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naire depuis le 5 octobre 1859, M. Th. Yaust a été promu à rordinaiiat le 24 septembre 4855. Il a rempli pendant quelque temps les fonctions de médecin des Hospices civils. Le roi a récompensé ses services en lui décernant la croix de chevalier de Tordre de Léopold.
^VaMseise (ADOLPHE), né A LiégC
le iO septembre 1827, a commencé et terminé ses études dans sa ville natale. L'exemple de son père(*) conlribua
peut-être à lui inspirer le désir d'embrasser la carrière médicale ; quoi qu'il en soit, non seulement sa vocation se révéla de bonne heure, mais avant de quitter les bancs deTlIniversité, il était déjà fixé sur la spécialité ù laquelle il comptait s*appliquer de préférence. Il fut nommé chef de clinique obstétricale le 29 mai 1852, et reçu docteur en médecine,-en chirurgie et en accouche* ment le 21 août 1854. Ses professeurs ravalent distingué; ils le décidèrent à ne point se séparer d'eux et lui firent obtenir, dès le 50 octobre ^.uivant, les
Btchat. Il enrichit le cabinet de l'Université d'nne quantité considérable de belles préparations du système osseux, de fines injections des vaisseaux sanguins et de préparations délicates du système ner>'eux. — Son fils, H. Joseph Vaust, est agrégé à la Faculté de médecine de Liège (1845); mais ce titre est resté pour lui purement honorifique. M. Joseph Vaust est chirurgien des Hospices civils et des prisons cellulaires. On lui doit ied ouvrages suivants *•
40 Manuel d'accouchements à Cusatje des sages-femmes {lié^e, 4846, in-80) ; 2« iVémoire (couronné par la Société académique de Bruges) sur l'implantation du placenta sur le col utérin (Bruges, 1848, in-8«); 3« Crochet porte- lacs (L\é$e. 1853, in-8»);4» Etudes sur T emprisonnement cellulaire et son influence sur la santé et sur le moral des prisonniers 'Bruxelles, 1863, in-S»). L'auteur ne répudie pas le système cellulaire ; mais il pense que le maximum de la peine doit être fixé à dix ans. — Le crochet porte-lacs est un ingénieux instrument de l'invention de M. J. Vaust, construit de manière à ne jamais nuire. A Taide d'un ressort renfermé dans la tige creuse, analogue à la sonde de Belloc, il porte sans peine, sur le membre de l'enfant encore situé dans le détroit supérieur, un fil conducteur (|ui entraine à sa suite le ruban {Journal de la Soc, des se. médicales et naturelles de Bruxelles, avril 1853; rapport de M. Joly}. — M. J. Vaust est correspondant de plusieurs Sociétés savantes.
(«) M. Ch. Wasseige, docteur en médecine et en chirurgie, appartient depuis 1845, comme agrégé, à la Faculté de médecine de Liège; mais les soins d'une nombreuse clientèle, d'une part, et de l'autre les mandats politiques et les fonctions administratives très-diverses dont il a été investi, ne lui ont jamais laissé le loisir de se vouer à renseignement. Il a fait ses études moyennes
à Liège et à Maestricht, ses études supérieures à Liège et à Paris. Reçu docteur le M novembre 1828, il s'est adonné à la pratique civile, et n'en a pas moins consacré une large part de son activité à se dévouer avec le plus entier désintéressement aux intérêts publics. 11 préside actuellement la Commission médicale de la province de Liège, dont il fait partie depuis 1840. Nommé en 184S médecin de rhôpilal des cholériques k S<Mgathe,en 1848 de celui de Saint-Abraham, il a encore rendu, pendant l'épidémie de 1866, des services qui lui ont valu la décoration civique de S« classe. Médecin suppléant des Hospices civils de Liège depuis le 15 février 1843, il en est devenu médecin titulaire le 21 février 1851. Depuis le 27 décembre 1843, il est inspecteur des élèves du Bureau de bienfaisance ; le 24 avril 1850, il a été nommé médecin du service de santé de la viUe de Litige. Patriote ardent, il a obtenu la croix de fer (1835); le 21 juillet 1850, le roi Lèopold K' lui a décerné la croix de son Ordre. Do 1837 à 1847 , il a siégé à l'Hôtel- de-Ville de Liège en qualité de conseiller communal; de cette dernière année à 1861 . leâ électeurs du canton de Hollognc-aux-Pierres l'ont chargé de les représenter au Conseil de la province; il appartient de nouveau à ce corps depuis 1864, comme mandataire des électeurs de Liège. M. Ch. Wasseige s'est intéressé à difi'érenles questions d'instruction publique et de bienfaisance : depuis le 17 décembre 1849, il est membre de la Commission administrative de l'Institut royal des Sourds Muets et des Aveugles ; il la préside depuis une dizaine d'années. Il a été l'un des fondateurs de la Société des Sciences naturelles de Liège, qu'il a présidée en 1824 ; en 1845, il a dirigé la Société de Médecine de la môme ville. On lui doit les travaux suivants : 1» Quœdam de alterationibus membranœ mueosœgastro-intestinalis (Liège,