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versité, en i86i, il prit rang dans la Facalté des scienœs, le i6 août 4865, en qualité de professeur extraordinaire.

— M. Gillon est chevalier de Tordre de Charles III depuis la même époque; cette distinction lui a été conférée en récompense des services qu'en maintes cir^ constances il a rendus aux officiers et aux ingénieurs espagnols en mission à Liège. En i 867,11 a été appelé à prendre part aux travaux du jury international de TExposition universelle de Paris. — En dehors du domaine de ses études habituelles, il a eu Toccasion de servir efficacement les intérêts de sa ville natale: nous reviendrons naturellement sur ce point en disant un mot de ses principales publications.

i® Indépendamment des Mémoires ci-dessus mentionnés, M. Gillon a fait Insérer dans la Revue universelle des mines {Ae M. Ch. de Cuyper),à laquelle il est attaché comme membre du Comité de rédaction : a. Une notice sur la méthode anglaise de fabrication du fer et sur les procédés de MM. Bessemer , Martien, Clay et autres (t. I); b. Du travail dans les tré/iieries (U II), et d'autres articles de métallurgie.

2<* Chargé, en i 859,de réunir les notes du cours d*Ad. Lesoinne,son prédécesseur, et de les compléter au besoin, il a fait paraître, en un volume (in-8o,avec atlas du même formai), le commencement de ce travail considérable, sous le titre suivant : Cours de métallurgie générale; impartie : Préparation mécanique des minerais (Paris et Liège, Noblet). Les notes de Lesoinne s'arrêtant à 1850, il a fallu y faire des additions plus ou moins étendues. La suite de Touvrage est restée inédite : le grand mouvement industriel de ces dernières années ayant amené des modifications profondes dans les procédés et les moyens de travail des usines, force a été d'abandonner un exposé qui n'aurait plus présenté qu'un intérêt historique. Les anciens élèves de l'Éceledes mines de Liège ont aidé puissamment à cette transformation de l'industrie nationale ; M. Gillon a pensé qu'il serait surtout utile de faire connaître l'état actuel des usines. Un volume consacré à ce sujet, d'une si haute importance

pratique, est actuellement sous presse.

3o Mouvement de Vinstruction primaire à Liège, pendant la période quinquennale 1862-1 867. Liège, Redouté, 1867, in-8^ — C'est aux actes publics résumés dans cet exposé que nous avons tout-à-l'heure fait allusion. Envoyé au Conseil communal de Liège par les électeurs de celte ville, le 42 novembre 1862, M. Gillon fut nommé, par arrêté du I décembre suivant, échevin de Vinstruction publique et des beaux-arts. Membre sortant du Conseil en octobre 1863, il fut réélu. Il jugea à propos, en 1867, de renoncer à son mandat d'échevin, qui n'était pas encore expiré; sa démission fut acceptée le 11 août. — C'est l'histoire ou le compte rendu de son administration qu'il a présenté au public, dans un document d'où il résulte que la ville de Liège figure en première ligne, parmi les grandes cités belges, au point de vue des sacrifices accomplis en faveur de l'instruction primaire (v. V Abeille , journal pédagogique de M. Bronn de Nivelles, n« de novembre 1867). C'est surtout dans le cours des dernières années que de grandes dépenses et des réformes essentielles ont amélioré la situation (v. l'art. Fjess). Sous l'administration de M. Gillon, le nombre des écoles de Liège a été doublé ; la population écolière s'est accrue de moitié, les traitements des instituteurs ont été notablement augmenté ; enfin , le régime de l'enseignement a été complètement refondu et amélioré. Le budget des écoles, pour 1867, s'élève à frs. 285,255, soit, sur 105,903 habitants, une dépense de 2 fr. 70 c par chaque habitant. Le personnel des écoles gardiennes, des écoles primaires et de^ écoles d'adultes des deux sexes se compose de 200 fonctionnaires. Liège renfermait, en octobre 1 862, vingt-cinq écoles ; en 1867, on en comptait quarante-cinq, avec 11,927 élèves. Les dépenses nouvelles se sont élevées, pour cette période quinquennale, à 830,i29 fr. 67 c, y compris les subsides de l'État et de la province, s'élevant ensemble à 94,000 frs. Parmi les améliorations qui ont été introduites dans le régime des écoles et dans renseignement, nous citerons rinstitution

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