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site (le Liège en qualité d'agrégé ; il fut également nomiré, cette année, conservateur du cabinet d'anatomie comparée. Deux ans plus tard, un arrêté royal lui conOa un cours de physiologie humaine et comparée, dont ii resta titulaire en concurrence^ lors de la nomination de M. Schwann. Les travaux scientifiques de M. Fossion lui ont valu, dès 48^1, le titre de correspondant de FÂc^démie de médecine de Belgique ; en i854Jl a été élu membre titulaire de celte compagnie; en 1860, vice-président. En 4867, la décoration de 2« classe de Tordre récemment créé pour récompenser les services civils, lui a été décernée en mémoire du dévouement dont il a fait preuve pendant les années d*épidémic.

Les Bulletins de P Académie de médecine contiennent un grand nombre de Rapports rédigés par M. le docteur Fossion. Il serait trop long de les énumérer ici ; nous nous contenterons d'un aperçu sommaire de ses principaux Mémoires.

4^ En 1842, il a communiqué à VAcadémie royale des sciences de Bruxelles un Mémoire sur les glandes dites sanguines.

^ En 4845, il a publié, au nom du Conseil de salubrité de la province de Liège, dont il faisait partie, un Rapport de 4 40 pages sur la condition des ouvriers et le travail des enfants dans les manufactures et les mines de la dite province, en réponse à une série de questions posées par le gouvernement.

Ce document est inséré, avec une mention très-honorable, dans le Recueil officiel de Mémoires publiés en 4847 par la Commission centrale d'enquête.

5** Nous mentionnerons particulièrement, à cause de leur importance, deux Rapports à V Académie royale de médecine, sur les concours ouverts au sujet des maladies des ouvriers bouilleurs, et un troisième sur une question relative à la formation des globules du sang.

4® Mémoire sur la pathogénie de la phthisie pulmonaire, et sur les moyens

prophylactiques à opposera la production de cette redoutable maladie (Mém.

de VAcad, de médecine ^ 4847); — M.

Fossion cherche à prouver que la phthisie pulmonaire est habituellement le résultat d'une réfrigération des poumons, qui serait la conséquence : i^ de la vie sédentaire ; 2<> de Tinsuffisance des aliments réparateurs ; 5° des pertes excessives qui résultent de la lactation prolongée, de l'excès du coït, de la suppuration prolongée, etc.; 4* des refroidissements qui se produisent facilement dans les localités et les climats de température variable. Il conseille aux personnes prédisposées à la phthisie le mouvement au grand air, l'usage de la viande de porc^ etc. Il croit, en outre, que l'exercice des facultés locomotrices est le principal moyen préventif de la maladie, parce qu'il active la digestion et développe la chaleur animale. Il fait remarquer que les ouvriers bouilleurs sont en général à l'abri de la phthisie, parce qu'ils travaillent activement des bras, mangent beaucoup de lard et vivent dans une atmosphère chaude et bitumineuse.

5^ Mémoire sur les mouvements et les bruits du cœur (Ibid. 4850). L'auteur s'attache à démontrer, par des expériences auxquelles il s'est livré luimême, que les mouvements des divers compartiments du cœur sont réglés d'après une loi d'ensemble, mais nullement par ordre de succession alternative, et que le premier bruit du cœur correspond à la systole, le second à la diastole (*).

6o Note sur les gangrènes spontanées (Bull, de /'Acod., 4852), ayant pour objet de démontrer qu'elles sont tout aussi souvent le résultat du défaut d'innervation, que de l'inflammation et de l'ossification des artères.

7® De la dérivation du sang (Ib. 1866). Dissertation tendant à établir l'existence d'une loi complémentaire du système de la circulation du sang. Les organes dérivateurs, selon l'auteur, sont la rate^ le corps thyroïde^ Us thymus et les glandes surrénales.

(*) Ce travail a donné lieu à de longues dl&cu&s'ions û^lmIsl Gazette médicale àeVwî»,

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