à les rendre plus rares et moins intenses dans leurs effets. Il ne croit pas qu'elles aient pour origine l'excès de la productioa, une trop grande émission de billets de banque, une sarabondance de capital, oa le brusque retrait des sommes déposées cbei les banquiers. Les causes se trouvent, seloo lui : 1» dans l'excès du crédit sous toutes 5es formes et porté au point qu'il réduit, dans de trop fortes proporUons,remploi de la monnaie métallique; S<* dans un commerce dont Tétendue nécessite de temps k autre l'exportation d'une grande quantité de numéraire qoi, strictement limité aux besoins d'une circulation normale , devient rapidement insofli* sant ; 3o enfin, dans la surabondance des opérations k terme , soit par achat de marchaadises, soit par des souscriptions à des entreprises dont le capital n'est pas immédiatement exigible. — Tout en constatant que la circulation fiduciaire des billets de banque est minime en comparaison de la circulation fiduciaire générale, l'auteur recommande de larges approvisionnements métalliques dans les caisses des institutions de crédit, à l'aide desquels on puisse satisfaire, dans une juste mesure, aux demandes d'exportation, il pres-

1865. Unquestionnairefnt adressé klanUiBr:

sa réponse est insérée au tome V du coaipterendu de l'enquête.

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crit la hausse du taux de Tescompte en temps opportun, lorsque le change indique un drainage prolongé du numéraire. M. de Laveleye estime que la liberté des banques d'émission, loin de prévenirleserises monétaires, aggraverait celles qui Tiendraient à éclater. L'obligation pour les banques d'allouer un intérêt sur les dépôts qu'elles reçoivent n'exercerait sur les perturbations qu'une faible influence. La création des billets à rente portant un intérêt journalier serait des plus utiles, mais à un autre point de vue. Ils devraient être émis par l'Etat, et remplacer les titres de la dette flottante ; ils seraient remboursables k échéances déterminées et recevables en payement des contributions. C'est le système des bons de l'échiquier, tel que M. Gladstone l'a éubli en Angleterre. L'auteur traite une sérié d'autres questions, celle des billets de banque non remboursables, celle de l'augmentation du capital des banques privilégiées et celle de l'emploi de ce capital. Il étudie enfin la charte de la banque d'Angleterre île f 814, et examine les attaques dont elle a été fréquemment l'objet et qui lui partissent les unes injustes et les autres fobdées. » (fl. de Boe, Rapport préciié)» — L'ouvrage de M d) Laveleye ayant été publié à l'étranger, a dû être mis hors concours en 4866. — Nous croyons, par parenthèse, devoir rcicverune appréciation de l'honorable rapporteur. Il résulte de Tensemble des écrits de M. de Laveleye qu'il ne peut être rangé parmi les économistes « qui maintiennent rigoureusemeniréoonomie politique dans les limites qu'elle se fixa à l'origine, et lui assignent tfdrci«itivemeiii pour objet la production, la distribution, la circulation et la consommation des richesses >.

24* Le Mont-Rou et les Alpes pennines (Revue des Deux-Mondes, 1865)«

25^ Uenseignemeni du peuple au XIX* siècle (IHi., 1865 et 1866, quatre articles).

Étude comparative des systèmes d'instruction primaire en vigueur chez les principales nations civilisées, et appel k la diÂTusion des lumières dans toutes lesclasseade la société, comme le plus sûr moyen de prévenir les crises morales. — Ces art. ont été traduits en hollandais et en suédois , et publiés sous forme do volume par les traducteurs.

26® La monnaie internationale, Projetée convention monétaire f/W.,i867).

27® L'Allemagne depuis la guerre de 1866 (Ibid., 1 867-1 8G9; neuf articles).

4» Les agrandissements et les armées de la Prusse ; 2* Le sol de la Prusse et la constitution de la propriété ; 3^ Les progrès récents de Tagricttlture en Prusse ; 4<» Le mou-

vement unitaire germanique et la Confédération du Nord; 5« L'Autriche et sa constitution nouvelle; 6* La Hongrie, ses institutions et son avenir ; T Les nationalités en Hongrie et les Slaves du Sud (Yougo-Slaves^; 8<>Deak Ferenes; 9« Le Concordat autrichien. — Il 4ù\i paraître vu dixième article (sur la Bohême). One traduction allemande de cet important travail , réuni en vol., est en cours de publication.

28® Discours prononce à la distribution des prix du concours universitaire et du cGDConrs général des établissements d'instruction moyenne, le 25 septembre 1867.

Surrintervention de l'Etat dans renseignement (indispensable en Belgique).

29® Étude de géographie économique, h propos du voyage de circumnavigation de la frégate aotriebienne IzNovara et des relations publiées par M.

Von Scherzer (Revue da deux mondes, 15 janvier 1868).

50® Léopold I et la Belgique (Ibid^ 15 Janvier 1H69).

A propos des ouvrages de Mil. Vymaoa, Juste et Tbonissen sur le règne de Léopold I*', l'auteur aborde la question de politique générale et fait voir combien l'indépendance des provinces belges est nécessafre k l'Eurcq e.

31® Rapp, sur V Exposition universelle de Paris, — Peinture , sculpture ^ gravure,dessin d'architecture et bronzes d*art. Paris, 1868, in-8®.

52® La question du grée et la réforme de Renseignement mogen. Bruxelles, A.

Lacroix et C^ 1969, in-8®.

Ce vol. reproduit les lettres échangeai entre M. de Laveleye et M. F. Bennebert (Bis), prof, k rUniv. de Gand« ainsi que divers articles de journaux relalib k la polémique provoquée par quelques paroles prononcées par M. Pirmez, ministre de l'intérieur, au sein du Conseil de perfectionnement de renseignement moyen, à propos de l'insignifiance actuelle des' études grecques dans les Athénées belges. M. de l4iveleye rédame des méthodes plus rapides; si l'on n'eu trouve pas, il souacrirail k la suppressioii du grec. M. Hennebert admet la nécessité d'une réforme, mais prend vigoureusement la défense de l'hellénisme -- Ce débat a été porté devant la Chambre des représentants, où il a rempli plusieurs séances : on n'est pas arrivé k conclure ; mais 11 est probable que des modifications importantes seront ap*

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pondes au programme des Athénées, pour la prochaine année scolaire (1869-70}.

où^ Études et Essais. Paris, Hachette, 4869Jn-12.

Ce volume réunit difTérenls articles publiés dans la Revue des deux Mondes et d^jà indiqués plus haut. (La crise religieuse au XIX« siècle. — Les partis en Belgique. — Le voyage de la l^ovara. — Un roi constitutionnel : Léopold l«^ — Le Mont-Rose et les Alpes pennines. — Wiertz. — Marina).

neihœuf ( Joseph -Remi-Léopold), né à Liège le V^ octobre 1834, élève de TAthénée et de rUniversité de celte ville, subit avec la plus grande distinc^ tion, en 1855, Texanien de docteur en philosophie et lettres (*), et en 4858, avec distinction, Fexamen de docteur en sciences physiques et mathématiques. Ayant droit à une bourse de voyage, il en proflta pour aller passer quelques mois à TUniversité de Bonn, où il s*attacha particulièrement à M.

Uebenveg, aujourd'hui professeur de philosophie à rUniversité de Kœnigsberg. Il entra dans renseignement public le 45 décembre 4i^G0; un arrêté ministériel lui confia un cours de grec à TÉcole normale des humanités. Le titre de maître de conférences au même établissement lui fut conféré par arrêté royal du 25 mars 4865. La mort inopinée de M. Cailler ayant laissé la chaire de philosophie vacante à FUniversité de Gand, un arrêté royal du o décembre de la même année désigna M. Delbœuf pour remplacer le défunt, en qualité de professeur extraordinaire. Non seulement tous les cours de philosophie portés au programme de la candidature et du doctorat rentrèrent dans ses attributions, mais il eut encore à enseigner, à TÉcoIe normale des sciences, la psychologie et la logique. Une seconde circonstance imprévue, la perte douloureuse de Léon de Closset (v. ce nom) le ramena dans sa ville natale et lui lit reprendre ses études philologiques. Depuis le 2 octobre 4866, il est chargé à l'Université de Liège de deux cours de latin (candidature et

doctorat en philosophie) et d*un cours de grec (doctorat). Un arrêté royal du 5 du même mois l*a en outre réinstallé à rÉcole normale des humanités, pour renseignement de la langue grecque; enfin, un autre arrêté du 9 avril 4869 Ta élevé au rang de professeur ordinaire. — M. Delbœuf a débuté dans la carrière littéraire par quelques poésies (Reloue trimestrielle, t. XIV, XVI et XIX) ; en 4857 et 4858, il a pris part à la rédaction des Antiales de renseignement public, où il a traité, entr'autres, la question du thème latin; en 4864, il a fait paraître dans la Belgique amtemporaine un travail assez étendu sur la moralité en littérature. Ses publications proprement scientifiques sont au nombre de cinq, savoir :

40 Prolégomènes philosophiques de la géométrie et solution des postulats, suivis d'une Dissertation sur les principes de la géométrie, par M. Ûeberweg.

Liège, Paris et Leipzig, 4860, in-8* (XXI et 508 p.).

2<^ Essai de logique scientifique. Prolégomènes, suivis d'une Étude sur la question du mouvement considérée dans ses rapports avec le principe de contradiction. Ibid., 4865, in-8<> (XLiV et

5^ Note sur certaines illusions ^optique. Essai d'une théorie psychopfaysique de la manière dont l'œil apprécie les distances et les angles {Bull, de VAc. royale de Belgique, 2« série, t. XIX, no 2).

40 Seconde note sur de nouvelles illusions d'optique. Essai d'une théorie psychophysique sur la manière dont l'œil apprécie les grandeurs (Ibid., t. XX, n» 6).

h^ Détermination rationnelle des nombres de la gamme chromatique (Ibid., t. XXÏ, n» 5).

Les deux premiers ouvrages, si différents par leur titre et par leur objet, ont cependant un fond commun : l'auteur ne croit pas à la certitude à priori, ni par conséquent à l'existence de propositions évidentes par elles-mêmes.

Selon lui, toute proposition peut et doit

( * ) Son diplôme constate que Texamen a philosophiques et sur les matières philoloëté approfondi tout à la fois sur les matières giques.

DEL

être démontrée. On va tour à tour du particulier au généra] et du général au particulier ; le particulier éiaie le général, et réciprojquement le général sert à établir le particulier. La majeure d*un raisonnement n*est qu'une proposition hypothétique basée sur un nombre de faits plus ou moins grand, et dont révidence croit à mesure qu'elle est confirmée par des faits nouveaux.

L'expérience est donc le seul critérium de certitude admis par M. Delbœuf:

rbomme croit souvent posséder la <*«rtitude absolue, soit; aux yeux de Fauteur, il n'y a là qu'un fait psychologique naturel et nécessaire. En vertu de ces prémisses, la géométrie est une science expérimentale aussi bien que la chimie et la physique. Il y a dans toute science une partie inductive et nne partie déductive ; si la vérification par les faits tourne à l'honneur des principes, la science est constituée (sauf erreur) et le rôle de l'expérience devient de moins en moins important ou finit par s'annuler, p. ex. en mathématiques. Le même phénomène se produit, à divers degrés, en mécanique, en astronomie, en optique; au c>ontraire, le reste de la physique, la chimie, les sciences biologiques, etc., en sont encore à chercher leurs principes et ne se composent jusqu'ici que de la partie expérimentale. Quant à la géométrie, les axiomes qu'on met ordinairement en tête des traités sontils les vrais principes de cette science? M. Delbœuf pense que non , et justifie cette négation par l'existence des postulats. Il énonce donc d'autres principes (l'espace est homogène (*); le plan est une surface homogène; la droite est une ligne homogène) et s'appuie sur eux pour résoudre les postulats. — Dans VEssai de logique scientifique^ l'auteur applique sa méthode critique d'une part à la logique, de l'autre à la mécanique. Les principes delà logique, dit-il, sont réels ou formels. Les premiers sont au nombre de trois : K^ On peut conclure de la représentation des phénomènes aux phénomènes eux-mêmes; 2* on peut

poser comme identiques les résultats de l'abstraction des différences; V" l'enchaînement logique des idées correspond à renchainemenl réel des choses. Ces principes se déduisent du postulat de la raison, à savoir que la certitude est possible (formule de VUlmion essentielle, du fait psychologique naturel et nécessaire dont il a été question plus haut). — Les principes formels sont le principe de contradiction et celui du tiers exclu, qui se complètent et se déterminent l'un l'autre. Appliquant ses idées à la mécanique, l'auteur étudie la notion du mouvement, et se demande si elle est compatible avecle principe de contradiction.

De déduction en déduction, il arrive à renverser en partie l'ordre traditionnel des catégories et à s'arrêter à celui-ci : espace, force, mouvement, temps, vitesse. Il considère la force comme l'équivalent (mécanique) de la position (géométrique) du point dans l'espace.

— Le mouvement est la mesure de la force. — Le temps est l'unité de mouvement. — La vitesse est le rapport du mouvement au temps. — L'auteur prétend, avec ces principes, simplifier la mécanique sans nuire à la rigueur de la construction de cette science. — M. K.

A. de Reichlin-Meldegg s'est livré récemment à une discussion approfondie des théories de M. Delbœuf, dans le Journal de philosophie (Zeitschrift fur Philosophie und philosophische Kritik) de MM. J.-U. de Fichte, H. Ulrici et J.-U. Wirlh, t. LL Halle, i867, in-8«, p. 119-148.

En 1858, MM. Delbœuf et Hanssens (ce dernier avocat à Liège et, depuis 1867, échevinde l'instruction publique) ont édité les œuvres de leur condisciple et ami Otto Duesberg, ne de parents belges à Moselkern (prov. Rhénane), le iOsept. 1855, et mort à Graach, près deBerncastel,le27 octobre 1857, l'année même où il comptait se faire recevoir docteur en philosophie. Duesberg avait pris part au concours universitaire ; la sévérité avec laquelle son mémoire fut écarté par le jury semble avoir porté un coup fatal à ce jeune

(*)M. Delbœuf appelle homogénéité U les mëmesqQalitéa que te tout et n'en diffèrent propriété d'une chose dont les parties ont que sous le rapport de la grandeur.

DES

homme, qui donnait les plus belles espérances. Il eût retrouvé sa conflanre en lui-même s'il lui eût été donné de de connaître les jugements de la critique allemande sur son Exposé théorique de la religion naturelle. Le volume publié par MM. Delbœuf et Hanssens est précédé d*une lettre de M. A. Le Roy (v. ce nom) aux éditeurs; outre le Mémoire précité, il contient un Exposé critique des doctrines de rEcole matérialiste contemporaine , le meilleur ouvrage de Duesberg, et quelques opuscules moins importants (voir les Annales de renseignement public et le Nécrologe liégeois pour 1857).

En 1868, M. Delbœuf a publié, dans le Bulletin de la Société liégeoise de littérature wallonne (t. VIII, p. 58-200) une élude sur l'orthographe du dialecte liégeois : c*est le commentaire philologique détaillé d'une pièce couronnée (Li maie neur da Cola, comédie en deux actes, par M. Ch. Hannay).

De SMVoye (THÉODORE- J OS.- JULES-

Joseph), né à Ath le iO avril 1817, fit ses études humanitaires au Collège de cette ville, entra ensuite à l'Université de Liège, et en sortit docteur en droit le 4 octobre 1858. Il avait subi avec distinction son examen de candidat en philosophie et lettres ; il s'éle>a à la plus grande distinction dans toutes les épreuves ultérieures. Le brillant succès de son doctorat lui donnait droit à une bourse de voyage : il en profita pour visiter quelques Universités étrangères, et prolongea pendant deux années entières (1859 et 1840) son séjour à Paris, à Heidelberg et à Berlin, dans le double but de se familiariser avec les méthodes et l'éloquence des grands maîtres, et d'autre part d'étendre et d'approfondir ses connaissances juridiques. II se fit alors inscrire au tableau des avocats de la Cour d'appel de Bruxelles, et se livra jusqu'à la fin de 1845 à la pratique des affaires. La carrière de la magistrature s'ouvrit tout d'un coup devant lui : il s'y engagea d'autant plus résolument, qu'elle lui paraissait plus favorable à ses goûts studieux que la vie active du barreau. Un arrêté royal du 18 novembre 1845 le nomma substitut du procureur du Roi

près le tribunal de première instance de Tournai. Il remplit ces fonctions jusqu'au 15 février 1850, date de sa nomination, en la même qualité, près le tribunal (leMons. Ce()endant le gouvernement avait reconnu depuis longtemps que les aptitudes et les qualités spéciales de M. de Savoyele prédestinaient à l'enseignement supérieur. Dès 1845 (arrêté royal du 25 octobre), M. Van de Weyer, ministre de l'intérieur, l'avait porté sur la liste des agrégés de l'Université de Liège. Le moment arriva d'assigner à M. de Savoye sa véritable place lorsque M. Namur (v. ce nom), professeur de droit civil moderne à Liège, fut appelé à la Faculté de Gand. Malgré les chances d'avenir sur lesquelles le substitut de Mons pouvait légitimement compter en suivant naturellement la route qu'il s'était tracée, il n'hésita pas un instant à se rendre au désir du ministre. En conséquence il reçut, par arrêté royal du 4 octobre 1850, le titre de professeur extraordinaire, chargé des cours de droit ci>11 moderne et d'exposé des principes généraux du Code civil (v. l'art. Thïry).

Ce dernier cours, précédé d'une Introduction historique qui rentre dans les attributions de M. Jos. Macors (v.

ce nom), figure au programme de la candidature depuis la promulgation de la loi du 27 septembre 1855. Il est destiné à servir de préparation au cours complet de Droit civil, réservé au doctorat. On a pensé qu'il était bon d'exposer d'abord les choses d'une manière simple, sauf à les approfondir ensuite.

Conformément à cette idée rationnelle, les principes élémentaires du droit civil sont expliqués d'après leurs origines et présentés avec leurs applications directes, mais sans controverses. L'élude spéciale des textes n'appartient pas à ce cours ; mais, désireux de rendre l'usage du Code civil familier aux élèves, le professeur suit ordinairement l'ordre adopté par le législateur, et ne s'en écarte que lorsqu'il y est amené par les exigences de la méthode. — Les attributions de M. de Savoye n'ont point changé depuis ; il a été promu à l'ordinariat le 24 septembre 1857. il a été investi, en 1858-50, des fonctions de secrétaire académique.

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nowaïqne (G.-J. Gustaye), né à Slavelol le 2 décembre 1827, quilla rÉeole moyenne de sa ville natale pour le Collège de Liège t où il conquit une palme au Concours général. Ses humanités terminées, il lésoliil d'étudier la médecine ; mais le succès de son examen de candidat en sciences fortifia son goût pour Thistoire nalurcllo, et les encouragements du professeur Ch.

Morren le portèrent à s'en occuper spécialement, en vue d'une carrière professorale. M. Dewalque prit part au Concours universitaire; son Mémoire sur la nature de raffluité chimique fut couronné le 20 juillet 1849. La botanique avait eu d'abord ses prédilections ; il finit par s'attacher davantage à la minéralogie et à la géologie, et il n'eut point à regretter cette inconstance.

Cependant il n'avait point renoncé ik la médecine ; il subit avec éclat son troisième examen de docteur en 1855, et fut reçu l'année suivantedocteuren sciences nalurelles.M.DewalquealIaitpartirpour Paris, lorsque la réapparition subite du choléra lui inspira l'idée de se mettre à la disposition de la Commission des Hospices civils de Liège. Il rendit des services dans ces moments difi]^ ciles, comme médecin interne, tour a tour à l'hôpital provisoire de St -Julien et à celui de St.-Thomas. Mais sa yéritable mission était renseignement.

Il débuta le 5 mai 1850 au Collège communal de Liège, en qualité de professeur suppléant de physique et de chimie. Au printemps de 1852, il remit le pied à l'Université, comme préparateur du cours de M. Spring (|)hysiologie humaine et comparée) ; à partir de 1855, il joignit à ces fonctions, sur le conseil d'André Dumont, celles de conservateur des cabinets de minéralogie et de géologie, et de répétiteur de ces mômes sciences aux Écoles spéciales, lia mort inattendue de l'illustre géologue modifia tout d'un coup sa position. Il monta dans la chaire de Domont à titre d'intérimaire, et acquit en-

fin un titre définitif au professorat en subissant le premier, i\ Liège, les épreuves du doctorat spécial (11 juillet 1857). Trois mois plus tard (24 sept.), il fut nommé professeur extraordinaire, chargé des cours de minéralogie, de géologie et de paléontologie ( * ) ; sa promotion ù l'ordinariat date du 12 octobre 18G6. — Les travaux de M.

Dewalque lui ont valu Taffiliation à un grand nombre de sociétés savantes.

Il est correspondant de l'Académie royale de Belgique depuis le IG décembre i85i; cinq ans après, jour pour jour, il a été élevé au rang de membre titulaire (*). Il fait partie de la Société royale des Sciences de Liège, de la Société des Sciences naturelles du Grand-Duché de Luxembourg, du Conseil de Salubrité publique de la province de Liège, de la Société linnécnne de Normandie, de la Société palèontologique de Belgique, de la Société f'éologique de France ('); de la Société des sciences, etc. du ïlainaut ; du Naturliistoriacher Vcrein des preussischen Rkeinlandes und Woflphalen ; enfin, de la Société Blalacologique de Belgique. — Voici quelques renseignements sur ses recherches scientifiques et sur ses publications.

1^ lilémoire en réponse à la question : Exposer et discuter les théories émises sur les causes qui déterminent Vaclion chimique (couronné au Concours universitaire de 1848-49; inséré dans les Annales des Universités de Belgique, t. VU, 1851).

2*" Observations faites à Liège dans le but de rechercher les rapports qui peuvent exister entre le choléra et les éléments météorologiques (Mémoires de rAcad,,i. XXV).

M. Dewalque n'a communiqué à l'Acadcmie que les pèsuUats gt'ndraux do ses obscpvalions : au point de vue dtiologique,rien n'a été publié ; faute de documents précis sur la marche de l'épidémie, il a fallu renoncer à terminer le travail.

j*" Observations météorologiques et

(') Ce dernier cours lui fut cédé par M. de Kooinck.

(*) Le 9 janvier 1869, il a été nommé directeur de la classe des Sciences pour 1870.

[ ' ) M. Dewalque a rempli les fonctions de secrétaire lors de la session tenue à Liège en 1862 (ses Rapports ont été insérés dans le t. XX du DuUetiH de la Société).

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observalions sur les phénomènes périodiques des animaux et des plantes, faites à Slavelol de 1849 â 1860 (Mém, de l'Acad,, t. XXVI à XXXÏU).

Ces documenls, embrassant une période de onze anndes , sont les plus complets que nous possédions sur le climat de l'Ardenne ; l'auteur ferait chose utile en les résumant et en les rapprochant de la série s'multanée de Bruxelles, point aigourd'hui bien connu par les longues rechorches de M. Quetelet.

V Quelques faits pour servir ù Tétude des phénomènes périodiques des végétaux (Bull, de VAcad,, t. XVIII, 2«, 195).

5<> Notice sur un cas de développement tuberculeux de bourgeons aériens sur une pomme de terre (Ibid., t XIX, 5% 352).

&* En collaboration avec M. Chapuis (aujourd'hui membre de TAcadémie) :

Description des fossiles des terrains secondaires de la province de Luxembourg. Mémoire couronné par la classe des sciences de TAcadémie (Mém. couronnés, t. XXX).

7° Noie sur les divers étages de la partie inférieure du lias dans le Luxembourg et les contrées voisines (BulL de VAcad., annexe, 185G).

8° Note sur les divers étages qui constituent le lias moyen et le lias supérieur dans le Luxembourg , etc. , (/Wd., t. XXI, 2û, 210).

Ces deux dernières communications, reproduites dans le DulL de la Soc» Géologique de France (2« série, \l, 434 et 546), donnèrent lieu à une controverse qui se termina à l'avantage de M. Dewalque ; les principaux résultats obtenus furent résumés en 1 857 dans une nouvelle note intitulée :

0*^ Observations critiques sur Tâge des grès liasiques du Luxembourg, avec une carte géologique des environs d'Arlon (Bull, de VAcad,. 2« série, II, 245, et BulL de la Société géolog. de France, ^^ série, X\, 719).

10° Description du lias de la province de Luxembourg. Liège, 1857, in-8^.

Dissertation inaugurale pour le doctorat spécial.

i{^ Collaboration aux Annales de renseignement public (1856). Articles signés G. D.

12'' Id. à la Revue universelle dis mines, publiées par M. de Cuyper.

Traductions ou analyses d'articles élrangers, sur la série tertiaire du nord de l'Allemagne, sur les minéraux artificiels pyrogénés, sur la formation des silicates anhydres par voie humide et sur le métamorphisme, sur les terrains patéozolques des provinces rhénanes et de la Belgique (art. de Sir Murchison), etc., (t. H, 111, Yll, elc).

15« Note sur le fer oxydé oclaédrique, dans le grès de Luxembourg (BulL de VAcad., 2» série, l. VII).

14* Rapport sur un Mémoire relatif à des recherches sur faction des forces moléculaires des éléments chimiqaes (Ibid,).

15° Sur la faune du grès de Martinsart (Reîme univ-, t. lY).

16'' Examen de Teau acidulé ferrugineuse de Blanchimont près de Suvelol (Ib., t. V).

17° Tableau synoptique de la Ckssificatmi des terrains tertiaires du nord de V Europe. Liège, 1859, une feuille in-plano.

* 18° Rapport au Conseil de Salubrité t^ublique de la province sur réchauffement du sol des jardins du quartier St.-Jacques, à Liège, par une Commission composée de MM. Schwann , Schmit et Dewalque, rapporteur (BulL admin. de Liège, 18G0; Bev. unix.y l. VU).

19° Atlas de cristallographie, à Tusage des élèves du cours de minéralogie. Liège, Noblet, 1860.

20o Sur la constitution du système eifélien dans le bassin anthraxifère du Condroz (BulL acad., 2« série, XI).

21° Rapport sur une note de M. Malaise : sur rage des phyllades fossilifères de Grand-Manil (Ibid.).

22° Sur la non-existence du terrain houiller à Menin (Ib.).

23° Sur quelques fossiles éocènes de la Belgique (Ib. XV).

24* Observations sur le terrain anthraxifère de la Belgique (Ib).

25° Sur les fossiles siluriens de Grand-Manil, près de Gembloux (Ib-h

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26'' Sur quelques poîQts fossilifères du calcaire eifélien (IbJ).

2V Sur quelques fossiles trouvés dans le dépôt de transport de la Meuse et de ses affluents (Ib., t. XVI).

SS"" Sur la distribution des eaux minérales en Belgique (/^., XVII).

29« Sur le gisement de la chaux phosphatée en Belgique et sur la présence du mercure dans les minerais de zinc (Ib,, XVIIÏ).

50"" Rapport sur Peau minérale d'Ostende (Ib.).

M"" Notice sur le puits artésien d'Ostende (BulL de la Soc. géol. de France, l. XX, p. 235).

SS"" Sur une nouvelle dent de Carcharodon trouvée dans le gravier de la Meuse (BulL Acad., 2« série, t. XVIII).

^Z^ Rapport sur deux Mémoires de concours, relatifs à la constitution de racler (Ib.),

54<> Sur le bolide du 17 février i865 (/^.,l. XIX).

55^ Trois rapports sur les travaux de M. Dupont concernant les fouilles de Furfooz (Ib., t. XIX et XX).

SG'' Rapport sur un travail de MM.

Cornet et Briart, intitulé : sur la découverte, dans le Hainaut, d'un calcaire grossier avec fauue tertiaire^ en dessous des sables rapportés par Dumont au système landénien (Ib,, t. XX).

57o Rapport sur la description minéralogique, géologique et paléontologique de la Meule de Bracquegnies, par les mêmes (/^., t. XXI).

58» Rapport sur la description minéralogique et stratigraphique de Vêlage inférieur du terrain crétacé du IlaifMut, par les mêmes, (Ib.).

39<* Rapport sur la description des végétaux fossiles rencontrés par MM.

Briart et Cornet dans le terrain crétacé du Hainaut, par M. Coemans (Ib.).

40» Rapport sur une note de Bî. Malaise intitulée : Sur les corps organisés fossiles trouvés dans le terrain ardennais de Dumont (Ib.)-

U° Rapport sur un travail de MM.

Gosselet et Malaise : Observations sur le terrain silurien de lArdenne (Ib., t. XXV,p. 4ii).

MM. Gosselet ( ' ) et Malaise (*) ont remis en question la classification du terrain ar-

(*) Professeur à la Faculté des sciences de LiUe.

(') M. Malaise (Constantin H.-L.), né le 7 novembre 4834 ù Liëge, oii son père était médecin homœopathe, est sorti de TUniversité de cette ville le 4â avril 1858 avec le titre de docteur en sciences naturelles. Attaché aux écoles spéciales dès le il mai suivant, en qualité do répétiteur de minéralogie Gt de géologie, il y est resté jusqu'au 30 octobre 4860 , date de sa nomination à la chaire d'histoire naturelle de l'Institut agricole de l'Ëlat, à Gembloux. M. Malaise a été l'an des meilleurs élèves de Dumont : ses condisciples l'ont reconnu en lui confiant la mission de prononcer un discours sur la tombe du maUre vénéré, et en le déléguant pour faire partie delà Commission qui s'est occupée du monument érigé plus tard à sa mémoire. H. Malaise a été couronné en 4860 par la Société d'Émulation de Liège, qui avait mis au concours (4858 un Exposé des découvertes paléontologiques faites en Belgique jusqu'à ce jour (Mém. de la Soc. d'Em.fi. I, aussi à part, Liège, Renard, 4860 , in 8». Y. l'art. Schmerung;; depuis lors, il s'est fait connaître par divers travaux scientifiques,

qui lui ont valu, en 4865,1e titre de membre correspondant de l'Académie royale de Belgique. Il fait également partie de la Soc. des sciences, etc. du Uainaut (4862), de la Commission de Statistique de la province deNamur (1868), de rinstitul géologique imp. d'Autriche (4869), etc. Ses éludes paléontologiques sur le massif de Grand-Manil (v. ci-dessus, n» ^i et 25)« que M. Gosselet considère comme silurien, contrairement à l'opinion de Dumont, (v. les Bull, de VAcad., 2' sr'rie, t. Xlll et XX), ont été justement remarquées, ainsi que ses observations sur les silex ouvrés de Spienne (t. XXI et XXII), etc. Nous connaissons encore de M. Malaise un Programme détaillé du cours d'histoire naturelle fait à Gembloux (Brux., 4868, in -S'^, diverses notes communiquées à l'Académie (Bull., t. X, XVIII, XXI, XXIV, etc.), une Lecture sur l'utilité de l'étude de la botanique (aux soirées populaires de St- Josse-ten-Noode,4865); enfin, des Rapports sur des questions agricoles, insérés dans le Bull, de l'Institut de Gembloux). — M. Malaise a travaillé, avec M. Van Scherpenzeel- Thim, au Catalogue des roches et des produits minéraux du sol de la Belgique exposés à

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dennais proposée par Dunont (v. te nom). Où Dumont admettait sept élaèes, groupés en trois systèmes, nos observateurs en admettent onze. M. Dewalque résume ainsi leur opinion dans sonProifrome,p.30S) : ^ Ils ont étudié ta constitution des deux massifs de Rocroy et de Stavelot ; leurs recherches les ont amenés à considérer comme de pures hypothèses les faits sur lesquels Dumont s'est appuyé pour établir Page relatif des diverses bandes de roches qu'on y rencontre. Ainsi, selon eux, les bandes devilliennes de Rimogne, de Fumay, de Grand- Halleux ne présentent nullement la disposition en série symétrique d'où Dumont concluait qu'elles constituent des selles ou des bassins ; les voûtes que Dumont a cru voir, n'existent pas davantage; de sorte que nous n'avons aucune raison pour attribuer un 4ge plutôt qu'un autre aux bandes reviniennes qui les avoisinent. En ce cas, le plus simple est de considérer les superpositions apparentes comme l'expression de la réalité. Quant au système salmien, sa position à la périphérie du massif de Stavelot et le bassin qu'il forme k Rabier, en font l'étage le plus élevé ; seulement, les auteurs y réunissent des assises de phyllades noirs avec peu de qnarUite, qoe Dumont rangeait dans le revinien. — Dans cette hypothèse, on peut établir la succession suivante: schistes violets à coticule de Salm-Chftteau; quartzo-phyllades de la Lienne; qnartzites et sehistes noirs pyritifbres de Bogny et de Font; quartaites et schistas bbinc veixlâtre de Deville et de Grand-Halleux ; quartaites et schistes noirs de Revin et des Rautes- Fagnes ; quartzites et ardoises de Fumay. — Quant k cette dernière assise , les auteurs hésitent, et préfèrent rhypothèse qu'elle représenterait le salmien supérieur. Enfin, la bande revinienne que Dumont a figurée au nord de la bande devillienne de Fumay, n'a pu être reconnue par les auteurs ; suivant eux, on ignore sur quoi reposent les ardoises de Fumay. » — M. Dewalque fait voir, dans son Rapport , comment ses propres observations ne s'accordent pas avec celles de MM. Gossclet et Malaise, mais confirment la plus grande partie de celles de Dumont. Il n'admet pas non plus le dédoublement du poudingue de Fépin proposé par les deux auteurs, au zèle consciencieux desquels , au reste, il se plaît à rendre justice.

42^ Rapport sur un travail de M. Yao

Paris, en 4$67, par le Gouvernement belge. Le jury de la dite Ezposition lui a décerné une médaille de bronze pour sa Cartr géologique agricole ou agronomique de Bettjique en 4 feuilles, k l'échelle de 4 : 300,000, actuellement sous presse. Le DulUiin de l'Ios-

Horen : Noie sur quelques peints de la géologie des environs de Tirkvumi (/^., t. XXV, p. 6! 1).

43® Trois autres Rapports sur divers sujets (/^., t. XXVI); It. an Conseil de saluh'ité de la prov. de Liége^ à la Soc. des lettres, des sciences et des arts du Hainaut, etc.

44<^ Abrégé de conchyliologie appliquée â la géologie. Liège, Carmaone, 1867, in-12, pi.

45® Prodrome d*une description géologique de la Belgique. Liège, Carmanne, iS68, un vol. in- 8^.

40® Plusieurs notices dans la Biographie nationale. — Communications à diverses Sociétés savantes, etc.

En 1865 eut lieu à Cologne une grande exposition internationale d'agriculture; on voulut naturellement y faire place à la géologie. Le gouvernemeot belge ne paraissant pas disposé à laire les frais d*une exhibition semblable k celle qu'il avait envoyée à Londres, oa eut recours à M* Dewalque. Celui-d parvint à former deux grandes collections, Tune des rocbes constitutives denosdivers terrains, Tautredetousles produits minéraux exploités en Belgique , sauf les minerais métalliques, qui n'y étalent pas admis. Appelé à Thonneur de faire partie du Jury, il fut exclu du concours pour la première ; la seconde (Pexposition collective de nos exploitants) obtint une médaille d'or (il n'en fot décerné que trois). Cette collection a été offerte à l'Université de Liège , laquelle n'a pu jusqu'ici l'accepter, faute de locaux et de mobilier.

M. Dewalque a été cbargé par le gouvernement de mettre en ordre les notes de Dumont et de compléter la description de la carte géologique de la Belgique dressée par son illustre maître.

titut de Gembloux a donné, en 4868 (t. I), une juste idée de Tintérftt pratique que présente Teol reprise de M. Malaise (Fart, inséré dans ce recueil a aussi paru séparément : Carte géologique agricole, etc. Brux., Mertens, 4868, 16 p. in-8«).

DWE

*D\vel»liciuvora-Dory (\lCTOR-

Auguste-Ebn£st) , Dé à Dînant le 25 avril 4 83G, successivement élève du Collège de ^a ville natale et de TAlhé* née royal d'Anvers , a fréquenté ensuite les Universilés de Bruxelles et de Liège, ainsi que TEcole spéciale des mécaniciens annexée à cette dernière.

Pe son séjour à Bruxelles date son examen de candidat en sciences physiques et mathématiques ; comme étudiant de Liège, il a subi les épreuves du doctorat devant le jury combiné ; le jury de l*École, d*autre part, lui a conféré, en1861, le diplôme d'ingénieur civil mécanicien. Attaché à cet établissement dès le mois d'octobre de la m(^me année, il y a été chargé d'abord des répétitions de mécanique appliquée et de physique industrielle; celles da mécanique élémentaire lui ont en outre été confiées en janvier 4862, Là mon de Brasseur (v. ce nom) ayant laissé vacants les cours de géométrie descriptive et de mécanique appliquée aux arts, des arrêtés ministériels du 5 septembre 1868 ont nommé titulaire du premier M. l'agrégé Scbmit (v. ce nom), et du second M. DwelFhauvers-Dery.

Non seulement les succès obtenus par M. Dwelshanvers dans ses études, mais la valeur Intrinsèque de ses premières publications lui ont servi de titres aux yeux du gouvernement. Depuis au'il s'est voué à l'enseignement, il a déployé une activité multiple : en donnant çà et là des conférences publiques, il a témoigné de son dévouement à rinstruction des classes ouvrières; en collaborant assidûment à divers recueils spéciaux, et enfin, en commençant la publication d\in traité sur la science dont il est aujourd'hui Torgane à TUniversîté , il s'est fait connaître comme spécialiste. Voici la liste de ses travaux imprimés :

io Dans la Revue universelle de M.

Ch. de Cuyper :

a- Piston d'égale résistance (i860).

b. Note sur une machine à mortaise (4860).

c. Rapport sur la partie mécanique de PExposiiion de Londres en i8Gâ.

d. Rapport sur les machines motrices de l'Exposition de Paris en 1807.

e. Roue hydraulique de Delnest (1808).

f. L'indicateur de Watt et la distribution dans les machines à vapeur.

g. Notes et traductions diverses.

2^ Dans le Bulletin du Musée de Vindustrie :

h. Le régulateur à gaz de M. Giroud (1868).

t. Les moteurs hydrauliques de Faivre et Coque pour 1$ petite industrie (1863).

;'. Sur le dynamographe de Uoitz (1868).

k. Gros tour en Vair , construit par MM, Fétu et Deliége.

3« Dans le Dimanche (journal populaire paraissant à Liège) :

/. Histoire de la machine à vapeur.

4® Manuel de mécanique ajmliquée.

Première partie : Cinématique, Paris et Liège, Baudry, 1800, un vol. in-8«, avec 12 planches.

5<^ Atlas d'un cours de mécanique appliquée (Liège, 1869).

Vîcmm (MATHIEU-GeORGES-JoSEPH),

^, né à Meisenheim, petite ville de l'ancien duché de Deux-Ponts (*),\e 4 janvier 1802, commença ses études humanitaires au collège d'Arlon, d'où il passa successivement à l'Athénée de Luxembourg et au Lyc^e de Metz. Il revint faire sa philosophie à Luxem-

(*) Nous marquons d'un astërisqnfi les noms des fonctionnaires de t'Universilé dont la nomination est posldricuro au 3 novembre 1807. A la rigneur , ils n'auraient pas dû prendre place dans notre galerie ; mais l'Université ayant eu te malheur de perdre plusieurs de ses professeurs depuis cette date, Qous nous sommes dit que notre travail per-

drait de son intérêt d'actualité, si nous gardions un silence absolu sur ces nouveaux collègues.

(*) En i80S,le territoire du Meisenheim faisait partie du département de la Sarre. 11 échut plus tard au landgrave de Hesse-Hom* bourg ; il est prussien depuis les dernier^ événements.

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bourg, et y eut entre autres pour professeurs Trausch, Nocl (v. ce nom), Stammer, etc., et pour condisciples Meyer et Brasseur (v. ces noms), ses futurs collègues, avec qui dès lors il se lia d'amitié. Ils se retrouvèrent à Liège ( ' ), où M. Fiess arriva dès i819, avec rintention de se vouer à la carrière du barreau. Il se fit effectivement recevoir docteur en droit en 4824, après avoir soutenu une thèse De servitute luminum et ne luminibus officiaturf et pendant quelque temps il plaida

devant les tribunaux de Liège. Mais, avant même de quitter les bancs de rUniversité, il s'était trouvé en présence de circonstances exceptionnelles qui devaient décider de son avenir et le détourner insensiblement de la pratique du droit. En 1817, les li\Tes de la Bibliothèque publique de la ville de Liège avaient été cédés à TUniversité, et le conservateur Terwangne , ainsi que son second Janssens , avaient partagé le sort de la collection municipale ('). La place de bibliothécaire

(*) Meyer était absolument sans ressources, et n'avait pu obtenir une l)Ourse d'études dès son entrée à TUniversilé. Ses compatriotes se cotisèrent pour lui faire une pension, que M. Fiess était chargé de lui payer régulièrement (v. l'art. Meyer).

( ' ) Selon M. Ferd. Henaux, la bibliothèque publique de la ville de Liège existait déjàt en Î7S0. Le catalogue en fut imprimé pour la première fois onze ans plus tard, en 1731 (45 p., sans nom d'imprimeur); il en parut trois autres éditions dans le cours du \VIII« siècle, en 1733, en 1749 (80 p.), enfin en 1767 (106 p.), chez Plomteux. M. P. Namur nous apprend qu'aussi loin qu'il a pu remonter, cette collection comprenait 729 volumes imprimés, dont 233 traitant de la théologie et se rattachant aux matières ecclésiastiques, et 7 manuscrits , entr'autres un Grégoire de Tours, dont l'auteur des Délices du pays de Liège (t. I, p. 351), a soin de faire mention, en rappelant le zèle des magistrats de la Cité, qui attachaient un grand prix à ce dépôt, l'un des trésors de leur hôtel-de-ville. (Les anciens cahiers de dépenses de la ville rapportent qu'une somme de 300 fl. était annuellement consacrée à l'achat de livres ; la commune pourvoyait également au traitement du bibliothécaire). Le catalogue de 1767 comprend 3363 vol.; ce nombre était sans doute de beaucoup dépassé à l'époque de la première invasion française, lorsque la Régence fit transporter à Maeslricbt tous les livres et papiers qui se trouvaient à l'hôtel-de- ville. Les documents administratifs furent dispersés en Hollande et en Allemagne : quant aux livres, ils restèrent entassés dans un bâtiment appartenant à l'État, et ne furent pas réclamés jusqu'à la seconde invasion. Quand la ville de Maestricht eut été reprise par les Français, les autorités liégeoises ne songèrent pas davantage à revendiquer leur propriété : les livres passèrent en France et l'on n'y songea plus jusqu'en 1804. Enfin on se souvint que le baron de Villenfagne avait été chargé de faire transporter les livres à

Maestricht ; on l'interpella, on fil une enquête ; on apprit finalement que dans le dépôt général des bibliothèques de province, il ne se retrouvait plus rien de ce qni était venu de Liège. Tout avait'élé distribué çà et là. Cependant le ministre, reconnaissant la justice de la réclamation des Liégeois, donna ordre de puiser, dans le dépôt général, de quoi former le noyau d'une nouvelle bibliothèque. La ville de Liège obtint, comme dédommagement, des ouvrages tirés de plusieurd bibliothèques des ordres religieux de Paris, et de celle de Chantilly. A ce premier fonds , le gouvernement en adjoignit peu après un autre , provenant des anciens couvents du pays et déposé jusque-là dans les cloîtres de S^-Xean. Cependant les volumes de cette dernière catégorie n'échurent pas tous à la ville. Le décret du 33 ventôse an XII (14 mars), instituant un Séminaire dans chaque arrondissement métropolitain, et accordant une Bibliothèque à chacun de ces établissements, eut pour conséquence un arrêté impérial, ordonnant le partage, entre le Séminaire de Liège et la ville , des livres d'abord affectés exclusivement à cette dernière. 11 paraît , dit M. Voisin (Documents pour servir à l'histoire des Bibliothèques de Belgique, p. 186), que ce partage se Gt d'une manière bien singulière : les livres furent pour ainsi dire mesurés à la toise ou au pied cube, de sorte que le premier volume du manuscrit autographe de ï Histoire ecclésiastique des Pays-fias par Bertholet, p. ex., resta dans la Bibliothèque municipale, tandis que le second passa au Séminaire ; et ainsi d'une foule d'ouvrages. Le célèbre J.-N. Bassenge, rentré dans la vie privée après la révolution , fut conservateur de la Bibliothèque de la ville jusquen 1811 ; mais il ne parait pas s'en être beaucoup occupé : nombre de volumes furent perdus pendant sa gestion; en 1813, il n'y avait pas encore d'inventaire. L'abbé J.-P.-J. Tcr\vangne fut nommé bibliothécaire en 1813, après la mort de Bassenge : c'était un homme peu lettré, tout au moins

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en chef restait vacante (*); une Commission de trois membres (Denzinger , Fuss et Warnkœnig), nommée par les curateurs de l^Université (iSlS), avait mission de procéder au triage des livres et de pourvoir aux premiers soins d'organisation. Un premier fonds de 18,000 florins P.-B. devait servir aux acquisitions tes plus indispensables, au point de vue des besoins de renseignement. Le Sénat académique se composait de 1 8 professeurs : chacun disposait de mille florins ; chacun achetait à sa guise. De là des désordres inévitables, des doubles emplois, etc. — Les choses allèrent ainsi jusqu'aux vacances de Pâques (1820) :

enfin la Commission reconnut que son premier devoir était de procéder au plus tôt à la rédaction d*un double catalogue, alphabétique et méthodique, conformément aux prescriptions de Tart. ii5 du règlement de 1816 sur renseignement supérieur. On fit appel aux étudiants: Meyer fut chargé de relever la liste des ouvrages relatifs aux sciences mathématiques ; un élève en médecine se chargea des livres de son domaine ; M. Fiess catalogua les livres de droit ('). Sur ces entrefaites, Wamkœnig fut nommé bibliothécaire en chef (21 juin 1821), avec Terwangne en sous-ordre. Restaient les belleslettres et la théologie, pour lesquelles personne ne s*était présenté. Quand M. Fiess eut terminé sa tâche, vers la fin de 1821, on le pria de combler cette lacune; Warnkœnig avait eu d'ailleurs, dans le cours de la même année, une nouvelle occasion d'appré-

cier Taptilude de son Jeune auxiliaire : ils s'étaient rendus ensemble à Opitter, près Maeseyck, pour y recevoir les livres de Tabbaye d'Everboden, donnés à la Bibliothèque de Liège, et en dresser rinventaire.Les collaborateurs de M. Fiess avaient dû renoncer à leur besogne; Terwangne faisait peu de chose ; le bibliothécaire en chef ne s'inquiétait que des acquisitions (') :

bref, l'exécution de l'art. 115 du règlement organique allait incomber à un seul homme. M. Fiess accepta courageusement ce lourd fardeau, et dès ce moment le travail devint uniforme et beaucoup plus rapide. Un système bibliographique régulier fut adopté pour le classement par ordre de matières; il fut tenu compte, d'ailleurs, de la différence des formats (in-folio, in-4o, in-8<* et minori forma). Les grands in-folio occupèrent de grandes armoires, placées dans la salle du centre. Le timbre universitaire fut apposé au verso du titre de chaque volume; des chiffres d'ordre (division et subdivision) furent inscrits également dans chaque volume, k la fin, au bas de la feuille de garde. L'inventaire commencé par Terwangne d'après les prescriptions de Warnkœnig fut continué par M. Fiess, après la mort du sous-bibliothécaire, à dater du 28 décembre 1822. Les catalogues généraux de la Bibliothèque, entièrement (sauf les premières pages de l'inventaire) de la main de M. Fiess et tenus constamment au courant, avec un soin et une exactitude au-dessus de tout éloge, sont au nombre de quatre, savoir :

un bibliographe médiocre, comme le prouve son Catalogue, publia en 1813. On y trouve les titres de 3866 ouvrages, classes par format : c La bibliothèque, ajoute le digne abbé, possède en outre plus de deux cents manuscrits relatifs à divers genres, tant en vdlin et parchemin qu'en papier ; ils seront tous placés sous les mains des lecteurs, qui pourront les feuilleter ; ainsi que plusieurs liasses de différents formats. » La Bibliothèque resta stationnaire jusqu'à la création de l'Université de Liège (P. Namur, Hist. des bibiioth. pubL de la Belgique, t. 111, p. IS- 31). — Lorsqu'elle fut cédéo à cet établissement, elle comptait 7000 volumes. ( ' ) Terwangne était adjoint à la Commis-

sion avec la qualité de sous-bibliothécaire ; Janssens avait le titre d'aide-bibliotbécaire.

( * ) Ce fut Meyer qui le signala à l'attention de Warnkœnig,comme ayant déjà l'expérience du classement des livres. Etant encore à Luxembourg, M. Fiess avait effectivement fondé une espèce de circulating lihrary, à l'usage de ses condisciples de l'Athénée.

( * ) Le seul acte important de sa gestion est la rédaction d'un lièglemeni pour le service de la Bibliothèque , adopté par le Collège des curateurs le 17 octobre 1891. Ce règlement fut remplacé, le 14 octobre 4837, par une disposition ministérielle applicable aux deux Universités de l'État , conformément à la loi de 1835.

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1^ Vlnventairfiy journal ou catalogue des acquisitions et des dons faits à la Bibliothèque, indiquant les dates de l'entrée de chaque ouvrage ;

2o Le Catalogue alphabétique par noms d'auteurs, en feuilles détachées (dans des cartons grand in-4^), placé dans le salon de lecture ;

5* Le Catalogue de placement , par ordre de matières, in-folio (les livres étant inscrits à mesure qu'ils arrivent. Tordre de ce catalogue ne peut être rigoureusement scientifique dans les menus détails);

4** Enfin, le Catalogue sur bulletins classés méthodiquenient et scientifiquement, comprenant les titres exacts, non-seulement de tous les livres, mais de toutes les dissertations et brochures, dont la bibliothèque de Liège possède une très-riche collection. Ce catalogue, œuvre considérable et digne de toute attention, a été rédigé après les autres, d'après un système nouveau et parfaitement logique : il est renfermé dans des cartons grand in- 8"* et placé dans le cabinet du bibliothécaire en chef, avec l'inventaire et le catalogue de placement. Le premier bulletin de chaque carton, en papier rose, contient la table générale du contenu du carton ; viennent ensuite des bulletins jaunes indiquant les subdivisions, et enfin des bulletins blancs, un pour chaque ouvrage.

Nommé premier-aide bibliothécaire le 29 mars 1823, par arrêté ministériel (signé Falck), conformément au vœu exprimé par le Collège des curateurs, M. Fiess s'occupa d'abord de la réception des livres acquis, comme il a été

dit ci-dessus, par les 18 professeurs de rUniversifé. Quand tout fut en ordre, il s'occupa sans retard du classement, et son zèle soutenu ne larda pas ù donner à la Bibliothèque une utilité croissante. AVarnkœnig donna sa démission de bibliothécaire en chef en 4825 et fut remplacé par M. Fiess, qui depuis H ans est resté à son poste, ne passant pas un jour sans travailler à l'accroissement et à l'amélioration du dépôt confié à ses soins.

Il a eu successivement pour aides Barbier, jusqu'en 4827 ; M. Kirsch [*), jusqu'en 1831; M. Hennequin, de 4855 à 4855; M. P. Namur (en qualité de second bibliothécaire), jusqu'en 4858; M. Coune, et enfin M. Grandjean, sousbibliothécaire ûe^ms 4859 (").

La bibliothèque de l'Université de Liège ne possède que des ressources minimes : le subside annuel dont elle jouit actuellement pour acquisitions de livres, abonnements aux recueils périodiques, reliures et frais accessoires de toute espèce, ne s'élève pas à plus de 40,500 fr. Les étrangers qui la visitent ont peine à se figurer comment il a été possible, avec si peu de moyens, de former une telle collection. Il est vrai que des dons précieux et considérables ont contribué çà et là à l'enrichir. Mais la ville de Liège, jusqu'à ces dernières années, y est restée indifférente et n'a cessé de l'ôtre qu'à un point de vue tout spécial. En vain M. Fiess fit remarquer, il y a plus de vingt ans, qu'on évilerail tout double emploi et qu'on rendrait d'émînents services aux études générales, si la ville consentait à déposer à l'Université les fonds de bibliothèque

( * ) Depuis commissaire do police en chef de la viUe de Liëge, aujourd'hui en retraite.

(') H y a aussi un aidc-bibliothëcaire. — M. Grandjean (Mntbicu), né à Liège le 30 octobre 484 5« a fait de brillantes études à l'Université de Liège, d'oii il est sorti docteur en ptiilosophie et lettres au mois de mai 4843. Il aurait pu se distinguer dans la carrière de l'enseignement; il a fait ses preuves au Collège de Liège , en 4849, comme professeur suppléant. Il est resté fidèle à la Bibliothèque, où, de même que M. Fiess, il est entré étant encore étudiant. On doit à M. Grandjean la rédaction de plusieurs catalogues plus ou moins importants, ceux de la

bibliothèque populaire de Hognoul (1862), dont il est le fondateur, et qui est la fremière de ce genre instituée en Belgique ; de la bibl. de la Soc. d'Émulation de Liège ; de la bibl. populaire de cette ville; de la bibl. de M. le comte deMercy-Argenteau (au château d'Argenteau), etc. — M. Grandjean , élève de BurggraflT, s'est beaucoup occupé de philologie sémitique et en général d'études grammaticales. Le Bulletin de la Société wallonne de Liège (t. IV, p. 89) contient im rapport sur une Grammaire du patois liégeois^ rédigé par lui en (qualité de juge d'an concours.

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pour lesquels elle slmposait régulièrement (les sacrifices : nous voulons parler des livres à Tusage des élèves de FÂcadémie dos beaux-arts et de TEcole industrielle. L'administration lui opposa une fin de non-recevoir ; ce fut seulement après 1861 cpe M. VHenaux, devenu échevin de l'instruction publique, fit voter 1,000 frs. pour l'achat de £eodt^»st/i, qui devaient, bien entendu, rester la propriété de la ville. Deux cents francs furent en outre alloués pour médailles et monnaies liégeoises et deux cents francs pour gravures liégeoises. Des subsides extraordinaires permirent aussi l'acquisition de quelques livres ou manuscrits d'un haut intérêt pour l'histoire du pays, aux ventes DeJongbe et Lavalleye.

M. Fiess a obtenu, en 1841, le titre de professeur extraordinaire à l'Université, il fait partie de la Faculté de philosophie et des lettres. Depuis 1827, il est régulièrement élu, par le corps professoral , receveur académique. Ava nt cette époque, il était d'usage que les professeurs fissent personnellement la recette de leurs honoraires {minerval) ; dans la Faculté de droit seulement, Warnkœnig avait réussi, dès 1825- 182i, à faire nommer un délégué, M.

Fiess. Cette mesure, toute facultative jusqu'en 1855, fut géï)éralisée en 1827 par l'initiative de toutes les Facultés.

£n 18i8, lors du renouvellement complet du Conseil communal de Liège, les électeurs envoyèrent M. Fiess à riIôte1-de-Ville. Il accepta volontiers un mandat qui devait lui permettre de travailler efiicacement à la réalisallûnd'un projet dont sa propre expérience,comme père de famille, lui avait démontré Timportance. A celte époque, il n'existait à Liège que des écoles communales gratuites, en fait exclusivement fréquentées par les enfants pauvres : l'instruction des enfants de la classe aisée était complètement abandonnée à la spéculation. Les idées les plus simples et les plus fécondes sont lentes à mûrir. Ici encore M. Fiess fut déçu dans ses espérances. Dès la première séance à la-

( ' ) Dirigée par M. Jaminet.

(') Il s'agit de l'école des filles, rue Bsaae-Wei, et de l'école dite de Crèvecaur

quelle il assista, il réclama formellement la création d'une école payante : un seul membre de l'assemblée, M. le bourgmestre Piercot, appuya sa proposition.

Huit ans s'écoulèrent sans que la question fît un pas ; enfin , lorsque M . Closset devint le chef du Collège, M. Fiess fut instamment invité par le nouveau magistrat à entrer dans ce corps, en qualité d'échevin de l'instruction publique, il accepta, mais sous la condition expresse que le Collège ferait tous ses efforts pour amener la création d'écoles payantes pour les deux sexes. Cette fois il fut au comble de ses vœux : VInstitut Si-Jean, excellente école modèle (^ ),ne tarda pas à ouvrir ses portes aux jeunes garçons; deux ans plus tard fut installé VInstitut communal des filles, dans la maison primitivement occupée par le premier établissement, qui fut transféré place Saint-Jean, d'où son nom actuel.

— Il était devenu nécessaire, d'autre part, de multiplier les écoles gratuites: le faubourg S^'^-Walburge, séparé de la ville, en était, entr'autres, absolument dépourvu. M. Fiess le dota de deux écoles, l'une pour les garçons , l'autre pour les filles. 11 créa également une école des filles rue Grétry, et fit décréter rétablissement de deux autres, qui ne purent être ouvertes qu'après 1861, époque où il quitta l'échevinat ("), — Ce fut encore sur l'initiative de M. Fiess que le Conseil communal nomma un inspecteur général des écoles primaires de la ville. Non content d'avoir assuré par là Tuniformité des méthodes et la haute surveillance d'études, il voulut connaître de près, par lui-même, le personnel enseignant. Pendant trois ans, il s'imposa la tâche de visiter quotidiennement l'une ou l'autre école communale ; nous n'avons pas besoin d'insister sur les résultats d'une telle sollicitude. — A l'échevinat de M. Fiess se rattache encore le transfert de l'École industrielle au local de l'École communale des Croisiers, et l'installation du Musée des beaux-arts à la Halle des drapiers ( '). Enfin, il poussa le premier à la reconstruction du Théâtre royal,

(quartier du nord).

(*) Prdcc^dcmmenl occupée par l'École industrielle.

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